Ce n’est pas l’actualité qui fait la photo, c’est la photo qui devient actualité. Qui inscrit dans le temps, l'espace, la mémoire. Pourquoi isoler, événementialiser ce qui est de l’ordre du permanent, du résistant, de l'engagement ? Tel est le paradoxe médiatique d’une société qui vit entre la course au temps et une illusion d’immortalité… GALERIES PHOTOS SUR : http://vdegalzainphoto.wordpress.com
- À télécharger, le dossier consacré au reportage Illettrisme : droit de savoirs, paru dans Déclic photo en décembre 2011.
- Et pour plus d’infos : http://droitdesavoirs.wordpress.com


“Illettrisme : droit de savoirs” est le 2e volet du projet photographique de long terme que je mène sur les différences invisibles. Un sujet de plusieurs mois réalisé en lien avec l’ANLCI. Le magazine Déclic photo (n°75, en kiosque jusqu’au 8 décembre 2011) consacre 8 pages au reportage avec une interview sur le sujet et la démarche.
EN SAVOIR PLUS
Télécharger le pdf de présentation du photoreportage.
Le site du projet http://droitdesavoirs.wordpress.com.
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Le photographe Pierrot Men (voir posts ici, ici, ici, là) a enfin sa première monographie : Chroniques malgaches. Sur 128 pages, plus de 80 photographies, dont certaines inédites, sont à découvrir en noir et blanc et en couleur. Après un lancement remarqué à Paris photo 2011, quelques-unes de ses images sont exposées sur les murs de (Lire la suite…)
Le site du documentaire : www.icionnoielesalgeriens-lefilm.com


… Success, recognition, and conformity are the bywords of the modern world where everyone seems to crave the anesthetizing security of being identified with the majority. MLK

Du retard dans les scans…


En attendant de nouvelles images, des nouvelles tout cours, petit flashback vers New York… avec ce titre qui, décidément, pourrait être celui de l’état dans lequel on voudrait nous maintenir. Si la vie était un (men)songe…





L’expo photo Vivre avec le VIH/Sida est tout le week-end à “Ivry en fête”. Elle sera ensuite exposée au Point Information Jeunesse de la Mairie, en parallèle de Solidays. Elle est extraite du reportage indépendant que j’ai effectué pendant plusieurs mois. C’est la 7e exposition de ce travail en France. Télécharger la présentation du projet .
Voir le diaporama

Les 18 et 19 juin: Ivry en fête, Espace Jeunesse de 14h à 19h et jusqu’au 27 juin 2011 au Point information jeunesse : 3-5 rue Raspail, 94200 Ivry-sur-Seine.
« Dans le Sahara, certaines nouvelles se propagent comme en l’an mil, portées par la voix des voyageurs. Ainsi faut-il voyager pour savoir ».
Fabrizio Gatti est grand reporter au sein de l’hebdomadaire italien L’Espresso. Depuis près de 20 ans, il s’investit en faveur du respect des droits fondamentaux et contre l’organisation internationale du crime. Engagé dans de nombreuses enquêtes en infiltré, il ne conçoit pas l’information sans l’épreuve des réalités et la rencontre de ceux qui les vivent ou les subissent. – Une conception du métier de plus en plus difficile à honorer tant à l’écrit qu’en photographie si l’on veut en vivre (ndlr). – Son livre Bilal a obtenu le prix Terzani* en 2008. Il a été réédité par les éditions Liana Levi fin 2010 en format poche. À lire absolument.
Bilal sur la route des clandestins raconte des destins hors norme au travers du parcours de Fabrizio Gatti, l’homme, le journaliste qui s’est fait lui-même clandestin, du Sénégal à la Libye jusqu’à Lampedusa pour comprendre, mieux révéler, restituer et dénoncer l’inimaginable et l’inhumain. Les clandestins, ce sont ici des Africains qui fuient la guerre, la faim, la pauvreté, la survie pour ce qu’ils pensent être leur salut : un pays européen. En l’occurrence, l’Italie. Et par extension, une chance de travailler et d’aider leurs familles restées au pays. Entre lucidité cruelle, inconscience et espérance, ils se risquent à tenter de franchir des milliers de kilomètres dans des conditions dangereuses.
Pour y parvenir, ils quittent leurs proches, leur pays (Sénégal, Sierra Leone, Liberia, Nigéria, Togo, Côte d’Ivoire…) pour affronter le désert, la soif, la maladie, la mer, la mort et ceux – manipulés ou criminels – qui détiennent leur vie entre leurs mains : militaires, policiers, administrations, passeurs. Ce n’est pas une fiction, ce n’est pas un scénario mélo. C’est à considérer très concrètement bien au-delà de ce qu’on peut entrevoir de façon parcellaire dans les médias : une réalité pour des centaines de milliers de personnes. Des millions si l’on considère ceux que l’on appelle les déplacés de force.
Racket, mauvais traitements, corruption et tortures sur le trajet et aux postes frontaliers, marchandisation de l’homme, « trafic humanitaire », machination dès les premières heures à parcourir qui se poursuit au gré des frontières… Tel est le quotidien vécu parfois sur des milliers de kilomètres : de Dakar à Kayes, Bamako, Gao et Niamey, en passant par Agadez, Dirkou jusqu’au camp de Gatrun avant Lampedusa, pour ceux qui y parviendront ou voudront y parvenir. Et une fois là-bas ?
En contrepoint, les accords tacites et/ou formels conclus sur plusieurs années entre le gouvernement Berlusconi et le colonel Khadafi, faisant de la Libye un rempart contre l’immigration clandestine, faisant de Lampedusa « l’engrenage central des déportations de masse mises en œuvre par l’Italie avec la complicité de l’Allemagne et de l’Union européenne (…) ».
Un livre essentiel et unique pour savoir. Pour reconsidérer la question des migrations forcées, car toutes ne le sont pas. Pour penser autrement ces migrations et faire en sorte que les migrants clandestins ne soient plus vus comme un danger mais avant tout comme des personnes en situation de danger. Les évolutions et les bouleversements du monde doivent être intégrés pour une cohabitation des situations partout et pour tous ; car ériger des barrières ne pourra qu’exacerber les injustices et les tensions, maintenir les précarités, lesquelles favorisent instabilité et insécurité locales et internationales.
Pour élargir le sujet – ne perdons pas de vue que tout est lié directement ou indirectement et le sera de plus en plus – le chômage, le mal logement, la fragilité sont dans nos murs ; la faim, la maladie, la guerre sont à nos portes. Quant aux révolutions en cours et à venir, si elles ouvrent la voie vers plus de démocratie et d’égalité des droits au prix de nombreuses vies, la chute de dirigeants n’est évidemment pas un remède instantané aux crises traversées depuis des décennies, d’où la poursuite notamment des migrations vers nos terres.
Malgré cela, ou à cause de cela tout reste encore possible, pourvu que l’on intègre l’idée que ce qui arrive aux autres pourraient nous arriver pour mieux le prévenir, l’éviter ou l’améliorer ; pourvu que l’on privilégie l’homme et son avenir en considérant à 360 ° les réalités locales et globales présentes ; pourvu que l’on cesse de renforcer le pouvoir de ceux qui prônent ou véhiculent des principes de peur, de haine ou d’exclusion de l’Autre, du Différent, de l’Étranger ; pourvu que le développement soit envisagé pour tous et avec tous et non pour une élite.
L’heure est définitivement à l’union, à l’humanité et à l’action pour aller vers le moins mal possible, pour tendre vers le mieux si ce n’est vers le meilleur. Au moins essayer.
* prix littéraire international, du nom de Tiziano Terzani, journaliste et écrivain italien.
Bilal sur la route des clandestins. Éd. Liana Levi/Piccolo. 13 €

Beaucoup de boulot photo pro et perso ces derniers mois + pas mal de lectures + une nouvelle expo en préparation = peu de temps pour le blog, même si j’espère reprendre avec une ou deux interviews notamment… En attendant, un lien vers le travail du photographe brésilien Lalo de Almeida. Une très belle photographie documentaire.
En 2008-2009, le photographe Pierrot Men et l’écrivain Raharimanana réalisent un travail de mémoire associant photographies et textes : 47, portraits d’insurgés. Ce dernier présente les portraits et recueils de témoignages des derniers rebelles de (19)47, une insurrection anticoloniale dont la répression, les tortures, massacres et exécutions sommaires ont meurtri des familles entières et causé plusieurs dizaines milliers de morts à Madagascar. (Lire la suite…)
L’exposition extraite du reportage que j’ai effectué sur la vie avec le VIH-Sida pendant plusieurs mois (télécharger pdf de la présentation) poursuit son chemin. Après plusieurs diffusions en 2010 (voir onglet Expos), elle est à la mairie de Chalon-sur-Saône du 1er au 22 29 avril. Elle est par ailleurs intégrée à la programmation de la semaine de lutte contre les discriminations de la Ville, qui se tiendra du 11 au 16 avril.
Je remercie à nouveau les nombreux patients et les membres de l’équipe médicale du service Immunologie de l’HEGP/AP-HP pour leur confiance et leur aide, et tous ceux qui me soutiennent via la diffusion de ce projet.
Je suis sur un autre sujet depuis plusieurs mois, retour au film noir et blanc cette fois. A suivre.
Mairie de Chalon/Saône : 03 85 90 50 50. Tirages d’exposition : PICTO Bastille/Paris. Parrainage : association internationale de photographie sociale Sophot/Pour que l’esprit vive. Contact vdegalzain.gmail.com

Les photographies, textes et recueils de témoignages présentés sur ce blog ne sont pas libres de droits.
Art, Histoire et Mémoire. Après avoir été exposé au festival d’Avignon 2009, 47, portraits d’insurgés est à voir absolument jusqu’au 5 avril à l’université Paris Ouest Nanterre/La Défense. L’exposition sera au centre de nombreux débats, projections, rencontre et lectures. Pour l’occasion, je remets en ligne l’article dédié que j’avais posté en juillet 2009. J’espère que de très nombreux autres suivront, car ce travail est essentiel et remarquable.
> Quand Raharimanana, écrivain et dramaturge, s’associe au photographe Pierrot Men, cela donne 47, portraits d’insurgés, un duo image/texte d’une force inédite. Une (Lire la suite…)
Invitée ce week-end comme lectrice de portfolios au festival Circulation(s), j’y ai fait hier de très belles rencontres. Voici les liens vers les sites de trois des photographes dont j’ai pu voir, trop vite, les images, pour que vous puissiez les découvrir – si vous ne les connaissez pas déjà.
- Iorgis Matyassy, 25 ans, diplômé de (Lire la suite…)

À la suite de la pétition (voir post du 28 février) lancée par la famille de Joseph Domergue, 12 ans, à quelques jours du procès de l’agresseur de l’enfant et après la forte mobilisation d’un entourage personnel, professionnel et médiatique, la situation a pu évoluer. Le TGI de Rodez a mis en place l’aide aux victimes pour que les parents puissent finalement assister au procès, délocalisé de la métropole à La Réunion. L’avocat en charge du dossier a pu également s’y rendre grâce à des dons. L’accusé, mineur, a été reconnu coupable de viol et condamné à deux ans de prison avec sursis, avec une obligation de suivi psycho-judiciaire en vue de reconstruction personnelle. La famille remercie tous ceux qui ont été à ses côtés.
Le genre d’images que je fais rarement, réalisées en marge du premier thème (Gens) du Projet 26, auquel Pascal Osten (merci !) m’a proposé de participer il y a quelques mois. Un projet photographique sur un an, qui offre à 81 photographes la possibilité de poser un regard sur leur région, pour dresser un portrait composite de la France.
Une fois n’est pas coutume, je relaie cette pétition qui touche des personnes que je connais. J’espère que vous serez nombreux à la lire (texte en italique ci-dessous), à la signer, à la faire suivre.
Cette situation pointe notamment du doigt les limites et les conséquences de l’article 3 de l’Ordonnance n°45-174 du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante selon lequel : “Sont compétents le tribunal pour enfants ou la cour d’assises des mineurs du lieu de l’infraction, de la résidence du mineur ou de ses parents ou tuteur (…)”. Et en l’occurrence, un transfert de dossier et de compétences consécutif au déménagement de la famille de l’accusé quelques mois après les faits, qui pèse très lourd humainement sur une famille déjà meurtrie.
> Auteur : La famille de Joseph Domergue (contact.domergue@free.fr)
Sujet : délocalisation inacceptable d’un procès pour agressions sexuelles.
Circulation(s), c’est “le” nouveau festival porté par l’association Fetart, qui fait partie des nouvelles références françaises sur la scène de la photographie contemporaine. Son ambition : faire découvrir des talents de la jeune photographie européenne pour (Lire la suite…)
À voir sur Arte.tv, deux documentaires pour comprendre l’Italie politique d’aujourd’hui. Un État dans l’État, où la corruption et la manipulation dominent en toute impunité. Qui ou quoi en signera la fin ? Et quand ?
- Le dossier Berlusconi : http://videos.arte.tv/fr/videos/le_dossier_berlusconi-3671264.html
Un décryptage de l’ascension et du pouvoir du président du Conseil sur une voie tracée par la loge P2 (Propagande massonica n°2). Documentaire de Michael Busse et Maria-Rosa Bobbi
- Il est des nôtres : http://videos.arte.tv/fr/videos/il_est_des_notres-3671268.html
Cinq portraits d’électeurs réalisés à l’occasion des élections régionales de 2010. Documentaire d’Antonio Bellia, Elisa Bolognini, Marzia Mete, Valentina Monti, Gianfranco Pannone et Andreas Pichler.
” Mon seul enfer, c’est moi. Ma seule issue, mon seul espoir c’est l’Autre ” Antoine d’Agata
Membre inclassable de l’agence Magnum, Antoine d’Agata repousse sans cesse les limites ; toutes les limites ; les siennes ; celles d’une société qui broie, conditionne, dépossède et annihile l’individu ; celles de l’ordre ; de la morale ; des tabous ; des archétypes ; des interdits ; celles de l’esthétique ; du sens de l’image ; de l’essence même de l’acte photographique ; de la condition de l’être humain ; de la vie, de la mort.
Chaos. Intimité. Subversion. Autodestruction. Oppression. Obsession. Désir. Douleur. Perversion. Aversion. Dégout. Horreur. Peur. Folie. Hallucination. Fascination. Cynisme. Déviance. Art. Esthétique. Equivoque. Trouble. Malaise. Sens. Silence. Solitude. Folie. Lucidité. Inconscience. Errance. Fuite. Illusion… Quelques-uns des mots qui viennent à l’esprit lorsqu’on se trouve face aux images du photographe Antoine d’Agata. Quelles que soient les émotions, les accords ou les divisions qu’il provoque, son travail ne laisse personne indifférent.
http://www.festivalpointdoc.fr/la-chambre-cambodgienne.htmTommaso Lusena De Sarmiento et Giuseppe Schillaci l’ont suivi à Phnom Penh et en ont tiré un documentaire de 55 minutes : The Cambodian room. Prix spécial du jury au Torino film festival 2009, il révèle un portrait éprouvant, dur et troublant d’un homme qui n’engage que lui-même, dont la photographie se confond corps et âme avec son existence, dans une tension vers l’extrême, vers ce qu’il appelle un ” sentiment d’être “. Un point de non retour ?
Le documentaire peut être vu encore quelques jours sur le site du Festival PointDoc* (sur lequel vous pourrez découvrir la présélection dont il fait partie), ce, en attendant une prochaine diffusion à préciser sur Arte, et un DVD.
Autre actualité, l’exposition Ice, une rétrospective en cours de préparation au musée Nicéphore Niépce, à Chalon-sur-Saône. Elle comprendra notamment des pièces appartenant aux séries La frontière, Insomnia, Situations, Agonie, mais aussi des planches, une projection et une partie qui évoluera de façon hebdomadaire, au gré de l’éditing du photographe. Le tout sur une scénographie dite expérimentale.
Spectrales, introspectives, noires, les photographies, les films d’Antoine d’Agata sont l’aperçu d’une réaction au monde. Une mise à nue qui puise son expression dans l’épreuve de la nuit, de l’enfermement, du sexe, de la drogue jusqu’à l’épuisement. Une confrontation physique frontale violente, une fuite, mues par une quête insatiable d’un essentiel ou d’un absolu fatal.

PRATIQUE
- Le site du docu www.cambodianroom.net
- Le festival Pointdoc : www.festivalpointdoc.fr
créé par Mahalia Frizon et Marie Blandin, réalisatrices, cette première édition présente une sélection de 20 documentaires d’auteur pas ou peu diffusés. L’objectif : valoriser des talents peu visibles, donner un nouveau souffle à un genre exigeant et destiné à tous. Outre le prix du jury, les Internautes sont invités à voter pour désigner leur coup de coeur.
- L’exposition : du 12 février au 15 mai 2011. Musée Nicéphore Niépce 28 quai des Messageries, Chalon-sur-Saône. www.museeniepce.com
- L’agence Magnum photos : www.magnum photos.com
Deux expositions dédiées au photojournaliste Paolo Pellegrin sont prolongées en février. Depuis plus de 15 ans, Paolo Pellegrin s’attache à témoigner des injustices et des souffrances qui bouleversent et détruisent le quotidien des hommes. Ses photos sont comme des cicatrices éternelles du monde et de l’Histoire, invitations pressantes à regarder et à réfléchir, à savoir.
Qu’il couvre des conflits au plus près de la barbarie ou qu’il réalise des photos de mode ou des portraits des célébrités de notre temps, Paolo Pellegrin garde toujours l’essentiel : la vérité de l’instant et sa relation à l’être humain. Rendez-vous (Lire la suite…)

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, JR incarne une photographie contemporaine, audacieuse, sans frontières dans tous les sens du terme, de l’engagement artistique pour les droits et la dignité de l’Homme à la démocratisation d’un art qui rassemble. Loin de l’élitisme, il se nourrit de l’art urbain et créé le concept de l‘art infiltrant, s’affichant dans les rues du monde, des favelas aux murs des capitales occidentales . Un » artiviste » comme il se décrit lui-même.
Après avoir exposé un extrait du travail Women are heroes sur les ponts et quais situés autour de l’Île Saint Louis, à Paris, (2009) il nous présente enfin le long métrage dédié. Son site http://jr-art.net
Sortie le 12 janvier en salles

Un peu de douceur et de chaleur pour commencer cette nouvelle année. Pour ne pas oublier ces instants de vie essentiels qui permettent de continuer. L’année 2011 sera forcément politique. Face à des décisions qui ont participé à la fragilisation ou à la dégradation des conditions de vie d’une grande partie de la population, à nous de poursuivre nos engagements et d’être solidaires pour en faire une année plus sociale et humaine, de résister pour maintenir l’équilibre démocratique, de réagir pour préserver les libertés et les droits individuels. Je reste convaincue que l’action de chacun est une action pour tous. Que l’essentiel est avant tout d’essayer.
En attendant, je vous souhaite le meilleur pour 2011 !
Jamais 2 sans…


©Virginie de GALZAINDepuis un an, la vie de Stéphane et Hervé est entre les mains des Talibans d’Afghanistan. Depuis un an, la vie de Stéphane et Hervé est entre les mains du gouvernement français.
Depuis 2009 ajouterai-je, si l’on s’en tient à notre pays, ce sont 8 Français qui sont officiellement retenus en otages : un agent de la DGSE – (pseudo : Denis Allex) – au service de l’Etat donc – enlevé à Mogadiscio le 14 juillet 2009, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier enlevés en Afghanistan le 29 décembre 2009 et 5 personnes (Thierry Dol, Marc Ferret, Daniel et Françoise Larribe, Pierre Legrand âgés d’environ 25 à 62 ans) enlevées au Niger le 16 septembre 2010.
En 2010, 5 otages français ont été libérés tandis qu’un autre (Michel Germaneau) a été exécuté.
Aujourd’hui, huit personnes de plus sont transformées en outil de pression et en monnaie d’échange économique et politique idéale, à la hauteur des intérêts français dans le monde, et notamment en Afrique et de l’engagement de nombreux journalistes et ONG dans les pays en conflit ou en situation de détresse alimentaire et sanitaire grave. Huit personnes a priori vivantes, pourvu que le gouvernement français réagisse à temps et n’en sacrifie aucune sur l’hôtel du chantage, de la menace et d’une forme de terrorisme inacceptable. L’avenir de la liberté en est purement et simplement l’enjeu.


En attendant de reprendre un peu plus activement le blog, je vous invite à vous rendre sur le site de Robert Lebeck, photographe allemand né en 1929. Reporter depuis près de 50 ans, il est le témoin de l’histoire de nombreux pays du monde, la mémoire de l’évolution de son pays, un portraitiste (Lire la suite…)

Extrait d’un reportage pour Médecins du Monde (Nikon, 50 mm)/©Virginie de GALZAIN
Petite pause apaisante en ces temps agités…
© Virginie de GalzainÀ la suite du reportage réalisé pendant plusieurs mois au sein du service Immunologie de l’HEGP avec l’autorisation exceptionnelle de l’AP-HP, plusieurs expositions ont été commandées depuis juin 2010 (voir actualités). J’ai le plaisir de vous annoncer la poursuite de la diffusion du projet Vivre avec le vih (télécharger le pdf de présentation).

POURQUOI CE SUJET : initié en 2008, ce projet a vu le jour en 2009. C’est le premier volet d’un projet photographique de long terme sur les différences invisibles, multiples, parfois taboues, qui conditionnent la vie au quotidien. C’est aussi le seul travail photographique de cette nature sur ce sujet. ▪ Les questions liées à cette maladie d’ampleur mondiale sont universelles, avec comme enjeu : la vie et l’acceptation de tous dans la société. Près de trente ans après la découverte du VIH, la discrimination persistante à l’égard (Lire la suite…)

Co-fondateur du collectif Tendance Floue, représenté par la Galerie Baudoin Lebon, Thierry Ardouin est de ces photographes qui prennent le temps : celui du monde qui les entoure, de la lumière, des atmosphères. Celui du regard libre, de l’exigence, des mots choisis. Le paysage est son territoire d’exploration, empreint de correspondances personnelles.
Sa nouvelle exposition, La bonne mauvaise graine vient de commencer au cœur de Paris. Totalement inédite sur la forme artistique, elle pose aussi une question de fond : celle de (Lire la suite…)
Dans le cadre du Mois de la Photo off 2010, le collectif Demain nos enfants expose Madagascar. Michel Augendre, Marthe Lemelle, Corinne Kortchinsky et Didier Le Tennier signent les photographies de reportages sur deux associations locales (Graines de bitume et Feon’ny Fanantenana) qui agissent pour l’égalité des droits et des chances des enfants.
Le grand photographe Pierrot Men en est l’invité d’honneur. À la frontière de l’art et de l’émotion, de l’humanisme poétique et de la peinture sociale, il est la mémoire visuelle du peuple malgache depuis près de 30 ans. Il présente 40 photographies – dont (Lire la suite…)
Exposition Mœbius Transe-Forme/Fondation Cartier ©Virginie de Galzain
Réalisé dans le cadre d’un entretien avec Mœbius (à paraître), en lien avec l’exposition MŒBIUS TRANSE-FORME qui a lieu à la Fondation Cartier. Un homme fascinant, un auteur de bande dessinée multiple et génial au sens plein du terme, qui livre une œuvre aux métamorphoses élégantes, aux frontières de l’étrange, du rêve et du fantastique. La scénographie permet une immersion dans les profondeurs, les ambiances, les sens d’un univers mythique à (ré)explorer sans attendre.
Sincères remerciements : Jean Giraud, Linda Chenit et Matthieu Simonnet.
Exposition MŒBIUS TRANSE FORME. Jusqu’au 13 mars 2011. Fondation Cartier pour l’art contemporain : 261, bd Raspail, Paris 14e. Tél. : 01 42 18 56 50. http://fondation.cartier.com
Hervé Ghesquière et Stéphane Taponnier, et leurs trois accompagnateurs afghans, qui travaillaient pour le magazine « Pièces à conviction » de France 3, ont été enlevés, le 30 décembre dans la province de Kapisa (Est). Une pétition de soutien pour leur libération est en ligne sur le site de Reporters Sans Frontières.
Se mobiliser est aujourd’hui la seule façon pour les citoyens de lutter contre cette forme du terrorisme, parmi tant d’autres. C’est essayer, rendre visible, dire qu’on n’oublie pas, que tout est possible ou du moins qu’il faut y croire. C’est offrir une scène politique et médiatique à tous les acteurs de la libération, montrer aux dirigeants l’impérieuse urgence de la négociation, de la solidarité, de mettre l’être humain au centre de tous les enjeux et de toutes les décisions. Se mobiliser, c’est transmettre son soutien aux otages et à leurs familles, et redonner toute sa dimension humaine à une démarche odieuse de menace permanente et de mise à l’écart de la vie, qui nous concerne tous.

Tous droits réservés © Virginie de Galzain (sauf mention explicite). Les photographies et les textes présentés sur ce blog ne sont pas "libres de droits". Aucune utilisation sans cession préalable.
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> Janvier 2012
L'expo Vivre avec le VIH au Diapason, Rennes (avec l'AAEMR)
> Décembre 2011
- Le magazine Déclic photo consacre 8 pages au reportage Illettrisme:droit de savoirs
- L'expo Vivre avec le VIH à Paris (Lafarge) et à Perpignan (CH)
> Novembre 2011
- Campagne "je préjuge"/La Cimade
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