Sans titre

A revoir. Le Nigeria de Bénédicte Kurzen

(Mise à jour). Puisque le documentaire Mémoire de l’oubli n’est plus simplement accessible (c’est bien dommage…), revoir cette vidéo de la photographe au sujet de son reportage Nigeria : one nation under gods.

 > Voir les photos de Bénédicte Kurzen

Dernier jour pour revoir le troisième volet de la série Mémoire de l’oubli*sur Arte.
Invitée : la photojournaliste française Bénédicte Kurzen, rare si ce n’est unique à couvrir et à décrypter depuis 2009 la situation au Nigeria. Indépendante, Bénédicte Kurzen a (suite…)

Anonyme

Prisons de Madagascar, suite 2

prisons de Madagascar, 2012_virginie de galzain_mdm

Extrait du reportage Prisons de Madagascar © Virginie de Galzain/MdM

Sortie des "dortoirs" pour la distributions du 2e et dernier repas de la journée.
Dans les prisons de Madagascar, la malnutrition est l’une des principales causes de mortalité des détenus. Faute de financements réguliers et suffisants, les directeurs d’établissement ne peuvent pas toujours payer les fournisseurs immédiatement, et se retrouvent parfois avec un niveau insuffisant de nourriture. Le nombre de repas peut alors tomber de 2 à 1 par jour.

Prisons de Madagascar, suite

L’expo Illettrisme : droit de savoirs au forum Défense/Illettrisme

Un peu en retard faute de temps (!), l’exposition extraite du reportage Illettrisme : droit de savoirs est présentée le 20 juin au forum Défense/Illettrisme qui se tient aux Invalides, salle Turenne. Sous le haut patronage de M. Jean-Paul Bodin, secrétaire général pour l’administration (SGA), il est organisé par la direction du service national (DSN) – que je remercie – en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale/DEPP.

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Série “NY/Tell someone a beautiful lie” © Virginie de Galzain

P.

M.

Mais votez !

Nous sommes responsables du pays dans lequel nous vivons. 38 % d’abstention c’est risquer de payer le prix de la démocratie. C’est avoir pris le risque de remettre au prochain tour ce qui devait être fait hier et ne pourra, parfois, plus être fait demain !
Sait-on au moins ce que l’on ne veut pas ? À défaut de savoir ce que l’on souhaite ? Le 1er tour des élections présidentielles de 2002 serait-il déjà si loin ? Arrêtons d’avoir peur a posteriori : faisons en sorte que l’histoire ne se répète pas !

" Ayez constamment présente à l’esprit la relation étroite et quotidienne qui existe, et qui maintenant existera de plus en plus, entre vos préoccupations, vos soucis, vos besoins, et l’action d’un grand Etat, qui, après tant d’épreuves, veut se refaire, veut se redresser. Comprenez le RÔLE QUE VOUS POUVEZ JOUER, la contribution dans la marche en avant que vous pouvez apporter. DÉCIDEZ dès aujourd’hui de PESER de toutes vos forces sur la destinée nationale, PRÉPAREZ de vos propres mains l’AVENIR plus heureux et plus juste auquel vous avez droit. Soyez enfin, au sens le plus riche de ce mot, des citoyens !  "
Pierre Mendès France

S.

Street art : Les mains de JonOne

JonOne_les mains_virginie de galzain

Installation de l’œuvre Stay awake à l’hôpital Bichat, janvier 2014

JonOne naît et grandit à Harlem où il réalise ses premières œuvres. Peintre graffiti autodidacte, il évolue dans l’univers libre de la rue où il se forge une identité. Ses toiles monumentales sont des flash abstraits de couleurs, la traduction d’un mouvement urbain, de son énergie. Exposé dans le monde depuis les années 90, l’art est pour lui une expression de ses émotions et de sa vie, qu’il associe régulièrement à une dimension sociale. En 2011, il a réalisé une fresque hommage à l’Abbé Pierre dans le square des Deux-Nèthes à Paris, visage calligraphié autour de l’appel de l’hiver 1954. En janvier dernier, il faisait don de son œuvre Stay awake à l’hôpital Bichat : une toile de 10 mètres de long pour inviter au voyage, faire évoluer les codes d’exposition, être un lien insolite entre différents lieux et situations de vie.

Prisons de Madagascar, inside.3

Extrait du reportage Prisons de Madagascar © Virginie de Galzain/MdM

Des espaces surpeuplés datant pour la plupart de la colonisation, des odeurs de toilettes qui vous prennent à la gorge et vous imprègnent à peine la porte franchie, la menace récurrente de la peste en raison d’une forte présence de rats et de puces, un nombre important de décès faute d’alimentation suffisante, des droits humains non respectés… Telle est la situation insupportable des prisons de Madagascar et de nombreux pays du monde. Même si de nombreuses ONG et associations œuvrent pour l’amélioration des conditions sanitaires, juridiques et humaines, la tâche est titanesque.

Avec plus de 20 000 détenus dans l’île, le nombre de prisonniers a explosé depuis la chute de Ravalomanana (2009) dépassant de plus de 50% les "capacités" d’accueil. Notons, s’il est besoin de le rappeler, que l’aide internationale est quasi interrompue depuis cette période ! Le pays traverse une crise totale depuis 5 ans, et le parti pris a été de bloquer plus encore la situation d’habitants isolés dont le monde n’a que faire. Notons aussi qu’à ce jour, Madagascar fait partie des pays mis au banc du sommet États-Unis/Afrique qui se tiendra à Washington en août prochain. Conséquence, les budgets nécessaires pour l’alimentation, la santé, le droit, l’éducation, l’entretien et la rénovation des bâtiments, déjà largement sacrifiés au regard des besoins de la population, le sont plus encore pour les prisons.

Les "chambres" des détenus comprennent un ou plusieurs niveaux de lattes superposées souvent moisies et disjointes. Dans celles-ci, les toilettes sont au fond (un "luxe" façon toilettes "à la turque" loin d’être ainsi présent dans toutes les prisons, mais toilettes sans intimité et papier hygiénique absent). La photo montre le deuxième niveau d’une pièce étroite en comprenant 3. La hauteur ne permet pas de s’asseoir. Et la longueur ne permet pas de s’allonger. Dans ces dortoirs fermés de 17/18 heures jusqu’au lendemain matin, des dizaines à centaines de prisonniers sont entassés les uns contre les autres .

Prisons de Madagascar suite

Prisons de Madagascar, inside.2

Reportage sur l’illettrisme en France : le nouveau site

Le nouveau site du reportage Illettrisme : droit de savoirs est en ligne ! En images et en textes, retrouvez les infos sur l’origine du reportage, ses liens, l’exposition, ses relais aussi. À suivre en 2014 sur http://droitdesavoirs.wordpress.com

droitdesavoirs.wordpress.com

À TÉLÉCHARGER :
- le pdf de présentation de la dernière expo
- les 8 pages parues dans le magazine Déclic photo
- les 7 pages parues dans le magazine photo Fisheye

Bonne année !

« Quand on rêve seul, ce n’est encore qu’un rêve, quand on rêve à plusieurs, c’est déjà la réalité. L’utopie partagée est le ressort de l’histoire. » – Helder Camara

Puisqu’il est encore temps, je vous souhaite à tous, encore et toujours, une année enveloppée de ces rêves qui protègent et rassurent. Une année pleine de projets, de santé, de douceur. Une année menée par ces utopies concrètes qui permettent d’avancer, d’un avenir incertain vers les possibles futurs.

corse_bonne annee_virginie de galzain

R.

A.

Numérique et démocratie

PHOTO : Saul Leiter, hommage

Voir des choses auxquelles vous n’aviez jamais prêté attention auparavant. Considérer le monde autrement. Continuer à photographier pour le plaisir. Trouver la beauté où elle est, parfaite ou imparfaite…

Le photographe américain Saul Leiter est décédé à la veille de ses 90 ans. Douceur, élégance, délicatesse, onirisme sont les premiers mots qui me viennent à l’esprit pour caractériser ce regard et ses photographies uniques, que l’on ne peut comparer à aucun(es) autre(s). Humilité, discrétion, humour et générosité seraient pour l’homme.

Né en 1923, le photographe américain fut l’un des premiers à jouer le jeu de la couleur à la fin des Années 40, à une époque où le noir et blanc domine – la couleur étant réservée à la publicité et non à l’art ou au (suite…)

H.

‘Illettrisme, droit de savoirs’ dans Fisheye magazine !

Prisons de Madagascar : inside

mission prison_mdm_virginie de galzainExtrait du reportage réalisé avec Médecins du Monde, été 2012. ©Virginie de Galzain

A LIRE : Bilal sur la route des clandestins, de Fabrizio Gatti

À la suite d’un énième (!) naufrage de personnes migrantes non loin de Lampedusa, le grand reporter italien Fabrizio Gatti appelle à soutenir dès maintenant une candidature de l’île italienne au prix Nobel de la paix (SIgner pour une candidature de Lampedusa au prix Nobel de la paix http://temi.repubblica.it).

Dans son livre Bilal sur la route des clandestins, il raconte le quotidien de ces hommes et femmes qui fuient les dangers de leur pays, quotidien qu’il a vécu à leurs côtés en se faisant passer pour l’un des leurs. À lire absolument.

Bilal sur la route des clandestins
« Dans le Sahara, certaines nouvelles se propagent comme en l’an mil, portées par la voix des voyageurs. Ainsi faut-il voyager pour savoir ».

Fabrizio Gatti est grand reporter au sein de l’hebdomadaire italien L’Espresso. Depuis près de 20 ans, il s’investit en faveur du respect des droits fondamentaux et contre l’organisation internationale du crime. Engagé dans de nombreuses enquêtes en infiltré, il ne conçoit pas l’information sans l’épreuve des réalités et la rencontre de ceux qui les vivent ou les subissent. – Une conception du métier de plus en plus difficile à honorer tant à l’écrit qu’en photographie si l’on veut en vivre (ndlr). – Son livre Bilal a obtenu le prix Terzani* en 2008. Il a été réédité par les éditions Liana Levi fin 2010 en format poche. À lire absolument.

Bilal sur la route des clandestins raconte des destins hors norme au travers du parcours de Fabrizio Gatti, l’homme, le journaliste qui s’est fait lui-même clandestin, du Sénégal à la Libye jusqu’à Lampedusa pour comprendre, mieux révéler, restituer et dénoncer l’inimaginable et l’inhumain. Les clandestins, ce sont ici des Africains qui fuient la guerre, la faim, la pauvreté, la survie pour ce qu’ils pensent être leur salut : un pays européen. En l’occurrence, l’Italie. Et par extension, une chance de travailler et d’aider leurs familles restées au pays. Entre lucidité cruelle, inconscience et espérance, ils se risquent à tenter de franchir des milliers de kilomètres dans des conditions dangereuses.

Pour y parvenir, ils quittent leurs proches, leur pays (Sénégal, Sierra Leone, Liberia, Nigéria, Togo, Côte d’Ivoire…) pour affronter le désert, la soif, la maladie, la mer, la mort et ceux – manipulés ou criminels – qui détiennent leur vie entre leurs mains : militaires, policiers, administrations, passeurs. Ce n’est pas une fiction, ce n’est pas un scénario mélo. C’est à considérer très concrètement bien au-delà de ce qu’on peut entrevoir de façon parcellaire dans les médias : une réalité pour des centaines de milliers de personnes. Des millions si l’on considère ceux que l’on appelle les déplacés de force.

Racket, mauvais traitements, corruption et tortures sur le trajet et aux postes frontaliers, marchandisation de l’homme, « trafic humanitaire », machination dès les premières heures à parcourir qui se poursuit au gré des frontières… Tel est le quotidien vécu parfois sur des milliers de kilomètres : de Dakar à Kayes, Bamako, Gao et Niamey, en passant par Agadez, Dirkou jusqu’au camp de Gatrun avant Lampedusa, pour ceux qui y parviendront ou voudront y parvenir. Et une fois là-bas ?

En contrepoint, les accords tacites et/ou formels conclus sur plusieurs années entre le gouvernement Berlusconi et le colonel Khadafi, faisant de la Libye un rempart contre l’immigration clandestine, faisant de Lampedusa « l’engrenage central des déportations de masse mises en œuvre par l’Italie avec la complicité de l’Allemagne et de l’Union européenne (…) ».

Un livre essentiel et unique pour savoir. Pour reconsidérer la question des migrations forcées, car toutes ne le sont pas. Pour penser autrement ces migrations et faire en sorte que les migrants clandestins ne soient plus vus comme un danger mais avant tout comme des personnes en situation de danger. Les évolutions et les bouleversements du monde doivent être intégrés pour une cohabitation des situations partout et pour tous ; car ériger des barrières ne pourra qu’exacerber les injustices et les tensions, maintenir les précarités, lesquelles favorisent instabilité et insécurité locales et internationales.

Pour élargir le sujet – ne perdons pas de vue que tout est lié directement ou indirectement et le sera de plus en plus – le chômage, le mal logement, la fragilité sont dans nos murs ; la faim, la maladie, la guerre sont à nos portes. Quant aux révolutions en cours et à venir, si elles ouvrent la voie vers plus de démocratie et d’égalité des droits au prix de nombreuses vies, la chute de dirigeants n’est évidemment pas un remède instantané aux crises traversées depuis des décennies, d’où la poursuite notamment des migrations vers nos terres.

Malgré cela, ou à cause de cela tout reste encore possible, pourvu que l’on intègre l’idée que ce qui arrive aux autres pourraient nous arriver pour mieux le prévenir, l’éviter ou l’améliorer ; pourvu que l’on privilégie l’homme et son avenir en considérant à 360 ° les réalités locales et globales présentes ; pourvu que l’on cesse de renforcer le pouvoir de ceux qui prônent ou véhiculent des principes de peur, de haine ou d’exclusion de l’Autre, du Différent, de l’Étranger ; pourvu que le développement soit envisagé pour tous et avec tous et non pour une élite.

L’heure est définitivement à l’union, à l’humanité et à l’action pour aller vers le moins mal possible, pour tendre vers le mieux si ce n’est vers le meilleur. Au moins essayer.

* prix littéraire international, du nom de Tiziano Terzani, journaliste et écrivain italien.

Bilal sur la route des clandestins. Éd. Liana Levi/Piccolo. 13 €

Post À lire : l’enquête de Fabrizio Gatti publié initialement en mai 2011.

PHOTO : Pep Bonet. Continuer à témoigner.

" A child is marked by his place of birth" (Pep Bonet*, photographe). L’endroit où nous naissons conditionne nos vies. C’est tellement évident que nous l’oublions souvent. C’est source de tant d’injustices qu’il convient de ne pas l’oublier (et nul besoin d’aller loin pour s’en rendre compte). Mais au Tchad, pour ne citer que ce pays, un enfant sur deux demeure non immunisé contre des infections évitables, et plus de 40% souffrent de malnutrition chronique. En clair : ces enfants ont faim, ne peuvent pas bénéficier de vaccinations ni de soins élémentaires, n’ont pas assez d’eau ni d’eau potable, n’ont parfois plus de parents pour s’occuper d’eux. Ce n’est pas seulement surréaliste : c’est totalement inhumain et scandaleux. Le taux de mortalité infantile avant 5 ans y est de 20%.

C’est là que le photographe Pep Bonet a réalisé The most beautiful hell I know/El infierno mas bonito que conozco, un documentaire qui vous plonge au cœur d’un service de pédiatrie infantile. En attendant sa diffusion complète, un trailer de plus de 3 minutes est d’ores et déjà visible : ces images renvoient aux pires crises humanitaires des années 70, notamment, mais elles sont nécessaires pour témoigner de la réalité de vie de très nombreuses familles sur cette planète. Elles engagent aussi celles et ceux qui s’investissent au quotidien, qui ne baissent pas les bras. Bien au-delà d’un constat, le sens de ces reportages tient dans une volonté tournée vers l’avenir : voir, savoir, croire et agir. C’est ce qui nous mène !

Nous sommes au XXIe siècle. Si le nombre de décès d’enfants de moins de 5 ans baisse régulièrement dans le monde depuis les années 1990** – seulement – (amélioration convergente de l’économie + accès aux soins + sensibilisation des familles + éducation + veille au respect des droits humains…), il demeure encore bien trop élevé, notamment dans certains pays d’Afrique et d’Asie du sud. Chaque année, plus de 7 millions d’enfants meurent avant cet âge : soit plus de 19 000 par jour ! En question : une alimentation insuffisante en quantité et en qualité, des maladies prévenues voire éradiquées dans certaines parties du globe qui continuent pourtant de tuer par manque de moyens matériels et sanitaires de base (maladies respiratoires, diarrhées, paludisme, vih-sida) ! Des facteurs régulièrement aggravés par une mortalité importante des mamans à la naissance, l’insécurité mondiale, les migrations forcées massives, les épidémies (choléra, rougeole…) entre autres.

En question aussi, ne nous leurrons pas, des volontés et implications bien insuffisantes de la part des décideurs quels qu’ils soient et où qu’ils soient. L’argent va à l’argent.

Nous sommes au XXIe siècle : l’histoire se construit et se déconstruit de façon vertigineuse, de plus en plus incontrôlable. Et Pep Bonet fait partie de ceux qui croient en la transmission du virus de l’espoir. Et c’est primordial.

*membre de l’agence Noor images (référence absolue avec Magnum)_** Sources UNICEF

EXPO "Illettrisme : droit de savoirs".3 sur RFI !

Exposition Illettrisme : droit de savoirs.3, c’est parti !
Présentée cette fois à l’initiative de la direction du service national, l’exposition extraite du reportage indépendant du même nom auquel j’ai consacré plus d’un an est complétée de plusieurs images inédites visibles jusqu’au 28 septembre 2013 au centre départemental Yvelines information jeunesse de Versailles.

Des photographies noir et blanc et des témoignages qui mettent en avant de façon indissociable deux des nombreuses actions mises en œuvre : l’importance de la détection de l’illettrisme chez les jeunes (Journées défense et citoyenneté) et le rôle fondamental de ceux qui prennent en charge et accompagnent celles et ceux qui sont concernés (association Savoirs pour réussir). Un face à face avec des personnes touchées par des difficultés taboues que l’on peut résoudre à tout âge, avec des hommes et des femmes qui s’engagent à leurs côtés.

Pour l’occasion, le journaliste Yvan Amar nous a proposé un entretien dans son émission La danse des mots, à réécouter en cliquant sur le lecteur ci-dessous >
Image 3

affiche exposition Illettrisme : droit de savoirs 2013

EXPOSITION ILLETTRISME : DROIT DE SAVOIRS : DU 6 AU 28 SEPTEMBRE 2013
Centre départemental Yvelines information jeunesse, 2 place Charost à Versailles (RER C Versailles château ou SNCF Versailles rive droite). Mardi, mercredi, vendredi : 10h-18h. Jeudi : 13h-18h. Samedi : 12h30-18h30
Le site : droitdesavoirs.wordpress.com
• Télécharger la présentation de l’exposition / le plan pour s’y rendre

• La danse des mots : www.rfi.fr/emission/20130905-illettrisme-droit-savoirs

Illettrisme : en attendant la 3e expo…

" J’ai encore beaucoup à faire pour savoir bien lire et écrire. J’aime apprendre, j’ai envie d’être quelqu’un de cultivé, mais c’est dur. (…) Ce qui compte le plus pour moi, c’est la liberté, de pouvoir faire des choix." (M., 20 ans, 2011)

En attendant la 3e exposition en cours de préparation pour septembre avec la direction du service national, une archive extraite du reportage Illettrisme, droit de savoirs illustre un article consacré à l’association Savoirs pour réussir Paris association au sein de laquelle j’ai réalisé une partie du projet en 2011. L’article est paru dans le magazine trimestriel A Paris de l’été 2013, rubrique Solidarité.

lutte contre illettrisme_a paris_ete 2013_savoir pour reussir_virginie de galzain copieAtelier d’écriture, SPR Paris, 2011 ©Virginie de Galzain

La sieste

Médecins du Monde : ‘Opération sourire’ suite

Rapidement, en passant… et compte tenu de l’importance que j’accorde à cette collaboration qui dure depuis plusieurs années maintenant : une news ! À la suite du reportage réalisé pour Médecins du Monde sur la mission de chirurgie réparatrice Opération sourire (Madagascar), un carnet de route a été édité. Une des photos fait aussi la Une du dernier rapport d’activités dédié. Je vous en souhaite bonne lecture ! Quelques images de l’autre reportage, Prisons de Madagascar, sont toujours en ligne sur CE LIEN.

> Télécharger le livret au format pdf

carnet route Mada_MdM_virginie de galzain (suite…)

Tell someone a beautiful li(f)e

Paolo Pellegrin : 100 photos pour…

Le nouvel album 100 photos pour la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF) est en kiosque. Avec le photographe italien Paolo Pellegrin à l’honneur, impossible, en toute partialité (!), de passer à côté. L’occasion de découvrir 100 images pleines pages, extraites d’un projet indépendant réalisé avec 4 autres photographes de l’agence Magnum : Postcards from America. Une vision composite introspective et décalée des États-Unis d’aujourd’hui.

De la frontière mexicaine à l’état de New York
Au fil des pages, on traverse El Paso, San Antonio, Miami entre autres et surtout Rochester et son périmètre de quartiers défavorisés : The crescent. Insécurité, pauvreté, enfants sans enfance, zones de non droit, chômage, criminalité élevée, détention d’armes incontrôlée, trafics de drogue… sont le fil rouge d’une autre Amérique. Une Amérique en rupture avec ses habitants, y compris dans les endroits les moins « attendus », et dont beaucoup tentent de survivre dans l’urgence, sans repères ou presque.

Frontales, sombres, tranchées, puissantes, les photos présentées sont autant de révélateurs ultra réalistes de vies brutales que l’on croit « connaître », mais dont on ne sait franchement rien tant qu’on ne les a pas approchées ou éprouvées. Des regards aussi, tour à tour pénétrants ou verrouillés, des visages confondus dans leur environnement, remplis de ces existences injustes vécues trop vite, trop mal, trop durement. L’envers de ce que l’on appelle le « rêve américain » ? Plutôt l’endroit de nombreuses sociétés (suite…)

Prisons de Madagascar : détail

Quartier Mineurs : détail. Extrait d’un reportage réalisé avec Médecins du Monde
dont vous pouvez voir d’autres images dans ce diaporama

Prisons Madagascar_Medecins du Monde _©Virginie de Galzain
Prisons de Madagascar
©Virginie de Galzain/Médecins du Monde

Les temps modernes

Oeuvrer dans le sens de l’égalité des droits et du respect du vivant, tous les jours, partout et par tous : c’est encore possible.
Résister au verrouillage des esprits, aux peurs,  médiatisations et discours paralysants, à la restriction insidieuse des libertés : c’est fondamental !
Je vous souhaite une année enveloppée de ces rêves qui protègent et rassurent. Une année menée par ces utopies concrètes qui permettent d’avancer, d’un avenir incertain vers les possibles futurs.

Droits humains : prisons de Madagascar

Diaporama extrait d’un des 2 reportages que j’ai réalisés à Madagascar pour Médecins du Monde : la mission Prisons. D’autres photos à suivre.


© Virginie de Galzain/Médecins du Monde 2012

mission prison_mdm_madagascar_virginie de galzain

A relire…

Quelques liens vers des archives que je remets en accès direct en attendant la suite !

Eau potable : L’urgence au quotidien
 Migrations forcées : l’enquête du grand reporter Fabrizio Gatti
Armement : la menace durable des mines antipersonnel
Éducation : le photoreportage dédié à la lutte contre l’illettrisme et par extension à l’échec scolaire
Livre : Cet autre, de Kapuscinski OU Cesser de considérer l’Autre comme une menace

Avec, en fil rouge, la notion de frontière(s) à repenser entièrement. Physique ou imaginaire, elle tend elle à devenir une entrave à une vie décente ou à l’accès aux droits, qu’ils soient sociaux, sanitaires, éducatifs, juridiques, professionnels ou simplement privés. Quand elle n’est pas cette forteresse illusoire de protection en lieu et place d’une réflexion sur le rôle et la valeur de chacun dans un monde interdépendant.

Mines antipersonnel : combattre une menace durable

Du 3 au 7 décembre 2012, Genève accueille la 12e Conférence des États parties au Traité d’Ottawa. Un événement à suivre dans un contexte mondial d’instabilité politique persistant, où la violation des droits humains et l’usage d’armes interdites se poursuit. De quoi parle-t-on ?

La Convention d’Ottawa
– ou Convention internationale sur l’interdiction des mines antipersonnel – est la seule à imposer un cadre juridique international dédié. C’est aussi la seule convention à intégrer un soutien aux victimes des armes concernées. Signée en 1997, elle rassemble aujourd’hui près de 160 États parties.

Les mines antipersonnel
sont des armes de guerre aussi actives pendant qu’après les conflits. Utilisées par l’ensemble des forces armées de façon massive jusqu’à la fin des années 1990, elles sont placées sous ou sur le sol, ou à proximité, et explosent sur simple présence, proximité ou contact d’une personne. Marcher dessus revient à signer son arrêt de mort ou à être victime de mutilations (et donc amputé de bras, de jambes, avec des parties du corps ou organes vitaux broyés pour faire court). Les handicaps et les traumatismes qu’elles génèrent sont violents et parfois irréparables.

Les pays signataires s’engagent notamment
à agir de façon continue et définitive sur les plans matériels et humains et ainsi
– à ne pas produire, stocker, utiliser, céder… de mines antipersonnel ;
– à identifier et notifier les lieux concernés, les quantités existantes posées ou stockées ;
– à déminer les territoires, à détruire les mines antipersonnel posées et stockées par tout moyen possible ;
– à venir en aide aux États désireux de respecter ou de faire respecter le traité d’Ottawa
– à venir en aide aux personnes victimes de mutilations/blessures et à leur famille pour favoriser l’accès aux opérations de chirurgie puis aux soins la plupart du temps très insuffisants ; pour permettre la pose de prothèses ; pour les aider à avoir des assistances sociales et psychologiques pour qu’elles puissent survivre voire se réinsérer dans ce que l’on appelle la vie familiale, sociale et professionnelle. Concernant ce dernier point, Handicap international souligne la baisse de 30% des fonds d’aide aux victimes, une aide qui conditionne pourtant la survie des personnes mais aussi le (re)développement des zones concernées.

L’information des populations sur les risques d’exposition aux mines, mais aussi la prévention par la localisation et la délimitation des territoires doivent se poursuivre. Les États parties sont enfin tenus de demander toute assistance nécessaire en cas de difficultés à mettre en œuvre leurs obligations.

Depuis 15 ans,
les engagements liés au Traité ont permis de déminer de nombreuses zones, de détruire des millions d’engins explosifs et de diminuer par deux le nombre de victimes de mines antipersonnel. Mais les engagements sont à poursuivre de façon accélérée car près de 170 millions de mines seraient encore enfouies sous les sols d’environ 40 pays (source Handicap international). Lybie, Afghanistan, Pakistan, Yemen, Ouganda restent parmi les plus concernés par le nombre de mines présentes sur le territoire. Autant de décès et/ou de mutilés potentiels : largement plus de deux fois la population de la France pour se donner une idée !

.Ces mines se situent pour beaucoup dans des pays où le minimum vital manque, et à proximité d’habitation, sur des zones agricoles ou de pâturages. Les trois quarts des victimes sont des civils dont des enfants. En outre, l’International campaign to ban landmines rappelle que le Soudan et le Yemen (États parties) sont soupçonnés de continuer à utiliser ces armes. La Syrie et le Myanmar l’ont fait cette année.

Les enjeux sont donc
de poursuivre et de finir ce qui a été initié par le Traité d’Ottawa en fédérant l’ensemble des pays parties, auxquels les États non parties doivent encore se joindre. De veiller à ce qu’aucun État ne dérape à nouveau vers l’utilisation de ces mines. De protéger les personnes qui vivent et travaillent dans les zones minées. De venir en aide à celles qui ont été ou seront victimes des mines et de maintenir les moyens engagés pour que les États puissent tenir leurs engagement matériels et humanitaires.

Des enjeux d’avenir d’ordres humain, sanitaire, éducatif, économique, politique, géopolitique qui posent les questions fondamentales liées à une industrie qui pèse des centaines de milliards de dollars. Qui expriment l’urgence de la réglementation et du contrôle du choix, de l’enregistrement, de l’usage et du commerce des armes. Qui font s’interroger sur des volontés de paix face à l’entretien volontaire des conflits quels qu’ils soient et par extension de la pauvreté, de la corruption et de la dépendance. 

@ SUIVRE : Handicap international, le Comité international de la Croix rouge, l’International campaign to ban landmines, le site de la Convention
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ZOOM SUR… MASSOUD HASSANI, DESIGNER ENGAGÉ

Massoud Hassani est né en 1983 en Afghanistan. Il a fui son pays à l’adolescence après avoir perdu son père. Installé en Hollande, il fait ses études supérieures à la prestigieuse Design Academy Eindhoven et décide de faire mettre le design au service de problématiques sociales. Il est l’inventeur du "démineur" Mine Kafon, une sphère à base de cannes en bambou activée par la simple force du vent qui fait sauter les mines en roulant dessus. Un concept inspiré de jeux qu’il fabriquait enfant et dont les limites étaient, précisément, celles imposées par les terrains minés. La spécificité de cette sphère est qu’elle mémorise le parcours effectué et permet une localisation des zones « saines » ou « assainies » tout en permettant une destruction sécurisée des mines pour mieux sauver des vies humaines.

 

@ CONSULTER :
– le lien vers le projet Mine Kafon
– le blog de Massoud Hassani : massoudhassani.blogspot.fr

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planisphere producteur-stockeur MINES 2012

Sérénité

Israël/Palestine : l’arbre de la paix

Lueurs en faveur de la paix Israël/Palestine, Paris 10 janvier 2009 © Virginie de Galzain

(Archives) Paris, 10 janvier 2009, place de la Nation : manifestation pour la paix entre Israël et la Palestine. Arrivée du cortège de plusieurs dizaines de milliers de personnes parties de la place de la République. Le 10 janvier 2009 avait été marqué par une mobilisation internationale de plusieurs centaines de milliers de personnes contre l’ "Opération plomb durci ".

Depuis le 8 novembre 2012, les affrontements entre Israël et Gaza sont à nouveau à l’origine de dizaines de personnes tuées et de centaines de blessés.

Arbre de la paix Israël/Palestine, Paris 10 janvier 2009 © Virginie de Galzain

Exposition "Illettrisme : droit de savoirs".2 !

Pour la 2e diffusion, c’est la la Ville d’Aubervilliers qui accueille l’exposition Illettrisme : droit de savoirs* du 17 novembre au 14 décembre 2012. Elle est extraite du photoreportage du même nom que j’ai réalisé en indépendant sur de très nombreux mois en 2011, le seul de long terme dédié à la lutte contre l’illettrisme et pour l’accès aux connaissances de base pour tous, en France.

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Elle sera successivement accrochée dans le hall  de l’Hôtel de Ville, puis au Centre communal d’action sociale (CCAS) à partir du 23 novembre après-midi pour finir au 31/33, rue de la Commune de Paris à partir du 7 décembre. Très engagée dans la prévention et la lutte contre l’illettrisme, Aubervilliers a mis en place un Plan local en partenariat avec l’ANLCI (Agence nationale de lutte contre l’illettrisme). Elle a rejoint le collectif initié par l’Agence pour la demande de label grande cause nationale 2013 : une cause urgente qui concerne plus de 3 millions de personnes dans notre pays.

Trois millions de personnes qui ont été scolarisées en France mais ont perdu ou mal acquis la maîtrise de la lecture, de l’écriture, de la lecture et du calcul. Auxquelles s’ajoutent près de 40 000 jeunes en situation d’illettrisme détectés chaque année par la Direction du service national (tests réalisés au cours des journées Défense et Citoyenneté). Autant d’hommes et de femmes répartis sur tout le territoire qui se trouvent aujourd’hui dans une situation cachée, taboue, fragilisante inacceptable. Une réalité qui constitue une inégalité des droits en matière d’éducation, de formation, d’emploi, et qui conditionne la vie au quotidien.

> Exposition du 17 novembre au 14 décembre 2012 :
– Mairie d’Aubervilliers, 2 rue de la commune de Paris : du 17 au 23.
– Puis à quelques mètres au CCAS : 6 rue Charron, 1er étage : à partir du 23 novembre. Et 31/33, rue de la Commune de Paris à partir du 7 décembre. Entrée libre.
> Le site du photoreportage : droitdesavoirs
> Soutenir la demande de label Illettrisme, grande cause 2013 : www.illettrisme2013.fr
> Lire les 8 pages consacrées au reportage dans le magazine Déclic photo

* tirages baryté traditionnels Andrés Romero
La 1ere exposition a eu lieu à l’espace 11-13 chapelle, 2 impasse du Curé, 75018

Implication

A voir : Obama/Romney, le duel 2012

À quelques jours des élections présidentielles des États-Unis, le documentaire de Michael Kirk (Le duel 2012/The choice 2012) offre une analyse politique, psychologique et familiale du parcours de Barack Obama et Mitt Romney.

Michael Kirk a signé et produit de très nombreuses enquêtes filmées récompensées par les plus hautes distinctions du journalisme. Des sujets engagés dans les questions (suite…)

Sous le ciel de New York

Confusion

Doutes

Exposition ‘Illettrisme : droit de savoirs’ 1

J’ai le plaisir de vous annoncer que l’exposition Illettrisme : droit de savoirs*, issue du photoreportage que j’ai réalisé en indépendant sur l’année 2011, voit le jour. Deuxième volet d’un travail photographique sur les différences invisibles, c’est le seul reportage en photographies et recueil de témoignages dédié à la lutte contre l’illettrisme et pour l’accès aux connaissances de base pour tous, en France.

Mêlant photographies et recueils de témoignages, elle met en lumière de façon indissociable la détection de l’illettrisme chez les jeunes (direction du service national), et la prise en charge indispensable des 16-25 ans pour les accompagner vers l’avenir (suivi de l’association Savoirs pour réussir Paris).

Présentée par l’espace linguistique 11-13 Chapelle avec le soutien de la mairie du 18e arrondissement, l’exposition a lieu jusqu’au 15 novembre 2012. J’espère vous y (re)voir à cette occasion. Elle sera ensuite disponible à la location.
* Tirages baryté traditionnels de l’excellent Andrés Romero / L ’œil complice

Jusqu’au 15 novembre 2012 (samedi 6, 13 et 20 octobre 2012 de 10h à 18h en présence de la photographe).
Espace 11-13 Chapelle. 2, impasse du Curé. 75018 Paris (M° Marx Dormoy, l.12)

Télécharger le pdf de présentation.
Télécharger le “8 pages” paru dans Déclic photo
Accéder au site dédié au photoreportage : http://droitdesavoirs.wordpress.com

flyer exposition illettrisme_vdegalzain

À qui s’adresse ce sujet ?
– À tous, sans distinction, parce qu’il s’agit d’un sujet qui touche tous les domaines de la vie sociale quotidienne.
– Aux acteurs de l’Emploi, afin de faire de la lutte pour l’égalité des droits et contre les exclusions une priorité nationale et sans frontières.
– Aux acteurs de l’Éducation, afin de favoriser une action transversale concrète des problématiques liées à l’illettrisme.
– Aux acteurs de la lutte contre l’illettrisme, en reconnaissance de leurs actions et pour faire reconnaître l’importance et le succès de leurs actions. Pour les inscrire comme partenaires majeurs et référents dans un combat pour les droits fondamentaux que sont la liberté et l’égalité, l’éducation et l’emploi. Pour leur apporter une base de retours de la part des personnes concernées par l’illettrisme.
– Aux acteurs de l’Intérieur, car une scolarité réussie est un facteur essentiel d’intégration de tous, de lutte contre la délinquance, contre la ghettoïsation, contre la stigmatisation des jeunes.
– Aux personnes touchées par l’illettrisme ou en cours d’acquisition des savoirs fondamentaux, d’une formation professionnelle complémentaire pour les valoriser, afin qu’elles réalisent que l’on peut les aider, qu’elles peuvent s’en sortir et être fières.

Pourquoi une exposition ?
– La photographie a un rôle fondamental car elle permet de prendre le temps : celui de s’arrêter, de regarder, de réfléchir, de s’identifier. Elle est un face à face immédiat avec l’Autre, un relais, un dialogue, une communication au sens noble du terme. Elle confère aussi des dimensions de présent et d’avenirs possibles, donc de durabilité.
– Elle met en avant les différents enjeux du sujet, en photographies et en recueil de témoignages.
– Elle valorise tous ceux qui ont participé au projet et fédèrent de fait toutes les personnes touchées directement ou indirectement par l’illettrisme, tous ceux qui oeuvrent pour l’amélioration des conditions de vie desdites personnes et pour leur intégration au sein de la société.

Cette première exposition est réalisée à l’initiative du Cefil, de Langues plurielles et 11-13 Chapelle, avec le soutien de la Mairie du 18e arrondissement. Elle sera ensuite disponible à la location. Participer à la diffusion de ce projet, c’est informer autrement et concrètement sur une question de société humaine, éducative, professionnelle, citoyenne prioritaire.

Appréhension

Réparation

Premières images extraites du second reportage réalisé cet été à Madagascar avec Médecins du Monde : une mission de chirurgie réparatrice menée sur des enfants et des grands brûlés.

Madagascar/Opération sourire/chirurgie réparatrice ©Virginie de Galzain/MdM

Prisons de Madagascar

Premières images extraites d’un des deux reportages réalisés cet été à Madagascar avec Médecins du Monde. A suivre d’ici à…


Prisons de Madagascar ©Virginie de Galzain/MdM

Maraudes de nuit, santé, habitat, Roms & co

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Extraits ©Virginie de Galzain/MdM

En France, Médecins du Monde agit contre l’exclusion et pour l’accès aux soins pour tous. Elle vient notamment en aide aux personnes sans abri via un soutien médico-social. A Nice (cf diaporama), l’équipe dispense les premiers soins, offre des médicaments de première nécessité et des compléments alimentaires. Elle oriente aussi vers son Centre d’accès aux soins (CASO) et les structures médicales complémentaires.

Toute personne vivant dans la rue est de facto en situation d’insécurité physique et psychologique ; fragilisée par des privations permanentes, un environnement agressif, l’isolement. Et les enfants sont particulièrement exposés aux risques d’infections, été comme hiver. En outre, en raison des conditions héritées des politiques sécuritaires et/ou migratoires françaises, beaucoup de personnes sans domicile, avec ou sans papiers, se cachent de peur d’être interpellées voire reconduites à la frontière. Ce qui constitue une entrave de plus à l’accès aux soins. C’est aussi une difficulté supplémentaire pour les associations qui doivent chercher les personnes en question lors des tournées avant de pouvoir leur venir en aide, quand elles les retrouvent.

La région PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur) est une des plus touchées par la hausse de la précarité : 15,7% de ses habitants vivent sous le seuil de pauvreté* ; 25% de ses salariés gagnent moins de 830 euros par mois**. En France, le nombre de personnes sans abri est de plus de 130 000 personnes, avec une hausse importante du nombre de jeunes, de femmes enceintes et de familles avec enfants mineurs !

A propos de…
On assiste une fois de plus à de nombreux démantèlements de camps habités par des Roms (on expulse l’été, on laisse se réinstaller l’hiver, on expulse quelques mois plus tard…) ; on invoque les risques sanitaires encourus par les personnes vivant "dans" et "à proximité" des bidonvilles dans lesquels vivent certains Roms. Il ne saurait en être autrement puisqu’un bidonville est, par définition, insalubre/non sain. Faisons "avec" ceux qui vivent sur notre territoire en proposant des emplacements de résidence, de travail sous conditions de part et d’autre, par pallier. Ce, en tenant compte de la répartition géographique souvent historique car toutes les communes ne sont pas concernées à égalité par le sujet. Plutôt que de laisser pourrir des situations en connaissance de cause, jusqu’à ce que cela ne devienne plus supportable pour qui que ce soit. Ce qui est insupportable, c’est que les personnes sans abri et sans domicile fixe le restent, avec les manques inhérents : sans existence humaine, sociale, administrative et sans ressources et/ou travail stable quand travail il y a. Ce qui est insupportable c’est que ces situations existent.

De l’insalubrité cachée
Pour élargir sur ce qu’on voit moins et qui touche environ un habitant sur 10 en France*** : si on parlait aussi des risques sanitaires et physiques encourus par ceux qui vivent "dans" des logements — cette fois-ci — mais insalubres, loués sans aucun scrupules par des propriétaires qui passent je ne sais comment entre les mailles du filet "normes" ? Des problèmes liés au saturnisme ? De la surpopulation locative faute de logement adapté parce que c’est inaccessible ou que les garanties demandées sont trop fortes, quand bien même on aurait de quoi payer ses factures ? Avec des sanitaires qui n’en sont pas, des modes de chauffage d’un autre âge, une isolation murale et sonore insuffisante, des parties communes non restaurées ? Est-ce que les politiques réalisent, au-delà des chiffres, ce que représente et ce qu’implique ce genre de vie ? L’angoisse des parents qui aimeraient offrir d’autres conditions de vie à leurs proches et dont on n’imagine pas, en les voyant, qu’ils vivent de façon indigne ? Les enfants qui s’isolent faute de pouvoir inviter un ami de classe chez eux en raison de… ?

Une politique en faveur du respect des droits fondamentaux humains ?
L’accès aux soins, à un logement décent, à l’éducation, à l’alimentation et à l’emploi sont 5 des piliers des droits fondamentaux de l’Homme. Certes, il y a "la crise" dont on ne peut faire abstraction, et même "les crises". Mais si on n’investit pas sur un "minimum syndical" de bien-être des êtres humains, sur quoi investir ? Si ceux qui sont "au pouvoir" et ont ce pouvoir de prendre des décisions là où ils ne l’avaient pas hier, s’ils n’amorcent pas des améliorations en ce sens : où va-t-on ?

Les clivages/découpages – appelons cela comme on veut – Gauche/Droite me semblent totalement dépassés, hors sujet pour ne pas dire dérisoires et indécents dans le sens où les décisions à prendre doivent tenir compte de TOUS les paramètres : société, santé, éducation, emploi, économie, logement, environnement, sécurité, immigration… Ce, dans une même direction : la possibilité pour chacun de vivre, sinon le mieux, du moins le moins mal possible de façon digne et autonome au sein d’un monde désormais totalement interdépendant.

" Le redressement est indispensable, mais il ne sera possible que dans la justice. Fiscalité, éducation, logement, santé, accès à l’énergie, sécurité, services publics, nouveaux droits, culture : l’âme de la France, c’est l’égalité. " (François Hollande, Le projet). La question est donc d’agir avec équité et éthique sur ces 5 piliers fondamentaux : emploi stable, habitat décent, éducation assidue pour tous (condition d’avenir et de sécurité au sens très large du terme), alimentation quotidienne de qualité et accès aux soins qui doivent être absolument prioritaires sur tout le reste. Ce, en remettant en question un système économique concentré dans les mains de quelques centaines de puissants, de façon à ce qu’il soit au service de la société et non pas subi par celle-ci. Sans quoi, la société en question, dont la part de celle qui a cru en "vous" Monsieur le Président, sans illusion mais avec espoir, risque fort de se radicaliser.
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* Sources INSEE  *2012 ** 2009. *** Fondation Abbé Pierre.
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