L’exposition ‘Le droit d’apprendre’ aux journées du Patrimoine

J’ai le plaisir de vous annoncer que ma prochaine exposition – « Le droit d’apprendre » – sera notamment présentée lors des Journées européennes du Patrimoine 2016 par l’agence Erasmus, à Bordeaux.

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« Le droit d’apprendre »* est un projet photographique destiné à informer, sensibiliser, montrer de l’intérieur l’importance d’un droit fondamental : le droit à la formation pour tous, à tout âge, quelles que soient ses compétences. Un bien commun qui doit être diffusé, connu et accessible. Lire la suite « L’exposition ‘Le droit d’apprendre’ aux journées du Patrimoine »

Remise à niveau et lutte contre l’illettrisme

TÉMOIGNAGE (*). Apprendre et améliorer ses compétences à tout âge, c’est un droit pour tous et c’est possible. Denis suit une formation collective de remise à niveau Français compétence professionnelle avec Langues Plurielles sur son lieu de travail :

« C’est la première fois que je fais quelque chose pour moi. J’ai arrêté l’école en CM2 pour me mettre à travailler. À la maison, on avait besoin d’argent. J’ai commencé dans le bâtiment comme manœuvre. Depuis, j’exerce tous ces métiers dont on peut avoir besoin couramment dans une maison de retraite, où je suis salarié : entretien, peinture, électricité, réparations, plomberie… Je vais avoir 50 ans l’année prochaine et je veux évoluer (…).

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© Virginie de Galzain/Erasmus+/EPALE

Ce n’est pas facile de demander de l’aide. Pour vous dire les choses franchement, j’avais vraiment honte de me sentir différent à ce point. On a peur de s’exposer devant les autres. Le premier jour de formation, je n’étais pas à l’aise mais j’essayais de ne pas le montrer. C’est important d’être à plusieurs car on se retrouve ensemble, à égalité. Aujourd’hui, c’est ma quatrième séance : je suis ravi. Je sens que je commence à m’ouvrir. Mes enfants sont heureux pour moi, je crois qu’ils sont fiers de ce que j’entreprends ».


(*) Extrait du reportage réalisé pour Erasmus+ / EPALE : « La formation des adultes : un bien commun » (Langues Plurielles, octobre-novembre 2015)
et de l’exposition « 
Le droit d’apprendre », présentée à partir des journées du Patrimoine
(17 septembre) au siège d’Erasmus, 25 quai des Chartrons, Bordeaux

Deng Thiak Adut : itinéraire d’un enfant soldat

– Un enfant sur 9 vit aujourd’hui dans une zone de conflit

Unlimited, la campagne intelligente de la Western Sydney University valorise des parcours d’étudiants que l’on qualifie d’exception. Découvrez celui de Deng Thiak Adut, ancien enfant soldat au Soudan, aujourd’hui avocat reconnu dans l’un des cabinets (AC Law group) les plus respectés en Australie mais aussi hors frontières, notamment pour son engagement pour le respect des droits des migrants et contre la criminalité, la corruption, les trafics (humains, drogue…). Un cabinet dont il est cofondateur et associé. (le texte continue sous la 1ère vidéo…)

Ce parcours de réussite – au sens non élitiste du terme – pourrait être, peut être celui de tout enfant arrivé dans des conditions d’urgence dans un autre pays, notamment le nôtre. Pourvu qu’on lui en donne/laisse la possibilité. Un enfant sur 9 vit aujourd’hui dans une zone de conflit*.  Et plus de la moitié des réfugiés sont des enfants**.

Dans ces contextes de déséquilibres géopolitiques et humains croissants, permettre l’accès au sol, à un toit, à des soins, à l’éducation pour les enfants déracinés, ainsi qu’à la formation et à l’emploi pour leurs parents quand ils sont encore en vie est fondamental. Pourquoi ? Pour le présent et l’avenir de chacun. Pour la sécurité individuelle et collective VS rejet, injustices et précarité toujours sources d’instabilités locales et internationales. De cette sécurité et de cette équité qui permettent aux hommes de vivre « en paix » dans tous les sens du terme, dans un univers protégé, stable pour mieux grandir, s’épanouir, vivre en un mot. Autant de conditions d’égalité, non pas des « chances » mais des droits, qui concernent les enfants venus d’ailleurs comme ceux nés sur chaque territoire.

Je vous invite à écouter attentivement l’intervention de Deng Adut lors de l’Australia day address (ci-dessous), qui évoque son enfance, ce qu’il avait perdu, ce qu’il a pu retrouver. Ce que d’autres pourraient retrouver si… Ce que d’autres pourraient éviter de perdre si…

* sources *UNICEF et **UNHCR

Education, formation : un droit pour tous

 » Penser constamment à la jeunesse est la seule manière de construire toujours en fonction du futur, c’est la seule méthode pour être certain de ne jamais sacrifier l’avenir au présent, ce qui est en définitive le devoir suprême de l’homme d’Etat. (…)
Si notre République ne sait pas capter, canaliser, absorber les ambitions et les espoirs de la jeunesse, elle périclitera, elle perdra de plus en plus son sens et sa justification, elle se dissoudra ; mais si elle sait s’y adapter, si elle est capable de comprendre l’espérance des filles et des garçons de France, d’épouser cette espérance, de la servir dans chacune de ses décisions, alors elle n’aura rien à craindre des aventuriers, des démagogues, des extrémistes, car elle sera toujours plus forte et plus vivante, portée par sa jeunesse, ardemment défendue, et chaque jour renouvelée par elle. « 

— Pierre Mendès France

Depuis fin 2010, je travaille aussi sur les thèmes de la lutte contre l’illettrisme et de l’accès à l’éducation et à la formation pour tous. Ce projet photographique « à tiroirs » a pour objectif de rappeler l’urgence du respect de l’égalité du ‘droit d’apprendre et de savoirs’, de mettre en lumière les parcours et réalités de vie des personnes concernées mais aussi de fédérer et de valoriser les acteurs engagés. Le premier volet (Illettrisme : droit de savoirs) a été initié en collaboration avec la Direction du service national (DSN/SGA/ministère de la Défense) et l’association Savoirs pour réussir Paris, en lien avec l’agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI). Il fait l’objet de plusieurs expositions depuis 2012. Un nouveau volet, réalisé avec le Service militaire adapté depuis la publication de ce post (mise à jour début 2016) est visible sur unenjeudavenirs.wordpress.com.

N’oublions pas que le respect des droits fondamentaux, dont l’éducation fait partie, est une des clés de la stabilité et de la cohésion sociale, de la liberté et de la démocratie, tant sur le plan local qu’international. Que la lutte pour la diminution de la pauvreté et des inégalités croissantes – et par extension des exclusions, dépendances, corruptions, violences et manipulations – est une condition sine qua none urgente de l’accès à ces droits sur le long terme dans tous les pays du monde. N’oublions pas, surtout, le rôle et la place de la jeunesse dans ces deux dimensions qui me sont chères de « futurs des possibles » et « d’utopies concrètes ».

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Parution Fisheye n°3 (avec mes remerciements)

Le site du reportage : droitdesavoirs.wordpress.com

Prisons de Madagascar, suite 2

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Extrait du reportage Prisons de Madagascar © Virginie de Galzain/MdM

Sortie des « dortoirs » pour la distributions du 2e et dernier repas de la journée.
Dans les prisons de Madagascar, la malnutrition est l’une des principales causes de mortalité des détenus. Faute de financements réguliers et suffisants, les directeurs d’établissement ne peuvent pas toujours payer les fournisseurs immédiatement, et se retrouvent parfois avec un niveau insuffisant de nourriture. Le nombre de repas peut alors tomber de 2 à 1 par jour.

Prisons de Madagascar, inside.3

Extrait du reportage Prisons de Madagascar © Virginie de Galzain/MdM

Des espaces surpeuplés datant pour la plupart de la colonisation, des odeurs de toilettes qui vous prennent à la gorge et vous imprègnent à peine la porte franchie, la menace récurrente de la peste en raison d’une forte présence de rats et de puces, un nombre important de décès faute d’alimentation suffisante, des droits humains non respectés… Telle est la situation insupportable des prisons de Madagascar et de nombreux pays du monde. Même si de nombreuses ONG et associations œuvrent pour l’amélioration des conditions sanitaires, juridiques et humaines, la tâche est titanesque.

Avec plus de 20 000 détenus dans l’île, le nombre de prisonniers a explosé depuis la chute de Ravalomanana (2009) dépassant de plus de 50% les « capacités » d’accueil. Notons, s’il est besoin de le rappeler, que l’aide internationale est quasi interrompue depuis cette période ! Le pays traverse une crise totale depuis 5 ans, et le parti pris a été de bloquer plus encore la situation d’habitants isolés dont le monde n’a que faire. Notons aussi qu’à ce jour, Madagascar fait partie des pays mis au banc du sommet États-Unis/Afrique qui se tiendra à Washington en août prochain. Conséquence, les budgets nécessaires pour l’alimentation, la santé, le droit, l’éducation, l’entretien et la rénovation des bâtiments, déjà largement sacrifiés au regard des besoins de la population, le sont plus encore pour les prisons.

Les « chambres » des détenus comprennent un ou plusieurs niveaux de lattes superposées souvent moisies et disjointes. Dans celles-ci, les toilettes sont au fond (un « luxe » façon toilettes « à la turque » loin d’être ainsi présent dans toutes les prisons, mais toilettes sans intimité et papier hygiénique absent). La photo montre le deuxième niveau d’une pièce étroite en comprenant 3. La hauteur ne permet pas de s’asseoir. Et la longueur ne permet pas de s’allonger. Dans ces dortoirs fermés de 17/18 heures jusqu’au lendemain matin, des dizaines à centaines de prisonniers sont entassés les uns contre les autres .

Droits humains : prisons de Madagascar

Diaporama extrait d’un des 2 reportages que j’ai réalisés à Madagascar pour Médecins du Monde : la mission Prisons. Quelques photos à voir sur ce lien.


© Virginie de Galzain/Médecins du Monde 2012

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Les temps modernes.7 / Consignes de vote

A gauche : un authentique bulletin de vote Présidentielles 2012. A droite…
Dimanche 22 avril, consigne 1 : sortez du lit. Consigne 2 : sortez voter !!
Et votez « bien » surtout.

© Virginie de Galzain

Justice : Pétition en mémoire de Joseph, fin

À la suite de la pétition (voir post du 28 février) lancée par la famille de Joseph Domergue, 12 ans, à quelques jours du procès de l’agresseur de l’enfant et après la forte mobilisation d’un entourage personnel, professionnel et médiatique, la situation a pu évoluer. Le TGI de Rodez a mis en place l’aide aux victimes pour que les parents puissent finalement assister au procès, délocalisé de la métropole à La Réunion. L’avocat en charge du dossier a pu également s’y rendre grâce à des dons. L’accusé, mineur, a été reconnu coupable de viol et condamné à deux ans de prison avec sursis, avec une obligation de suivi psycho-judiciaire en vue de reconstruction personnelle. La famille remercie tous ceux qui ont été à ses côtés.

Justice : pétition en mémoire de Joseph, 12 ans

Une fois n’est pas coutume, je relaie cette pétition qui touche des personnes que je connais. J’espère que vous serez nombreux à la lire (texte en italique ci-dessous), à la signer, à la faire suivre.

Cette situation pointe notamment du doigt les limites et les conséquences de l’article 3 de l’Ordonnance n°45-174 du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante selon lequel : « Sont compétents le tribunal pour enfants ou la cour d’assises des mineurs du lieu de l’infraction, de la résidence du mineur ou de ses parents ou tuteur (…) ». Et en l’occurrence, un transfert de dossier et de compétences consécutif au déménagement de la famille de l’accusé quelques mois après les faits, qui pèse très lourd humainement sur une famille déjà meurtrie.

> Auteur : La famille de Joseph Domergue (contact.domergue@free.fr)
Sujet : délocalisation inacceptable d’un procès pour agressions sexuelles.

 » A l’attention de Monsieur le Garde des Sceaux, Messieurs les Présidents des TGI de Rodez et de Saint-Denis de la Réunion Lire la suite « Justice : pétition en mémoire de Joseph, 12 ans »