Harcèlement scolaire : « le » documentaire à voir

Le harcèlement scolaire, cela nous concerne tous. Au moins 10% des élèves touchés chaque année en France (plus de 1,2 million d’enfants et adolescents). Des impacts psychiques et/ou physiques très graves sur chaque enfant, chaque famille, allant du profond mal-être au suicide. Pour mieux comprendre et parce que ce sont eux qui en parlent le mieux, regardez ‘Souffre-douleurs, ils se manifestent‘, un documentaire d’Andrea Rawlins-Gaston (agence CAPA) qui laisse la parole à 6 jeunes ainsi qu’à plusieurs parents. Des témoignages essentiels pour informer et alerter, mobiliser, prévenir et protéger. C’est éprouvant, choquant mais nécessaire tant cela dépasse ce que l’on peut imaginer. Tant c’est urgent et vital. Chacun de nous est un maillon de la chaîne et peut agir.


DEUX NUMÉROS ANONYMES ET GRATUITS
POUR TOUS
Deux numéros d’urgence sont à contacter/transmettre. Vous y trouverez écoute, réponses et orientation vers les acteurs proches de chez vous.
– Le 3020 : vous êtes victime de harcèlement scolaire ou témoin, avez un enfant, un ami, un proche, un élève concerné : dès le premier acte subi, au moindre doute, appelez le 3020, un numéro d’appel anonyme et gratuit (du lundi au vendredi de 9h à 20h)
– Le 0800 200 000 : en cas de cyber-harcèlement

S’INFORMER ET AGIR
Vous êtes scolarisé et vous souhaitez devenir ambassadeur dans votre collège ou votre lycée : infos auprès de vos enseignants, CPE, responsable d’établissement et sur https://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/ressources/devenir-ambassadeur-au-lycee/
– Vous souhaitez en savoir plus, faire intervenir une association, organiser un atelier sensibilisation, vous former… : informations, guides, outils de sensibilisation sur nonauharcelement et via le site du Conseil de l’Europe.


À  savoir : le harcèlement scolaire, ce sont des insultes, humiliations, coups, rumeurs, mises à l’écart infligés à un élève de façon répétée, le plus souvent sur une longue période, de la part d’un ou plusieurs autres élèves. La loi punit le harcèlement scolaire, mais aussi les violences scolaires et la provocation au suicide.

A lire : Enfance, au cœur des souffrances

À lire absolument, le dossier du quotidien La Croix réalisé avec la Brigade de protection des mineurs. Pousser la porte de l’intime et lire les mots d’enfants victimes de violences et de maltraitances inacceptables. Une urgence absolue : les protéger, prévenir et faire connaître très largement cette réalité massive, invisible et taboue pour mieux agir.

Extrait : « Du haut de ses 7 ans, Enzo se raconte volontiers : l’école, les bagarres avec son cadet et « papa qui gronde ». Comment ? « Parfois ça fait mal. Parfois moyen mal », lâche-t-il, refusant d’en dire plus, « sinon mes parents disent que ça va faire toute une histoire ». Et puis, sans prévenir, il devient intarissable. Et raconte ce père qui lui « cogne la tête contre le mur quand la chambre est trop en désordre », les « coups de chaise » lorsqu’il est trop bruyant. Et « les mains de papa qui serrent très fort le cou », ajoutant dans un rire forcé : « Il dit toujours qu’il va m’étrangler mais il ne le fait jamais ! » Dehors, le ciel hésite entre le bleu parme et le gris cendre. « Tu ne diras rien, hein ? Sinon, ça va recommencer », s’inquiète- t-il, en fin d’audition. « 

Une LA croix 190618

PHOTO : ‘Family love’, de Darcy Padilla

Récompensé notamment par le prix Eugene Smith en 2010 et deux World Press (2011 et 2012), Family love (ex Julie project) de Darcy Padilla vient d’être publié aux éditions de La Martinière, en coédition avec la revue 6 mois. Réalisé sur une période de 18 ans, ce « portrait photographique » unique raconte la vie de Julie jusqu’à sa disparition. Une vie faite de combats incessants et de violences multiples, avec, en fil rouge, un besoin Lire la suite de « PHOTO : ‘Family love’, de Darcy Padilla »

Bonne année !

(NikonFM2, Ilford HP5 plus, 50mm) ©Virginie de GALZAIN

Un peu de douceur et de chaleur pour commencer cette nouvelle année. Pour ne pas oublier ces instants de vie essentiels qui permettent de continuer. L’année 2011 sera forcément politique. Face à des décisions qui ont participé à la fragilisation ou à la dégradation des conditions de vie d’une grande partie de la population, à nous de poursuivre nos engagements et d’être solidaires pour en faire une année plus sociale et humaine, de résister pour maintenir l’équilibre démocratique, de réagir pour préserver les libertés et les droits individuels. Je reste convaincue que l’action de chacun est une action pour tous. Que l’essentiel est avant tout d’essayer.

En attendant, je vous souhaite le meilleur pour 2011 !