L’Expo ‘Le droit d’apprendre’ à la Maison de l’Europe

Bonne nouvelle : après Bordeaux en 2016, l’exposition « Le droit d’apprendre »* est à la Maison de l’Europe, à Paris, jusqu’au 1er avril 2017. Un projet photographique dont je signe les photos et les textes, destiné à informer, sensibiliser, montrer de l’intérieur l’importance d’un droit fondamental : le droit à la formation pour tous, à tout âge, quelles que soient ses compétences. Un bien commun qui doit être diffusé, connu et accessible.

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Lutte contre le chômage, égalité des droits, responsabilité sociale et éducative… Quels sont les enjeux de la formation tout au long de la vie ? Comment consolider ses compétences, évoluer, sécuriser les parcours ? Comment apprenants et formateurs construisent-ils ensemble un parcours d’autonomie et de réussite ?

“ La notion de formation continue, telle un mouvement, est inhérente à Turbulences !, à l’image de l’intermittence du spectacle. C’est fondamental pour maintenir une dynamique, consolider et explorer. C’est ce qui permet le maintien et l’évolution des niveaux de qualification de la structure et des personnes. ” – Philippe Duban (Turbulences!)

Extraites de plusieurs reportages, les photographies – légendées de nombreux témoignages de formateurs et d’apprenants – mettent en lumière l’engagement d’organismes de formation pour adultes et d’entreprises d’insertion auprès de personnes parfois fragilisées. Elles valorisent les apprenants dans leur démarche d’apprentissage. Elles évoquent la diversité des pratiques des formateurs. Elles humanisent un droit qui participe à l’amélioration des compétences et au bien-être de chacun ainsi qu’à la stabilité et à la qualité de vie de l’entreprise.

Du 3 au 30 mars 2017
Exposition « Le Droit d’apprendre » : Maison de l’Europe. 35-37, rue des Francs-Bourgeois, 75004 Paris. Tous les jours, week-ends inclus, de 14h à 18h : entrée libre. D’autres expositions sont à suivre en 2017 en France.

*Avec le soutien de l’agence Erasmus+France Éducation Formation/EPALE, qui m’a confié ce beau projet collectif dans le cadre de ses actions liées à la l’éducation et à la formation des adultes. En collaboration avec Turbulences!, Langues Plurielles et la Table de Cana, sujets au sens plein du terme de ce travail que je remercie tout autant. Tirages Picto Paris.


Coulisses : la lutte contre l’illettrisme et exclusions associées et l’accès à l’éducation, à la formation et à l’emploi pour tous est un nombreux enjeux sur lequel je travaille depuis plusieurs années. L’exposition « Le droit d’apprendre » résulte de nombreuses semaines de travail collectif, tant pour sa préparation que pour – la réalisation des prises de vues pour valoriser au mieux chaque structure, les liens humains entretenus, les ateliers et actions mis en œuvre, – les recueils de témoignages pour incarner et donner la parole aux personnes impliquées – le choix et la préparation des images – la synthèse des textes – la réalisation des maquettes photos/textes et le suivi de fabrication enfin.

« Handicaps, faire face » : l’expo

Nouveau : j’ai le plaisir de vous annoncer que le projet Handicaps : faire face, réalisé avec le CASVP, a été inauguré. Il commence sa diffusion sous la forme d’une exposition en mars (me contacter pour le lieu). En images et en témoignages, des agents du CASVP s’exposent et livrent leur regard sur le handicap, notamment au travail. Des visages reflet d’une vraie noblesse du cœur. Des mots sensibles et lucides qui nous permettent d’en apprendre plus sur une nécessité d’adaptation permanente, des souffrances contenues et une envie de partager pour avancer ensemble, à égalité. Pour en savoir plus > cliquez ici.

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© Virginie de Galzain

Exposition ‘Le SMA : un enjeu d’avenirs’ à Périgueux

Le 1er décembre 2016, le Détachement du Service militaire adapté (DSMA) fêtait ses 20 ans au musée d’art Vesunna de Périgueux sous le haut patronage d’Ericka Bareigts, ministre des Outre-Mer.

Pour accompagner cet événement, je suis très heureuse que vous annoncer que l’exposition extraite du photoreportage Le SMA : un enjeu d’avenirs* est présentée à Périgueux pendant 5 semaines.
• Du 29 novembre au 4 décembre 2016 : Musée d’art Vesunna, parc de Vésone, 20 rue du 26e régiment d’Infanterie, Périgueux. • Du 7 décembre 2016 au 3 janvier 2017 : Hôtel de Ville 23 rue du Président Wilson, Périgueux. Entrée libre. (*tirages à l’agrandisseur : Andres Romero)
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L’exposition ‘Le droit d’apprendre’ aux journées du Patrimoine

J’ai le plaisir de vous annoncer que ma prochaine exposition – « Le droit d’apprendre » – sera notamment présentée lors des Journées européennes du Patrimoine 2016 par l’agence Erasmus, à Bordeaux.

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« Le droit d’apprendre »* est un projet photographique destiné à informer, sensibiliser, montrer de l’intérieur l’importance d’un droit fondamental : le droit à la formation pour tous, à tout âge, quelles que soient ses compétences. Un bien commun qui doit être diffusé, connu et accessible. Lire la suite de « L’exposition ‘Le droit d’apprendre’ aux journées du Patrimoine »

Remise à niveau et lutte contre l’illettrisme

TÉMOIGNAGE (*). Apprendre et améliorer ses compétences à tout âge, c’est un droit pour tous et c’est possible. Denis suit une formation collective de remise à niveau Français compétence professionnelle avec Langues Plurielles sur son lieu de travail :

« C’est la première fois que je fais quelque chose pour moi. J’ai arrêté l’école en CM2 pour me mettre à travailler. À la maison, on avait besoin d’argent. J’ai commencé dans le bâtiment comme manœuvre. Depuis, j’exerce tous ces métiers dont on peut avoir besoin couramment dans une maison de retraite, où je suis salarié : entretien, peinture, électricité, réparations, plomberie… Je vais avoir 50 ans l’année prochaine et je veux évoluer (…).

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© Virginie de Galzain/Erasmus+/EPALE

Ce n’est pas facile de demander de l’aide. Pour vous dire les choses franchement, j’avais vraiment honte de me sentir différent à ce point. On a peur de s’exposer devant les autres. Le premier jour de formation, je n’étais pas à l’aise mais j’essayais de ne pas le montrer. C’est important d’être à plusieurs car on se retrouve ensemble, à égalité. Aujourd’hui, c’est ma quatrième séance : je suis ravi. Je sens que je commence à m’ouvrir. Mes enfants sont heureux pour moi, je crois qu’ils sont fiers de ce que j’entreprends ».


(*) Extrait du reportage réalisé pour Erasmus+ / EPALE : « La formation des adultes : un bien commun » (Langues Plurielles, octobre-novembre 2015)
et de l’exposition « 
Le droit d’apprendre », présentée à partir des journées du Patrimoine
(17 septembre) au siège d’Erasmus, 25 quai des Chartrons, Bordeaux

L’expo ‘Le SMA : un enjeu d’avenirs’ aux Invalides

L’exposition extraite du photoreportage Le SMA : un enjeu d’avenirs, était présentée aux Invalides le 4 février 2016 à l’occasion d’une soirée spéciale du Service militaire adapté, que je remercie sincèrement à nouveau. (tirages à l’agrandisseur Andrès Romero)

Je vous invite à consulter le site présentant des extraits de ce travail qui me tient particulièrement à cœur unenjeudavenirs.wordpress.com, avec ses enjeux, des images inédites, des extraits de témoignages révélateurs des réalités de vie de jeunes qui se portent volontaires pour apprendre un métier au SMA, mais aussi de l’investissement des militaires qui les accompagnent pendant leur formation. Un reportage qui va bien au-delà de l’envie d’informer qui fait partie intégrante de mon métier et qui répond à un engagement personnel de long terme d’alerter sur la nécessité urgente de permettre à tous de bénéficier d’une éducation et d’une formation égalitaire (et non identique).
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                                    Salons du Gouverneur militaire de Paris/Invalides © Virginie de Galzain

Expo en cours de fabrication !

Les tirages de l’exposition extraite du reportage réalisé au régiment du Service militaire adapté de La Réunion sont prêts. Magie du baryté traditionnel, à l’agrandisseur… (par Andrès Romero !). Étape suivante : scan chez I-labo…

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A voir : l’expo ‘Paris Magnum’

Présentée à l’Hôtel de Ville jusqu’au 28 mars 2015, l’exposition Paris Magnum révèle une sélection inédite de photographies réalisées à Paris, des années 1930 à nos jours.

Raymond Depardon, David Seymour, Bruno Barbey, Marc Riboud, Martine Franck, Henri Cartier-Bresson… sous l’œil de 30 des photographes de l’agence Magnum, se dévoile une chronique de la vie parisienne qui remonte le fil du XXe siècle. Front Populaire, Libération de Paris, crise d’après-guerre et bidonvilles de Nanterre ; vie quotidienne et combats citoyens ; Mai 68 ; résistance intellectuelle et rayonnement culturel ; Picasso ; Malraux ; Gainsbourg ou Starck… Du photojournalisme à l’expression picturale, l’exposition évoque 80 ans d’évolution sociale, économique, politique mais aussi photographique et médiatique au cœur de mutations urbaines fortes.

Le visiteur évolue entre tirages et projections, guidé par des images noir et blanc et couleur associées de façon chronologique. Un voyage dans le temps pour mieux saisir les fragments de notre histoire. Des instants de vie qui composent une mémoire collective unique, née de regards à la fois passionnés et personnels, exigeants et indépendants.

La photographie a ceci de fascinant et d’essentiel qu’elle est universelle et sans frontières. Il suffit d’un regard pour « lire » le monde, de garder les yeux ouverts pour le comprendre. Plus que jamais, laissons ses droits à l’image pour Lire la suite de « A voir : l’expo ‘Paris Magnum’ »

PHOTO : The Manhattan darkroom

The Manhattan darkroom est une rétrospective inédite et unique du photographe et photojournaliste français Henri Dauman. L’exposition vient de commencer, elle est visible pour un mois seulement au Palais d’Iéna, à Paris. Voici quelques indices…

En 1950, après avoir échappé à la rafle du Vel’d’hiv’ et perdu père et mère, Henri Dauman part définitivement vivre à New York où il devient rapidement photographe pour les plus grands médias internationaux. Soixante ans plus tard, c’est une sélection (drastique) de près de 200 photos d’archives qui nous est présentée.
Profonds noir et blanc et couleurs justes, planches et publications évoquent ou décryptent plusieurs décennies de l’histoire politique, sociale, économique et artistique des États-Unis. Dans le désordre et sans exhaustivité aucune : Kennedy et  Khrouchtchev. Des portraits inattendus de Fellini, Delon, Bardot, Giacometti. Le Viêt Nam. Les yeux de Liz Taylor et une sublime photo de rue de Saint-Laurent. Les grands mouvements de contestation (féministes,  anti-ségrégation, etc). Les figures du jazz et la contre-culture. La société de consommation, l’essor de la petite bourgeoisie et celui des laissés-pour-compte. John Lindsay. Warhol… Sans oublier quelques séquences comme on en voit très rarement.

Reportage, portrait, photo de rue, … Henri Dauman maîtrise les genres et traverse son temps avec une très grande liberté de représentation : directe, informative, icônique ou cinématographique, critique voire incisive ou décalée, mais toujours personnelle. Pour ne pas oublier que la photo est avant tout un regard porté sur… Qu’elle est aussi un laboratoire où il faut oser expérimenter, se faire plaisir, du plus conventionnel au plus inédit. Je ne connaissais pas Henri Dauman. Que dire… : courez-y !


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INFOS
The Manhattan darkroom. Jusqu’au jeudi 4 décembre 2014. Palais d’Iéna (Conseil économique, social et environnemental) : 9 place d’Iéna, 16e. Du lundi au samedi de 10h à 18h (jusqu’à 21h le jeudi). Dimanche de 12h à 18h. Entrée libre.

– Le site d’Henri Dauman : http://daumanpictures.com
– Le site de l’exposition : www.manhattan-darkroom.com

L’expo Illettrisme : droit de savoirs au forum Défense/Illettrisme

Post un peu tardif faute de temps (!)… Pour sa 4e diffusion, l’exposition extraite du reportage Illettrisme : droit de savoirs est présentée le 20 juin au forum Défense/Illettrisme qui se tient aux Invalides, salle Turenne. Sous le haut patronage de M. Jean-Paul Bodin, secrétaire général pour l’administration (SGA), il est organisé par la direction du service national (DSN) – que je remercie – en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale/DEPP.

Télécharger le pdf de l’exposition

EXPO « Illettrisme : droit de savoirs ».3 sur RFI !

Exposition Illettrisme : droit de savoirs.3, c’est parti ! Présentée cette fois à l’initiative de la direction du service national, l’exposition extraite du reportage indépendant du même nom auquel j’ai consacré plus d’un an est complétée de plusieurs images inédites visibles jusqu’au 28 septembre 2013 au centre départemental Yvelines information jeunesse de Versailles.

Des photographies noir et blanc et des témoignages qui mettent en avant de façon indissociable deux des nombreuses actions mises en œuvre : l’importance de la détection de l’illettrisme chez les jeunes (Journées défense et citoyenneté) et le rôle fondamental de ceux qui prennent en charge et accompagnent celles et ceux qui sont concernés (association Savoirs pour réussir). Un face à face avec des personnes touchées par des difficultés taboues que l’on peut résoudre à tout âge, avec des hommes et des femmes qui s’engagent à leurs côtés.

Pour l’occasion, le journaliste Yvan Amar nous a proposé (lieutenant Baggio et moi-même) un entretien dans son émission La danse des mots, à réécouter en cliquant sur le lecteur ci-dessous > Image 3

affiche exposition Illettrisme : droit de savoirs 2013

EXPOSITION ILLETTRISME : DROIT DE SAVOIRS : DU 6 AU 28 SEPTEMBRE 2013 Centre départemental Yvelines information jeunesse, 2 place Charost à Versailles (RER C Versailles château ou SNCF Versailles rive droite). Mardi, mercredi, vendredi : 10h-18h. Jeudi : 13h-18h. Samedi : 12h30-18h30Le site : droitdesavoirs.wordpress.com • Télécharger la présentation de l’exposition / le plan pour s’y rendre

• La danse des mots : www.rfi.fr/emission/20130905-illettrisme-droit-savoirs

Illettrisme : en attendant la 3e expo…

 » J’ai encore beaucoup à faire pour savoir bien lire et écrire. J’aime apprendre, j’ai envie d’être quelqu’un de cultivé, mais c’est dur. (…) Ce qui compte le plus pour moi, c’est la liberté, de pouvoir faire des choix. » (M., 20 ans, 2011)

En attendant la 3e exposition en cours de préparation pour septembre avec la direction du service national, une archive extraite du reportage Illettrisme, droit de savoirs illustre un article consacré à l’association Savoirs pour réussir Paris association au sein de laquelle j’ai réalisé une partie du projet en 2011. L’article est paru dans le magazine trimestriel A Paris de l’été 2013, rubrique Solidarité.

lutte contre illettrisme_a paris_ete 2013_savoir pour reussir_virginie de galzain copieAtelier d’écriture, SPR Paris, 2011 ©Virginie de Galzain

Exposition ‘Illettrisme : droit de savoirs’ 1

J’ai le plaisir de vous annoncer que l’exposition Illettrisme : droit de savoirs*, issue du photoreportage que j’ai réalisé en indépendant sur l’année 2011, voit le jour. Deuxième volet d’un travail photographique sur les différences invisibles, c’est le seul reportage en photographies et recueil de témoignages dédié à la lutte contre l’illettrisme et pour l’accès aux connaissances de base pour tous, en France.

Mêlant photographies et recueils de témoignages, elle met en lumière de façon indissociable la détection de l’illettrisme chez les jeunes (direction du service national), et la prise en charge indispensable des 16-25 ans pour les accompagner vers l’avenir (suivi de l’association Savoirs pour réussir Paris).

Présentée par l’espace linguistique 11-13 Chapelle avec le soutien de la mairie du 18e arrondissement, l’exposition a lieu jusqu’au 15 novembre 2012. J’espère vous y (re)voir à cette occasion. Elle sera ensuite disponible à la location.
* Tirages baryté traditionnels de l’excellent Andrés Romero / L ’œil complice

Jusqu’au 15 novembre 2012 (samedi 6, 13 et 20 octobre 2012 de 10h à 18h en présence de la photographe).
Espace 11-13 Chapelle. 2, impasse du Curé. 75018 Paris (M° Marx Dormoy, l.12)

VOIR LE SITE DU REPORTAGE : https://droitdesavoirs.wordpress.com.

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À qui s’adresse ce sujet ?
– À tous, sans distinction, parce qu’il s’agit d’un sujet qui touche tous les domaines de la vie sociale quotidienne.
– Aux acteurs de l’Emploi, afin de faire de la lutte pour l’égalité des droits et contre les exclusions une priorité nationale et sans frontières.
– Aux acteurs de l’Éducation, afin de favoriser une action transversale concrète des problématiques liées à l’illettrisme.
– Aux acteurs de la lutte contre l’illettrisme, en reconnaissance de leurs actions et pour faire reconnaître l’importance et le succès de leurs actions. Pour les inscrire comme partenaires majeurs et référents dans un combat pour les droits fondamentaux que sont la liberté et l’égalité, l’éducation et l’emploi. Pour leur apporter une base de retours de la part des personnes concernées par l’illettrisme.
– Aux acteurs de l’Intérieur, car une scolarité réussie est un facteur essentiel d’intégration de tous, de lutte contre la délinquance, contre la ghettoïsation, contre la stigmatisation des jeunes.
– Aux personnes touchées par l’illettrisme ou en cours d’acquisition des savoirs fondamentaux, d’une formation professionnelle complémentaire pour les valoriser, afin qu’elles réalisent que l’on peut les aider, qu’elles peuvent s’en sortir et être fières.

Pourquoi une exposition ?
– La photographie a un rôle fondamental car elle permet de prendre le temps : celui de s’arrêter, de regarder, de réfléchir, de s’identifier. Elle est un face à face immédiat avec l’Autre, un relais, un dialogue, une communication au sens noble du terme. Elle confère aussi des dimensions de présent et d’avenirs possibles, donc de durabilité.
– Elle met en avant les différents enjeux du sujet, en photographies et en recueil de témoignages.
– Elle valorise tous ceux qui ont participé au projet et fédèrent de fait toutes les personnes touchées directement ou indirectement par l’illettrisme, tous ceux qui oeuvrent pour l’amélioration des conditions de vie desdites personnes et pour leur intégration au sein de la société.

Cette première exposition est réalisée à l’initiative du Cefil, de Langues plurielles et 11-13 Chapelle, avec le soutien de la Mairie du 18e arrondissement. Elle sera ensuite disponible à la location. Participer à la diffusion de ce projet, c’est informer autrement et concrètement sur une question de société humaine, éducative, professionnelle, citoyenne prioritaire.

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Corse 2012/exposition 2e REP © Virginie de Galzain

Jusqu’à la fin de l’été, à la citadelle de Calvi : exposition du 2e REP (régiment étranger de parachutistes) de la Légion étrangère. Panneaux pédagogiques, mannequins en situation, matériels, vidéos reconstituent le fil des actions et interventions menées par les cinq compagnies du Régiment. Des légionnaires sont présents pour répondre aux questions, et des affiches et le magazine sont à disposition du public. La 3ème Cie, Amphibie, s’entraîne notamment dans la Baie de Calvi (saut et drop en mer, abordage de plage).

Pierrot Men : le livre, le site, une expo !

Le photographe Pierrot Men (voir posts ici, ici, ici, ) a enfin sa première monographie : Chroniques malgaches. Sur 128 pages, plus de 80 photographies, dont certaines inédites, sont à découvrir en noir et blanc et en couleur. Après un lancement remarqué à Paris photo 2011, quelques-unes de ses images sont exposées sur les murs de Lire la suite de « Pierrot Men : le livre, le site, une expo ! »

EXPO Vivre avec le VIH, à Chalon/Saône

L’exposition extraite du reportage que j’ai effectué sur la vie avec le VIH-Sida pendant plusieurs mois (télécharger pdf de la présentation) poursuit son chemin. Après plusieurs diffusions en 2010 (voir onglet Expos), elle est à la mairie de Chalon-sur-Saône du 1er au 22 29 avril. Elle est par ailleurs intégrée à la programmation de la semaine de lutte contre les discriminations de la Ville, qui se tiendra du 11 au 16 avril.

Je remercie à nouveau les nombreux patients et les membres de l’équipe médicale du service Immunologie de l’HEGP/AP-HP pour leur confiance et leur aide, et tous ceux qui me soutiennent via la diffusion de ce projet.

Je suis sur un autre sujet depuis plusieurs mois, retour au film noir et blanc cette fois. A suivre.

Extrait du reportage Vivre avec le vih-sida ©Virginie de Galzain

Mairie de Chalon/Saône : 03 85 90 50 50. Tirages d’exposition : PICTO Bastille/Paris. Parrainage : association internationale de photographie sociale Sophot/Pour que l’esprit vive. Contact vdegalzain.gmail.com

EXPO 47, portraits d’insurgés : de Pierrot Men & Raharimanana

Les photographies, textes et recueils de témoignages présentés sur ce blog ne sont pas libres de droits. Photos reçues de Pierrot Men et mises en ligne avec son accord.

Art, Histoire et Mémoire. Après avoir été exposé au festival d’Avignon 2009, 47, portraits d’insurgés est à voir absolument jusqu’au 5 avril à l’université Paris Ouest Nanterre/La Défense. L’exposition sera au centre de nombreux débats, projections, rencontre et lectures. Pour l’occasion, je remets en ligne l’article dédié que j’avais posté en juillet 2009 après plusieurs heures d’entretiens avec les 2 auteurs. J’espère que de très nombreux autres suivront, car ce travail est essentiel et remarquable.

> Quand Raharimanana, écrivain et dramaturge, s’associe au photographe Pierrot Men, cela donne 47, portraits d’insurgés, un duo image/texte d’une force inédite. Une Lire la suite de « EXPO 47, portraits d’insurgés : de Pierrot Men & Raharimanana »

PHOTO. Paolo Pellegrin : expos prolongées

Deux expositions dédiées au photojournaliste Paolo Pellegrin sont prolongées en février. Depuis plus de 15 ans, Paolo Pellegrin s’attache à témoigner des injustices et des souffrances qui bouleversent et détruisent le quotidien des hommes. Ses photos sont comme des cicatrices éternelles du monde et de l’Histoire, invitations pressantes à regarder et à réfléchir, à savoir.

Qu’il couvre des conflits au plus près de la barbarie ou qu’il réalise des photos de mode ou des portraits des célébrités de notre temps, Paolo Pellegrin garde toujours l’essentiel : la vérité de l’instant et sa relation à l’être humain. Rendez-vous Lire la suite de « PHOTO. Paolo Pellegrin : expos prolongées »

Tendance Floue : zoom sur Thierry Ardouin

Co-fondateur du collectif Tendance Floue, représenté par la Galerie Baudoin Lebon,  Thierry Ardouin est de ces photographes qui prennent le temps : celui du monde qui les entoure, de la lumière, des atmosphères. Celui du regard libre, de l’exigence, des mots choisis. Le paysage est son territoire d’exploration, empreint de correspondances personnelles.

Sa nouvelle exposition, La bonne mauvaise graine vient de commencer au cœur de Paris. Totalement inédite sur la forme artistique, elle pose aussi une question de fond : celle de Lire la suite de « Tendance Floue : zoom sur Thierry Ardouin »

Mœbius à la Fondation Cartier


Exposition Mœbius Transe-Forme/Fondation Cartier ©Virginie de Galzain

Réalisé dans le cadre d’un entretien avec Mœbius (à paraître), en lien avec l’exposition MŒBIUS TRANSE-FORME qui a lieu à la Fondation Cartier. Un homme fascinant, un auteur de bande dessinée multiple et génial au sens plein du terme, qui livre une œuvre aux métamorphoses élégantes, aux frontières de l’étrange, du rêve et du fantastique. La scénographie permet une immersion dans les profondeurs, les ambiances, les sens d’un univers mythique à (ré)explorer sans attendre. Plus de photos ici
Sincères remerciements : Jean Giraud, Linda Chenit et Matthieu Simonnet.

Exposition MŒBIUS TRANSE FORME. Jusqu’au 13 mars 2011. Fondation Cartier pour l’art contemporain : 261, bd Raspail, Paris 14e. Tél. : 01 42 18 56 50. http://fondation.cartier.com

Mode & liberté de la presse : tous les chemins mènent…

En 2009, il avait fait défiler un modèle incarnant l’espoir et le changement, portant une robe  impressions… Barack Obama. En 2010, le directeur artistique Guillermo Mariotto, de la célèbre maison de couture italienne Gattinoni, frappe à nouveau. Hier soir, en pleine semaine de la mode  AltaRoma AltaModa, c’est une mariée baillonnée d’un Lire la suite de « Mode & liberté de la presse : tous les chemins mènent… »

EXPO « La Russie : l’autre visage »

À voir ! Jusqu’au 11 juillet, a lieu La Russie, l’autre visage sur le parvis de l’Hôtel de Ville à Paris. Organisée par le collectif du « off » de France-Russie 2010 avec Reporters sans frontières (RSF), l’exposition est la première à rassembler en France des ONGs ou mouvements de société russes, acteurs de l’amélioration des conditions de vie et du respect des Lire la suite de « EXPO « La Russie : l’autre visage » »

PHOTO : reportage expo 1

D’après le reportage que j’ai réalisé au sein du service Immunologie de l’HEGP/AP-HP. Un travail photographique en immersion au cœur du lieu intime de la prise en charge des patients initié fin 2008, et réalisé en 2009.
Pendant plusieurs mois. De août à décembre 2009, j’ai pu suivre les patients Lire la suite de « PHOTO : reportage expo 1 »

PHOTO Pierrot Men : chroniques malgaches

Les propos recueillis ci-dessous ne sont pas libres de reproduction et d’utilisation, comme l’ensemble des éléments figurant sur ce blog. Photos reçues et mises en ligne avec l’accord de Pierrot Men.

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PHOTO_47, portraits d’insurgés. De Pierrot Men & Raharimanana

Les photographies, textes et recueils de témoignages présentés sur ce blog ne sont pas libres de droits. Photos reçues de Pierrot Men et mises en ligne avec son accord.

Un papier que je publie à nouveau sur une expo à voir absolument si vous passez par Avignon d’ici au 29 juillet. De mémoire, peu de retours presse dessus (hors « remaniement » de dossier de presse ?) ce qui est absolument insensé compte tenu du niveau, de la qualité, de la sensibilité de l’événement ; de la force et de l’intérêt du thème, des photos et Lire la suite de « PHOTO_47, portraits d’insurgés. De Pierrot Men & Raharimanana »

EXPO 47, portraits d’insurgés : de Pierrot Men & Raharimanana

Les photographies, textes et recueils de témoignages présentés sur ce blog ne sont pas libres de droits. Photos reçues de Pierrot Men et mises en ligne avec son accord.

Quand Raharimanana, écrivain et dramaturge, s’associe au photographe Pierrot Men, cela donne 47, portraits d’insurgés, un duo image/texte d’une force inédite. Une exposition sensible, esthétique, pédagogique et engagée, proposée dès aujourd’hui à la chapelle du Miracle, en marge du festival d’Avignon. Aperçu, et extraits de longs entretiens très privilégiés.

47. 1947. 29 mars 1947 : le point de départ d’une insurrection anticoloniale dont la répression, les tortures, massacres et exécutions sommaires ont meurtri des familles entières et causé plusieurs dizaines milliers de morts à Madagascar. Une période méconnue aux frontières de l’horreur et de la civilisation, restée jusqu’à présent dans l’ombre de l’histoire coloniale française. Lire la suite de « EXPO 47, portraits d’insurgés : de Pierrot Men & Raharimanana »

EXPO Kréyol factory : les identités en question

Moi l’homme de couleur, je ne veux qu’une chose. Que jamais l’instrument ne domine l’homme. Que cesse à jamais l’asservissement de l’homme par l’homme. C’est à dire de moi par un autre. Qu’il me soit permis de découvrir et de vouloir l’homme où il se trouve. Le nègre n’est pas. Pas plus que le Blanc.

En texte et en photos, la tribune libre pour laquelle Stéphane Hoarau m’a sollicitée pour maloya.org. Sujet : Kréyol factory, les identités en question, en écho à l’exposition en cours à la Grande Halle de la Villette. Bonne lecture !

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Kréyol Factory (Grande Halle de la Villette/Paris 2009) © Virginie de GALZAIN

Encore trois semaines pour voir ou revoir Kreyol factory, l’exposition d’art contemporain installée depuis le 7 avril dans la Grande Halle de la Villette (Paris). Pluridisciplinaire, artistique, esthétique, documentaire, pédagogique, sociologique, elle interpelle aujourd’hui sans distinction sur une question de société de fond : celle des identités créoles, et par là même, celle des différences, du métissage et des diversités. Un voyage à la découverte de l’Autre.

L’espace est gigantesque – 2 800 m2 –, et la scénographie de Raymond Sarti conçue comme un entrelacement de vagues, en écho aux migrations forcées de millions d’hommes et de femmes soumis au déracinement et à l’esclavage pendant des siècles. Pour Jacques Martial, président du Parc de la Villette : “ Il était urgent de parler de cette identité, de cette réalité particulière de la France que sont les mondes créoles : une histoire née de l’esclavage, de la colonisation, de la fin de la colonisation ”. C’est chose faite, et c’est une première.

UN VOYAGE SANS FRONTIÈRES

Kréyol factory est un voyage, une traversée en sept séquences pour mieux connaître et comprendre les évolutions du monde créole, comme autant d’univers, de paysages, de réflexions qui questionnent ses identités. Les artistes en sont les guides concernés qui tentent d’apporter leur réponse – ou du moins leur interprétation – subjective.

Martinique, Guadeloupe, Guyane, Haïti, Jamaïque, Porto Rico, République Dominicaine, mais aussi Maurice et La Réunion dévoilent tour à tour leurs spécificités et leurs similitudes, en essayant d’éviter le difficile écueil des clichés et des idées reçues. Libre à chacun de se faire ensuite sa propre idée. Mémoire, art et histoire sont mis en perspective avec le présent, comme des liens tissés vers un monde contemporain commun.

SENS DE L’ART ET ART DU SENS

Depuis le 7 avril, ils sont 60 artistes à présenter un ensemble de 85 oeuvres d’arts plastiques, 250 photographies et 9 espaces documentaires. “Notre volonté n’était pas d’être exhaustif, – ce qui aurait été impossible – souligne Yolande Bacot, commissaire de l’exposition, mais thématique”. À la question : “ Pourquoi tant de commandes là où il aurait été aussi possible de puiser dans un fonds local existant ? ”, elle répond sobrement : “ C’est vous qui le dites. Les artistes auxquels nous avons fait appel ont une écriture, un langage à exposer, et un sens qui répond aux besoins de l’exposition. (…) Les commandes passées confirment aussi notre volonté de susciter des travaux artistiques et plastiques, de soutenir matériellement la création contemporaine ”.

Ainsi, les installations, photographies, vidéos, mais aussi sculptures, peintures, musiques, textes littéraires et philosophiques… s’approprient, détournent, décodent, illustrent une histoire, ou plutôt des histoires nées de… et marquées par le colonialisme, l’exploitation de l’homme par l’homme et la domination raciale, la place de la femme dans la société, la réappropriation de son existence, mais aussi la reconstruction, le développement, la singularité et le partage ; la vie ensemble, enfin.

Entre humanisme et provocation, humour, idéalisme et réalisme, la diversité de fond et de forme rassemble, permettant de toucher chacun en fonction de sa sensibilité, de son contexte de vie, de ses origines, de son âge.

CRÉOLISATION ET MONDIALISATION

La créolisation, c’est cette capacité de l’homme à accueillir et à se laisser traverser et enrichir par des apports extérieurs, par la différence, pour ensuite grandir tout en restant lui-même”, explique Jacques Martial. Le terme pose la question des racines, de l’individu, de l’acceptation de l’Autre, des diversités et de la diversification du monde, de l’égalité entre les hommes et de la liberté.
Il nous renvoie au père de ce concept : le penseur, écrivain et poète humaniste Édouard Glissant, trop absent de cette manifestation. Un écho à ce qu’il appelle “ le métissage conscient de lui-même ”.

La définition nous confronte aussi aux réalités de l’évolution du monde, à la difficulté de participer et de tirer profit des modifications structurelles engendrées par la globalisation, tout en préservant les spécificités de chacun. À l’heure de la mondialisation, les enjeux économiques prévalent souvent sur les enjeux culturels, environnementaux et identitaires. L’uniformisation des codes de société guette, la consommation de masse s’intensifie, et avec elles, les risques d’accentuation identitaire, de déséquilibre et de dépendance.

L’exposition entière ouvre quant à elle des interrogations sur l’identité choisie ou forcée. Qu’est-ce qu’être soi ? Et comment ? Peut-on être chez soi partout aujourd’hui ? “ Être accepté, en particulier loin de chez soi est difficile dans les sociétés du monde, y compris dans la nôtre en particulier, ajoute Yolande Bacot. En raison de notre passé, des pesanteurs des histoires coloniales, d’une partition géographique qui correspond à une partition sociale. (…) L’amalgame parfois fait entre les problèmes économiques et sociaux, et les questions culturelles et identitaires est révélateur de cette fragilité ”.

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Familière, surprenante, enthousiasmante, utile, pour certains, discutable, réductrice ou déroutante pour d’autres, l’exposition Kréyol factory ne laisse pas indifférent. Elle est un lieu de sens qui unit ou partage, et à l’évidence interroge, enrichit, permet de débattre et ouvre sur les autres “avec un profond respect”, confirment de nombreux visiteurs. Y aura-t-il une suite ? Au moins dans les esprits : “Ces espaces posent en effet de nombreuses questions en suspend, dont celle de la démocratie”, conclut Yolande Bacrot. De multiples champs d’exploration demeurent, à nous de les parcourir et d’y réfléchir ensemble.

PRATIQUE
Jusqu’au 5 juillet 2009. Grande Halle de la Villette, Paris 19.

De 14h à 22h du mardi au jeudi. De 11h à 19h du vendredi au dimanche.

Saul Leiter : Dancing in the street

Une exposition en cours, à découvrir absolument au musée Nicéphore Niépce, à Châlon-sur-Saône : Dancing in the street, 40 photographies de Saul Leiter. Né en 1923, le photographe américain fut un des premiers à jouer le jeu de la couleur à la fin des Années 40, à une époque où le Noir et Blanc domine, la couleur étant réservée à la publicité et non à Lire la suite de « Saul Leiter : Dancing in the street »

Depardon et Virilio : Ailleurs commence ici

Une exposition inédite débute aujourd’hui à la Fondation Cartier : Terre natale, Ailleurs commence ici, de Raymond Depardon et Paul Virilio. Un dialogue dynamique sous forme de projections sur l’état du monde et de ses habitants aujourd’hui. Une conversation mise en scène entre le cinéaste-photographe et l’urbaniste-philosophe mais aussi entre les univers rural et urbain, entre les habitants du monde contemporain et les visiteurs. La scénographie laisse toute sa place à l’image pour un face à face hyper réel avec l’Autre, alternant diffusion sur écrans géants et principe de mosaïques vidéo suspendues – trop petites – nous bombardant – trop vite – d’archives. La projection sphérique des données migratoires est une belle réalisation technique mais demeure scolaire, factuelle pour qui est déjà un peu informé. Et paradoxalement sans analyse sur les lourdes conséquences qu’elles auront au niveau individuel et mondial.

Quelle est la place de l’homme dans une société mondialisée à double vitesse ? Quels sont les fondements et que reste-t-il de son identité, de son histoire, de sa survie alors qu’il est menacé par un exode forcé ? Quels sont les nouveaux nomades et les nouveaux sédentaires dans un monde qui vit au rythme des migrations ?
«  J’ai voulu donner la parole à ceux qui ne l’ont pas  » disait Raymond Depardon hier soir, à l’inauguration, au sujet d’un des films présentés. Et la seule chose que ces gens savaient est que j’étais là pour les écouter.  » À voir. Pour Depardon. Même si ce n’est pas ce qu’il y a de plus représentatif de son superbe cheminement.

honolulu_raymond depardon
Honolulu, Day 5 ©Raymond Depardon

PRATIQUE
Jusqu’au 15 mars 2009. Fondation Cartier pour l’art contemporain. 261, boulevard Raspail Paris 14e. Tél. : 01 42 18 56 50. Tlj, sauf le lundi, de 11h à 20h. Nocturne le mardi jusqu’à 22h. Tarif : 6,50 €, réduit : 4,50 €. Accès libre pour les – 18 ans mercredi de 14h à 18h. Autres infos sur http://fondation.cartier.com

Lee Miller au Jeu de Paume

Jusqu’au 4 janvier 2009, au Jeu de Paume (Paris), se tient une rétrospective inédite, évocation de la vie et de l’oeuvre fascinante de la photographe américaine Lee Miller. Brillante et volontaire, d’une beauté et d’une distinction peu communes, elle mena pendant plus de vingt ans un parcours qui la conduisit devant comme derrière l’objectif. Paris, New York, Le Caire, Londres, Munich… chaque voyage fut source d’inspirations et de rencontres, et d’évolutions artistiques.

Portrait de l’espace. Prise de vue 4, version finale, 1937 Lee Miller
© Lee Miller Archives, England 2008. All rights reserved
http://www.leemiller.co.uk

Lee Miller commença sa carrière de mannequin pour Vogue après avoir croisé Conde Nast en manquant de se faire écraser par une voiture, fut l’inspiratrice d’artistes comme Picasso, l’inoubliable muse de Man Ray et ouvrit son propre studio avec son frère à New York au début des Années 1930. En 1934, elle quitta les États-Unis pour suivre son mari en Égypte. Et en 1939, elle quitta son mari pour rejoindre le peintre Roland Penrose avec qui il partagera le reste de sa vie.

Série Women with Fire Masks, Downshire Hill, London 1941 Lee Miller
© Lee Miller Archives, England 2008. All rights reserved
http://www.leemiller.co.uk

Elle fut surtout la première femme photographe correspondante de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle couvrit avec un recul et une frontalité surprenantes le théâtre de la guerre. Une guerre qu’elle vécut autant qu’elle la saisit. Des infirmières engagées, à la Libération de Paris, des corps empilés de Dachau aux anciens gardiens des camps de Buchenwald, son regard sur l’Histoire illustre alors l’instant, les paradoxes de la condition humaine, entre froideur apparente et création sensible nouvelle.
Elle continua la photo jusqu’en 1953.

PRATIQUE
L’art de Lee Miller. Jusqu’au 4 janvier 2009. Jeu de Paume : 1, place de la Concorde 75008 Paris. Infos : 01 47 03 12 50 & http://www.jeudepaume.org

À LIRE
Les vies de Lee Miller, de Antony Penrose, éd.Thames & Hudson. 32 euros.
L’oeil du silence, de Marc Lambron, Livre de Poche.