10 ans de Médiapart : le colloque en ligne

Pour ceux qui n’ont pas pu être là aux 10 ans de Médiapart, quelques images prises en passant lors du samedi après-midi « marathon » : Écologie VS inégalités, Liberté et indépendance de la presse, Photojournalisme et numérique, et en avant-première : les coulisses du projet Zéro impunity et la projection du documentaire Depuis Mediapart.

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À voir : la rediffusion intégrale du colloque du 16 mars (également disponible en séquences individuelles sur ce lien). Les thèmes abordés : Quelle vérité ? ; Les défis du journalisme d’enquête ; Le numérique comme arme. Comment trouver la vérité ? ; Informer en milieu hostile ; Digitalisation et démocratisation : qui est le gardien du savoir ? ; Le mensonge à l’ère numérique et Pourquoi la vérité ?.

• Le site de Mediapart

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Mediapart fête ses 10 ans !

Pour fêter ses 10 ans, le site d’information indépendant Médiapart vous donne rendez-vous au 104 (Paris) toute la journée de 11h à 23h. Rencontres avec la Rédaction, débats, conférences, expositions, projections… et une offre d’abonnement exceptionnelle valable jusqu’à dimanche 18 mars.
Programme complet sur > https://festival.mediapart.fr/ 

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A LIRE : Bilal sur la route des clandestins, de Fabrizio Gatti

À la suite d’un énième (!) naufrage de personnes migrantes non loin de Lampedusa, le grand reporter italien Fabrizio Gatti appelle à soutenir dès maintenant une candidature de l’île italienne au prix Nobel de la paix (SIgner pour une candidature de Lampedusa au prix Nobel de la paix http://temi.repubblica.it).

Dans son livre Bilal sur la route des clandestins, il raconte le quotidien de ces hommes et femmes qui fuient les dangers de leur pays, quotidien qu’il a vécu à leurs côtés en se faisant passer pour l’un des leurs. À lire absolument.

Bilal sur la route des clandestins
« Dans le Sahara, certaines nouvelles se propagent comme en l’an mil, portées par la voix des voyageurs. Ainsi faut-il voyager pour savoir ».

Fabrizio Gatti est grand reporter au sein de l’hebdomadaire italien L’Espresso. Depuis près de 20 ans, il s’investit en faveur du respect des droits fondamentaux et contre l’organisation internationale du crime. Engagé dans de nombreuses enquêtes en infiltré, il ne conçoit pas l’information sans l’épreuve des réalités et la rencontre de ceux qui les vivent ou les subissent. – Une conception du métier de plus en plus difficile à honorer tant à l’écrit qu’en photographie si l’on veut en vivre (ndlr). – Son livre Bilal a obtenu le prix Terzani* en 2008. Il a été réédité par les éditions Liana Levi fin 2010 en format poche. À lire absolument.

Bilal sur la route des clandestins raconte des destins hors norme au travers du parcours de Fabrizio Gatti, l’homme, le journaliste qui s’est fait lui-même clandestin, du Sénégal à la Libye jusqu’à Lampedusa pour comprendre, mieux révéler, restituer et dénoncer l’inimaginable et l’inhumain. Les clandestins, ce sont ici des Africains qui fuient la guerre, la faim, la pauvreté, la survie pour ce qu’ils pensent être leur salut : un pays européen. En l’occurrence, l’Italie. Et par extension, une chance de travailler et d’aider leurs familles restées au pays. Entre lucidité cruelle, inconscience et espérance, ils se risquent à tenter de franchir des milliers de kilomètres dans des conditions dangereuses.

Pour y parvenir, ils quittent leurs proches, leur pays (Sénégal, Sierra Leone, Liberia, Nigéria, Togo, Côte d’Ivoire…) pour affronter le désert, la soif, la maladie, la mer, la mort et ceux – manipulés ou criminels – qui détiennent leur vie entre leurs mains : militaires, policiers, administrations, passeurs. Ce n’est pas une fiction, ce n’est pas un scénario mélo. C’est à considérer très concrètement bien au-delà de ce qu’on peut entrevoir de façon parcellaire dans les médias : une réalité pour des centaines de milliers de personnes. Des millions si l’on considère ceux que l’on appelle les déplacés de force.

Racket, mauvais traitements, corruption et tortures sur le trajet et aux postes frontaliers, marchandisation de l’homme, « trafic humanitaire », machination dès les premières heures à parcourir qui se poursuit au gré des frontières… Tel est le quotidien vécu parfois sur des milliers de kilomètres : de Dakar à Kayes, Bamako, Gao et Niamey, en passant par Agadez, Dirkou jusqu’au camp de Gatrun avant Lampedusa, pour ceux qui y parviendront ou voudront y parvenir. Et une fois là-bas ?

En contrepoint, les accords tacites et/ou formels conclus sur plusieurs années entre le gouvernement Berlusconi et le colonel Khadafi, faisant de la Libye un rempart contre l’immigration clandestine, faisant de Lampedusa « l’engrenage central des déportations de masse mises en œuvre par l’Italie avec la complicité de l’Allemagne et de l’Union européenne (…) ».

Un livre essentiel et unique pour savoir. Pour reconsidérer la question des migrations forcées, car toutes ne le sont pas. Pour penser autrement ces migrations et faire en sorte que les migrants clandestins ne soient plus vus comme un danger mais avant tout comme des personnes en situation de danger. Les évolutions et les bouleversements du monde doivent être intégrés pour une cohabitation des situations partout et pour tous ; car ériger des barrières ne pourra qu’exacerber les injustices et les tensions, maintenir les précarités, lesquelles favorisent instabilité et insécurité locales et internationales.

Pour élargir le sujet – ne perdons pas de vue que tout est lié directement ou indirectement et le sera de plus en plus – le chômage, le mal logement, la fragilité sont dans nos murs ; la faim, la maladie, la guerre sont à nos portes. Quant aux révolutions en cours et à venir, si elles ouvrent la voie vers plus de démocratie et d’égalité des droits au prix de nombreuses vies, la chute de dirigeants n’est évidemment pas un remède instantané aux crises traversées depuis des décennies, d’où la poursuite notamment des migrations vers nos terres.

Malgré cela, ou à cause de cela tout reste encore possible, pourvu que l’on intègre l’idée que ce qui arrive aux autres pourraient nous arriver pour mieux le prévenir, l’éviter ou l’améliorer ; pourvu que l’on privilégie l’homme et son avenir en considérant à 360 ° les réalités locales et globales présentes ; pourvu que l’on cesse de renforcer le pouvoir de ceux qui prônent ou véhiculent des principes de peur, de haine ou d’exclusion de l’Autre, du Différent, de l’Étranger ; pourvu que le développement soit envisagé pour tous et avec tous et non pour une élite.

L’heure est définitivement à l’union, à l’humanité et à l’action pour aller vers le moins mal possible, pour tendre vers le mieux si ce n’est vers le meilleur. Au moins essayer.

* prix littéraire international, du nom de Tiziano Terzani, journaliste et écrivain italien.

Bilal sur la route des clandestins. Éd. Liana Levi/Piccolo. 13 €

Post À lire : l’enquête de Fabrizio Gatti publié initialement en mai 2011.

A LIRE : L’enquête de Fabrizio Gatti

« Dans le Sahara, certaines nouvelles se propagent comme en l’an mil, portées par la voix  des voyageurs. Ainsi faut-il voyager pour savoir ».

Fabrizio Gatti est grand reporter au sein de l’hebdomadaire italien L’Espresso. Depuis près de 20 ans, il s’investit en faveur du respect des droits fondamentaux et contre l’organisation internationale du crime. Engagé dans de nombreuses enquêtes en infiltré, il ne conçoit pas l’information sans l’épreuve des réalités et la rencontre de ceux qui les vivent ou les subissent. – Une conception du métier de plus en plus difficile à honorer tant à l’écrit qu’en photographie si l’on veut en vivre (ndlr). – Son livre Bilal a obtenu le prix Terzani* en 2008. Il a été réédité par les éditions Liana Levi fin 2010 en format poche. À lire absolument.

BILAL SUR LA ROUTE DES CLANDESTINS raconte des destins hors norme au travers du parcours deFabrizio Gatti, l’homme, le journaliste qui s’est fait lui-même clandestin, du Sénégal à la Libye jusqu’à Lampedusa pour comprendre, mieux révéler, restituer et dénoncer l’inimaginable et l’inhumain. Les clandestins, ce sont ici des Africains qui fuient la guerre, la faim, la pauvreté, la survie pour ce qu’ils pensent être leur salut : un pays européen. En l’occurrence, l’Italie. Et par extension, une chance de travailler et d’aider leurs familles restées au pays. Entre lucidité cruelle, inconscience et espérance, ils se risquent à tenter de franchir des milliers de kilomètres dans des conditions dangereuses.

Pour y parvenir, ils Lire la suite de « A LIRE : L’enquête de Fabrizio Gatti »

Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et les autres

Depuis un an, la vie de Stéphane et Hervé est entre les mains des Talibans d’Afghanistan. Depuis un an, la vie de Stéphane et Hervé est entre les mains du gouvernement français.

Depuis 2009 ajouterai-je, si l’on s’en tient à notre pays, ce sont 8 Français qui sont officiellement retenus en otages :  un agent de la DGSE – (pseudo : Denis Allex) – au service de l’Etat donc – enlevé à Mogadiscio le 14 juillet  2009, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier enlevés en Afghanistan le 29 décembre 2009 et  5 personnes (Thierry Dol, Marc Ferret, Daniel et Françoise Larribe, Pierre Legrand âgés d’environ 25 à 62 ans) enlevées au Niger le 16 septembre 2010.

En 2010, 5 otages français ont été libérés tandis qu’un autre (Michel Germaneau) a été exécuté.

Aujourd’hui, huit personnes de plus sont transformées en outil de pression et en monnaie d’échange économique et politique idéale, à la hauteur des intérêts français dans le monde, et notamment en Afrique et de l’engagement de nombreux journalistes et ONG dans les pays en conflit ou en situation de détresse alimentaire et sanitaire grave. Huit personnes a priori vivantes, pourvu que le gouvernement français réagisse à temps et n’en sacrifie aucune sur l’hôtel du chantage, de la menace et d’une forme de terrorisme inacceptable. L’avenir de la liberté en est purement et simplement l’enjeu.

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponnier : 300 jours de trop

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponnier, et leurs trois accompagnateurs afghans, qui travaillaient pour le magazine « Pièces à conviction » de France 3, ont été enlevés, le 30 décembre dans la province de Kapisa (Est). Une pétition de soutien pour leur libération est en ligne sur le site de Reporters Sans Frontières.

Se mobiliser est aujourd’hui la seule façon pour les citoyens de lutter contre cette forme du terrorisme, parmi tant d’autres. C’est essayer, rendre visible, dire qu’on n’oublie pas, que tout est possible ou du moins qu’il faut y croire. C’est offrir une scène politique et médiatique à tous les acteurs de la libération, montrer aux dirigeants l’impérieuse urgence de la négociation, de la solidarité, de mettre l’être humain au centre de tous les enjeux et de toutes les décisions. Se mobiliser, c’est transmettre son soutien aux otages et à leurs familles, et redonner toute sa dimension humaine à une démarche odieuse de menace permanente et de mise à l’écart de la vie, qui nous concerne tous.

 

Photojournalisme : état des lieux

À lire, le premier rapport sur le photojournalisme de l’Inspection générale des affaires culturelles (IGAC). Publié cet été, il en dresse un état des lieux social, économique et juridique, complété de 15 propositions.

Le chantier est urgent pour l’ensemble d’une profession dont les acteurs vont à la rencontre de l’événement pour mieux montrer la vie du monde. Malmené par les évolutions de la presse, laquelle change progressivement de mains, le photojournalisme est pourtant une garantie du maintien d’une information de qualité sur tous les sujets de fonds. Ce, face aux dérives de la culture de communication de masse, à un flux démesuré d’images amateurs voire  à une forme de restriction ? censure ? motivée par ce que le lecteur souhaiterait lire ou ne pas lire, voir ou ne pas voir. Bonne lecture.

Le rapport Photojournaliste_Rapport_definitif
En annexe annexes_rappport_photojournalisme, de très nombreux documents dont des textes législatifs, une retranscription d’interventions de professionnels de l’image…

Photojournalisme : la retouche en question

Rapidement, en passant, un lien vers un article du Monde au sujet de la retouche photographique abusive dans le domaine du photojournalisme. Un point de vue que je partage complètement (voir allusion dans le post précédent) sur une tendance qui s’affirme d’année en année.
Défendu, notamment, par  Jean-François Leroy, fondateur de Visa pour l’image, elle pose avant tout la question essentielle du relais, en images, de la réalité ; d’un regard documentaire et non pas plastique du monde ;  de l’honnêteté photographique. La suite sur Photoshop sème la zizanie dans la photo de presse.

À lire : Cet autre, de Kapuscinski

 » Habitants de la planète, nous sommes tous des Autres face aux Autres : moi face à eux, eux face à moi « . (Ryszard Kapuscinski)

Cet Autre, une profonde réflexion sur « ce miroir dans lequel nous nous regardons » : l’Autre. Son auteur, Ryszard Kapuscinski (1932-2007) était un Grand reporter polonais. Un écrivain voyageur qui a passé près de 30 ans à couvrir ces événements qui restent dans les vies et l’Histoire, de la fin de l’Afrique coloniale en passant par la chute du Shah d’Iran, de l’Éthiopie au Mozambique, de la Bolivie au Pakistan, à l’Afghanistan… pour l’agence de presse polonaise.

Historien de formation, curieux inassouvi, son héritage littéraire est un celui d’un témoin de l’humanité, de ses bouleversements géopolitiques, économiques, sociétaux, structurels. Plus qu’un métier,  le journalisme était pour lui un devoir d’analyse ; une passion d’informer ; la mission engagée d’appréhender, de connaître, de comprendre, de restituer le monde  et d’aller à la rencontre de l’Homme.

Dans un monde profondément bouleversé par ce qu’on appelle la mondialisation, l’évolution  des modes de communication, l’affranchissement du colon et la redéfinition des frontières planétaires, la circulation des hommes et l’affirmation du métissage, Kapuscinski s’interroge sur cet Autre qui nous ressemble. Il a ses identités, ses repères, son histoire propres que nous érigeons parfois au rang de barrière. Des barrières qui prennent la couleur d’une peau, l’odeur de l’argent, la direction du nationalisme, le sens du fondamentalisme ou la trajectoire du plein pouvoir au point de nous empêcher de « voir », d’apprendre, de réaliser cet acte essentiel de la découverte de l’Inconnu, de  la (re)connaissance de l’Étranger.

Entre peur et espoir, isolement et ouverture, histoire, mémoire et avenir, les notions de respect, de bienveillance, de curiosité, d’humanité, d’égalité sont au cœur des questionnements liés à notre relation à l’Autre. Vivre ou ne pas vivre ensemble ?…


Cet autre, de Ryszard Kapuscinski. Éditions Plon. 18 €.
À lire également : Ébène, aventures africaines (10-18). Imperium (10-18). Le negus (Press pocket). Le Shah, ou la démesure du pouvoir (Flammarion). Neuf ou d’occasion, certains titres étant indisponibles à ce jour.

Liberté de la presse 2009

Au dernier classement mondial de la liberté de la presse, la France perd encore du terrain et passe de la 35e (2008) à la 43e place (2009). Et ce n’est pas le seul pays dit démocratique concerné.

De la limitation d’accès aux sources à la rétention d’information et à la confiscation de matériel, de la manipulation médiatique à la communication et à la désinformation, du monopole étatique à la censure voire à l’auto censure, les formes d’entrave à la liberté d’informer – et donc d’être informé – sont multiples.

L’instabilité et l’insécurité croissantes de la situation Lire la suite de « Liberté de la presse 2009 »

Low cost : le leurre économique

Voyage, tourisme, mais aussi alimentation, médecine, automobile, …, le raz de marée low cost a investi tous les secteurs de la vie quotidienne. Décrié par les uns, sacralisé par les autres, les fondements, fonctionnements et conséquences de ce phénomène économique demeurent pourtant largement méconnus.
Parce que payer moins cher a forcément un prix, Bruno Fay et Stéphane Reynaud ont enquêté pendant plus d’un an sur le sujet. Résultat : No low cost, une  » bombe  » archi documentée sur les coulisses d’un système à la dérive. Le point avec Bruno Fay, (excellent) journaliste et Lire la suite de « Low cost : le leurre économique »

Stanley Greene : l’enjeu photographique

 » Il y a tous ces photographes qui voyagent partout ensemble, en essayant de faire plus fort, parce que leurs magazines insistent sur ce point. Les gens perdent leur esprit ! « 

Un extrait d’une excellente interview du photo-reporter Stanley Greene  (membre de NOOR images) que je vous suggère d’écouter en intégralité. Les propos sont immuables et les questions posées sont d’une pertinence plus que jamais d’actualité. Qu’est-ce que l’engagement photographique ? Qui est le photographe ? Quel est le rôle de l’image ? Son sens ? Sa place ? Comment évolue-t-elle entre exigence médiatique, volonté politique, soif de scoop et devoir d’informer ?

Du témoignage révélateur d’une réalité révoltante à l’image choc du preneur d’image en attente de sensationnel ; de la violence restituée ou suggérée à visage (in)humain au brutal trash travesti commercial ; du réalisme sensible au pathologique grand public ; du reportage documenté à la fast or low cost photo : aperçu sensé d’un homme sans concession, combattant engagé dans une démarche artistique fondée sur la vérité, la réalité, l’Histoire, l’homme. Une  (de mes) référence(s).
À lire aussi sur le blog : Black passport, de Stanley Greene

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Christian Poveda_vida loca !

Christian Poveda, photoreporter et documentariste, nous a quittés hier à 54 ans, assassiné au Salvador où il vivait. Son dernier documentaire sur le quotidien des gangs salvadoriens, La vida loca (La vie folle), sort en salle le 30 septembre. Ces liens www.lafemme-endormie.com/vidaloca (site du film) et http://www.agencevu.com/photographers (ses portfolios au sein de l’agence VU) parlent pour lui de ce qu’il était, de ce qu’il faisait, mieux que tout ce que l’on pourra en dire de beau aujourd’hui.

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