Informer, humaniser, partager

Merci à celles et ceux qui m’ont fait, me font confiance !

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Stanley Greene : hommage

ON DOIT PRENDRE DES PHOTOS AVEC LE CŒUR, PAS AVEC LA TÊTE.

L’immense photographe Stanley Greene nous a quittés cette nuit. Un homme qui a tout donné et tout sacrifié pour témoigner et informer. Un homme sans concession, révolté par l’inhumanité. Un combattant engagé dans une démarche éthique fondée sur la vérité, la réalité, la mémoire, l’homme. Quelqu’un que l’on aimait autant voir qu’écouter.

Né en 1949, photographe dit “ de guerre ”après avoir été notamment photographe de mode, Stanley Greene était surtout un photographe de la vie. D’une certaine vie, qui un jour dérape pour sombrer, faire sombrer dans le chaos, la douleur, la violence, la domination, la soumission, la mort. Au-delà du pire scénario. Car là, c’est bien le monde réel qui s’affiche, un monde contemporain “ plus d’actualité que jamais ” selon la dérisoire formule consacrée : celui d’êtres humains déchainés de haine, de pouvoir, ou soumis à la barbarie la plus insupportable, la plus inimaginable. Ce monde rempli ici ou là d’atrocités, de celles qui deviennent paradoxalement, ironiquement historiques.

Cofondateur de NOOR images, récompensé par de nombreuses distinctions photographiques, Stanley Greene a couvert les conflits pendant près de 30 ans, guidé par cette insatiable quête – “ Essayer de comprendre pourquoi les humains se comportent de cette façon (…), aller où c’est en train de se passer pour comprendre.”  – et cet état extatique dans lequel on se retrouve quand on sait que c’est là qu’on doit être. S’oublier, faire corps avec ce qui vous entoure, prendre des photos, vivre. Et garder vivant ce que d’autres aimeraient mieux cacher, oublier. Quitte à y perdre chaque fois un peu de soi-même. La vérité exige du courage. La vérité, quelle qu’elle soit, a toujours un prix.

Pour mieux comprendre, il faut regarder encore et encore ses photographies en noir et blanc (pour la plupart), celles qui traversent Black Passport par exemple. Un carnet de bord publié en 2009 avec, en fil rouge, les questionnements, les sentiments de Stanley Greene, et des repères personnels toujours intenses, perturbés ou perturbants, justes et honnêtes. Trente ans de vie en textes et en images traversée par ses débuts, la mode, San Francisco ; ces femmes lumineuses qui ont compté et surtout ces conflits qui marquent au fer rouge. Sud Soudan, Caroline, Zaïre, Tchétchénie, Asya, Moscou, Anna, Irak, Afghanistan… composent 26 scènes de vie, d’amour, de photographie. Parce que le photographe de guerre n’est pas un héros, mais avant tout un homme ; “ un papillon de nuit – je le cite – qui se jette dans les flammes.

Stanley Greene a tout donné et tout sacrifié pour informer, plaider, être auprès de ceux qui vivent des violences inouïes. Lors d’un entretien très intense paru dans Polka magazine en septembre 2016, il confiait à Dimitri Beck : « C’est comme si j’avais passé un pacte avec le diable pour essayer de mener à bien ma carrière. Mais il m’a dépouillé, a pris mon argent, ma vie personnelle, ma santé. Tout. (…) Mais je ne regrette rien. »

Référence absolue de la photographie, il était d’une présence sensible, généreuse et magnétique. iI nous laisse un héritage photographique et moral exceptionnel ; des images qui nous  » collent au mur » ; cette nécessité impérative pour nous, photographes, de « savoir pourquoi on prend les photos » et des étincelles de passion à partager pour résister encore.


> Stanley Greene/NOOR images
http://noorimages.com/photographer/greene/
> Black Passport. Schilt Publishing (édition originale) & Textuel (version française). 170 x 225 mm. 288 p. 45 €.

 VOIR, ÉCOUTER

 

L’Expo ‘Le droit d’apprendre’ à la Maison de l’Europe

Bonne nouvelle : après Bordeaux en 2016, l’exposition « Le droit d’apprendre »* est à la Maison de l’Europe, à Paris, jusqu’au 1er avril 2017. Un projet photographique dont je signe les photos et les textes, destiné à informer, sensibiliser, montrer de l’intérieur l’importance d’un droit fondamental : le droit à la formation pour tous, à tout âge, quelles que soient ses compétences. Un bien commun qui doit être diffusé, connu et accessible.

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Lutte contre le chômage, égalité des droits, responsabilité sociale et éducative… Quels sont les enjeux de la formation tout au long de la vie ? Comment consolider ses compétences, évoluer, sécuriser les parcours ? Comment apprenants et formateurs construisent-ils ensemble un parcours d’autonomie et de réussite ?

“ La notion de formation continue, telle un mouvement, est inhérente à Turbulences !, à l’image de l’intermittence du spectacle. C’est fondamental pour maintenir une dynamique, consolider et explorer. C’est ce qui permet le maintien et l’évolution des niveaux de qualification de la structure et des personnes. ” – Philippe Duban (Turbulences!)

Extraites de plusieurs reportages, les photographies – légendées de nombreux témoignages de formateurs et d’apprenants – mettent en lumière l’engagement d’organismes de formation pour adultes et d’entreprises d’insertion auprès de personnes parfois fragilisées. Elles valorisent les apprenants dans leur démarche d’apprentissage. Elles évoquent la diversité des pratiques des formateurs. Elles humanisent un droit qui participe à l’amélioration des compétences et au bien-être de chacun ainsi qu’à la stabilité et à la qualité de vie de l’entreprise.

Du 3 au 30 mars 2017
Exposition « Le Droit d’apprendre » : Maison de l’Europe. 35-37, rue des Francs-Bourgeois, 75004 Paris. Tous les jours, week-ends inclus, de 14h à 18h : entrée libre. D’autres expositions sont à suivre en 2017 en France.

*Avec le soutien de l’agence Erasmus+France Éducation Formation/EPALE, qui m’a confié ce beau projet collectif dans le cadre de ses actions liées à la l’éducation et à la formation des adultes. En collaboration avec Turbulences!, Langues Plurielles et la Table de Cana, sujets au sens plein du terme de ce travail que je remercie tout autant. Tirages Picto Paris.


Coulisses : la lutte contre l’illettrisme et exclusions associées et l’accès à l’éducation, à la formation et à l’emploi pour tous est un nombreux enjeux sur lequel je travaille depuis plusieurs années. L’exposition « Le droit d’apprendre » résulte de nombreuses semaines de travail collectif, tant pour sa préparation que pour – la réalisation des prises de vues pour valoriser au mieux chaque structure, les liens humains entretenus, les ateliers et actions mis en œuvre, – les recueils de témoignages pour incarner et donner la parole aux personnes impliquées – le choix et la préparation des images – la synthèse des textes – la réalisation des maquettes photos/textes et le suivi de fabrication enfin.

10 ans et un site photo

10 ans ! C’est l’âge de ce blog. Merci à tous de vos passages, commentaires ou soutiens. Pour l’occasion, et pour celles et ceux qui ne le connaissent pas encore, voici le lien vers mon site photo à jour : vdegalzainphoto.wordpress.com. Vous y trouverez des reportages, portraits, parutions et actus. Ce blog reste actif bien sûr. Bonne visite !

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« Handicaps, faire face » : l’expo

Nouveau : j’ai le plaisir de vous annoncer que le projet Handicaps : faire face, réalisé avec le CASVP, a été inauguré. Il commence sa diffusion sous la forme d’une exposition en mars (me contacter pour le lieu). En images et en témoignages, des agents du CASVP s’exposent et livrent leur regard sur le handicap, notamment au travail. Des visages reflet d’une vraie noblesse du cœur. Des mots sensibles et lucides qui nous permettent d’en apprendre plus sur une nécessité d’adaptation permanente, des souffrances contenues et une envie de partager pour avancer ensemble, à égalité. Pour en savoir plus > cliquez ici.

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© Virginie de Galzain

Exposition ‘Le SMA : un enjeu d’avenirs’ à Périgueux

Le 1er décembre 2016, le Détachement du Service militaire adapté (DSMA) fêtait ses 20 ans au musée d’art Vesunna de Périgueux sous le haut patronage d’Ericka Bareigts, ministre des Outre-Mer.

Pour accompagner cet événement, je suis très heureuse de vous annoncer que l’exposition extraite du photoreportage Le SMA : un enjeu d’avenirs* est présentée à Périgueux pendant 5 semaines !
• Du 29 novembre au 4 décembre 2016 : Musée d’art Vesunna, parc de Vésone, 20 rue du 26e régiment d’Infanterie, Périgueux. • Du 7 décembre 2016 au 3 janvier 2017 : Hôtel de Ville 23 rue du Président Wilson, Périgueux. Entrée libre. (*tirages à l’agrandisseur : Andres Romero)
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USA : where is your mind ?

Donald Trump est officiellement président des États-Unis. Tout candidat peut remporter une élection. Ouvrons enfin les yeux et agissons en conséquence pour la France sans attendre le 2e tour. Pour les États-Unis, c’est trop tard cette fois. Bad day for US.

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New York, Guggenheim © Virginie de Galzain

L’exposition ‘Le droit d’apprendre’ aux journées du Patrimoine

J’ai le plaisir de vous annoncer que ma prochaine exposition – « Le droit d’apprendre » – sera notamment présentée lors des Journées européennes du Patrimoine 2016 par l’agence Erasmus, à Bordeaux.

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« Le droit d’apprendre »* est un projet photographique destiné à informer, sensibiliser, montrer de l’intérieur l’importance d’un droit fondamental : le droit à la formation pour tous, à tout âge, quelles que soient ses compétences. Un bien commun qui doit être diffusé, connu et accessible. Lire la suite de « L’exposition ‘Le droit d’apprendre’ aux journées du Patrimoine »

Remise à niveau et lutte contre l’illettrisme

TÉMOIGNAGE (*). Apprendre et améliorer ses compétences à tout âge, c’est un droit pour tous et c’est possible. Denis suit une formation collective de remise à niveau Français compétence professionnelle avec Langues Plurielles sur son lieu de travail :

« C’est la première fois que je fais quelque chose pour moi. J’ai arrêté l’école en CM2 pour me mettre à travailler. À la maison, on avait besoin d’argent. J’ai commencé dans le bâtiment comme manœuvre. Depuis, j’exerce tous ces métiers dont on peut avoir besoin couramment dans une maison de retraite, où je suis salarié : entretien, peinture, électricité, réparations, plomberie… Je vais avoir 50 ans l’année prochaine et je veux évoluer (…).

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© Virginie de Galzain/Erasmus+/EPALE

Ce n’est pas facile de demander de l’aide. Pour vous dire les choses franchement, j’avais vraiment honte de me sentir différent à ce point. On a peur de s’exposer devant les autres. Le premier jour de formation, je n’étais pas à l’aise mais j’essayais de ne pas le montrer. C’est important d’être à plusieurs car on se retrouve ensemble, à égalité. Aujourd’hui, c’est ma quatrième séance : je suis ravi. Je sens que je commence à m’ouvrir. Mes enfants sont heureux pour moi, je crois qu’ils sont fiers de ce que j’entreprends ».


(*) Extrait du reportage réalisé pour Erasmus+ / EPALE : « La formation des adultes : un bien commun » (Langues Plurielles, octobre-novembre 2015)
et de l’exposition « 
Le droit d’apprendre », présentée à partir des journées du Patrimoine
(17 septembre) au siège d’Erasmus, 25 quai des Chartrons, Bordeaux

Boxe : clin d’œil à Estelle Mossely

Clin d’œil à Estelle Mossely, médaille d’or Boxe poids légers aux J.O de Rio, première femme championne olympique dans cette discipline et brillante ingénieure !

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Extrait du reportage ‘Le SMA : un enjeu d’avenirs‘ © Virginie de Galzain

Hommage à Camille Lepage : 2 ans déjà

Il y a deux ans, la photojournaliste Camille Lepage était assassinée en République centrafricaine où elle réalisait plusieurs reportages. Une terre d’oubliés qui était devenue son lieu de vie après plusieurs années au Sud Soudan. Une seconde patrie alors plongée dans des violences intercommunautaires extrêmes entre la Seleka et les anti-Balaka, où elle partageait le quotidien de celles et ceux dont elle révélait les réalités en images. À 26 ans, elle était talentueuse et engagée, informée et professionnelle. Passionnée par l’image, elle était guidée voire obsédée par la nécessité de témoigner au nom de ceux qui souffrent et que le monde délaisse, ignore ou condamne au silence et à l’oubli, du moins tant que cela ne fait pas vendre.

site camille lepage
Ses parents et son frère ont créé l’association portant son nom, notamment pour la faire vivre au travers de ses reportages et diffuser son travail au plus grand nombre. Un prix photographique destiné à soutenir chaque année le travail d’un photojournaliste a aussi vu le jour. Courageuse, Camille Lepage a été au bout de ses rêves et de ses convictions. Elle laisse des photographies sensibles, humaines et fortes que je vous invite à découvrir sur son site si ce n’est déjà fait, voire à vous procurer le livre République centrafricaine : on est ensemble. L’œuvre éternelle d’une belle personne et d’une excellente photographe.

À SUIVRE/À VOIR
– Le site de Camille Lepage : camille-lepage.photoshelter.com
– L’association Camille Lepage-On est ensemble www.camillelepage.org
– Le livre : République centrafricaine : on est ensemble, CDP éditions, 10 euros (un cadeau)

Formation et insertion : Le régiment du SMA de La Réunion fête ses 50 ans

Le régiment du SMA de La Réunion fêtait officiellement ses 50 ans le 8 avril. Il y a un an, j’y réalisais plusieurs semaines de reportage, en photographies et recueil de très nombreux témoignages. Un reportage en immersion qui s’inscrit dans un travail de long terme sur l’accès à une éducation et une formation égalitaire pour tous initié fin 2011.

Pendant ces semaines, j’ai pu suivre la vie au sein des 3 sites du régiment (Saint-Pierre, Saint-Denis et Bourg Murat), découvrir la diversité des parcours de vie individuels et des apprentissages communs à différents stades de la formation des jeunes. Le RSMA accueille en effet en flux tendu 100 nouveaux jeunes par mois pour 6 à 12 mois : ceux qui arrivent côtoient ceux qui partent comme ceux qui sont à mi-parcours. J’ai pu observer, photographier, m’entretenir avec des cadres et des jeunes volontaires. Que l’on ne s’y trompe pas, le RSMA ne forme pas de futurs militaires, mais il met tout en œuvre pour permettre aux filles et garçons qui le souhaitent d’apprendre un métier qu’ils pourront exercer dans le civil ; des jeunes qui se donnent les moyens de faire des choix de vie dans des contextes personnels ou conjoncturels parfois difficiles.

Reportage et montage ©Virginie de Galzain

Mon objectif était de comprendre, au-delà des mots et des chiffres qui décrivent ce dispositif, qui sont les volontaires et les cadres militaires qui le composent, où ils en sont au moment où je les rencontre et comment et pourquoi c’est une réussite humaine. Car entre l’arrivée des jeunes et les 75% dits d’insertion, il y a des mois de partage et de vie collective inédite en internat, de travail intensif et de détente, de doute et de découragement, de petites et de grandes victoires. Rien ne va de soi, rien n’est gagné d’avance. Appréhender de l’intérieur ce microcosme très exigeant « qui ne lâche rien » est le seul moyen d’informer, de donner à voir l’organisation et les moyens mis en place pour former en interne à des dizaines de métiers dans les meilleures conditions possibles ; l’encadrement humain existant et nécessaire jour et nuit ; les compétences et l’investissement à tous les niveaux en lien avec de nombreux acteurs de la vie civile. Et surtout : les liens qui se tissent au fur et à mesure que les jours et les semaines passent qui participent à renforcer confiance et détermination,  envie de réussir et conscience que c’est possible.

> Le site du reportage : ‘Le SMA : un enjeu d’avenirs’

9 ans !

Ce blog fête ses 9 ans ! Créé en mars 2007, il rassemble des images et points de vue au gré de sujets qui me tiennent à cœur, rencontres ou collaborations, entre autres… Pour l’occasion, j’ai le plaisir de vous faire découvrir la nouvelle version du site dédié au reportage que j’ai réalisé sur le Service militaire adapté, mission fondamentale de l’armée auprès des jeunes d’Outre-mer depuis plus de 50 ans ; version sur laquelle vous trouverez un nouveau diaporama, une sélection d’images et des extraits de témoignages notamment :
unenjeudavenirs.wordpress.com

reportage sma_reunion_virginie de galzain

Et toujours, le site photo, mis à jour, comprenant de nombreuses galeries vdegalzainphoto.wordpress.com Merci à toutes celles et ceux qui me suivent depuis…, à celles et ceux qui passent, même par hasard !

Internat

reportage service militaire adapte_virginie de galzainLe service militaire adapté : un enjeu d’avenirs‘ © Virginie de Galzain

L’expo ‘Le SMA : un enjeu d’avenirs’ aux Invalides

L’exposition extraite du photoreportage Le SMA : un enjeu d’avenirs, était présentée aux Invalides le 4 février 2016 à l’occasion d’une soirée spéciale du Service militaire adapté, que je remercie sincèrement à nouveau. (tirages à l’agrandisseur Andrès Romero)

Je vous invite à consulter le site présentant des extraits de ce travail qui me tient particulièrement à cœur unenjeudavenirs.wordpress.com, avec ses enjeux, des images inédites, des extraits de témoignages révélateurs des réalités de vie de jeunes qui se portent volontaires pour apprendre un métier au SMA, mais aussi de l’investissement des militaires qui les accompagnent pendant leur formation. Un reportage qui va bien au-delà de l’envie d’informer qui fait partie intégrante de mon métier et qui répond à un engagement personnel de long terme d’alerter sur la nécessité urgente de permettre à tous de bénéficier d’une éducation et d’une formation égalitaire (et non identique).
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                                    Salons du Gouverneur militaire de Paris/Invalides © Virginie de Galzain

Nouveau reportage : zoom sur la Compagnie Turbulences

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Turbulences ! Atelier professionnel Trapèze © Virginie de Galzain
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Turbulences ! Atelier professionnel Trapèze © Virginie de Galzain
TBL_tpz20_vdegalzainTurbulences ! Atelier professionnel Trapèze © Virginie de Galzain

Le trimestre se termine notamment avec plusieurs reportages réalisés pour Erasmus + France. Une belle collaboration au cœur d’organismes de formation et/ou d’emploi pour adultes, reconnus pour la qualité de leur accompagnement et de leur expertise et pour leur engagement humain (centre de formation, ESAT*, entreprise d’insertion). L’objectif : donner à voir ces structures de l’intérieur ; valoriser leurs auteurs, leurs actions et les personnes qui en bénéficient sur EPALE*, la première plateforme participative dédiée à la formation et à l’emploi des adultes en Europe. Ces reportages vont être progressivement mis en ligne sous différents angles, complétés de témoignages spontanés avec les acteurs concernés.

Découvrez dès maintenant les premiers extraits du travail mené avec Turbulences ! :  »Turbulences! : un lien social, une utopie concrète », une compagnie théâtrale exceptionnelle qui propose formation ou emploi pour des personnes qui ont des difficultés d’intégration sociale en raison de troubles envahissants du développement (TED) et une entreprise sociale et solidaire. De nombreuses photos et un entretien mené avec Philippe Duban, son directeur, à découvrir sur https://ec.europa.eu/epale/fr/node/17039 et vdegalzainphoto.wordpress.com

*Établissement et services d’aide par le travail (ESAT)
*Electronic Platform for Adult Learning in Europe (EPALE)

Carnet de reportage…

Le carnet de notes du photoreportage réalisé au régiment du service militaire adapté de La Réunion au printemps 2015, la complémentarité images/mots étant pour moi essentielle. Plus de 280 pages noircies, entretiens avec des cadres militaires et des jeunes volontaires. Autant de témoignages qui constituent une mémoire collective unique, en complément des très nombreuses photos réalisées sur place dans l’ensemble des compagnies.

Voir des extraits en Photos et Paroles de…, objet du reportage, autant dire très peu au regard du travail accompli ensemble. Plusieurs mois en lissant entre les préparatifs, les semaines en immersion sur place, le scan et l’éditing des négatifs, la préparation des images, la retranscription d’une partie des propos pour accompagner les tirages de l’exposition, etc… Un très beau projet que j’avais en tête depuis 2011 et qui a pu se concrétiser grâce à une rencontre avec un membre du SMA (que je remercie encore), pour résumer. A suivre… si si. En attendant, n’hésitez pas à partager les liens.

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carnet_photoreportage rsmar_virginie de galzain
Le site du reportage : https://unenjeudavenirs.wordpress.com

Photo : Les temps modernes.2

Extrait de reportages et portraits, commandes et projets indépendants.
Madagascar, Paris, Rome, La Réunion, New York, Bastia.

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> (re)voir Les temps modernes.1

Migrations : Odysseia, d’Antoine D’Agata

Odysseia, du photographe Antoine d’Agata. Un travail exceptionnel sur et avec ceux que l’on appelle des migrants. À lire, voir, regarder, faire passer pour comprendre, s’interroger sur le pourquoi de ces odyssées d’hommes, de femmes et d’enfants ; sur les conséquences sur des vies individuelles et collectives. Et au-delà, sur un monde en (dés)équilibre où tout interagit.

Les discours de stigmatisation et de peur de l’Autre sont inacceptables tant humainement que politiquement, outre la méconnaissance apparente ou manifeste qu’ils traduisent ; ce, face au courage et aux souffrances passés, présents et à venir de ceux qui ont ces parcours, ces passages quand ils sont surmontés, ces voyages de survie. http://dagata.arte.tv/

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ODYSSEIA, d’Antoine D’agata
– le site : http://dagata.arte.tv/
– le livre : André Frère éditions, 192p., 32 €
http://www.andrefrereditions.com/livres/photographie/odysseia

A lire absolument également :
– l’enquête de Fabrizio Gatti : lire le post dédié Bilal, sur la route des clandestins, éd. Liana Levi/Piccolo
– l’ouvrage documentaire : Pour un autre regard sur les migrations (collectif), éd. La Découverte
et les fictions Ulysse from Bagdad, d’Éric-Emmanuel Schmidt, éd. Albin Michel ou Livre de Poche & Eldorado, de Laurent Gaudé, éd. Actes Sud.

À toutes fins utiles, je rappelle que tout ce qui est sur ce blog depuis 2007 relève de choix personnels,
sans aucune influence ni demande extérieure et moins encore avec une quelconque contrepartie !

Le reportage sur le SMA à la Une du site de l’ANLCI

Accès à l’éducation et à la formation pour tous : l’ANLCI (agence nationale de lutte contre l’illettrisme) met le reportage Le service militaire adapté : un enjeu d’avenirs à la Une de son site (merci).

une anlci juillet 2015_www.anlci.gouv.fr

Le site du reportage : https://unenjeudavenirs.wordpress.com

Reportage : Le service militaire adapté, un enjeu d’avenirs

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Le site : unenjeudavenirs.wordpress.com

Éducation, formation, insertion : un droit pour tous Ce photoreportage s’intègre dans un travail que j’ai initié fin 2010 sur la lutte contre les inégalités et l’accès à la formation et à l’emploi pour tous. C’est le seul de cette nature, sur ce sujet. Réalisé en immersion au sein du régiment de La Réunion, l’un des 7 régiments du Service militaire adapté (SMA), le reportage Le Service militaire adapté : un enjeu d’avenirs donne à voir un dispositif militaire unique engagé depuis plus de 50 ans dans l’accès à l’éducation, à la formation et à l’insertion professionnelle et sociale des jeunes d’Outre-Mer dans la vie civile.

Au terme d’une formation militaire d’un mois, les volontaires apprennent un métier correspondant aux besoins d’emploi locaux, complété du certificat national de Sauveteur secouriste du travail, dans l’une des compagnies dédiées. Outre le savoir-faire, la remise à niveau personnalisée en français et en mathématiques fait partie intégrante de l’apprentissage,  le SMA accueillant entre autres de nombreux jeunes sans diplômes et/ou en situation d’illettrisme (plus de 40%). Six à 12 mois de vie collective en internat qui vont surtout permettre à chacun de se construire avec les autres ; de gagner en confiance et en responsabilité pour mieux consolider son avenir, tant professionnel que privé.

Photographies et recueil de témoignages : informer, valoriser, témoigner Portraits ou scènes de vie (incorporation, internat, formation militaire initiale, formations, remise à niveau, temps forts… ), les photos évoquent le parcours de jeunes courageux et déterminés à aller de l’avant, les coulisses de leur vie au sein du régiment et l’engagement humain de cadres militaires unis par une mission d’insertion sociale civile et d’égalité des droits. Les textes, propos rapportés de jeunes volontaires et de militaires, mettent en lumière avec une force particulière le cheminement et les réalités de vie des stagiaires ; des regards personnels sur les missions et enjeux du SMA ; les avenirs possibles.

Ce reportage est aussi un travail d’information et de mémoire qui saisit, à un moment donné, l’histoire du SMA, ses acteurs, ses actions et les jeunes – femmes et hommes – accueillis et accompagnés. Une évocation concrète et humaine de sa raison d’être. Un lien entre eux et nous. Les quelques images présentées sont un premier extrait de ce travail réalisé grâce à la participation de celles et ceux, nombreux, que j’ai eu la chance de rencontrer et avec qui j’ai partagé des moments que je considère comme exceptionnels.

Une exposition est en cours de préparation et un autre diaporama, plus complet, est à venir. En attendant, n’hésitez pas à diffuser autour de vous ce post et le site associé. À suivre.

Le site du reportage : unenjeudavenirs.wordpress.com
Le lien exportable du diaporama
: https://www.dailymotion.com/video/x2tildt_le-service-militaire-adapte-un-enjeu-d-avenirs_school

Un projet cofinancé par le  Fonds d’Expérimentation pour la Jeunesse

Parution

La bonne surprise du jour. Portrait extrait d’une série réalisée pour la Campagne des donateurs de Médecins du Monde, publié en 4e de couverture du magazine de l’association, parution été 2015.

tous medecins du monde_mdm_ete 2015_virginie de galzain                    Extrait du magazine Tous médecins du Monde, été 2015 © Virginie de Galzain

Expo en cours de fabrication !

Les tirages de l’exposition extraite du reportage réalisé au régiment du Service militaire adapté de La Réunion sont prêts. Magie du baryté traditionnel, à l’agrandisseur… (par Andrès Romero !). Étape suivante : scan chez I-labo…

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Lire la suite de « Expo en cours de fabrication ! »

Notre histoire

 » Moi l’homme de couleur, je ne veux qu’une chose. Que jamais l’instrument ne domine l’homme. Que cesse à jamais l’asservissement de l’homme par l’homme. C’est à dire de moi par un autre. Qu’il me soit permis de découvrir et de vouloir l’homme où il se trouve. Le nègre n’est pas. Pas plus que le Blanc. » — Frantz Fanon

kreyolfactory 04_virginiedegalzainExtrait d’une série réalisée pour Maloya.org, expo Kréyol factory (La Villette, 2009) © Virginie de Galzain

Education, formation : un droit pour tous

 » Penser constamment à la jeunesse est la seule manière de construire toujours en fonction du futur, c’est la seule méthode pour être certain de ne jamais sacrifier l’avenir au présent, ce qui est en définitive le devoir suprême de l’homme d’Etat. (…)
Si notre République ne sait pas capter, canaliser, absorber les ambitions et les espoirs de la jeunesse, elle périclitera, elle perdra de plus en plus son sens et sa justification, elle se dissoudra ; mais si elle sait s’y adapter, si elle est capable de comprendre l’espérance des filles et des garçons de France, d’épouser cette espérance, de la servir dans chacune de ses décisions, alors elle n’aura rien à craindre des aventuriers, des démagogues, des extrémistes, car elle sera toujours plus forte et plus vivante, portée par sa jeunesse, ardemment défendue, et chaque jour renouvelée par elle. « 

— Pierre Mendès France

Depuis fin 2010, je travaille aussi sur les thèmes de la lutte contre l’illettrisme et de l’accès à l’éducation et à la formation pour tous. Ce projet photographique « à tiroirs » a pour objectif de rappeler l’urgence du respect de l’égalité du ‘droit d’apprendre et de savoirs’, de mettre en lumière les parcours et réalités de vie des personnes concernées mais aussi de fédérer et de valoriser les acteurs engagés. Le premier volet (Illettrisme : droit de savoirs) a été initié en collaboration avec la Direction du service national (DSN/SGA/ministère de la Défense) et l’association Savoirs pour réussir Paris, en lien avec l’agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI). Il fait l’objet de plusieurs expositions depuis 2012. Un nouveau volet, réalisé avec le Service militaire adapté depuis la publication de ce post (mise à jour début 2016) est visible sur unenjeudavenirs.wordpress.com.

N’oublions pas que le respect des droits fondamentaux, dont l’éducation fait partie, est une des clés de la stabilité et de la cohésion sociale, de la liberté et de la démocratie, tant sur le plan local qu’international. Que la lutte pour la diminution de la pauvreté et des inégalités croissantes – et par extension des exclusions, dépendances, corruptions, violences et manipulations – est une condition sine qua none urgente de l’accès à ces droits sur le long terme dans tous les pays du monde. N’oublions pas, surtout, le rôle et la place de la jeunesse dans ces deux dimensions qui me sont chères de « futurs des possibles » et « d’utopies concrètes ».

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Parution Fisheye n°3 (avec mes remerciements)

Le site du reportage : droitdesavoirs.wordpress.com

Mada…

Plein d’images jamais montrées, plein d’images chargées de rencontres, de souvenirs et de ce que vous ne verrez pas. Il faudra que je prenne le temps d’en faire quelque chose un jour. Une image prise, c’est comme l’enfance, ça marque à vie. Des photos non prises aussi, parce qu’il y a ce que l’on saisit et ce que l’on vit. Vu de l’extérieur ça ne se comprend pas toujours… Il y a beaucoup à dire, ça viendra. Le photographe ne peut que faire corps avec ce qui l’entoure, et c’est là toute la difficulté : être là sans être là, être immergé et garder une distance. Mettre l’humain au cœur de tout sachant qu’on s’oublie dans tout ça… On s’oublie mais on y met un peu de soi car on n’est pas là par hasard. Happé parce que l’on voit, entend, découvre, partage. Veiller à garder l’équilibre pour que l’affectif ne prenne pas le dessus sur l’information. Facile à dire !

Été 2012, je suis une équipe de chirurgiens bénévoles de Médecins du Monde dans une mission de chirurgie réparatrice à Madagascar. Encore l’océan Indien… Une journée est consacrée aux consultations (photo) avec les familles qui ont parfois traversé l’île pour espérer faire opérer leur enfant, une sœur, un proche. Les couloirs du service ne désengorgeront pas de la journée. Des malformations du visage aux brûlures graves, les médecins réaliseront près de 40 opérations en 5 jours, soutenus par l’équipe malgache.

mission chirurgie reparatrice_MdM_Mada__virginie de galzainChirurgie réparatrice_Médecins du Monde 2012 © Virginie de Galzain

En attendant…

La suite bientôt… En attendant, retour sur une série réalisée à New York fin 2008 (préréglez en quality 480 mini). Extraits…

Tell someone a beautiful lie, musique Guns of Brixton, photo © Virginie de Galzain

A voir : l’expo ‘Paris Magnum’

Présentée à l’Hôtel de Ville jusqu’au 28 mars 2015, l’exposition Paris Magnum révèle une sélection inédite de photographies réalisées à Paris, des années 1930 à nos jours.

Raymond Depardon, David Seymour, Bruno Barbey, Marc Riboud, Martine Franck, Henri Cartier-Bresson… sous l’œil de 30 des photographes de l’agence Magnum, se dévoile une chronique de la vie parisienne qui remonte le fil du XXe siècle. Front Populaire, Libération de Paris, crise d’après-guerre et bidonvilles de Nanterre ; vie quotidienne et combats citoyens ; Mai 68 ; résistance intellectuelle et rayonnement culturel ; Picasso ; Malraux ; Gainsbourg ou Starck… Du photojournalisme à l’expression picturale, l’exposition évoque 80 ans d’évolution sociale, économique, politique mais aussi photographique et médiatique au cœur de mutations urbaines fortes.

Le visiteur évolue entre tirages et projections, guidé par des images noir et blanc et couleur associées de façon chronologique. Un voyage dans le temps pour mieux saisir les fragments de notre histoire. Des instants de vie qui composent une mémoire collective unique, née de regards à la fois passionnés et personnels, exigeants et indépendants.

La photographie a ceci de fascinant et d’essentiel qu’elle est universelle et sans frontières. Il suffit d’un regard pour « lire » le monde, de garder les yeux ouverts pour le comprendre. Plus que jamais, laissons ses droits à l’image pour Lire la suite de « A voir : l’expo ‘Paris Magnum’ »

Tous avec Charlie.5

 » L’utopie partagée est le ressort de l’Histoire  » − Helder Camara

Tous avec Charlie ! © Virginie de Galzain

Avec Charlie hebdo 2

Paris 7 janvier 2015. La Rédaction de Charlie Hebdo est victime d’une fusillade meurtrière au cours de laquelle plusieurs de ses dessinateurs sont abattus : Charb, Wolinski, Cabu, Tignous et Honoré, ainsi que deux de ses chroniqueurs : Elsa Cayat (psychanalyste) et Bernard Maris (économiste). Cinq autres personnes, dont deux policiers, perdent la vie.

En fin de journée, de nombreux rassemblements spontanés de soutien ont lieu en France, dont place de la République, à Paris. Un rassemblement simplement motivé par l’envie et le besoin « d’être là », unis face au choc, à la violence de la disparition d’hommes et de femmes qui faisaient ce en quoi ils croyaient.

paris, place de la republique, tous avec charlie hebdo, 7 janvier 2015Tous avec Charlie ! © Virginie de Galzain

Le petit gardien de zébus

Victor, les yeux fermés le temps d’un rêve…
Extrait du reportage Opération sourire, pour Médecins du Monde, à Madagascar.

victor_madagascar_virginie de galzainReportage Madagascar 2012 © Virginie de Galzain/MdM

PHOTO : ‘Family love’, de Darcy Padilla

Récompensé notamment par le prix Eugene Smith en 2010 et deux World Press (2011 et 2012), Family love (ex Julie project) de Darcy Padilla vient d’être publié aux éditions de La Martinière, en coédition avec la revue 6 mois. Réalisé sur une période de 18 ans, ce « portrait photographique » unique raconte la vie de Julie jusqu’à sa disparition. Une vie faite de combats incessants et de violences multiples, avec, en fil rouge, un besoin Lire la suite de « PHOTO : ‘Family love’, de Darcy Padilla »

PHOTO : The Manhattan darkroom

The Manhattan darkroom est une rétrospective inédite et unique du photographe et photojournaliste français Henri Dauman. L’exposition vient de commencer, elle est visible pour un mois seulement au Palais d’Iéna, à Paris. Voici quelques indices…

En 1950, après avoir échappé à la rafle du Vel’d’hiv’ et perdu père et mère, Henri Dauman part définitivement vivre à New York où il devient rapidement photographe pour les plus grands médias internationaux. Soixante ans plus tard, c’est une sélection (drastique) de près de 200 photos d’archives qui nous est présentée.
Profonds noir et blanc et couleurs justes, planches et publications évoquent ou décryptent plusieurs décennies de l’histoire politique, sociale, économique et artistique des États-Unis. Dans le désordre et sans exhaustivité aucune : Kennedy et  Khrouchtchev. Des portraits inattendus de Fellini, Delon, Bardot, Giacometti. Le Viêt Nam. Les yeux de Liz Taylor et une sublime photo de rue de Saint-Laurent. Les grands mouvements de contestation (féministes,  anti-ségrégation, etc). Les figures du jazz et la contre-culture. La société de consommation, l’essor de la petite bourgeoisie et celui des laissés-pour-compte. John Lindsay. Warhol… Sans oublier quelques séquences comme on en voit très rarement.

Reportage, portrait, photo de rue, … Henri Dauman maîtrise les genres et traverse son temps avec une très grande liberté de représentation : directe, informative, icônique ou cinématographique, critique voire incisive ou décalée, mais toujours personnelle. Pour ne pas oublier que la photo est avant tout un regard porté sur… Qu’elle est aussi un laboratoire où il faut oser expérimenter, se faire plaisir, du plus conventionnel au plus inédit. Je ne connaissais pas Henri Dauman. Que dire… : courez-y !


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INFOS
The Manhattan darkroom. Jusqu’au jeudi 4 décembre 2014. Palais d’Iéna (Conseil économique, social et environnemental) : 9 place d’Iéna, 16e. Du lundi au samedi de 10h à 18h (jusqu’à 21h le jeudi). Dimanche de 12h à 18h. Entrée libre.

– Le site d’Henri Dauman : http://daumanpictures.com
– Le site de l’exposition : www.manhattan-darkroom.com

François Cheval quitte le jury du prix Carmignac

 »  La photographie ne se soumet pas à des règles préétablies. La pertinence de l’objet photographique ne s’acquiert que par sa capacité à s’éloigner de l’attendu et des présupposés de départ. « 

Extrait de la lettre de François Cheval, conservateur du musée Nicéphore Niépce et démissionnaire du jury du prix Carmignac. Publiée ce jour et à lire sans attendre sur L’oeil de la photographie.

En cause, la violation d’indépendance et de démarche photographique soulevée par la photographe iranienne Newsha Tavakolian. La lauréate du prix 2014 avait initialement refusé la dotation de 50 000 euros pour avoir vu son reportage remis en cause et travesti (intervention sur l’éditing et les textes notamment) par le mécène. Elle a finalement obtenu gain de cause, et des aménagements au règlement du Prix ont été faits pour les prochaines éditions. L’éthique, la liberté d’expression et l’indépendance ne s’achètent pas !

Reportage de guerre : Michaël Zumstein

Être vigilant, donner un point de vue, réaliser des images qui ont du sens et résister à la demande/consommation de photos sensationnelles qui n’informent pas et banalisent. Garder à l’esprit le risque de manipulation. Rester en vie aussi…

Lire l’interview du photographe Michaël Zumstein : Le sang n’est pas la preuve que la photo est bonne. (Nouvel Observateur, 30 août) : « Pour sa 26e édition, le festival Visa pour l’image de Perpignan expose ses photos sur le conflit centrafricain dans une série intitulée « De terreur et de larmes. » Un reportage au long cours de plusieurs mois, commencé début septembre 2013, à l’aube de la lutte armée qui allait opposer la Séléka, mouvement rebelle à majorité musulmane, et les anti-balaka, milices chrétiennes d’autodéfense. De la formation des milices aux multiples exactions commises par les deux camps, le photographe a suivi toutes les évolutions du conflit dont…

Le site de Michaël Zumstein : michael-zumstein.com

A revoir. Le Nigeria de Bénédicte Kurzen

(Mise à jour). Puisque le documentaire Mémoire de l’oubli n’est plus simplement accessible (c’est bien dommage…), revoir cette vidéo de la photographe au sujet de son reportage Nigeria : one nation under gods.

 > Voir les photos de Bénédicte Kurzen

Dernier jour pour revoir le troisième volet de la série Mémoire de l’oubli*sur Arte. Invitée : la photojournaliste française Bénédicte Kurzen, rare si ce n’est unique à couvrir et à décrypter depuis 2009 la situation au Nigeria. Indépendante, Bénédicte Kurzen a Lire la suite de « A revoir. Le Nigeria de Bénédicte Kurzen »

Prisons de Madagascar, suite 2

prisons de Madagascar, 2012_virginie de galzain_mdm

Extrait du reportage Prisons de Madagascar © Virginie de Galzain/MdM

Sortie des « dortoirs » pour la distributions du 2e et dernier repas de la journée.
Dans les prisons de Madagascar, la malnutrition est l’une des principales causes de mortalité des détenus. Faute de financements réguliers et suffisants, les directeurs d’établissement ne peuvent pas toujours payer les fournisseurs immédiatement, et se retrouvent parfois avec un niveau insuffisant de nourriture. Le nombre de repas peut alors tomber de 2 à 1 par jour.

L’expo Illettrisme : droit de savoirs au forum Défense/Illettrisme

Post un peu tardif faute de temps (!)… Pour sa 4e diffusion, l’exposition extraite du reportage Illettrisme : droit de savoirs est présentée le 20 juin au forum Défense/Illettrisme qui se tient aux Invalides, salle Turenne. Sous le haut patronage de M. Jean-Paul Bodin, secrétaire général pour l’administration (SGA), il est organisé par la direction du service national (DSN) – que je remercie – en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale/DEPP.

Télécharger le pdf de l’exposition

Street art : Les mains de JonOne

JonOne_les mains_virginie de galzain

Installation de l’œuvre Stay awake à l’hôpital Bichat, janvier 2014

JonOne naît et grandit à Harlem où il réalise ses premières œuvres. Peintre graffiti autodidacte, il évolue dans l’univers libre de la rue où il se forge une identité. Ses toiles monumentales sont des flash abstraits de couleurs, la traduction d’un mouvement urbain, de son énergie. Exposé dans le monde depuis les années 90, l’art est pour lui une expression de ses émotions et de sa vie, qu’il associe régulièrement à une dimension sociale. En 2011, il a réalisé une fresque hommage à l’Abbé Pierre dans le square des Deux-Nèthes à Paris, visage calligraphié autour de l’appel de l’hiver 1954. En janvier dernier, il faisait don de son œuvre Stay awake à l’hôpital Bichat : une toile de 10 mètres de long pour inviter au voyage, faire évoluer les codes d’exposition, être un lien insolite entre différents lieux et situations de vie.

Prisons de Madagascar, inside.3

Extrait du reportage Prisons de Madagascar © Virginie de Galzain/MdM

Des espaces surpeuplés datant pour la plupart de la colonisation, des odeurs de toilettes qui vous prennent à la gorge et vous imprègnent à peine la porte franchie, la menace récurrente de la peste en raison d’une forte présence de rats et de puces, un nombre important de décès faute d’alimentation suffisante, des droits humains non respectés… Telle est la situation insupportable des prisons de Madagascar et de nombreux pays du monde. Même si de nombreuses ONG et associations œuvrent pour l’amélioration des conditions sanitaires, juridiques et humaines, la tâche est titanesque.

Avec plus de 20 000 détenus dans l’île, le nombre de prisonniers a explosé depuis la chute de Ravalomanana (2009) dépassant de plus de 50% les « capacités » d’accueil. Notons, s’il est besoin de le rappeler, que l’aide internationale est quasi interrompue depuis cette période ! Le pays traverse une crise totale depuis 5 ans, et le parti pris a été de bloquer plus encore la situation d’habitants isolés dont le monde n’a que faire. Notons aussi qu’à ce jour, Madagascar fait partie des pays mis au banc du sommet États-Unis/Afrique qui se tiendra à Washington en août prochain. Conséquence, les budgets nécessaires pour l’alimentation, la santé, le droit, l’éducation, l’entretien et la rénovation des bâtiments, déjà largement sacrifiés au regard des besoins de la population, le sont plus encore pour les prisons.

Les « chambres » des détenus comprennent un ou plusieurs niveaux de lattes superposées souvent moisies et disjointes. Dans celles-ci, les toilettes sont au fond (un « luxe » façon toilettes « à la turque » loin d’être ainsi présent dans toutes les prisons, mais toilettes sans intimité et papier hygiénique absent). La photo montre le deuxième niveau d’une pièce étroite en comprenant 3. La hauteur ne permet pas de s’asseoir. Et la longueur ne permet pas de s’allonger. Dans ces dortoirs fermés de 17/18 heures jusqu’au lendemain matin, des dizaines à centaines de prisonniers sont entassés les uns contre les autres .

Reportage sur l’illettrisme en France : le nouveau site

Le nouveau site du reportage Illettrisme : droit de savoirs est en ligne ! En images et en textes, retrouvez les infos sur l’origine du reportage, ses liens, l’exposition, ses relais aussi. Evolutions à suivre sur http://droitdesavoirs.wordpress.com

droitdesavoirs.wordpress.com

À TÉLÉCHARGER :
le pdf de présentation de la dernière expo
les 8 pages parues dans le magazine Déclic photo
les 7 pages parues dans le magazine photo Fisheye

Bonne année !

« Quand on rêve seul, ce n’est encore qu’un rêve, quand on rêve à plusieurs, c’est déjà la réalité. L’utopie partagée est le ressort de l’histoire. » – Helder Camara

Puisqu’il est encore temps, je vous souhaite à tous, encore et toujours, une année enveloppée de ces rêves qui protègent et rassurent. Une année pleine de projets, de santé, de douceur. Une année menée par ces utopies concrètes qui permettent d’avancer, d’un avenir incertain vers les possibles futurs.

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PHOTO : Saul Leiter, hommage

« Voir des choses auxquelles vous n’aviez jamais prêté attention auparavant. Considérer le monde autrement. Continuer à photographier pour le plaisir. Trouver la beauté où elle est, parfaite ou imparfaite… » (Saul Leiter)

Le photographe américain Saul Leiter est décédé à la veille de ses 90 ans. Douceur, élégance, délicatesse, onirisme sont les premiers mots qui me viennent à l’esprit pour caractériser ce regard et ses photographies uniques, que l’on ne peut comparer à aucun(es) autre(s). Humilité, discrétion, humour et générosité seraient pour l’homme.

Né en 1923, le photographe américain fut l’un des premiers à jouer le jeu de la couleur à la fin des Années 40, à une époque où le noir et blanc domine – la couleur étant réservée à la publicité et non à l’art ou au documentaire. Étrangement méconnu, il avait été exposé pour la première fois en France à la Fondation Henri Cartier Bresson, au printemps 2008, puis à la galerie Camera Obscura, et au musée Nicéphore Niépce en 2009.

saul leiter

Photographe de mode, Saul Leiter était aussi un photographe « de rues ». Celles de New York, prises à hauteur d’homme, humanisant de façon inédite une ville labyrinthique aux proportions déjà gigantesques. Cet univers pictural et ce sens inné et fascinant de la couleur (Saul Leiter était aussi peintre) et du noir et blanc mettaient en valeur des images personnelles, parfois intimes. Des images de tous les jours, des touches de paysages urbains, des tableaux de vie qui évoquent des quotidiens, des personnes, de façon discrète et apaisante.

Une atmosphère, vivante, presque palpable, sensorielle ou sensuelle dont on semble avoir étouffé les bruits pour se concentrer sur chaque sujet. L’écriture photographique est imprégnée d’une chaleur et d’une douceur inédite, dévoilant un autre visage de la ville et de la vie.

saul leiter_

Une œuvre à regarder inlassablement dans les rares mais beaux ouvrages édités chez Steidl. Un photographe découvrir dans le documentaire sorti en septembre 2013 : In no great hurry, 75 minutes d’entretien avec un homme enjoué, concentré sur sa passion comme art de vivre au sens plein du terme, la recherche d’extraits d’une certaine beauté du monde. Il était loin des agitations médiatiques, courses à la visibilité et illusions de succès, loin des nouvelles technologies, de la vitesse, du sensationnel. Ce qui comptait, c’était la photo, le temps, les autres.

LE SITE + LIEN ACHAT DVD :
In no great hurry, 13 lessons in life de Tomas Leach, 18 € environ
LES LIVRES :
Early color, 168 p., éd.Steidl, 38 €
Early black and white, éd.Steidl, 75 €
Saul Leiter by Saul Leiter, 152 p., éd.Steidl, à chercher en occasion.

Trailer de In no great hurry

‘Illettrisme, droit de savoirs’ dans Fisheye magazine !

EN KIOSQUE ! 7 pages d’extraits du reportage
dans le magazine photo FISHEYE, novembre-décembre !

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Lire la suite de « ‘Illettrisme, droit de savoirs’ dans Fisheye magazine ! »

PHOTO : Pep Bonet. Continuer à témoigner.

 » A child is marked by his place of birth » (Pep Bonet*, photographe). L’endroit où nous naissons conditionne nos vies. C’est tellement évident que nous l’oublions souvent. C’est source de tant d’injustices qu’il convient de ne pas l’oublier (et nul besoin d’aller loin pour s’en rendre compte). Mais au Tchad, pour ne citer que ce pays, un enfant sur deux demeure non immunisé contre des infections évitables, et plus de 40% souffrent de malnutrition chronique. En clair : ces enfants ont faim, ne peuvent pas bénéficier de vaccinations ni de soins élémentaires, n’ont pas assez d’eau ni d’eau potable, n’ont parfois plus de parents pour s’occuper d’eux. Ce n’est pas seulement surréaliste : c’est totalement inhumain et scandaleux. Le taux de mortalité infantile avant 5 ans y est de 20%.

C’est là que le photographe Pep Bonet a réalisé The most beautiful hell I know/El infierno mas bonito que conozco, un documentaire qui vous plonge au cœur d’un service de pédiatrie infantile. En attendant sa diffusion complète, un trailer de plus de 3 minutes est d’ores et déjà visible : ces images renvoient aux pires crises humanitaires des années 70, notamment, mais elles sont nécessaires pour témoigner de la réalité de vie de très nombreuses familles sur cette planète. Elles engagent aussi celles et ceux qui s’investissent au quotidien, qui ne baissent pas les bras. Bien au-delà d’un constat, le sens de ces reportages tient dans une volonté tournée vers l’avenir : voir, savoir, croire et agir. C’est ce qui nous mène !

Nous sommes au XXIe siècle. Si le nombre de décès d’enfants de moins de 5 ans baisse régulièrement dans le monde depuis les années 1990** – seulement – (amélioration convergente de l’économie + accès aux soins + sensibilisation des familles + éducation + veille au respect des droits humains…), il demeure encore bien trop élevé, notamment dans certains pays d’Afrique et d’Asie du sud. Chaque année, plus de 7 millions d’enfants meurent avant cet âge : soit plus de 19 000 par jour ! En question : une alimentation insuffisante en quantité et en qualité, des maladies prévenues voire éradiquées dans certaines parties du globe qui continuent pourtant de tuer par manque de moyens matériels et sanitaires de base (maladies respiratoires, diarrhées, paludisme, vih-sida) ! Des facteurs régulièrement aggravés par une mortalité importante des mamans à la naissance, l’insécurité mondiale, les migrations forcées massives, les épidémies (choléra, rougeole…) entre autres.

En question aussi, ne nous leurrons pas, des volontés et implications bien insuffisantes de la part des décideurs quels qu’ils soient et où qu’ils soient. L’argent va à l’argent.

Nous sommes au XXIe siècle : l’histoire se construit et se déconstruit de façon vertigineuse, de plus en plus incontrôlable. Et Pep Bonet fait partie de ceux qui croient en la transmission du virus de l’espoir. Et c’est primordial.

*membre de l’agence Noor images (référence absolue avec Magnum)_** Sources UNICEF

EXPO « Illettrisme : droit de savoirs ».3 sur RFI !

Exposition Illettrisme : droit de savoirs.3, c’est parti ! Présentée cette fois à l’initiative de la direction du service national, l’exposition extraite du reportage indépendant du même nom auquel j’ai consacré plus d’un an est complétée de plusieurs images inédites visibles jusqu’au 28 septembre 2013 au centre départemental Yvelines information jeunesse de Versailles.

Des photographies noir et blanc et des témoignages qui mettent en avant de façon indissociable deux des nombreuses actions mises en œuvre : l’importance de la détection de l’illettrisme chez les jeunes (Journées défense et citoyenneté) et le rôle fondamental de ceux qui prennent en charge et accompagnent celles et ceux qui sont concernés (association Savoirs pour réussir). Un face à face avec des personnes touchées par des difficultés taboues que l’on peut résoudre à tout âge, avec des hommes et des femmes qui s’engagent à leurs côtés.

Pour l’occasion, le journaliste Yvan Amar nous a proposé (lieutenant Baggio et moi-même) un entretien dans son émission La danse des mots, à réécouter en cliquant sur le lecteur ci-dessous > Image 3

affiche exposition Illettrisme : droit de savoirs 2013

EXPOSITION ILLETTRISME : DROIT DE SAVOIRS : DU 6 AU 28 SEPTEMBRE 2013 Centre départemental Yvelines information jeunesse, 2 place Charost à Versailles (RER C Versailles château ou SNCF Versailles rive droite). Mardi, mercredi, vendredi : 10h-18h. Jeudi : 13h-18h. Samedi : 12h30-18h30Le site : droitdesavoirs.wordpress.com • Télécharger la présentation de l’exposition / le plan pour s’y rendre

• La danse des mots : www.rfi.fr/emission/20130905-illettrisme-droit-savoirs

Illettrisme : en attendant la 3e expo…

 » J’ai encore beaucoup à faire pour savoir bien lire et écrire. J’aime apprendre, j’ai envie d’être quelqu’un de cultivé, mais c’est dur. (…) Ce qui compte le plus pour moi, c’est la liberté, de pouvoir faire des choix. » (M., 20 ans, 2011)

En attendant la 3e exposition en cours de préparation pour septembre avec la direction du service national, une archive extraite du reportage Illettrisme, droit de savoirs illustre un article consacré à l’association Savoirs pour réussir Paris association au sein de laquelle j’ai réalisé une partie du projet en 2011. L’article est paru dans le magazine trimestriel A Paris de l’été 2013, rubrique Solidarité.

lutte contre illettrisme_a paris_ete 2013_savoir pour reussir_virginie de galzain copieAtelier d’écriture, SPR Paris, 2011 ©Virginie de Galzain

Médecins du Monde : ‘Opération sourire’ suite

Rapidement, en passant… et compte tenu de l’importance que j’accorde à cette collaboration qui dure depuis plusieurs années maintenant : une news ! À la suite du reportage réalisé pour Médecins du Monde sur la mission de chirurgie réparatrice Opération sourire (Madagascar), un livret de 24 pages a été édité sur le format carnet de route photos/textes (textes Nolwenn Roussier). Une des photos fait aussi la Une du dernier rapport d’activités dédié.  Quelques images de l’autre reportage, Prisons de Madagascar, sont toujours en ligne sur ce lien.

> Télécharger le livret au format pdf
> Voir la page du reportage Chirurgie réparatrice : opération sourire

carnet route Mada_MdM_virginie de galzain Lire la suite de « Médecins du Monde : ‘Opération sourire’ suite »

Paolo Pellegrin : 100 photos pour…

Le nouvel album 100 photos pour la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF) est en kiosque. Avec le photographe italien Paolo Pellegrin à l’honneur, impossible, en toute partialité (!), de passer à côté. L’occasion de découvrir 100 images pleines pages, extraites d’un projet indépendant réalisé avec 4 autres photographes de l’agence Magnum : Postcards from America. Une vision composite introspective et décalée des États-Unis d’aujourd’hui.

De la frontière mexicaine à l’état de New York
Au fil des pages, on traverse El Paso, San Antonio, Miami entre autres et surtout Rochester et son périmètre de quartiers défavorisés : The crescent. Insécurité, pauvreté, enfants sans enfance, zones de non droit, chômage, criminalité élevée, détention d’armes incontrôlée, trafics de drogue… sont le fil rouge d’une autre Amérique. Une Amérique en rupture avec ses habitants, y compris dans les endroits les moins « attendus », et dont beaucoup tentent de survivre dans l’urgence, sans repères ou presque.

Frontales, sombres, tranchées, puissantes, les photos présentées sont autant de révélateurs ultra réalistes de vies brutales que l’on croit « connaître », mais dont on ne sait franchement rien tant qu’on ne les a pas approchées ou éprouvées. Des regards aussi, tour à tour pénétrants ou verrouillés, des visages confondus dans leur environnement, remplis de ces existences injustes vécues trop vite, trop mal, trop durement. L’envers de ce que l’on appelle le « rêve américain » ? Plutôt l’endroit de nombreuses sociétés Lire la suite de « Paolo Pellegrin : 100 photos pour… »

Prisons de Madagascar : détail

Quartier Mineurs : détail. Extrait d’un reportage réalisé avec Médecins du Monde
dont vous pouvez voir d’autres images dans ce diaporama

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Prisons de Madagascar
©Virginie de Galzain/Médecins du Monde

Les temps modernes

Œuvrer dans le sens de l’égalité des droits et du respect du vivant, tous les jours, partout et par tous : c’est encore possible.
Résister au verrouillage des esprits, aux peurs,  médiatisations et discours paralysants, à la restriction insidieuse des libertés : c’est fondamental !
Je nous souhaite une année menée par ces utopies concrètes qui permettent d’avancer, d’un avenir incertain vers les possibles futurs.

Droits humains : prisons de Madagascar

Diaporama extrait d’un des 2 reportages que j’ai réalisés à Madagascar pour Médecins du Monde : la mission Prisons. Quelques photos à voir sur ce lien.


© Virginie de Galzain/Médecins du Monde 2012

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Israël/Palestine : l’arbre de la paix

Lueurs en faveur de la paix Israël/Palestine, Paris 10 janvier 2009 © Virginie de Galzain

(Archives) Paris, 10 janvier 2009, place de la Nation : manifestation pour la paix entre Israël et la Palestine. Arrivée du cortège de plusieurs dizaines de milliers de personnes parties de la place de la République. Le 10 janvier 2009 avait été marqué par une mobilisation internationale de plusieurs centaines de milliers de personnes contre l’ « Opération plomb durci « .

Depuis le 8 novembre 2012, les affrontements entre Israël et Gaza sont à nouveau à l’origine de dizaines de personnes tuées et de centaines de blessés.

Arbre de la paix Israël/Palestine, Paris 10 janvier 2009 © Virginie de Galzain

Exposition « Illettrisme : droit de savoirs ».2 !

Pour la 2e diffusion, c’est la la Ville d’Aubervilliers qui accueille l’exposition Illettrisme : droit de savoirs* du 17 novembre au 14 décembre 2012. Elle est extraite du photoreportage du même nom que j’ai réalisé en indépendant sur de très nombreux mois en 2011, le seul de long terme dédié à la lutte contre l’illettrisme et pour l’accès aux connaissances de base pour tous, en France.

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Elle sera successivement accrochée dans le hall  de l’Hôtel de Ville, puis au Centre communal d’action sociale (CCAS) à partir du 23 novembre après-midi pour finir au 31/33, rue de la Commune de Paris à partir du 7 décembre. Très engagée dans la prévention et la lutte contre l’illettrisme, Aubervilliers a mis en place un Plan local en partenariat avec l’ANLCI (Agence nationale de lutte contre l’illettrisme). Elle a rejoint le collectif initié par l’Agence pour la demande de label grande cause nationale 2013 : une cause urgente qui concerne plus de 3 millions de personnes dans notre pays.

Trois millions de personnes qui ont été scolarisées en France mais ont perdu ou mal acquis la maîtrise de la lecture, de l’écriture, de la lecture et du calcul. Auxquelles s’ajoutent près de 40 000 jeunes en situation d’illettrisme détectés chaque année par la Direction du service national (tests réalisés au cours des journées Défense et Citoyenneté). Autant d’hommes et de femmes répartis sur tout le territoire qui se trouvent aujourd’hui dans une situation cachée, taboue, fragilisante inacceptable. Une réalité qui constitue une inégalité des droits en matière d’éducation, de formation, d’emploi, et qui conditionne la vie au quotidien.

> Exposition du 17 novembre au 14 décembre 2012 :
– Mairie d’Aubervilliers, 2 rue de la commune de Paris : du 17 au 23.
– Puis à quelques mètres au CCAS : 6 rue Charron, 1er étage : à partir du 23 novembre. Et 31/33, rue de la Commune de Paris à partir du 7 décembre. Entrée libre.
> Le site du photoreportage : droitdesavoirs
> Soutenir la demande de label Illettrisme, grande cause 2013 : www.illettrisme2013.fr
> Lire les 8 pages consacrées au reportage dans le magazine Déclic photo

* tirages baryté traditionnels Andrés Romero
La 1ere exposition a eu lieu à l’espace 11-13 chapelle, 2 impasse du Curé, 75018

Exposition ‘Illettrisme : droit de savoirs’ 1

J’ai le plaisir de vous annoncer que l’exposition Illettrisme : droit de savoirs*, issue du photoreportage que je réalise en indépendant depuis 2011 (un complément est en prévision en 2013), voit le jour. Deuxième volet d’un travail photographique sur les différences invisibles, c’est le seul reportage en photographies et recueil de témoignages dédié à la lutte contre l’illettrisme et pour l’accès aux connaissances de base pour tous, en France.

Mêlant photographies et recueils de témoignages, elle met en lumière de façon indissociable la détection de l’illettrisme chez les jeunes (direction du service national), et la prise en charge indispensable des 16-25 ans pour les accompagner vers l’avenir (suivi de l’association Savoirs pour réussir Paris).

Présentée par l’espace linguistique 11-13 Chapelle avec le soutien de la mairie du 18e arrondissement, l’exposition a lieu jusqu’au 15 novembre 2012. J’espère vous y (re)voir à cette occasion. Elle sera ensuite disponible à la location.
* Tirages baryté traditionnels de l’excellent Andrés Romero / L ’œil complice

Jusqu’au 15 novembre 2012 (samedi 6, 13 et 20 octobre 2012 de 10h à 18h en présence de la photographe).
Espace 11-13 Chapelle. 2, impasse du Curé. 75018 Paris (M° Marx Dormoy, l.12)

VOIR LE SITE DU REPORTAGE : https://droitdesavoirs.wordpress.com.

flyer exposition illettrisme_vdegalzain

À qui s’adresse ce sujet ?
– À tous, sans distinction, parce qu’il s’agit d’un sujet qui touche tous les domaines de la vie sociale quotidienne.
– Aux acteurs de l’Emploi, afin de faire de la lutte pour l’égalité des droits et contre les exclusions une priorité nationale et sans frontières.
– Aux acteurs de l’Éducation, afin de favoriser une action transversale concrète des problématiques liées à l’illettrisme.
– Aux acteurs de la lutte contre l’illettrisme, en reconnaissance de leurs actions et pour faire reconnaître l’importance et le succès de leurs actions. Pour les inscrire comme partenaires majeurs et référents dans un combat pour les droits fondamentaux que sont la liberté et l’égalité, l’éducation et l’emploi. Pour leur apporter une base de retours de la part des personnes concernées par l’illettrisme.
– Aux acteurs de l’Intérieur, car une scolarité réussie est un facteur essentiel d’intégration de tous, de lutte contre la délinquance, contre la ghettoïsation, contre la stigmatisation des jeunes.
– Aux personnes touchées par l’illettrisme ou en cours d’acquisition des savoirs fondamentaux, d’une formation professionnelle complémentaire pour les valoriser, afin qu’elles réalisent que l’on peut les aider, qu’elles peuvent s’en sortir et être fières.

Pourquoi une exposition ?
– La photographie a un rôle fondamental car elle permet de prendre le temps : celui de s’arrêter, de regarder, de réfléchir, de s’identifier. Elle est un face à face immédiat avec l’Autre, un relais, un dialogue, une communication au sens noble du terme. Elle confère aussi des dimensions de présent et d’avenirs possibles, donc de durabilité.
– Elle met en avant les différents enjeux du sujet, en photographies et en recueil de témoignages.
– Elle valorise tous ceux qui ont participé au projet et fédèrent de fait toutes les personnes touchées directement ou indirectement par l’illettrisme, tous ceux qui oeuvrent pour l’amélioration des conditions de vie desdites personnes et pour leur intégration au sein de la société.

Cette première exposition est réalisée à l’initiative du Cefil, de Langues plurielles et 11-13 Chapelle, avec le soutien de la Mairie du 18e arrondissement. Elle sera ensuite disponible à la location. Participer à la diffusion de ce projet, c’est informer autrement et concrètement sur une question de société humaine, éducative, professionnelle, citoyenne prioritaire.

Appréhension


Madagascar/Opération sourire/chirurgie réparatrice ©Virginie de Galzain/MdM

Réparation

Premières images extraites du second reportage réalisé cet été à Madagascar avec Médecins du Monde : une mission de chirurgie réparatrice menée sur des enfants et des grands brûlés.

Madagascar/Opération sourire/chirurgie réparatrice ©Virginie de Galzain/MdM

Prisons de Madagascar

Premières images extraites d’un des deux reportages réalisés cet été à Madagascar avec Médecins du Monde. A suivre d’ici à…


Prisons de Madagascar ©Virginie de Galzain/MdM

Maraudes de nuit, santé, habitat, Roms & co

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Extraits ©Virginie de Galzain/MdM

En France, Médecins du Monde agit contre l’exclusion et pour l’accès aux soins pour tous. Elle vient notamment en aide aux personnes sans abri via un soutien médico-social. A Nice (cf diaporama), l’équipe dispense les premiers soins, offre des médicaments de première nécessité et des compléments alimentaires. Elle oriente aussi vers son Centre d’accès aux soins (CASO) et les structures médicales complémentaires.

Toute personne vivant dans la rue est de facto en situation d’insécurité physique et psychologique ; fragilisée par des privations permanentes, un environnement agressif, l’isolement. Et les enfants sont particulièrement exposés aux risques d’infections, été comme hiver. En outre, en raison des conditions héritées des politiques sécuritaires et/ou migratoires françaises, beaucoup de personnes sans domicile, avec ou sans papiers, se cachent de peur d’être interpellées voire reconduites à la frontière. Ce qui constitue une entrave de plus à l’accès aux soins. C’est aussi une difficulté supplémentaire pour les associations qui doivent chercher les personnes en question lors des tournées avant de pouvoir leur venir en aide, quand elles les retrouvent.

La région PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur) est une des plus touchées par la hausse de la précarité : 15,7% de ses habitants vivent sous le seuil de pauvreté* ; 25% de ses salariés gagnent moins de 830 euros par mois**. En France, le nombre de personnes sans abri est de plus de 130 000 personnes, avec une hausse importante du nombre de jeunes, de femmes enceintes et de familles avec enfants mineurs !

A propos de…
On assiste une fois de plus à de nombreux démantèlements de camps habités par des Roms (on expulse l’été, on laisse se réinstaller l’hiver, on expulse quelques mois plus tard…) ; on invoque les risques sanitaires encourus par les personnes vivant « dans » et « à proximité » des bidonvilles dans lesquels vivent certains Roms. Il ne saurait en être autrement puisqu’un bidonville est, par définition, insalubre/non sain. Faisons « avec » ceux qui vivent sur notre territoire en proposant des emplacements de résidence, de travail sous conditions de part et d’autre, par pallier. Ce, en tenant compte de la répartition géographique souvent historique car toutes les communes ne sont pas concernées à égalité par le sujet. Plutôt que de laisser pourrir des situations en connaissance de cause, jusqu’à ce que cela ne devienne plus supportable pour qui que ce soit. Ce qui est insupportable, c’est que les personnes sans abri et sans domicile fixe le restent, avec les manques inhérents : sans existence humaine, sociale, administrative et sans ressources et/ou travail stable quand travail il y a. Ce qui est insupportable c’est que ces situations existent.

De l’insalubrité cachée
Pour élargir sur ce qu’on voit moins et qui touche environ un habitant sur 10 en France*** : si on parlait aussi des risques sanitaires et physiques encourus par ceux qui vivent « dans » des logements — cette fois-ci — mais insalubres, loués sans aucun scrupules par des propriétaires qui passent je ne sais comment entre les mailles du filet « normes » ? Des problèmes liés au saturnisme ? De la surpopulation locative faute de logement adapté parce que c’est inaccessible ou que les garanties demandées sont trop fortes, quand bien même on aurait de quoi payer ses factures ? Avec des sanitaires qui n’en sont pas, des modes de chauffage d’un autre âge, une isolation murale et sonore insuffisante, des parties communes non restaurées ? Est-ce que les politiques réalisent, au-delà des chiffres, ce que représente et ce qu’implique ce genre de vie ? L’angoisse des parents qui aimeraient offrir d’autres conditions de vie à leurs proches et dont on n’imagine pas, en les voyant, qu’ils vivent de façon indigne ? Les enfants qui s’isolent faute de pouvoir inviter un ami de classe chez eux en raison de… ?

Une politique en faveur du respect des droits fondamentaux humains ?
L’accès aux soins, à un logement décent, à l’éducation, à l’alimentation et à l’emploi sont 5 des piliers des droits fondamentaux de l’Homme. Certes, il y a « la crise » dont on ne peut faire abstraction, et même « les crises ». Mais si on n’investit pas sur un « minimum syndical » de bien-être des êtres humains, sur quoi investir ? Si ceux qui sont « au pouvoir » et ont ce pouvoir de prendre des décisions là où ils ne l’avaient pas hier, s’ils n’amorcent pas des améliorations en ce sens : où va-t-on ?

Les décisions à prendre doivent tenir compte de TOUS les paramètres : société, santé, éducation, emploi, économie, logement, environnement, sécurité, immigration… Ce, dans une même direction : la possibilité pour chacun de vivre, sinon le mieux, du moins le moins mal possible de façon digne et autonome au sein d’un monde désormais totalement interdépendant.

«  Le redressement est indispensable, mais il ne sera possible que dans la justice. Fiscalité, éducation, logement, santé, accès à l’énergie, sécurité, services publics, nouveaux droits, culture : l’âme de la France, c’est l’égalité.  » (François Hollande, Le projet). La question est donc d’agir avec équité et éthique sur ces piliers fondamentaux : emploi stable, habitat décent, éducation égalitaire pour tous (condition d’avenir et de sécurité au sens très large du terme), alimentation quotidienne de qualité, accès aux soins et protection de l’environnement qui doivent être absolument prioritaires sur tout le reste. Ce, en remettant en question un système économique concentré dans les mains de quelques centaines de puissants, de façon à ce qu’il soit au service de la société et non pas subi par celle-ci. Sans quoi, la société en question, dont la part de celle qui a cru en « vous » Monsieur le Président, sans illusion mais avec espoir, risque fort de se radicaliser.
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* Sources INSEE  *2012 ** 2009. *** Fondation Abbé Pierre.

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Corse 2012/exposition 2e REP © Virginie de Galzain

Jusqu’à la fin de l’été, à la citadelle de Calvi : exposition du 2e REP (régiment étranger de parachutistes) de la Légion étrangère. Panneaux pédagogiques, mannequins en situation, matériels, vidéos reconstituent le fil des actions et interventions menées par les cinq compagnies du Régiment. Des légionnaires sont présents pour répondre aux questions, et des affiches et le magazine sont à disposition du public. La 3ème Cie, Amphibie, s’entraîne notamment dans la Baie de Calvi (saut et drop en mer, abordage de plage).

Le reportage « Illettrisme, droit de savoirs » à la Une de sps.fr

Printemps/été 2012 : le photoreportage Illettrisme, droit de savoir est à la Une du site www.sps.fr (syndicat de la presse sociale). Réalisé en 2011, c’est le 2e volet d’un projet photographique  que je mène sur les différences invisibles, contre les idées reçues en France. Une exposition de ce projet est en cours de préparation.
Télécharger le pdf de présentation du photoreportage.

illettrisme droit de savoirs_virginie de galzain

Le site du projet : Illettrisme, droit de savoirs

Photo : défiance, indépendance, confiance

Ce post est à l’attention de ceux que j’ai croisés/abordés ces derniers temps dans le cadre d’un nouveau photoreportage indépendant que j’espère mener avec eux SI… Seule je ne peux rien. Ils ont ma carte, ils se reconnaîtront s’ils passent sur ce blog.

▪ Un photoreportage indépendant est un projet pensé et initié de façon personnelle, sans commande, sans influences autres que ses propres repères, analyses, connaissances, ignorances, questionnements. La première motivation est l’intérêt pour le sujet et toutes les richesses mais aussi toutes les difficultés qu’il comporte. La seconde est le soucis d’informer – cela n’engage que moi -, d’aller au-delà d’une étiquette derrière laquelle on peut à la fois tout et rien mettre puisque l’on ne sait pas, concrètement, de quoi l’on parle. Par « concrètement », j’entends « vivre les choses » de la façon dont les autres les vivent ou du moins les approcher. On ne peut se mettre à la place de chacun ; on peut en revanche saisir ce que l’on vous donne pour mieux le relayer : en photographies illustratrices ou évocatrices et en recueil de témoignages.

▪ Pourquoi est-ce important ? Parce que la société a globalement les moyens matériels de s’exprimer, mais l’individu ne peut le faire ouvertement. Peur du regard des autres, manque de soutien ou de liens, conditionnement/contexte éducatif ou social, pression financière ou professionnelle : l’hypocrisie est totale et influe sur les libertés et la sensibilisation aux dysfonctionnements. Résultat ? La matérialisation, la conceptualisation des situations participent à les rendre abstraites car elles se substituent aux hommes. On ne touche personne avec de l’abstraction : on risque en revanche d’anesthésier, de travestir voire de manipuler et de l’être (manipulé).

▪ Aller au cœur des réalités pour mieux les comprendre, les retranscrire, les relayer est ce qui me fait avancer, ce qui me passionne aussi. En un mot : humaniser. Ce qui implique du temps, des mois mais aussi un engagement mutuel, un respect et une confiance réciproque. Les doutes font partie du parcours car on se demande tous à un moment donné « ce qu’on fait là » et « pourquoi on le fait », si « cela a du sens » ! Pour arriver à cette conclusion que « oui cela a une raison d’être, sinon nous ferions autre chose » !

▪ La diffusion prendra le temps qu’elle prendra, par des modes qui privilégient le long terme (exposition, diaporama…) et surtout la place nécessaire pour que chacun s’y retrouve : autant de formats qui permettent à ceux qui les découvrent de se poser au lieu de subir une image, des mots. D’être face aux autres, avec leurs préoccupations, leurs parcours de vie, leurs projections. D’être face à soi aussi puisqu’il y aura toujours un détail, une situation, une image qui fera écho à quelque chose de vécu, de vu et qui induira une proximité inattendue. Cette diffusion est mesurée, choisie, particulièrement au regard du temps passé et des implications humaines inhérentes ou consécutives.

En attendant, la priorité est avant tout de « faire », de pouvoir commencer :
cela dépend de vous, j’attends de vos nouvelles.

Présidentielles 2012 : expressions d’une victoire !

Extraits, en cours de complément…

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6 mai 2012 : Paris, place de la Bastille. Les électeurs de la gauche se sont rassemblés depuis la fin de l’après-midi pour fêter le candidat annoncé vainqueur. En attendant l’arrivée de François Hollande, les interventions politiques et intermèdes musicaux se succèdent. Dans la foule, l’heure est à la fête mais aussi à l’attention, aux attentes. Pas d’illusion ni d’aveuglement, mais des étincelles de ce qu’on appelle l’espoir. Ce sont les anonymes de cette foule que j’ai choisi de prendre en photo en lieu et place des « célèbres » qui nous représentent. Pourquoi ?

Parce que des dizaines de photographes d’agences/collectifs and co se concentraient déjà sur les élus, que faire de plus ? Parce que j’ai 5 ans pour « prendre » François Hollande, ce qui induit une bonne marge. Alors que ce rassemblement, ceux qui l’ont composé, leurs visages, leurs attitudes, leurs emblèmes resteront uniques. Et parce que j’aime par dessus tout ces manifestations où la présence de chacun a un sens, oubliant celle du photographe ou cherchant, pour une fois, la correspondance : me laissant le plaisir – parce que c’en est un – de saisir les expressions, les détails éphémères de la mémoire d’un soir.

Les temps modernes.7 / Consignes de vote

A gauche : un authentique bulletin de vote Présidentielles 2012. A droite…
Dimanche 22 avril, consigne 1 : sortez du lit. Consigne 2 : sortez voter !!
Et votez « bien » surtout.

© Virginie de Galzain

Les temps modernes, suite.3 / Résistance

Suite extraite d’une série de diptyques dont la notion de résistance demeure en filigrane : résistance au temps, aux inégalités, à une peur insidieuse, au conditionnement des esprits… Pour préserver la liberté et la vie, ce qui existe de positif et de joli. Rien n’est jamais acquis, donc tout est possible !

© Virginie de Galzain

Les temps modernes, suite.2 / Sécurité

*I believe in miracles                                                             © Virginie de Galzain                                         *Trop de sécurité nuit gravement à la liberté


La sécurité oui au sens de permettre aux individus de vivre libres, et dans un environnement dans lequel ils ne se sentent pas en danger ni discriminés. Aux dimensions initiales de service public et de protection.

CE, en évacuant les dérives pseudo justicières et vengeresses dont certains se sentent investis de façon préjudiciable et non respectueuse des personnes et des droits dont ils sont censés assurer la protection et la garantie. Ce, en cessant les pratiques sécuritaires liberticides, violentes, indignes, sectaires, statistiques au nom de… En donnant les moyens humains nécessaires à ceux qui en sont chargés.

En privilégiant aussi une information de fond sur les nombreuses réalités de terrain, en lieu et place de focus événementiels non digérés qui stigmatisent, diabolisent ou angélisent tour à tour tel département, tel membre des forces de l’ordre, tel jeune de… Un « changement » de perspective donc.

POUR RAPPEL "Le code de déontologie de la police et de la gendarmerie subordonne 
l'exercice des missions de police au strict respect de la Déclaration des droits de l'Homme 
et du citoyen, de la Constitution, des conventions internationales et des lois."
(source ministère de l'Intérieur)

 

5 ans

Et voilà, 5 ans que ce blog existe ! Merci encore une fois à ceux qui passent ou s’arrêtent. Pour l’occasion, je m’échappe des sujets de société qui me submergent parfois — c’est un fait ! Évocation d’un univers  qui me manque : la voile. Car se trouver entre le ciel et la mer, il n’y a – presque – rien de mieux…


© Virginie de Galzain