Réunion : le RSMA-R engagé sanitaire

Lutte contre la dengue à La Réunion : les jeunes volontaires du régiment du Service militaire adapté de la Réunion (RSMA-R) en renfort pour informer la population, prévenir et enrayer l’épidémie.

Chaque année, près de 6000 jeunes Ultramarins suivent une formation professionnelle et citoyenne de 6 à 12 mois au sein de ce dispositif militaire d’exception présent dans 7 régiments d’Outre-Mer. En collaboration étroite et permanente avec les acteurs locaux, la réussite du SMA associe l’expertise et l’engagement fort de ceux qui le composent, une connaissance de long terme des spécificités (sociale, éducative, économique, environnementale, sanitaire…) et des capacités d’emploi de chaque DOM et COM. Ce, en proposant un cadre de vie structuré exigeant et à forte valeur humaine. Plusieurs régiments du SMA seront à l’honneur et défileront cette année le 14 juillet sur les Champs-Élysées.

©Virginie de Galzain

Le site du reportage https://unenjeudavenirs.wordpress.com
Le site du SMA http://www.le-sma.com

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David Goldblatt

I think we must never forget that the price of liberty is very high and you have to keep at it all the time. You can’t not keep watching‚ you’ve got to keep watching because otherwise the rot creeps in.
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En hommage à David Goldblatt, disparu hier, mémoire humaine, sociale, documentaire de 60 ans de l’histoire des Sud-Africains et de l’Afrique du Sud. Photo prise à Paris, en février 2018, lors de la rétrospective qui lui était consacrée au centre Pompidou.

david goldblatt, paris fevrier 2018

david goldblatt, paris fevrier 2018©Virginie de Galzain

REVOIR :
– David Goldblatt in conversation http://www.tate.org.uk/context-comment/video/david-goldblatt-conversation
Activisme visuel https://www.arte.tv/fr/videos/053284-000-A/activisme-visuel/

Pour la paix à Gaza

Extrait d’archives, série « Pour la paix à Gaza« . Manifestation de soutien aux Palestiniens face à l’opération israélienne « plomb durci », janvier 2009.

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Paris, 10 janvier 2009 © Virginie de Galzain

Madagascar : ’47, portraits d’insurgés’, de Pierrot Men & Raharimanana

47. 1947. 29 mars 1947 : le point de départ d’une insurrection anti-coloniale dont la répression, les tortures, massacres et exécutions sommaires ont meurtri des familles entières et causé plusieurs dizaines milliers de morts à Madagascar.
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Art, Histoire et Mémoire. Quand Raharimanana, écrivain et dramaturge, s’associe au photographe Pierrot Men, cela donne 47, portraits d’insurgés, un projet images / textes d’une force inédite, unique mémoire des survivants de l’insurrection de 1947. Sensible et pédagogique, politique et engagée, cette œuvre – présentée à plusieurs reprises sous forme d’exposition depuis 2009 – est pérennisée par l’ouvrage du même nom(1). Aperçu et extraits de longs entretiens très privilégiés.

extrait de 47, portraits d'insurges_Raprosy et l'enfantRaprosy ©Pierrot Men

47. 1947. 29 mars 1947 : le point de départ d’une insurrection anti-coloniale dont la répression, les tortures, massacres et exécutions sommaires ont meurtri des familles entières et causé plusieurs dizaines milliers de morts à Madagascar. Une période méconnue aux frontières de l’horreur et de la civilisation, restée dans l’ombre de l’histoire coloniale française. Pour Raharimanana,  « les gouvernements actuels (français et malgache) ne veulent pas parler de 1947, car ce serait une forme de compromission, reconnaître et endosser toutes les erreurs de leurs devanciers, et reconnaître que leurs pouvoirs se basent aussi sur cette occultation de la mémoire.  »
(NDLR : ces propos ont été recueillis en 2009. En 2016, lors du sommet de la Francophonie qui se tenait à Madagascar, le président François Hollande a reconnu pour la première fois les crimes commis par la France coloniale en 1947 : une reconnaissance, non des excuses).

extrait de 47, portraits d'insurges_Henriette Vita
Henriette Vita, survivante, est décédée trois mois après cette rencontre ©Pierrot Men

À la rencontre du silence
Ce projet est une histoire de rencontres. Celle de deux artistes qui placent l’homme au centre de leur démarche, dans un monde où les enjeux économiques et politiques sont rois. Et celles de deux hommes Lire la suite de « Madagascar : ’47, portraits d’insurgés’, de Pierrot Men & Raharimanana »

Monde : les enjeux de l’accès à l’eau

En marge du Forum mondial de l’eau, en cours jusqu’au 23 mars au Brésil, le point sur les enjeux de l’accès à une eau potable et assainie pour tous.

Ressource naturelle vitale, l’eau s’épuise et se raréfie. Au cœur de la survie planétaire, l’or bleu sonne comme un défi de plus dont les enjeux, comme les contraintes sont à la fois humains, sanitaires et alimentaires, environnementaux, économiques et politiques. Pauvreté, pollution, réchauffement climatique, gaspillage, conflits, accroissement de la population mondiale sont parmi les causes – ou conséquences – directes de la pénurie d’eau.

• XXIe siècle : quid de l’accès à l’eau ?
Paradoxalement, bien que la Terre soit composée à près de 70% d’eau, environ 0,5% (sur les 3% d’eau douce) est utilisable par l’homme. En 20 ans, grâce aux progrès réalisés en matière d’assainissement et d’alimentation en eau, 2 milliards d’êtres humains de plus ont pu avoir accès à une eau potable. MAIS environ 2,1 milliards de personnes (30 % de la population mondiale) ne bénéficient toujours pas d’accès domestiques à cette eau potable et environ 2,3 milliards de personnes (33 % de la population mondiale) n’ont pas d’installations sanitaires de base*. Des chiffres à prendre de façon indicative – d’autant que la population augmente rapidement – pour une situation qui constitue une menace pour l’équilibre mondial.

• Un enjeu vital
Dans les pays les plus pauvres ou en voie de développement, principalement situés en Afrique et en Asie, le manque de moyens et/ou de volonté politique ne permet pas de mettre en place les aménagements nécessaires et suffisants pour traiter l’eau, la purifier et la rendre accessible tant matériellement que financièrement. À cela peut s’ajouter une méconnaissance de l’utilisation et de la gestion de l’eau, dans le cadre d’activités de production par exemple. D’où la prolifération continue ou chronique de maladies et épidémies liées (diarrhées, paludisme, choléra, …) voire de la famine. Une prolifération qui peut aussi être provoquée ou accentuée par des variations climatiques ou des catastrophes naturelles, fréquentes dans les zones concernées.

Conséquence : Lire la suite de « Monde : les enjeux de l’accès à l’eau »

Cinéma : Eriq Ebouaney

L’acteur français Eriq Ebouaney est actuellement à l’affiche d’Une saison en France, du réalisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun*.

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©Virginie de Galzain

Aux côtés de Sandrine Bonnaire, il y incarne le rôle d’Abbas. Au quotidien, un homme, professeur de français, tente de reconstruire sa vie et celle de ses deux enfants en France après avoir fui la République Centrafricaine. Le visage d’une réalité faite d’errance et d’incertitudes angoissantes suspendues à l’attente du statut de réfugié ; de rencontres porteuses d’espoir et d’amour aussi. Ce destin d’une famille déracinée fait écho à celui de millions d’autres en sursis, qui tentent de continuer à vivre comme tout le monde, avec la mémoire de ce qu’elle a violemment éprouvé.


* Mahamat-Saleh Haroun, notamment réalisateur de Un homme qui crie, Grigris et Hissein Habré, la tragédie tchadienne a accepté d’être ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat depuis février 2017

Stanley Greene : hommage

ON DOIT PRENDRE DES PHOTOS AVEC LE CŒUR, PAS AVEC LA TÊTE.

L’immense photographe Stanley Greene nous a quittés cette nuit. Un homme qui a tout donné et tout sacrifié pour témoigner et informer. Un homme sans concession, révolté par l’inhumanité. Un combattant engagé dans une démarche éthique fondée sur la vérité, la réalité, la mémoire, l’homme. Quelqu’un que l’on aimait autant voir qu’écouter.

Né en 1949, photographe dit “ de guerre ”après avoir été notamment photographe de mode, Stanley Greene était surtout un photographe de la vie. D’une certaine vie, qui un jour dérape pour sombrer, faire sombrer dans le chaos, la douleur, la violence, la domination, la soumission, la mort. Au-delà du pire scénario. Car là, c’est bien le monde réel qui s’affiche, un monde contemporain “ plus d’actualité que jamais ” selon la dérisoire formule consacrée : celui d’êtres humains déchainés de haine, de pouvoir, ou soumis à la barbarie la plus insupportable, la plus inimaginable. Ce monde rempli ici ou là d’atrocités, de celles qui deviennent paradoxalement, ironiquement historiques.

Cofondateur de NOOR images, récompensé par de nombreuses distinctions photographiques, Stanley Greene a couvert les conflits pendant près de 30 ans, guidé par cette insatiable quête – “ Essayer de comprendre pourquoi les humains se comportent de cette façon (…), aller où c’est en train de se passer pour comprendre.”  – et cet état extatique dans lequel on se retrouve quand on sait que c’est là qu’on doit être. C’est ça la photo. S’oublier, faire corps avec ce qui vous entoure, prendre des photos, vivre. Et garder vivant ce que d’autres aimeraient mieux cacher, oublier. Quitte à y perdre chaque fois un peu de soi-même. La vérité exige du courage. La vérité, quelle qu’elle soit, a toujours un prix.

Pour mieux comprendre, il faut regarder encore et encore ses photographies en noir et blanc (pour la plupart), celles qui traversent Black Passport par exemple. Un carnet de bord publié en 2009 avec, en fil rouge, les questionnements, les sentiments de Stanley Greene, et des repères personnels toujours intenses, perturbés ou perturbants, justes et honnêtes. Trente ans de vie en textes et en images traversée par ses débuts, la mode, San Francisco ; ces femmes lumineuses qui ont compté et surtout ces conflits qui marquent au fer rouge. Sud Soudan, Caroline, Zaïre, Tchétchénie, Asya, Moscou, Anna, Irak, Afghanistan… composent 26 scènes de vie, d’amour, de photographie. Parce que le photographe de guerre n’est pas un héros, mais avant tout un homme ; “ un papillon de nuit – je le cite – qui se jette dans les flammes.

Stanley Greene a tout donné et tout sacrifié pour informer, plaider, être auprès de ceux qui vivent des violences inouïes. Lors d’un entretien très intense paru dans Polka magazine en septembre 2016, il confiait à Dimitri Beck : « C’est comme si j’avais passé un pacte avec le diable pour essayer de mener à bien ma carrière. Mais il m’a dépouillé, a pris mon argent, ma vie personnelle, ma santé. Tout. (…) Mais je ne regrette rien. »

Référence absolue de la photographie, et une des miennes, il était d’une présence sensible, généreuse et magnétique. II nous laisse un héritage photographique et moral exceptionnel ; des images qui nous  » collent au mur » ; cette nécessité impérative pour nous, photographes, de « savoir pourquoi on prend les photos » et des étincelles de passion à partager pour résister encore.


> Stanley Greene/NOOR images
http://noorimages.com/photographer/greene/
> Black Passport. Schilt Publishing (édition originale) & Textuel (version française). 170 x 225 mm. 288 p. 45 €.

 VOIR, ÉCOUTER : EYES ON SYRIA’S SHATTERED LIVES

Rencontre 27 rue Jacob : (face au) « FN, il y a urgence »

Règle numéro 1 : ne pas baisser la garde face à Marine Le Pen ! Notre devoir et notre responsabilité aujourd’hui sont de l’empêcher de parvenir au pouvoir, même si l’autre option ne convainc pas. On ne s’abstient pas. On ne vote pas blanc ni nul : ce serait d’une inconscience totale. Ce serait prendre le risque du Pire. On vote contre le Front National. Point.

urgence
Rencontre avec François Durpaire et Farid Boudjellal, co-auteur de La présidente
27 Rue Jacob, Paris 6e : mardi 25 avril 2017 de 19h à 20h

L’Expo ‘Le droit d’apprendre’ à la Maison de l’Europe

Bonne nouvelle : après Bordeaux en 2016, l’exposition « Le droit d’apprendre »* est à la Maison de l’Europe, à Paris, jusqu’au 1er avril 2017. Un projet photographique dont je signe les photos et les textes, destiné à informer, sensibiliser, montrer de l’intérieur l’importance d’un droit fondamental : le droit à la formation pour tous, à tout âge, quelles que soient ses compétences. Un bien commun qui doit être diffusé, connu et accessible.

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Lutte contre le chômage, égalité des droits, responsabilité sociale et éducative… Quels sont les enjeux de la formation tout au long de la vie ? Comment consolider ses compétences, évoluer, sécuriser les parcours ? Comment apprenants et formateurs construisent-ils ensemble un parcours d’autonomie et de réussite ?

“ La notion de formation continue, telle un mouvement, est inhérente à Turbulences !, à l’image de l’intermittence du spectacle. C’est fondamental pour maintenir une dynamique, consolider et explorer. C’est ce qui permet le maintien et l’évolution des niveaux de qualification de la structure et des personnes. ” – Philippe Duban (Turbulences!)

Extraites de plusieurs reportages, les photographies – légendées de nombreux témoignages de formateurs et d’apprenants – mettent en lumière l’engagement d’organismes de formation pour adultes et d’entreprises d’insertion auprès de personnes parfois fragilisées. Elles valorisent les apprenants dans leur démarche d’apprentissage. Elles évoquent la diversité des pratiques des formateurs. Elles humanisent un droit qui participe à l’amélioration des compétences et au bien-être de chacun ainsi qu’à la stabilité et à la qualité de vie de l’entreprise.

Du 3 au 30 mars 2017
Exposition « Le Droit d’apprendre » : Maison de l’Europe. 35-37, rue des Francs-Bourgeois, 75004 Paris. Tous les jours, week-ends inclus, de 14h à 18h : entrée libre. D’autres expositions sont à suivre en 2017 en France.

*Avec le soutien de l’agence Erasmus+France Éducation Formation/EPALE, qui m’a confié ce beau projet collectif dans le cadre de ses actions liées à la l’éducation et à la formation des adultes. En collaboration avec Turbulences!, Langues Plurielles et la Table de Cana, sujets au sens plein du terme de ce travail que je remercie tout autant. Tirages Picto Paris.


Coulisses : la lutte contre l’illettrisme et exclusions associées et l’accès à l’éducation, à la formation et à l’emploi pour tous est un nombreux enjeux sur lequel je travaille depuis plusieurs années. L’exposition « Le droit d’apprendre » résulte de nombreuses semaines de travail collectif, tant pour sa préparation que pour – la réalisation des prises de vues pour valoriser au mieux chaque structure, les liens humains entretenus, les ateliers et actions mis en œuvre, – les recueils de témoignages pour incarner et donner la parole aux personnes impliquées – le choix et la préparation des images – la synthèse des textes – la réalisation des maquettes photos/textes et le suivi de fabrication enfin.

10 ans et un site photo

10 ans ! C’est l’âge de ce blog. Merci à tous de vos passages, commentaires ou soutiens. Pour l’occasion, et pour celles et ceux qui ne le connaissent pas encore, voici le lien vers mon site photo à jour : vdegalzainphoto.wordpress.com. Vous y trouverez des reportages, portraits, parutions et actus. Ce blog reste actif bien sûr. Bonne visite !

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« Handicaps, faire face » : l’expo

Nouveau : j’ai le plaisir de vous annoncer que le projet Handicaps : faire face, réalisé avec le CASVP, a été inauguré. Il commence sa diffusion sous la forme d’une exposition en mars (me contacter pour le lieu). En images et en témoignages, des agents du CASVP s’exposent et livrent leur regard sur le handicap, notamment au travail. Des visages reflet d’une vraie noblesse du cœur. Des mots sensibles et lucides qui nous permettent d’en apprendre plus sur une nécessité d’adaptation permanente, des souffrances contenues et une envie de partager pour avancer ensemble, à égalité. Pour en savoir plus > cliquez ici.

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© Virginie de Galzain

Bonne année !

Rêver, vivre, agir.

Derrière ces trois invitations à…, de nombreuses autres parmi lesquelles aimer, partager, accueillir, accompagner, protéger, se préserver, réfléchir, mais pas trop, se dépasser, essayer, imaginer, innover, concevoir, y croire… et résister, tenir bon quoi qu’il arrive.

Je vous souhaite, autant que possible, une bonne année 2017, pleine de santé, de sérénité et de moments heureux. Je nous souhaite aussi, de façon collective, beaucoup de clairvoyance et d’humanité dans les choix présents et à venir, dont ceux qui nous engagent les uns vis à vis des autres. Ce, pour plus de paix et de justice, d’égalité et de solidarité, de solutions de vie meilleure pour le plus grand nombre. À suivre

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Exposition ‘Le SMA : un enjeu d’avenirs’ à Périgueux

Le 1er décembre 2016, le Détachement du Service militaire adapté (DSMA) fêtait ses 20 ans au musée d’art Vesunna de Périgueux sous le haut patronage d’Ericka Bareigts, ministre des Outre-Mer.

Pour accompagner cet événement, je suis très heureuse de vous annoncer que l’exposition extraite du photoreportage Le SMA : un enjeu d’avenirs* est présentée à Périgueux pendant 5 semaines !
• Du 29 novembre au 4 décembre 2016 : Musée d’art Vesunna, parc de Vésone, 20 rue du 26e régiment d’Infanterie, Périgueux. • Du 7 décembre 2016 au 3 janvier 2017 : Hôtel de Ville 23 rue du Président Wilson, Périgueux. Entrée libre. (*tirages à l’agrandisseur : Andres Romero)
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Pour mémoire

Il s’appelait Étienne. C’était un homme cultivé et engagé pour les autres. Il était aussi demandeur d’asile. Je l’avais rencontré lors d’un reportage réalisé sur et avec France terre d’Asile en avril 2015. J’ai appris son décès hier.
Il tenait à raconter son histoire, pour mémoire, pour que l’on sache. Il voulait qu’on le nomme, et il avait été difficile de lui expliquer que « pour le moment » sa sécurité primait. Car même loin de chez eux, de nombreux demandeurs d’asile demeurent en danger. Comme beaucoup d’autres, il avait connu la dure nécessité de quitter son pays et les siens ; puis la rue. Comme beaucoup d’autres, il était en attente d’un statut de réfugié dont la réponse tardait. Trop. Toujours trop. Pendant ce temps, généreux et digne, il s’engageait pour les autres. Les mots qui suivent (cliquer sur l’image pour lire) sont extraits de l’entretien que nous avions eu ensemble.

temoignage Etienne, avril 2015

*le premier magazine national d’information et de prévention santé pour les personnes migrantes primo arrivantes originaires d’Afrique subsaharienne

Liberté, humanité, solidarité

Rester unis. Paris place de la République, novembre 2015 © Virginie de Galzain

Dernier retour en arrière… Paris, place de la République, novembre 2015. Je viens de terminer des prises de vues de Dominique A. rue Saint Maur avec Aurélie S., qui réalisait l’interview. Toujours chaleureux, Eric M. « fait comme si » mais il est très marqué ; certains de ses proches ont perdu un des leurs au Bataclan. Je rejoins la place de la République par la rue de la Fontaine au Roi où j’ai vécu, où je passe régulièrement, où j’étais la veille des attentats du 13 novembre.

L’ambiance est surréaliste. Des équipes de télévision de Rédactions de différents pays ceinturent la place. Des projecteurs rompent une intimité dont on aurait besoin. J’ai subitement l’impression d’arriver dans une arène ; ce décalage m’est difficilement supportable. Nul doute que l’impossibilité de NOUS rassembler massivement en raison de l’état d’urgence a concentré les chocs et traumatismes ressentis. Chacun encaisse comme il peut pour garder un semblant d’équilibre. Je m’avance près de la statue pour me joindre à ceux, nombreux, venus se recueillir, témoigner de leur soutien ou dire un dernier « au revoir ». Le temps est suspendu. On entend à peine les bruits urbains. Avant de repartir, je sors mon appareil pour prendre quelques photos. Juste quelques images, pour mémoire, pour eux, pour moi. Les seules que j’ai réussi à faire.

Je n’aurais pas pu répondre à la moindre commande sur ces événements. La vie continue

USA : where is your mind ?

Donald Trump est officiellement président des États-Unis. Tout candidat peut remporter une élection. Ouvrons enfin les yeux et agissons en conséquence pour la France sans attendre le 2e tour. Pour les États-Unis, c’est trop tard cette fois. Bad day for US.

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New York, Guggenheim © Virginie de Galzain

L’exposition ‘Le droit d’apprendre’ aux journées du Patrimoine

J’ai le plaisir de vous annoncer que ma prochaine exposition – « Le droit d’apprendre » – sera notamment présentée lors des Journées européennes du Patrimoine 2016 par l’agence Erasmus, à Bordeaux.

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« Le droit d’apprendre »* est un projet photographique destiné à informer, sensibiliser, montrer de l’intérieur l’importance d’un droit fondamental : le droit à la formation pour tous, à tout âge, quelles que soient ses compétences. Un bien commun qui doit être diffusé, connu et accessible. Lire la suite de « L’exposition ‘Le droit d’apprendre’ aux journées du Patrimoine »

Remise à niveau et lutte contre l’illettrisme

TÉMOIGNAGE (*). Apprendre et améliorer ses compétences à tout âge, c’est un droit pour tous et c’est possible. Denis suit une formation collective de remise à niveau Français compétence professionnelle avec Langues Plurielles sur son lieu de travail :

« C’est la première fois que je fais quelque chose pour moi. J’ai arrêté l’école en CM2 pour me mettre à travailler. À la maison, on avait besoin d’argent. J’ai commencé dans le bâtiment comme manœuvre. Depuis, j’exerce tous ces métiers dont on peut avoir besoin couramment dans une maison de retraite, où je suis salarié : entretien, peinture, électricité, réparations, plomberie… Je vais avoir 50 ans l’année prochaine et je veux évoluer (…).

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© Virginie de Galzain/Erasmus+/EPALE

Ce n’est pas facile de demander de l’aide. Pour vous dire les choses franchement, j’avais vraiment honte de me sentir différent à ce point. On a peur de s’exposer devant les autres. Le premier jour de formation, je n’étais pas à l’aise mais j’essayais de ne pas le montrer. C’est important d’être à plusieurs car on se retrouve ensemble, à égalité. Aujourd’hui, c’est ma quatrième séance : je suis ravi. Je sens que je commence à m’ouvrir. Mes enfants sont heureux pour moi, je crois qu’ils sont fiers de ce que j’entreprends ».


(*) Extrait du reportage réalisé pour Erasmus+ / EPALE : « La formation des adultes : un bien commun » (Langues Plurielles, octobre-novembre 2015) et de l’exposition « Le droit d’apprendre ». A voir également, le reportage/exposition Illettrisme : droit de savoirs

Boxe : clin d’œil à Estelle Mossely

Clin d’œil à Estelle Mossely, médaille d’or Boxe poids légers aux J.O de Rio, première femme championne olympique dans cette discipline et brillante ingénieure !

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Extrait du reportage ‘Le SMA : un enjeu d’avenirs‘ © Virginie de Galzain

Hommage à Camille Lepage : 2 ans déjà

Il y a deux ans, la photojournaliste Camille Lepage était assassinée en République centrafricaine où elle réalisait plusieurs reportages. Une terre d’oubliés qui était devenue son lieu de vie après plusieurs années au Sud Soudan. Une seconde patrie alors plongée dans des violences intercommunautaires extrêmes entre la Seleka et les anti-Balaka, où elle partageait le quotidien de celles et ceux dont elle révélait les réalités en images. À 26 ans, elle était talentueuse et engagée, informée et professionnelle. Passionnée par l’image, elle était guidée voire obsédée par la nécessité de témoigner au nom de ceux qui souffrent et que le monde délaisse, ignore ou condamne au silence et à l’oubli, du moins tant que cela ne fait pas vendre.

site camille lepage
Ses parents et son frère ont créé l’association portant son nom, notamment pour la faire vivre au travers de ses reportages et diffuser son travail au plus grand nombre. Un prix photographique destiné à soutenir chaque année le travail d’un photojournaliste a aussi vu le jour. Courageuse, Camille Lepage a été au bout de ses rêves et de ses convictions. Elle laisse des photographies sensibles, humaines et fortes que je vous invite à découvrir sur son site si ce n’est déjà fait, voire à vous procurer le livre République centrafricaine : on est ensemble. L’œuvre éternelle d’une belle personne et d’une excellente photographe.

À SUIVRE/À VOIR
– Le site de Camille Lepage : camille-lepage.photoshelter.com
– L’association Camille Lepage-On est ensemble www.camillelepage.org
– Le livre : République centrafricaine : on est ensemble, CDP éditions, 10 euros (un cadeau)

Formation et insertion : Le régiment du SMA de La Réunion fête ses 50 ans

Le régiment du SMA de La Réunion fêtait officiellement ses 50 ans le 8 avril. Il y a un an, j’y réalisais plusieurs semaines de reportage, en photographies et recueil de très nombreux témoignages. Un reportage réalisé en immersion, avec toute la confiance et la liberté de vue nécessaire, qui s’inscrit dans un travail de long terme sur l’accès à une éducation et une formation égalitaire pour tous initié fin 2011.

Pendant ces semaines, j’ai pu suivre la vie au sein des 3 sites du régiment (Saint-Pierre, Saint-Denis et Bourg Murat), découvrir la diversité des parcours de vie individuels et des apprentissages communs à différents stades de la formation des jeunes. Le RSMA accueille en effet en flux tendu 100 nouveaux jeunes par mois pour 6 à 12 mois : ceux qui arrivent côtoient ceux qui partent comme ceux qui sont à mi-parcours. J’ai pu observer, photographier, m’entretenir avec des cadres et des jeunes volontaires. Que l’on ne s’y trompe pas, le RSMA ne forme pas de futurs militaires, mais il met tout en œuvre pour permettre aux filles et garçons qui le souhaitent d’apprendre un métier qu’ils pourront exercer dans le civil ; des jeunes qui se donnent les moyens de faire des choix de vie dans des contextes personnels ou conjoncturels parfois difficiles.

Reportage et montage ©Virginie de Galzain

Mon objectif était de comprendre, au-delà des mots et des chiffres qui décrivent ce dispositif, qui sont les volontaires et les cadres militaires qui le composent, où ils en sont au moment où je les rencontre et comment et pourquoi c’est une réussite humaine. Car entre l’arrivée des jeunes et les 75% dits d’insertion, il y a des mois de partage et de vie collective inédite en internat, de travail intensif et de détente, de doute et de découragement, de petites et de grandes victoires. Rien ne va de soi, rien n’est gagné d’avance. Appréhender de l’intérieur ce microcosme très exigeant « qui ne lâche rien » est le seul moyen d’informer, de donner à voir l’organisation et les moyens mis en place pour former en interne à des dizaines de métiers dans les meilleures conditions possibles ; l’encadrement humain existant et nécessaire jour et nuit ; les compétences et l’investissement à tous les niveaux en lien avec de nombreux acteurs de la vie civile. Et surtout : les liens qui se tissent au fur et à mesure que les jours et les semaines passent qui participent à renforcer confiance et détermination,  envie de réussir et conscience que c’est possible.

> Le site du reportage : ‘Le SMA : un enjeu d’avenirs’

9 ans !

Ce blog fête ses 9 ans ! Créé en mars 2007, il rassemble des images et points de vue au gré de sujets qui me tiennent à cœur, rencontres ou collaborations, entre autres… Pour l’occasion, j’ai le plaisir de vous faire découvrir la nouvelle version du site dédié au reportage que j’ai réalisé sur le Service militaire adapté, mission fondamentale de l’armée auprès des jeunes d’Outre-mer depuis plus de 50 ans ; version sur laquelle vous trouverez un nouveau diaporama, une sélection d’images et des extraits de témoignages notamment :
unenjeudavenirs.wordpress.com

reportage sma_reunion_virginie de galzain

Et toujours, le site photo, mis à jour, comprenant de nombreuses galeries vdegalzainphoto.wordpress.com Merci à toutes celles et ceux qui me suivent depuis…, à celles et ceux qui passent, même par hasard !

Internat

reportage service militaire adapte_virginie de galzainLe service militaire adapté : un enjeu d’avenirs‘ © Virginie de Galzain

L’expo ‘Le SMA : un enjeu d’avenirs’ aux Invalides

L’exposition extraite du photoreportage Le SMA : un enjeu d’avenirs, était présentée aux Invalides le 4 février 2016 à l’occasion d’une soirée spéciale du Service militaire adapté, que je remercie sincèrement à nouveau. (tirages à l’agrandisseur Andrès Romero)

Je vous invite à consulter le site présentant des extraits de ce travail qui me tient particulièrement à cœur unenjeudavenirs.wordpress.com, avec ses enjeux, des images inédites, des extraits de témoignages révélateurs des réalités de vie de jeunes qui se portent volontaires pour apprendre un métier au SMA, mais aussi de l’investissement des militaires qui les accompagnent pendant leur formation. Un reportage qui va bien au-delà de l’envie d’informer qui fait partie intégrante de mon métier et qui répond à un engagement personnel de long terme d’alerter sur la nécessité urgente de permettre à tous de bénéficier d’une éducation et d’une formation égalitaire (et non identique).
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                                    Salons du Gouverneur militaire de Paris/Invalides © Virginie de Galzain

En 2016…

ON Y CROIT !

Oui la situation du monde est grave.
Oui les États jouent avec le feu.
Oui on s’est encore serré la ceinture.
Oui on a pleuré ceux qui nous ont violemment quittés.
Oui c’est très dur de croire que ça peut s’améliorer.

Mais
On vit malgré tout dans un pays qui n’est pas en conflit armé.
On est intelligents, on a des idées et on a tous envie que ça change.
Cela veut dire que tout est encore possible !

ON PREND DE LA DISTANCE SUR TOUT !
Ce qu’on lit, ce qu’on entend, ce qu’on voit…
Préservons notre esprit critique et nos libertés : liberté d’expression et de réflexion, d’analyse et d’opposition constructive ; liberté de mouvement, de manifestation, d’action !

ON ARRÊTE DE PARLER ‘DU PARTI DONT ON NE VEUT PAS’ !
Le monde est fragile et le sera bien plus si nous permettons aux extrêmes de progresser. Des extrêmes auxquels nous devons résister sans concession. Ne nous laissons pas paralyser par les discours sombres révélateurs d’impuissances passées et présentes ni tromper par des ombres politiques (ce Front d’un Naufrage national annoncé) qui nous mèneront vers des jours plus sombres encore.

Lire la suite de « En 2016… »

Nouveau reportage : zoom sur la Compagnie Turbulences

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Turbulences ! Atelier professionnel Trapèze © Virginie de Galzain
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Turbulences ! Atelier professionnel Trapèze © Virginie de Galzain
TBL_tpz20_vdegalzainTurbulences ! Atelier professionnel Trapèze © Virginie de Galzain

Le trimestre se termine notamment avec plusieurs reportages réalisés pour Erasmus + France. Une belle collaboration au cœur d’organismes de formation et/ou d’emploi pour adultes, reconnus pour la qualité de leur accompagnement et de leur expertise et pour leur engagement humain (centre de formation, ESAT*, entreprise d’insertion). L’objectif : donner à voir ces structures de l’intérieur ; valoriser leurs auteurs, leurs actions et les personnes qui en bénéficient sur EPALE*, la première plateforme participative dédiée à la formation et à l’emploi des adultes en Europe. Ces reportages vont être progressivement mis en ligne sous différents angles, complétés de témoignages spontanés avec les acteurs concernés.

Découvrez dès maintenant les premiers extraits du travail mené avec Turbulences ! :  »Turbulences! : un lien social, une utopie concrète », une compagnie théâtrale exceptionnelle qui propose formation ou emploi pour des personnes qui ont des difficultés d’intégration sociale en raison de troubles envahissants du développement (TED) et une entreprise sociale et solidaire. De nombreuses photos et un entretien mené avec Philippe Duban, son directeur, à découvrir sur https://ec.europa.eu/epale/fr/node/17039 et vdegalzainphoto.wordpress.com

*Établissement et services d’aide par le travail (ESAT)
*Electronic Platform for Adult Learning in Europe (EPALE)

Résister !

hope_virginie de galzain« HOPE », série Les temps modernes © Virginie de Galzain

Lutter contre l’ignorance, contre cette peur de l’Autre qui déshumanise et isole, exacerbe les tensions, les injustices et l’instabilité, c’est urgent. Résister au brouillage et au verrouillage des esprits, aux peurs, médiatisations et discours paralysants, à la restriction insidieuse des libertés : c’est fondamental. Cesser d’accepter que certaines décisions  et actions – dont les responsables sont ceux qui les prennent –  soient prises « en notre nom », et penser de nouveaux équilibres : c’est nécessaire. Agir pour la démocratie et la liberté, pour que chacun puisse vivre dignement, pour le respect des différences et pour la paix, ici et dans le monde : c’est possible. Long, difficile, mais possible.

Je refuse que mon pays devienne une terre du Front National ou de toute autre incarnation d’extrêmes ;

et je demande à tous ceux qui partagent cette volonté de le dire, de l’écrire, de (ré)agir. Je demande aux autres de prendre le temps de réfléchir. Le présent et l’avenir en dépendent. L’action de chacun peut avoir des effets sur tous. Nous sommes tous responsables.

Carnet de reportage…

Le carnet de notes du photoreportage réalisé au régiment du service militaire adapté de La Réunion au printemps 2015, la complémentarité images/mots étant pour moi essentielle. Plus de 280 pages noircies, entretiens avec des cadres militaires et des jeunes volontaires. Autant de témoignages qui constituent une mémoire collective unique, en complément des très nombreuses photos réalisées sur place dans l’ensemble des compagnies.

Voir des extraits en Photos et Paroles de…, objet du reportage, autant dire très peu au regard du travail accompli ensemble. Plusieurs mois en lissant entre les préparatifs, les semaines en immersion sur place, le scan et l’éditing des négatifs, la préparation des images, la retranscription d’une partie des propos pour accompagner les tirages de l’exposition, etc… Un très beau projet que j’avais en tête depuis 2011 et qui a pu se concrétiser grâce à une rencontre avec un membre du SMA (que je remercie encore), pour résumer. A suivre… si si. En attendant, n’hésitez pas à partager les liens.

carnet_photoreportage_rsmar_virginie de galzain
carnet_photoreportage rsmar_virginie de galzain
Le site du reportage : https://unenjeudavenirs.wordpress.com

Quelques mots

J’ai beau essayer, les mots ne viennent pas, sidérée face à tant d’horreur proche, d’inhumanité, de violence. Mes plus sincères pensées vont à ceux qui ont perdu un des leurs, à ceux qui luttent à l’hôpital, à ceux qui vont vivre avec la mémoire de cette nuit noire. À ceux que j’aime.

Mes pensées aussi pour celles et ceux qui éprouvent ces réalités jour après jour, dans d’autres nombreux pays pour lesquels on semble considérer cela « normal ». Pour eux, pas de lever des couleurs, pas de reprise de l’hymne national, pas de manifestations de soutien.

Mes pensées enfin à ceux qui engagent leur existence, dans l’ombre, pour protéger la nôtre.

Rester unis, cela ne doit pas seulement être un élan post-attentat : c’est un réel enjeu de vie. À quand une manifestation mondiale pour la paix pour tous ? C’est un appel.

A toutes fins utiles

À toutes fins utiles, je rappelle que tout ce qui est sur ce blog depuis 2007 relève de motivations et de choix personnels, sans aucune influence ni demande extérieure et moins encore avec une quelconque contrepartie.

J’invite par ailleurs les personnes qui copient des extraits de contenus publiés sur ce blog à en citer la source, plutôt de les signer en leur nom propre.

Photo : Les temps modernes.2

Extrait de reportages et portraits, commandes et projets indépendants.
Madagascar, Paris, Rome, La Réunion, New York, Bastia.
> (re)voir Les temps modernes.1

Migrations : Odysseia, d’Antoine D’Agata

Odysseia, du photographe Antoine d’Agata. Un travail exceptionnel sur et avec ceux que l’on appelle des migrants. À lire, voir, regarder, faire passer pour comprendre, s’interroger sur le pourquoi de ces odyssées d’hommes, de femmes et d’enfants ; sur les conséquences sur des vies individuelles et collectives. Et au-delà, sur un monde en (dés)équilibre où tout interagit.

Les discours de stigmatisation et de peur de l’Autre sont inacceptables tant humainement que politiquement, outre la méconnaissance apparente ou manifeste qu’ils traduisent ; ce, face au courage et aux souffrances passés, présents et à venir de ceux qui ont ces parcours, ces passages quand ils sont surmontés, ces voyages de survie. http://dagata.arte.tv/

odysseia_antoine d agata_

ODYSSEIA, d’Antoine D’agata
– le site : http://dagata.arte.tv/
– le livre : André Frère éditions, 192p., 32 €
http://www.andrefrereditions.com/livres/photographie/odysseia

A lire absolument également :
– l’enquête de Fabrizio Gatti : lire le post dédié Bilal, sur la route des clandestins, éd. Liana Levi/Piccolo
– l’ouvrage documentaire : Pour un autre regard sur les migrations (collectif), éd. La Découverte
et les fictions Ulysse from Bagdad, d’Éric-Emmanuel Schmidt, éd. Albin Michel ou Livre de Poche & Eldorado, de Laurent Gaudé, éd. Actes Sud.

À toutes fins utiles, je rappelle que tout ce qui est sur ce blog depuis 2007 relève de choix personnels,
sans aucune influence ni demande extérieure et moins encore avec une quelconque contrepartie !

Le reportage sur le SMA à la Une du site de l’ANLCI

Accès à l’éducation et à la formation pour tous : l’ANLCI (agence nationale de lutte contre l’illettrisme) met le reportage Le service militaire adapté : un enjeu d’avenirs à la Une de son site (merci).

une anlci juillet 2015_www.anlci.gouv.fr

Le site du reportage : https://unenjeudavenirs.wordpress.com

Reportage : Le service militaire adapté, un enjeu d’avenirs

reportage rsma_service militaire adapté_virginie de galzain
Le site :
unenjeudavenirs.wordpress.com / © Virginie de Galzain

Éducation, formation, insertion : un droit pour tous Ce photoreportage s’intègre dans un travail que j’ai initié fin 2010 sur la lutte contre les inégalités et l’accès à la formation et à l’emploi pour tous. C’est le seul de cette nature, sur ce sujet. Réalisé en immersion au sein du régiment de La Réunion, l’un des 7 régiments du Service militaire adapté (SMA), le reportage Le Service militaire adapté : un enjeu d’avenirs donne à voir un dispositif militaire unique engagé depuis plus de 50 ans dans l’accès à l’éducation, à la formation et à l’insertion professionnelle et sociale des jeunes d’Outre-Mer dans la vie civile.

Au terme d’une formation militaire d’un mois, les volontaires apprennent un métier correspondant aux besoins d’emploi locaux, complété du certificat national de Sauveteur secouriste du travail, dans l’une des compagnies dédiées. Outre le savoir-faire, la remise à niveau personnalisée en français et en mathématiques fait partie intégrante de l’apprentissage,  le SMA accueillant entre autres de nombreux jeunes sans diplômes et/ou en situation d’illettrisme (plus de 40%). Six à 12 mois de vie collective en internat qui vont surtout permettre à chacun de se construire avec les autres ; de gagner en confiance et en responsabilité pour mieux consolider son avenir, tant professionnel que privé.

Photographies et recueil de témoignages : informer, valoriser, témoigner Portraits ou scènes de vie (incorporation, internat, formation militaire initiale, formations, remise à niveau, temps forts… ), les photos évoquent le parcours de jeunes courageux et déterminés à aller de l’avant, les coulisses de leur vie au sein du régiment et l’engagement humain de cadres militaires unis par une mission d’insertion sociale civile et d’égalité des droits. Les textes, propos rapportés de jeunes volontaires et de militaires, mettent en lumière avec une force particulière le cheminement et les réalités de vie des stagiaires ; des regards personnels sur les missions et enjeux du SMA ; les avenirs possibles.

Ce reportage est aussi un travail d’information et de mémoire qui saisit, à un moment donné, l’histoire du SMA, ses acteurs, ses actions et les jeunes – femmes et hommes – accueillis et accompagnés. Une évocation concrète et humaine de sa raison d’être. Un lien entre eux et nous. Les quelques images présentées sont un premier extrait de ce travail réalisé grâce à la participation de celles et ceux, nombreux, que j’ai eu la chance de rencontrer et avec qui j’ai partagé des moments que je considère comme exceptionnels.

Une exposition est en cours de préparation et un autre diaporama, plus complet, est à venir. En attendant, n’hésitez pas à diffuser autour de vous ce post et le site associé. À suivre.

Le site du reportage : unenjeudavenirs.wordpress.com
Le lien exportable du diaporama
: https://www.dailymotion.com/video/x2tildt_le-service-militaire-adapte-un-enjeu-d-avenirs_school

Un projet cofinancé par le  Fonds d’Expérimentation pour la Jeunesse

Parution

La bonne surprise du jour. Portrait extrait d’une série réalisée pour la Campagne des donateurs de Médecins du Monde, publié en 4e de couverture du magazine de l’association, parution été 2015.

tous medecins du monde_mdm_ete 2015_virginie de galzain                    Extrait du magazine Tous médecins du Monde, été 2015 © Virginie de Galzain

Expo en cours de fabrication !

Les tirages de l’exposition extraite du reportage réalisé au régiment du Service militaire adapté de La Réunion sont prêts. Magie du baryté traditionnel, à l’agrandisseur… (par Andrès Romero !). Étape suivante : scan chez I-labo…

tirages_expo_service militaire adapté_virginie de galzain

Lire la suite de « Expo en cours de fabrication ! »

Notre histoire

 » Moi l’homme de couleur, je ne veux qu’une chose. Que jamais l’instrument ne domine l’homme. Que cesse à jamais l’asservissement de l’homme par l’homme. C’est à dire de moi par un autre. Qu’il me soit permis de découvrir et de vouloir l’homme où il se trouve. Le nègre n’est pas. Pas plus que le Blanc. » — Frantz Fanon

kreyolfactory 04_virginiedegalzainExtrait d’une série réalisée pour Maloya.org, expo Kréyol factory (La Villette, 2009) © Virginie de Galzain

Education, formation : un droit pour tous

 » Penser constamment à la jeunesse est la seule manière de construire toujours en fonction du futur, c’est la seule méthode pour être certain de ne jamais sacrifier l’avenir au présent, ce qui est en définitive le devoir suprême de l’homme d’Etat. (…)
Si notre République ne sait pas capter, canaliser, absorber les ambitions et les espoirs de la jeunesse, elle périclitera, elle perdra de plus en plus son sens et sa justification, elle se dissoudra ; mais si elle sait s’y adapter, si elle est capable de comprendre l’espérance des filles et des garçons de France, d’épouser cette espérance, de la servir dans chacune de ses décisions, alors elle n’aura rien à craindre des aventuriers, des démagogues, des extrémistes, car elle sera toujours plus forte et plus vivante, portée par sa jeunesse, ardemment défendue, et chaque jour renouvelée par elle. « 

— Pierre Mendès France

Depuis fin 2010, je travaille aussi sur les thèmes de la lutte contre l’illettrisme et de l’accès à l’éducation et à la formation pour tous. Ce projet photographique « à tiroirs » a pour objectif de rappeler l’urgence du respect de l’égalité du ‘droit d’apprendre et de savoirs’, de mettre en lumière les parcours et réalités de vie des personnes concernées mais aussi de fédérer et de valoriser les acteurs engagés. Le premier volet (Illettrisme : droit de savoirs) a été initié en collaboration avec la Direction du service national (DSN/SGA/ministère de la Défense) et l’association Savoirs pour réussir Paris, en lien avec l’agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI). Il fait l’objet de plusieurs expositions depuis 2012. Un nouveau volet, réalisé avec le Service militaire adapté depuis la publication de ce post (mise à jour début 2016) est visible sur unenjeudavenirs.wordpress.com.

N’oublions pas que le respect des droits fondamentaux, dont l’éducation fait partie, est une des clés de la stabilité et de la cohésion sociale, de la liberté et de la démocratie, tant sur le plan local qu’international. Que la lutte pour la diminution de la pauvreté et des inégalités croissantes – et par extension des exclusions, dépendances, corruptions, violences et manipulations – est une condition sine qua none urgente de l’accès à ces droits sur le long terme dans tous les pays du monde. N’oublions pas, surtout, le rôle et la place de la jeunesse dans ces deux dimensions qui me sont chères de « futurs des possibles » et « d’utopies concrètes ».

fisheye3_48 49_illettrisme_virginie de galzain fisheye3_50 51_illettrisme_virginie de galzain fisheye3_52 53_illettrisme_virginie de galzain fisheye3_54 55_illettrisme_virginie de galzainExtrait du reportage Illettrisme, droit de savoirs © Virginie de Galzain
Parution Fisheye n°3 (avec mes remerciements)

Le site du reportage : droitdesavoirs.wordpress.com

Mada…

Plein d’images jamais montrées, plein d’images chargées de rencontres, de souvenirs et de ce que vous ne verrez pas. Il faudra que je prenne le temps d’en faire quelque chose un jour. Une image prise, c’est comme l’enfance, ça marque à vie. Des photos non prises aussi, parce qu’il y a ce que l’on saisit et ce que l’on vit. Vu de l’extérieur ça ne se comprend pas toujours… Il y a beaucoup à dire, ça viendra. Le photographe ne peut que faire corps avec ce qui l’entoure, et c’est là toute la difficulté : être là sans être là, être immergé et garder une distance. Mettre l’humain au cœur de tout sachant qu’on s’oublie dans tout ça… On s’oublie mais on y met un peu de soi car on n’est pas là par hasard. Happé parce que l’on voit, entend, découvre, partage. Veiller à garder l’équilibre pour que l’affectif ne prenne pas le dessus sur l’information. Facile à dire !

Été 2012, je suis une équipe de chirurgiens bénévoles de Médecins du Monde dans une mission de chirurgie réparatrice à Madagascar. Encore l’océan Indien… Une journée est consacrée aux consultations (photo) avec les familles qui ont parfois traversé l’île pour espérer faire opérer leur enfant, une sœur, un proche. Les couloirs du service ne désengorgeront pas de la journée. Des malformations du visage aux brûlures graves, les médecins réaliseront près de 40 opérations en 5 jours, soutenus par l’équipe malgache.

mission chirurgie reparatrice_MdM_Mada__virginie de galzainChirurgie réparatrice_Médecins du Monde 2012 © Virginie de Galzain

En attendant…

La suite bientôt… En attendant, retour sur une série réalisée à New York fin 2008 (préréglez en quality 480 mini). Extraits…

Tell someone a beautiful lie, musique Guns of Brixton, photo © Virginie de Galzain

A voir : l’expo ‘Paris Magnum’

Présentée à l’Hôtel de Ville jusqu’au 28 mars 2015, l’exposition Paris Magnum révèle une sélection inédite de photographies réalisées à Paris, des années 1930 à nos jours.

Raymond Depardon, David Seymour, Bruno Barbey, Marc Riboud, Martine Franck, Henri Cartier-Bresson… sous l’œil de 30 des photographes de l’agence Magnum, se dévoile une chronique de la vie parisienne qui remonte le fil du XXe siècle. Front Populaire, Libération de Paris, crise d’après-guerre et bidonvilles de Nanterre ; vie quotidienne et combats citoyens ; Mai 68 ; résistance intellectuelle et rayonnement culturel ; Picasso ; Malraux ; Gainsbourg ou Starck… Du photojournalisme à l’expression picturale, l’exposition évoque 80 ans d’évolution sociale, économique, politique mais aussi photographique et médiatique au cœur de mutations urbaines fortes.

Le visiteur évolue entre tirages et projections, guidé par des images noir et blanc et couleur associées de façon chronologique. Un voyage dans le temps pour mieux saisir les fragments de notre histoire. Des instants de vie qui composent une mémoire collective unique, née de regards à la fois passionnés et personnels, exigeants et indépendants.

La photographie a ceci de fascinant et d’essentiel qu’elle est universelle et sans frontières. Il suffit d’un regard pour « lire » le monde, de garder les yeux ouverts pour le comprendre. Plus que jamais, laissons ses droits à l’image pour Lire la suite de « A voir : l’expo ‘Paris Magnum’ »

Tous avec Charlie.5

 » L’utopie partagée est le ressort de l’Histoire  » − Helder Camara

Tous avec Charlie ! © Virginie de Galzain

Avec Charlie hebdo 2

Paris 7 janvier 2015. La Rédaction de Charlie Hebdo est victime d’une fusillade meurtrière au cours de laquelle plusieurs de ses dessinateurs sont abattus : Charb, Wolinski, Cabu, Tignous et Honoré, ainsi que deux de ses chroniqueurs : Elsa Cayat (psychanalyste) et Bernard Maris (économiste). Cinq autres personnes, dont deux policiers, perdent la vie.

En fin de journée, de nombreux rassemblements spontanés de soutien ont lieu en France, dont place de la République, à Paris. Un rassemblement simplement motivé par l’envie et le besoin « d’être là », unis face au choc, à la violence de la disparition d’hommes et de femmes qui faisaient ce en quoi ils croyaient.

paris, place de la republique, tous avec charlie hebdo, 7 janvier 2015Tous avec Charlie ! © Virginie de Galzain

Le petit gardien de zébus

Victor, les yeux fermés le temps d’un rêve…
Extrait du reportage Opération sourire, pour Médecins du Monde, à Madagascar.

victor_madagascar_virginie de galzainReportage Madagascar 2012 © Virginie de Galzain/MdM

L’expo ‘Vivre avec le VIH’ ce soir à Perpignan

Dans le cadre de la semaine de lutte contre le sida, la Casa musicale de Perpignan propose ce soir, 5 décembre, « Un max de bruit contre le sida ! « . Un événement festif et solidaire organisé par Lire la suite de « L’expo ‘Vivre avec le VIH’ ce soir à Perpignan »

PHOTO : ‘Family love’, de Darcy Padilla

Récompensé notamment par le prix Eugene Smith en 2010 et deux World Press (2011 et 2012), Family love (ex Julie project) de Darcy Padilla vient d’être publié aux éditions de La Martinière, en coédition avec la revue 6 mois. Réalisé sur une période de 18 ans, ce « portrait photographique » unique raconte la vie de Julie jusqu’à sa disparition. Une vie faite de combats incessants et de violences multiples, avec, en fil rouge, un besoin Lire la suite de « PHOTO : ‘Family love’, de Darcy Padilla »