Avec Charlie Hebdo 4

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Tous avec Charlie ! © Virginie de Galzain

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‘Illettrisme, droit de savoirs’ dans Fisheye magazine !

EN KIOSQUE ! 7 pages d’extraits du reportage
dans le magazine photo FISHEYE, novembre-décembre !

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Paolo Pellegrin : 100 photos pour…

Le nouvel album 100 photos pour la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF) est en kiosque. Avec le photographe italien Paolo Pellegrin à l’honneur, impossible, en toute partialité (!), de passer à côté. L’occasion de découvrir 100 images pleines pages, extraites d’un projet indépendant réalisé avec 4 autres photographes de l’agence Magnum : Postcards from America. Une vision composite introspective et décalée des États-Unis d’aujourd’hui.

De la frontière mexicaine à l’état de New York
Au fil des pages, on traverse El Paso, San Antonio, Miami entre autres et surtout Rochester et son périmètre de quartiers défavorisés : The crescent. Insécurité, pauvreté, enfants sans enfance, zones de non droit, chômage, criminalité élevée, détention d’armes incontrôlée, trafics de drogue… sont le fil rouge d’une autre Amérique. Une Amérique en rupture avec ses habitants, y compris dans les endroits les moins « attendus », et dont beaucoup tentent de survivre dans l’urgence, sans repères ou presque.

Frontales, sombres, tranchées, puissantes, les photos présentées sont autant de révélateurs ultra réalistes de vies brutales que l’on croit « connaître », mais dont on ne sait franchement rien tant qu’on ne les a pas approchées ou éprouvées. Des regards aussi, tour à tour pénétrants ou verrouillés, des visages confondus dans leur environnement, remplis de ces existences injustes vécues trop vite, trop mal, trop durement. L’envers de ce que l’on appelle le « rêve américain » ? Plutôt l’endroit de nombreuses sociétés Lire la suite de « Paolo Pellegrin : 100 photos pour… »

Berlusconi : 2 docus à voir sur Arte.tv

À voir sur Arte.tv, deux documentaires pour comprendre l’Italie politique d’aujourd’hui. Un État dans l’État, où la corruption et la manipulation dominent en toute impunité. Qui ou quoi en signera la fin ? Et quand ?

Le dossier Berlusconi : http://videos.arte.tv/fr/videos/le_dossier_berlusconi-3671264.html
Un décryptage de l’ascension et du pouvoir du président du Conseil sur une voie tracée par la loge P2 (Propagande massonica n°2). Documentaire de Michael Busse et Maria-Rosa Bobbi

Il est des nôtres : http://videos.arte.tv/fr/videos/il_est_des_notres-3671268.html
Cinq portraits d’électeurs réalisés à l’occasion des élections régionales de 2010. Documentaire d’Antonio Bellia, Elisa Bolognini, Marzia Mete, Valentina Monti, Gianfranco Pannone et Andreas Pichler.

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponnier : 300 jours de trop

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponnier, et leurs trois accompagnateurs afghans, qui travaillaient pour le magazine « Pièces à conviction » de France 3, ont été enlevés, le 30 décembre dans la province de Kapisa (Est). Une pétition de soutien pour leur libération est en ligne sur le site de Reporters Sans Frontières.

Se mobiliser est aujourd’hui la seule façon pour les citoyens de lutter contre cette forme du terrorisme, parmi tant d’autres. C’est essayer, rendre visible, dire qu’on n’oublie pas, que tout est possible ou du moins qu’il faut y croire. C’est offrir une scène politique et médiatique à tous les acteurs de la libération, montrer aux dirigeants l’impérieuse urgence de la négociation, de la solidarité, de mettre l’être humain au centre de tous les enjeux et de toutes les décisions. Se mobiliser, c’est transmettre son soutien aux otages et à leurs familles, et redonner toute sa dimension humaine à une démarche odieuse de menace permanente et de mise à l’écart de la vie, qui nous concerne tous.

 

Photojournalisme : état des lieux

À lire, le premier rapport sur le photojournalisme de l’Inspection générale des affaires culturelles (IGAC). Publié cet été, il en dresse un état des lieux social, économique et juridique, complété de 15 propositions.

Le chantier est urgent pour l’ensemble d’une profession dont les acteurs vont à la rencontre de l’événement pour mieux montrer la vie du monde. Malmené par les évolutions de la presse, laquelle change progressivement de mains, le photojournalisme est pourtant une garantie du maintien d’une information de qualité sur tous les sujets de fonds. Ce, face aux dérives de la culture de communication de masse, à un flux démesuré d’images amateurs voire  à une forme de restriction ? censure ? motivée par ce que le lecteur souhaiterait lire ou ne pas lire, voir ou ne pas voir. Bonne lecture.

Le rapport Photojournaliste_Rapport_definitif
En annexe annexes_rappport_photojournalisme, de très nombreux documents dont des textes législatifs, une retranscription d’interventions de professionnels de l’image…

MEDIAS : Rue89 lance son mensuel

Rue89.com, le site indépendant d’information et de débat sur l’actualité fête déjà ses trois ans d’existence. En complément d’une plateforme au contenu renouvelé au quotidien, le premier numéro du mensuel papier vient de paraître. Mais pourquoi ? Explications ce matin avec Pierre Haski, co-fondateur et Lire la suite de « MEDIAS : Rue89 lance son mensuel »

Christian Poveda : Alain Mingam raconte

Christian Poveda, photoreporter et documentariste, nous a quittés le 2 septembre dernier à 54 ans, assassiné au Salvador où il vivait. À l’occasion de la sortie en DVD de La vida loca, documentaire sur le quotidien des gangs salvadoriens, Alain Mingam (que je remercie encore), grand reporter, et ambassadeur du film, revient sur le tournage, les gangs maras, le Salvador, la violence dans les médias.

Près de 90 000 entrées en salle plus tard en France, le film est désormais disponible à la vente. Un regard sans concession, engagé et humain. À voir d’urgence.

interview réalisée  pour http://www.lmde.tv / images-montage Yannick Hanafi

Le DVD : 19,99 € (prix indicatif, sur fnac.com, amazon.fr…)
Le site Internet : www.lavidaloca-lefilm.fr

Millénaire pour le Développement : le temps presse !

Le projet 8 / Le temps presse, ce sont 8 réalisateurs qui s’engagent pour 8 grandes causes. L’objectif : sensibiliser et mobiliser sur les 8 objectifs du Millénaire pour le Développement ; et rappeler les engagements pris par 191 pays membres des Nations Unies pour réduire de moitié la pauvreté dans le monde d’ici à 2015.

Les 8 courts-métrages sont signés Abderrahmane Sissako (l’extrême pauvreté), Gael Garcia Bernal (l’éducation), Mira Nair (l’égalité des sexes), Gus Van Sant (la mortalité infantile), Jan Kounen (la santé maternelle), Gaspar Noé (VIH), Jane Campion (l’environnement) et Wim Wenders (le développement).

À découvrir et à diffuser dès maintenant en cliquant sur l’image ci-dessous.


www.letempspresse.org

Liberté de la presse 2009

Au dernier classement mondial de la liberté de la presse, la France perd encore du terrain et passe de la 35e (2008) à la 43e place (2009). Et ce n’est pas le seul pays dit démocratique concerné.

De la limitation d’accès aux sources à la rétention d’information et à la confiscation de matériel, de la manipulation médiatique à la communication et à la désinformation, du monopole étatique à la censure voire à l’auto censure, les formes d’entrave à la liberté d’informer – et donc d’être informé – sont multiples.

L’instabilité et l’insécurité croissantes de la situation Lire la suite de « Liberté de la presse 2009 »

Low cost : le leurre économique

Voyage, tourisme, mais aussi alimentation, médecine, automobile, …, le raz de marée low cost a investi tous les secteurs de la vie quotidienne. Décrié par les uns, sacralisé par les autres, les fondements, fonctionnements et conséquences de ce phénomène économique demeurent pourtant largement méconnus.
Parce que payer moins cher a forcément un prix, Bruno Fay et Stéphane Reynaud ont enquêté pendant plus d’un an sur le sujet. Résultat : No low cost, une  » bombe  » archi documentée sur les coulisses d’un système à la dérive. Le point avec Bruno Fay, (excellent) journaliste et Lire la suite de « Low cost : le leurre économique »

Stanley Greene : l’enjeu photographique

 » Il y a tous ces photographes qui voyagent partout ensemble, en essayant de faire plus fort, parce que leurs magazines insistent sur ce point. Les gens perdent leur esprit ! « 

Un extrait d’une excellente interview du photo-reporter Stanley Greene  (membre de NOOR images) que je vous suggère d’écouter en intégralité. Les propos sont immuables et les questions posées sont d’une pertinence plus que jamais d’actualité. Qu’est-ce que l’engagement photographique ? Qui est le photographe ? Quel est le rôle de l’image ? Son sens ? Sa place ? Comment évolue-t-elle entre exigence médiatique, volonté politique, soif de scoop et devoir d’informer ?

Du témoignage révélateur d’une réalité révoltante à l’image choc du preneur d’image en attente de sensationnel ; de la violence restituée ou suggérée à visage (in)humain au brutal trash travesti commercial ; du réalisme sensible au pathologique grand public ; du reportage documenté à la fast or low cost photo : aperçu sensé d’un homme sans concession, combattant engagé dans une démarche artistique fondée sur la vérité, la réalité, l’Histoire, l’homme. Une  (de mes) référence(s).
À lire aussi sur le blog : Black passport, de Stanley Greene

CLIQUER SUR L’IMAGE POUR ACCÉDER À LA VIDÉO

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Christian Poveda_vida loca !

Christian Poveda, photoreporter et documentariste, nous a quittés hier à 54 ans, assassiné au Salvador où il vivait. Son dernier documentaire sur le quotidien des gangs salvadoriens, La vida loca (La vie folle), sort en salle le 30 septembre. Ces liens www.lafemme-endormie.com/vidaloca (site du film) et http://www.agencevu.com/photographers (ses portfolios au sein de l’agence VU) parlent pour lui de ce qu’il était, de ce qu’il faisait, mieux que tout ce que l’on pourra en dire de beau aujourd’hui.

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La grippe A(nxiogène)

La grippe A : dernière psychose sanitaire contrôlée ? Je me pose la question. Ou plutôt je ne me la pose pas. Indépendamment des modes de contamination que nous connaissons déjà bien chaque hiver, et que seule une quarantaine généralisée pourrait singulièrement freiner. Et indépendamment des incertitudes et méconnaissances liées à tout virus en mutation. Les conséquences sur l’organisme variant selon l’individu, l’âge, l’état initial de santé et le niveau de vie, la zone géographique, les primordiales conditions d’accès aux soins et à l’information, les conditions sanitaires locales… Soyons lucides.

Loin de moi l’idée de minimiser les risques, réels. Mais en attendant, la grippe saisonnière provoque chaque année dans le monde 250 000 à 500 000 décès* (soit 684 à 1 369 personnes par jour, on en est loin) – dont plusieurs milliers en France, et touche en moyenne 3 et 5 millions de personnes sous des formes aggravées. Qui s’en soucie ? Je ne parle des nombreuses autres maladies qui font autant voire plus de ravages au quotidien.

Mais la grippe porcine elle, renommée grippe A pour les raisons que l’on sait, c’est une « vraie » épidémie dangereuse, qu’on nous localise jour après jour de façon anxiogène sur une carte. Et qui génère des angoisses visibles dès qu’un individu se met à tousser dans les transports en commun, par exemple. Un peu comme un sac abandonné qui pourrait contenir une mauvaise surprise. Bref. Principe de précaution : sans aucun doute ; conditionnement obsessionnel mondialisé malsain à la limite de la manipulation : non.

Et les labos dans tout cela ? Bonne pub pour LE (ou les futurs) détenteur(s) des « doses » salvatrices que je ne nommerai pas, qui ne se prive pas d’en rajouter une couche à renfort de bannières publicitaires sur Internet ces jours-ci. À la frontière de l’indécence.
L’occasion de se replonger dans cet excellent reportage – Maladies à vendre**paru dans le non moins excellent magazine XXI (dont je reparlerai plus tard) fondé par Patrick de Saint Exupery. On y lève le voile sur le lobby de l’industrie pharmaceutique, le subtil contrôle des prescriptions médicales. Ou comment certaines maladies seraient devenues des marchandises, dont le moteur essentiel serait la durée de vie du brevet des médicaments. Affaire À suivre.

*Source OMS (www.who.int/fr)

**À lire dans le n° Octobre/Novembre/Décembre 2008, Destins d’Afrique, toujours en vente dans les librairies et sur http://www.fnac.com entre autres.

Les portes de l’enfer

Les coulisses du grand reportage de guerre, avec Noël Quidu, photo reporter pour l’agence Gamma ; loin d’une image d’illustration convenue, lisse, sensationnelle ou facile comme on en voit de plus en plus dans de nombreux magazines. Pour mesurer les enjeux de l’information, de l’engagement du photographe et du Lire la suite de « Les portes de l’enfer »

Manifestation du 19 mars

Les images de la manifestation du 19 mars 2009, à suivre dans la journée (pas trop le temps hier). Une participation qui égale celle du CPE en 2006 avec près de 3 millions de participants dans toute la France. Merci monsieur Fillon de penser « crise » et « Europe », nous y pensons aussi mais la France a ses difficultés propres qu’il convient de résoudre de façon urgente.

En attendant, vous pouvez revoir le diaporama de la manifestation du 29 janvier dernier en cliquant sur la photo ci dessous.

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Photos (Nikon F90, AF 50mm)
©Virginie de Galzain

Zoom sur… Soleïman Badat

Pour donner suite à un feuillet paru hier (29 décembre 2008) sur Imaz Press… Un complément s’imposait.

Le Réunionnais Soleïman Badat est un de ces touche-à-tout de génie qui ont la tête dans les nuages et les pieds sur terre. Vidéaste, mais aussi musicien, auteur et compositeur, graphiste, infographiste, story-boarder, photographe, il évolue sans hiérarchie dans de multiples champs artistiques, dans une démarche commune guidée par trois fondamentaux : la vie, la liberté et la vérité.

Depuis plus de 15 ans, il s’attache à questionner ce qui l’entoure, sans pour autant porter de jugement. Observateur critique, il s’évertue à ne pas “ intégrer de manière frontale ce qu’il pense ” comme il aime à le rappeler, investi dans un travail expérimental engagé, à la fois hyper lucide et contemporain, ludique et créatif. Ses thèmes de réflexion touchent la société de consommation, ses dérives narcissiques et modes mimétiques, mais aussi l’évolution des paysages urbains et la détérioration de notre environnement, les revers de la communication et la massification de l’individualisme, de la peur de l’autre. La vie politique n’est pas en reste, entre protection citoyenne, défense des libertés et sécuritarisme déviant, voire illusoire.

Ma vision du monde est à la fois optimiste et désenchantée ; profondément marquée par la conscience que ceux qui clament haut et fort leur combat pour les droits de l’homme sont aussi de ceux qui ne les appliquent pas. Nous sommes de plus en plus dans un monde aseptisé, un monde où l’humain, l’erreur, le vieux, le laid, l’approximatif ne semblent plus avoir leur place “, précise-t-il.

Making off de Running upstair, été 2008

Soleïman Badat est un citoyen globe trotter aujourd’hui installé à Vienne : une ville ouverte à la création et à l’innovation (mise à jour décembre 2016 : il vit de nouveau à La Réunion). New York, Jerusalem, Bombay seront de ses projets futurs ; la mobilité, comme occasion de découvertes, de rencontres et d’apprentissages permanents faisant partie intégrante de sa vie. La liberté d’engagement aussi ! Puisqu’il est aussi bien actif au sein des collectifs vidéo Kino 5 (Vienne) et Kino Réunion que du collectif APOROS (photo et journalisme) et de Shamaans (groupe post-rock expérimental), notamment. Conséquence logique, l’année 2008 s’est avérée belle, et bien agitée, avec de nombreuses créations, et des projections vidéos au festival Saint-Denis expos-photos (mars), au Festival international de l’image environnementale, à Paris (mai), à la Vienna nightwalk (août) et au Festival international du court-métrage, à Budapest (septembre).

Point d’orgue : une résidence d’artiste à la Maison Flottante du très actif et reconnu Centre national de l’estampe et de l’art imprimé (CNEAI)* au cours de laquelle Soleïman Badat a réalisé son premier DVD, Flowers for the grave. Un concentré original chargé de sens et ultra créatif de sept vidéos, paru en septembre dans l’Hexagone. La Réunion va à son tour découvrir cette production et bien d’autres courant 2009 : on attend avec impatience la confirmation de la date d’une Soirée spéciale prévue au Séchoir, lieu alternatif de l’Île. Osons aussi croire à une consécration — au minimum locale — qui pourrait par exemple avoir lieu lors de la prochaine Nuit des musées, le 16 mai, avec la mise en place de l’installation Nowhere at the same time & Right time wrong place, ou comment l’homme peut-il trouver sa place dans un monde perdu entre réel et virtuel ? À suivre !

SON LIEN : http://soleimanbadat.wix.com/artwork
SON DVD : Flowers for the grave, 20 €, auquel j’ai eu le plaisir de collaborer pour le texte
à commander à cneai@cneai.com en partenariat avec l’Artothèque de La Réunion

Choc VS Soft : cherchez l’erreur

Aujourd’hui se tenait la Journée internationale pour l’élimination de la violence sous toutes ses formes à l’égard des femmes (physiques, conjugales, exploitation sexuelle, viol, infanticide et avortement sélectif, trafic humain et enlèvement, mutilation sexuelle, esclavage…). Lundi prochain, ce sera celle de la lutte contre le Sida.

Deux campagnes, deux sujets graves à des degrés différents, deux façons de traiter l’information et la prévention. D’un extrême à l’autre. Dans le premier cas, les violences conjugales mises en scène par Olivier Dahan avec TBWA/Paris pour Amnesty France. Un film choc, direct, sans concession qui provoque et réveille. Essentiel dans un monde où certains droits humains sont sacrifiés sur l’hôtel de l’indifférence et du silence.

Dans le deuxième cas, Elie Semoun joue la carte « petite annonce prévention » pour AIDES. Aseptisé et raté. À quoi bon le soft de la part d’une association engagée reconnue, qui lutte contre une maladie toujours aussi taboue ? À quoi bon fêter 25 ans d’action et ne pas en profiter pour faire passer un message percutant, alors que les médecins des services spécialisés voient arriver de plus en plus de jeunes et que RIEN ne permet de guérir du Sida aujourd’hui ?

Liberté de la presse : la France 35e suite !

C’est le chiffre de la semaine. Après une petite progression en 2007, la France perd à nouveau des points au classement mondial de la liberté de la presse 2008. Elle passe de la 31e à la 35e place, sa position de l’année 2006. Rendez-vous sur le site de Reporters sans frontières pour le classement et l’état des lieux mondial complet 2008 (1er septembre 2007 au 1er septembre 2008).
www.rsf.org

À NOTER : le dernier album 100 photos de Reza pour la liberté de la presse, édité par RSF, est toujours en vente au prix de 9,90 euros. Le site du photographe iranien Reza : www.destinscroises.org

Affaire France 3 : soutien à Rue89

Mon soutien à Rue89, et donc Pierre Haski, dont j’ai reçu comme beaucoup d’autres ce mail ce matin. Faites suivre !

Chers amis,

suite à notre précédent envoi, la menace de France3 se précise. Vous l’avez peut-être appris, la chaîne a déposé plainte mercredi contre X pour « vol, recel, et contrefaçon » concernant la diffusion de la vidéo du « off » de Nicolas Sarkozy u 19/20. La semaine dernière, nous avions eu cette lettre de menaces qui réclamait également nos sources pour cette vidéo: cette demande absurde, désavouée y compris par la direction de la rédaction de la chaîne, semble avoir été abandonnée.

Vous pourrez retrouver notre information à ce sujet en cliquant sur ce lien:
http://www.rue89.com/making-of/images-off-de-sarkozy-france3-porte-plainte-contre-x

Cette affaire est évidemment très politique, même si l’accusation est purement technique. France3 doit clairement donner des gages alors que se déroule le bras de fer autour du financement du service public de télévision et le choix du Président de France Télévisions. Les syndicats de journalistes de France3 l’ont d’ailleurs exprimé sans ambiguités.

Nous avons désigné notre avocat: Me Antoine Comte (oui, celui du Canard Enchaîné…), une manière de montrer où nous plaçons le débat.

Nous aurons besoin d’un maximum de soutiens publics pour faire annuler cette procédure avant qu’elle n’aboutisse, et si elle devait aller jusqu’à un procès, pour nous accompagner et montrer que nous ne sommes pas isolés.

Merci à ceux qui nous ont exprimé leur solidarité et qui ont fait circuler notre appel. Nous continuerons à vous tenir informés des suites de cette affaire.

Cordialement.
Pierre Haski
Rue 89

Le spectacle de la démocratie

Depuis le 4 juillet, se tient à Barcelone une exposition inédite, base d’une réflexion sur l’évolution de la communication politique internationale. Spots electorales. El espectaculo de la democracia est une rétrospective d’envergure audacieuse, avec une sélection de plus de 2 500 documents audiovisuels, réalisés entre 1989 et 2008 dans près de 70 pays. Du Canada au Chili, de la France aux États-Unis, de l’Israël au Kenya et à l’Italie, etc, on assiste au passage de l’information d’un programme à la promotion d’idées, et à celle d’un candidat placé au rang de produit publicitaire. Le spot électoral devient un outil stratégique d’influence, plus encore que de convictions. Un spectacle qui met en scène un nom à la limite de l’icône.

Les enjeux de la politique sont sur l’hôtel du multimédia et de la publicité, renforcés par le développement de la cyber-politique et l’utilisation systématique de thèmes fédérateurs quasi emblématiques (immigration, sécurité, éducation, emploi, droits de l’homme notamment). Entre démocratie dite participative, grand public et interactive et information impactante transversale ultra-rapide, de la communication people à la manipulation ultra ciblée, l’approche se veut avant tout objective, un décryptage offrant aux visiteurs les moyens de s’informer, de comparer et de se faire leur propre opinion.

Organisée sur deux principes clairement thématisés, l’événement propose d’une part la projection de documentaires, campagnes politiques, spots, analyses de la narration et de la scénarisation politique, …, et d’autre part un espace interactif permettant une consultation multi-critères de l’ensemble des archives rassemblées pour l’occasion. Des sciences politiques au marketing électoral, images d’un système à double tranchant.

Pratique : jusqu’au 28 septembre au Palau de la Virreina. La Rambla, 99. Barcelone, puis itinérante. Tarif plein : 4,10 euros (voir sur place pour les réductions), gratuit – 16 ans. Du mardi au vendredi : 11h-14h & 16h-20h30. Samedi : 11h-20h30. Dimanche et fêtes : 11h-15h.
Spots electorales (castellano e ingles + 4 DVD), Ed.Turner, 25 euros.

Vente de photos au profit du comité Ingrid Betancourt (suite)

La vente de photos du collectif APOROS au profit du Comité de soutien à Ingrid Betancourt et tous les otages en Colombie est en cours; elle se poursuit jusqu’au 16 mars. Plus vous serez nombreux à participer, plus l’opération sera un succès. Une expo vente est en cours d’organisation près de Beaubourg. Merci à ceux qui ont déjà acheté des photos et relayé l’information!

Prix : 65 € (papier photo), 150 € (contrecollage) + frais d’envoi (partout) –
Format 76×76, 60×90 et 30×90 –
BLOG
http://aporosblog.canalblog.com
Infos organisation:
vdegalzain@gmail.com

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©Vincent MEURIN_APOROS
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©Nicolas BARET_APOROS

Vente de photos au profit du comité Ingrid Betancourt

L’association et le collectif APOROS s’engagent aux côtés du Comité de soutien* à Ingrid Betancourt et tous les otages en Colombie.

Une sélection de magnifiques photos signées Nicolas Baret, Jacques Kuyten, David L., Vincent Meurin, Nelson Navin et Antonio Prianon est ainsi mise en vente jusqu’au 16 mars 2008. Les bénéfices seront intégralement reversés au Comité de soutien à Ingrid Betancourt et tous les otages en Colombie.


Prix 65 € (76×76, 60×90 et 30X90). Précisions et contact info http://aporosblog.canalblog.com/archives/2008/02/14/7880344.html et dans la vidéo. Faites passer! La quantité de tirages est limitée.

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Signer la pétition du Comité de soutien* www.agirpouringrid.com
*Un engagement validé par un protocole, signé avec le Comité Betancourt
http://agirpouringrid.com/base/article.php3?id_article=487

Otages en Colombie : l’importance de la mobilisation

Hier après-midi, se tenait à Sciences Po une conférence animée par Fabrice Delloye, Florence Aubenas et Anne Proenza. L’occasion de revenir sur la situation en Colombie et l’urgence d’une mobilisation sous toutes ses formes, pour la libération d’Ingrid Betancourt et des otages. Détenus pour certains depuis près de 10 ans.

 

Sans revenir sur les détails de l’Histoire, voilà près de 15 ans que la Colombie est rongée par l’industrie des enlèvements. Des années rythmées par des affrontements, des déplacements de population, plus de 25 000 morts de mort violente par an, par un commerce inhumain qui gangrènent peu à peu le pays le plongeant dans l’inégalité, l’horreur de la menace et de la peur, un immense sentiment d’injustice et plus un mot, plus un geste de soutien ni de solidarité. « Peu à peu, tout le monde est devenu coupable, précise Fabrice Delloye, et le silence s’est installé. » Et les prises de position se radicalisent au détriment de toute possibilité de réflexion, d’ouverture et de négociation.

« Il n’y a pas de mode d’emploi dans cette lutte » dit Florence Aubenas, grand reporter détenue en otage cinq mois en Irak de janvier à juin 2005. Pas de mode d’emploi dans un contexte où le maître mot est la non négociation en lieu et place d’une nécessaire politique de conciliation; mais des pistes, des évidences, comme se mobiliser.

Pourquoi se mobiliser? D’aucuns diront que ce n’est pas cela qui va libérer les otages. Qu’une issue favorable dépend seule de l’action des politiques. Certes, le lien de cause à effet n’est pas direct, ni évident. Et pourtant, se taire, c’est masquer, renier la vérité, renier le dialogue, la réconciliation. C’est prendre le risque de sacrifier des vies sur l’hôtel de l’indifférence ou de l’inaction, exacerber l’injustice et activer la spirale du pire.

Alors « médiatiser la gravité de la situation, parler d’Ingrid Betancourt, c’est donner aux citoyens les moyens de comprendre ce qui se passe en Colombie à travers son combat pour les droits de l’homme et la vie d’un peuple, et la situation des otages, » poursuit Florence Aubenas. C’est donner les clés pour agir en connaissance de cause. Une façon essentielle de lutter contre le chantage, l’isolement, de faire tomber le mur construit entre les otages et le reste du monde. Et de construire un mouvement mondial de solidarité, reflet concret d’une opinion publique active, concernée et influente.

Se mobiliser est aujourd’hui la seule façon pour les citoyens de lutter contre cette forme du terrorisme, parmi tant d’autres. C’est essayer, rendre visible, dire qu’on n’oublie pas, que tout est possible ou du moins qu’il faut y croire. C’est offrir une scène politique et médiatique à tous les acteurs de la libération, montrer aux dirigeants l’impérieuse urgence de la négociation, de la solidarité, de mettre l’être humain au centre de tous les enjeux et de toutes les décisions. Se mobiliser, c’est transmettre son soutien aux otages et à leurs familles, et redonner toute sa dimension humaine à une démarche odieuse de menace permanente et de mise à l’écart de la vie, qui nous concerne tous.

« Si nous continuons à assister à la dégradation des otages, ajoute Fabrice Delloye, s’ils ne sortent pas de cette situation insupportable, (…), cela va en plus créer une tache indélébile, et une rupture qui sera extrêmement difficile à porter dans les relations avec la Colombie comme avec les autres nations du monde. »

www.agirpouringrid.com

Dictatures web 2.0

« Bienvenue dans l’ère des dictatures web 2.0
from http://www.rsf.org/IMG/pdf/rapport_fr_bd-2.pdf

Il y a dix ans, les opposants politiques vietnamiens ou tunisiens imprimaient des tracts dans leurs caves. Ils distribuaient ensuite leur prose à quelques poignées de compagnons de lutte lors de réunions clandestines. Les journaux indépendants se limitaient à des photocopies agrafées à la hâte et distribuées sous le manteau. Aujourd’hui, les informations « subversives » ou « contre-révolutionnaires » circulent sur Internet. Les dissidents et les journalistes sont devenus des « cyberdissidents » et des « cyberjournalistes ». Ils savent monter un blog, organiser un chat, téléphoner par Internet ou utiliser un proxy pour contourner la censure. Les nouvelles technologies leurs permettent de recevoir et de partager des informations en s’affranchissant du contrôle des autorités. Le Web est également une bénédiction pour les organisations spécialisées dans les droits de l’homme. Alors qu’il fallait des semaines, parfois des mois, pour documenter le cas d’un prisonnier d’opinion, les informations s’obtiennent désormais en quelques clics. Internet facilite la création de réseaux, pour les adolescents comme pour les militants politiques. Malheureusement, si ces derniers progressent et se saisissent des nouvelles fonctionnalités offertes par Internet, les dictateurs eux aussi sont entrés dans l’ère du Web 2.0…

Soixante personnes sont actuellement emprisonnées pour avoir publié sur le Net des textes critiques envers les autorités. Avec cinquante personnes derrière les barreaux, la Chine reste de loin la plus grande prison du monde pour les cyberdissidents. Mais la méthode chinoise a fait des émules : quatre personnes sont détenues pour les mêmes motifs au Viêt-nam, trois en Syrie, une en Tunisie, en Libye et en Iran. Les législateurs de ces pays, et leurs cyberpolices, suivent attentivement les évolutions technologiques. Lorsque les messageries instantanées, de type MSN messenger, sont devenues populaires, la Chine a demandé aux entreprises qui les commercialisent de bloquer certains mots-clefs. Impossible de parler du Dalaï Lama ou de l’indépendance de Taïwan en utilisant ces outils, car les messages sont automatiquement censurés. De même, face au succès de YouTube, la Chine et l’Iran ont rapidement affiché leur volonté de filtrer les vidéos diffusées sur la Toile. Trop de contenus « subversifs » pour le premier, ou « immoraux » pour l’autre. Au Viêt-nam, ce sont dans les « chat rooms » que dissidents et policiers jouent désormais au chat et à la souris. Trois internautes ont ainsi été arrêtés, en octobre 2005, pour avoir parlé de démocratie sur Paltalk – un site américain permettant d’organiser des réunions à distance. L’un d’entre eux, Truong Quoc Huy, était toujours incarcéré au 1er janvier 2007.

Des logiciels espions qui filtrent les e-mails
Internet est un réseau qui n’a pas été conçu pour protéger la confidentialité des communications. Cet outil est rapide et relativement fiable, mais il est également facile à surveiller et à censurer. Au premier clic sur la Toile, l’internaute laisse des traces et dévoile des informations sur son identité, ses goûts, ses habitudes. Ces informations sont précieuses pour les sociétés, qui les décortiquent pour mieux cibler leurs publicités. Elles le sont aussi pour les services de police. Pour surveiller un journaliste il y a encore quelques années, la méthode la plus efficace était de poster un agent en civil devant chez lui. Aujourd’hui, la mise sous surveillance se fait à moindre coût. Ce sont des machines qui épient, produisent des rapports et bloquent automatiquement les conversations subversives. C’est moins cher et plus efficace. A Cuba, des logiciels espions sont installés sur les ordinateurs des cybercafés. Lorsqu’un internaute a le malheur de taper des mots interdits dans un e-mail, comme par exemple le nom d’un dissident connu, il reçoit un message d’alerte lui indiquant que son texte est considéré comme une « menace pour la sécurité de l’Etat ». Quelques secondes plus tard, son navigateur Web se ferme automatiquement…

Les géants de l’Internet complices
Certes, les prédateurs de la liberté d’expression ne sont pas tous égaux devant Internet. La Chine exerce un contrôle implacable sur les informations produites et téléchargées par les internautes. Elle dispose en effet d’énormes moyens financiers pour produire ou acheter des technologies de contrôle d’Internet et s’offrir les services de bataillons de mouchards et de cyberpoliciers. Ce pays dispose surtout du poids nécessaire pour imposer ses vues aux entreprises étrangères travaillant dans ce secteur. Yahoo !, Google, Microsoft et autre Cisco Systems ont tous accepté de censurer leurs moteurs de recherche pour faire disparaître les sites trop critiques envers Pékin. Ce faisant, elles facilitent immensément la tâche des autorités chinoises, car leurs outils sont les principales portes d’entrée sur le Web. Si un site d’informations n’est pas référencé par ces moteurs, ses articles seront autant de bouteilles jetées à la mer. Tous les Etats n’ont pas les moyens de dicter leurs règles aux multinationales américaines. Mais tous les régimes autoritaires s’attellent aujourd’hui à la mise en place de systèmes de censure du Réseau. Même des pays d’Afrique subsaharienne filtrent désormais Internet. Le gouvernement de Meles Zenawi, en Ethiopie, bloque depuis mai 2006 les sites et les blogs qui le critiquent trop ouvertement. Le Zimbabwe de Robert Mugabe discute d’une loi qui donnerait aux forces de sécurité la possibilité d’intercepter les communications électroniques hors de tout contrôle judiciaire. En Thaïlande, l’une des premières décisions prises par les militaires, suite à leur coup d’Etat, en septembre 2006, a été de censurer les sites d’informations, même étrangers, qui critiquaient l’attitude de l’armée.

Et lorsqu’un dictateur n’a pas les moyens de censurer efficacement Internet, il peut opter pour une méthode plus radicale : en Corée du Nord ou au Turkménistan, personne, ou presque, n’accède au Réseau. D’ailleurs, lorsque le despote local décède, comme ce fut le cas, fin décembre, de Separmourad Niazov, son successeur entame son règne par une déclaration concernant l’avenir d’Internet. Signe des temps, c’est du Web que parlent les autocrates lorsqu’ils veulent démontrer le caractère progressiste de leur régime.

Face à ces dictatures 2.0, les internautes s’organisent et redoublent d’imagination pour contourner les filtres et protéger leur anonymat. Ils s’approprient ou créent de nouvelles technologies, codent leurs e-mails, utilisent les outils qui passent encore sous le radar des cyberpolices. Le développement de Skype, par exemple, a très certainement facilité les communications entre les journalistes et leurs sources, y compris pour Reporters sans frontières. Ce système est particulièrement efficace parce qu’il est crypté et donc, a priori, difficile à mettre sur écoutes. Mais la Chine a déjà passé un accord avec cette société pour qu’elle bloque certains mots clefs. Dans ces conditions, comment être certains que nos conversations restent confidentielles ? Comment savoir si Skype n’a pas, ou ne va pas permettre à la police chinoise d’épier ses clients. Passer les nouvelles technologies au crible de la morale, en comprendre les effets secondaires, est devenu une nécessité. Si les entreprises et les Etats démocratiques continuent de se renvoyer la balle, chacun se défaussant sur l’autre de ses responsabilités éthiques, nous entrerons bientôt dans une ère de surveillance généralisée des communications. »

En 2007, 2 600 sites Internet et blogs ont été fermés.
www.rsf.org

Sacrées caricatures

A ne pas manquer ce soir sur Arte, Sacrées caricatures de Karsten Kjaer avec en préambule, une présentation par Caroline Fourest.  De la publication de 12 caricatures du prophète Mahomet dans le Jyllands-Posten au Danemark (septembre 2005) à la relaxe de Charlie Hebdo (mars 2007), Karsten Kjaer remonte le fil d’une flambée de violence peu ordinaire contre la liberté d’expression.

Le dernier documentaire du cycle Démocratie pour tous ? sera suivi d’un débat : Démocratie globale, une utopie?

20h30 sur ARTE. Et dès maintenant sur le Web www.arte.tv/fr/histoire societe/Democratie-pour-tous_3F/A-l-antenne/1683034.html

Démocratie pour tous?

A l’heure où la Chine et la Russie se « contentent » de déplorer la répression en Birmanie et s’opposent à une action du Conseil de sécurité, à l’heure où les médias mettent trop ponctuellement sur le devant de la scène un des trop nombreux exemples du quotidien de la violation des droits humains dans le monde, la notion complexe de démocratie reste entière à définir.

Jusqu’au 16 octobre, ARTE propose un cycle réflexion/débat : Démocratie pour tous ? Une série de 10 documentaires pour illustrer et amorcer des réponses à 10 questions :  » Les Etats- Unis peuvent-ils autoriser la torture dans la lutte contre le terrorisme ? En Bolivie, le président Evo Morales sera-t-il victime de sa propre révolution ? Que reste-t-il en Inde des idéaux de démocratie de Gandhi ? Au Pakistan, le général Musharraf peut-il garantir un équilibre entre l’islamisme et la démocratie ? Que penser de notre liberté d’opinion, alors qu’elle peut blesser d’autres religions ? «  etc.

Près de trois années de rencontres, workshops, présentations et sélection parmi près de 700 projets déposés, pour une coproduction mondiale avec des réalisateurs des quatre coins de la planète et une diffusion simultanée sur plus de 42 chaînes. Un regard pluriel sur un concept politique qui revêt de nombreuses réalités dans un monde où toutes les nations sans exception sont concernées. Et une mise en exergue d’une autre question soulevée récemment par Philippe Thureau-Dangin dans Courrier International : le fossé entre démocratie formelle et réelle.

EN SAVOIR PLUS : http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/Democratie-pour-tous_3F/A-l-antenne/1682986.html Ce soir, 22h35 : Sur les traces de Gandhi.

MyStarForever.com is born

Lancé le 25 septembre, le site MyStarForever.com s’annonce comme une petite révolution dans le ciel virtuel. Simple et efficace, il propose à chacun d’avoir sa propre étoile, porteuse d’un message éternel, tout en étant solidaire de la planète.

mystarforever.jpg

Pour inaugurer le lancement officiel, trois questions à Joël Bloch, co-fondateur du site*. Entrepreneur et investisseur, Joël Bloch est l’ancien dirigeant et fondateur du site Psychonet.fr (aujourd’hui propriété de Hi-Média). MyStarForever est sa quatrième start-up.

Comment est né le concept de MyStarForever ?
Joël Bloch :
Le principe est né il y a quelques mois en discutant autour d’une bonne table. Avec une idée simple : nous sommes tous uniques, mais mortels, et chacun d’entre nous souhaite laisser une trace de son passage, transmettre à ceux qu’il aime un message qui reste. Nous avons imaginé de créer un espace, un ciel virtuel où chaque individu pourrait déposer ce message.

Les formes sont multiples. Ca peut être une note, un souhait, une lettre… A la mémoire d’un disparu ou en hommage à un proche, à ses enfants, petits enfants, amis ou encore à celui ou celle que l’on aime. Pour reprendre notre  » Whatever you have to say, don’t just say it, say it forever « , quoique vous ayez envie d’exprimer, vous pouvez enfin le dire et pour toujours.

Que permet le site aujourd’hui ?
Le site offre aujourd’hui trois entrées principales à la fois ludiques et interactives : MyStar Sky qui permet de voir le ciel, de naviguer et de se situer dans l’espace, de localiser les étoiles existantes et leurs auteurs et de voter pour celle que vous préférez. Read the Stars qui permet d’accéder à tous les messages avec, déjà, des posts des quatre coins de la planète : Etats-Unis, mais aussi Italie, Espagne, France, Australie, etc.

Et Create your Star, pour acheter ou offrir une étoile. Reste à personnaliser son choix à l’aide d’un des nombreux modèles, rentrer son nom voire un lien (site Internet, blog), rédiger son message et choisir l’organisme caritatif auquel une partie du montant de l’achat va être reversé. Une fois rédigé, le message est mis en ligne, et restera sur le site – sauf cas de modération ou de demande exceptionnelle de retrait.

Vous avez décidé de reverser 20% du prix de vente à trois organisations connues pour leurs actions solidaires et humanitaires…
En effet, c’est un critère qui nous semblait important. Pour une étoile achetée au prix symbolique de 4,95 dollars (soit 3,50€ au cours d’aujourd’hui), 1 dollar est reversé à ONE (créé par Bono du groupe U2, ndlr) dont les fonds servent à lutter contre la pauvreté et le sida dans les pays pauvres ; ou à l’UNICEF pour les droits et la protection de l’enfant ; ou encore au WWF (World Wildlife Fund) pour la préservation des habitats et de la vie naturelle. Le paiement s’effectue en ligne de façon rapide et sécurisée grâce au système PayPal notamment.

Ainsi, chacun peut se faire plaisir tout en étant solidaire d’une action dont il se sent proche, et y participer activement. En ce sens, MyStarForever a non seulement une dimension universelle, mais aussi fédératrice.

Go to : www.mystarforever.com

*MyStarForever.com a été fondé par Maxime Berreby (également co-fondateur de Docteur Ordinateur.com) et Joël Bloch.

Welcome in Kid Nation

Jour J – 4 semaines pour le nouveau reality show présenté par… CBS. Un de plus allez-vous me dire. Certes. Petite nouveauté du genre cependant, essentielle et même seule responsable de ce post : ce sont les 8-15 ans qui mènent, si l’on peut dire, la danse.

Le principe : 40 enfants de 8 à 15 ans sont livrés à eux-mêmes (croyons-y) pendant 40 jours (chiffre ô combien symbolique s’il est besoin de le rappeler), sans adultes précise-t-on. Et certainement sans école, ce qui semble n’être qu’un détail contestable parmi beaucoup d’autres.

L’inspiration, car il y en a une forcément : Sa majesté des mouches de feu génial William Golding. Rappelez-vous, ce groupe d’enfants, uniques rescapés d’un accident d’avion qui doivent survivre sur une île paradisiaque en plein Pacifique. Dans le cas présent, le cadre symbolique est dévié en une petite-ville-décor-de-cinéma du Nouveau Mexique pour une ambiance pseudo exotico-Far West.

En lieu et place de la fin tragique du roman – l’enfance et la civilisation sacrifiées sur l’hôtel de la sauvagerie ou de la difficulté à croire en l’homme – rien de mieux n’en doutons pas qu’un happy end à l’américaine avec des enfants porte-drapeaux d’une nouvelle Amérique unie pour un monde meilleur. Inspiration partielle donc? Ne nous leurrons pas… L’hôtel en question n’est pas uniquement celui des médias. Et la négation du rêve américain et de la condition humaine n’est peut-être pas si loin.

Bref. Souhaitons donc que Sa majesté…* connaisse un regain d’attention dans les foyers des petits Américains (ce qui sera bien le seul service rendu à la nation), en attendant les prévisibles polémiques le démarrage de l’émission le 19 Septembre, qui n’est autre que le jour anniversaire de la naissance du prix Nobel de Littérature, lequel a décidément toutes les raisons de se retourner dans sa tombe.

(Avant de vous jeter sur une des 727 nouveautés de la sacro-sainte Rentrée littéraire :) Sa majesté des mouches, de William Golding, Ed.Gallimard/Folio. 6,60€

Back to the USSR

Les droits de l’homme ont la vie dure dans une nation où la politique a des airs de retour en arrière. Une fois de plus, la liberté de la presse est mise à l’épreuve avec l’arrestation et l’internement en hôpital psychiatrique de la journaliste Larissa Arap, au début du mois. Si les raisons exactes de son enfermement restent officiellement à confirmer, on sait toutefois qu’elle soutient le mouvement d’opposition de Garry Kasparov et milite notamment contre les mauvais traitements commis à l’encontre des enfants dans les hôpitaux psychiatriques.  

Emprisonnements, assassinats, disparitions, internements, travaux forcés, censure continuent d’alimenter la longue liste des violations des droits de l’homme. C’est ce qu’on appelle la démocratie, made in Fédération de Russie.

Liberté, sécurité, fichés !

Dans le cadre de la soirée Thema « Tous fichés » diffusée ce soir sur ARTE à 20h40, Bruno Fay, journaliste et co auteur des documentaires  » Total contrôle « ,  » Resistants.com  » et  » Big brother City  » revient sur ses deux ans d’enquête sur les technologies de veille et de contrôle.

Londres, Barcelone, Berlin, Vienne, New York, Boston, Los Angeles et Mexico : comment as-tu organisé ton enquête ?
B.F : J’avais déjà eu l’occasion de travailler sur certains sujets pour des enquêtes publiées dans la presse écrite. Je pense notamment au réseau Freenet – sorte de face cachée du Net -, aux implants de puces RFID, aux logiciels de filtrage sur Internet… A force d’enquêter séparément sur chacune de ces technologies de contrôle, j’ai eu un jour l’envie de rassembler tout ce que je savais pour essayer de mesurer de manière plus globale les risques et les enjeux. Ensuite, dans le cadre de la préparation de nos documentaires, l’enquête à proprement dite était d’autant plus difficile que nous touchions à des technologies en constante évolution.

En 2004, lorsque nous avons déposé le premier synopsis de  » Total Contrôle « , la téléphonie sur Internet n’était pas encore très répandue, les implants de puce commençaient à peine, les logiciels de filtrage sur Internet n’étaient pas encore obligatoires, la biométrie au travail était encore rare, les attentats de Londres n’avaient pas encore eu lieu. Finalement, au-delà de l’enquête initiale, notre travail a relevé essentiellement de la veille technologique pour être à l’affût des moindres progrès technologiques en matière de surveillance et de contrôle.

Vous mettez en lumière des sujets sensibles, tant sur les plans technologiques que politiques et citoyens. Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées ?
B.F : Nous avons eu un problème lors d’un tournage en France dans un Conseil général qui a choisi de s’équiper en téléphonie sur Internet. Au dernier moment, les responsables du site ne souhaitaient plus être associés au thème du fichage et l’interview ne s’est pas bien terminée. Dommage car notre but n’était pas de pointer du doigt telle ou telle entreprise, mais plutôt de réfléchir aux risques de la téléphonie IP en termes de confidentialité et de traçage. Sinon, nous avons plutôt rencontré de la méfiance. Lorsque nous avons interviewé le directeur de Microsoft Allemagne sur le fonctionnement de Windows Vista et, paradoxalement, sur le concept « d’informatique de confiance ». Lorsque nous avons tourné dans les locaux d’un fabricant de puces RFID qui avait peur d’être associé au « Big Brother ».

Le tournage au Mexique a également été particulièrement difficile. Les implants de puce restent confidentiels et nous avons eu beaucoup, beaucoup de mal pour être reçus par les services du Procureur général, l’équivalent de notre Garde des sceaux. Il y a trois ans, le Procureur avait décidé de se faire implanter une puce dans le bras et d’installer dans les bureaux du ministère un portique, une borne de réception RFID, pour être localisé en permanence. Une manière pour lui de se protéger des enlèvements très fréquents en Amérique du Sud. Plusieurs dizaines de ses collaborateurs étaient également implantés pour avoir accès à leurs ordinateurs. Naturellement, nous voulions en savoir un peu plus. Mais, sur le plan politique, le Mexique est un bien curieux pays et nous avons eu énormément de difficultés pour rencontrer nos interlocuteurs…

Enfin, nous avons également rencontré de la méfiance là où nous ne nous y attendions pas. Du côté des résistants, certains sont tellement paranos qu’ils refusent par principe de parler à des journalistes !
Pour les autres sujets, nous avons été au contraire étonnés de rencontrer des intervenants souvent fascinés et éblouis par l’aspect technologique des nouveaux moyens de surveillance. Pour certains, le côté ‘magique’ de la biométrie leur fait oublier les risques. Du coup, ils ne se rendaient même pas compte qu’ils disaient parfois des choses terrifiantes.

Aujourd’hui la réalité a dépassé la fiction. La vie privée est un livre ouvert : téléphone mobile, cartes à puce, ordinateur révèlent le moindre de nos faits et gestes : communications, achats, déplacements, santé… Tout est référençable, tout est référencé?
B.F : Oui, la réponse est clairement oui ! Tout est désormais référençable, traçable à un point que nous n’imaginons pas. Et souvent conservé et référencé dans des puissants disques durs. Mais cela ne veut pas dire pour autant que nous sommes tracés en permanence de manière active. Cela veut simplement dire que nous laissons en permanence des traces qui peuvent être utilisées ou non selon le bon vouloir des autorités. Les technologies existent. L’enjeu est désormais politique et dépend uniquement de la volonté ou non d’un gouvernement, ou de quelques géants de l’informatique, à utiliser les moyens dont ils disposent pour  » ficher  » et tracer les individus. Pour ne prendre qu’un seul exemple, comme le montre très bien Reporters Sans Frontières, l’utilisation du contrôle d’Internet n’a pas les mêmes conséquences en France ou en Chine.
La conservation des données collectées pose également des questions essentielles : quelle protection lorsque l’on sait que tout est piratable ? A qui donner l’accès aux bases de données ? A qui confier la gestion de ces données (société privée, Etat ?) ? etc.

L’ombre d’un impérialisme sécuritaire se profile. Des technologies rapprochées aux dérives paranoïaques en passant par la technophobie : où commence et où s’arrête la notion de sécurité? Qu’est ce qu’être libre au XXIe siècle?
B.F : Cette question relève de la conscience de chacun et du prix que nous sommes prêts à payer pour notre sécurité. Dans le sujet  » Big Brother City « , Duncan Campbell termine en citant une phrase de Benjamin Franklin qui dit à peu près cela :  » Ceux qui seraient tentés de vendre un peu de liberté pour gagner quelques instants de sécurité ne méritent ni l’une ni l’autre, ni sécurité ni liberté « …
Tout l’enjeu consiste à mettre en place des garde-fous suffisants pour éviter le pire. Ce n’est pas parce que l’homme a inventé le couteau qu’il est obligé de tuer son prochain. C’est pareil pour les nouvelles technologies. Je ne crois pas qu’il faille revenir en arrière. Internet est quelque chose d’extraordinaire. Le téléphone est également un progrès considérable pour communiquer.

Le problème des  » résistants  » en général est qu’ils ont soit des convictions politiques bien arrêtées mais qu’ils ne maîtrisent pas suffisamment ces technologies pour s’attaquer aux vrais problèmes et convaincre le plus grand nombre, soit qu’ils en maîtrisent parfaitement les aspects techniques et les risques technologiques mais qu’ils n’ont pas de conscience politique suffisante pour s’y opposer. Nous avons rencontré des hackers de génie qui n’avaient aucune conscience politique, et des militants des libertés individuelles qui ne comprennent rien à l’informatique, au fonctionnement de la biométrie ou aux puces RFID. Pour qu’elle s’organise de manière efficace, la résistance doit aujourd’hui savoir concilier la technique et la politique. Ce n’est pas encore vraiment le cas.

Le blog de Bruno Fay http://investigation.blog.lemonde.fr/
En attendant ce soir :
http://www.dailymotion.com/enquetesetreportages/video/x2b02s_bandeannonce http://video.google.com/videoplay?docid=-4146080511720384297&hl=fr

Tous Fichés !

De source sûre… Merci Bruno ! Mardi 19 juin 2007, Arte propose à partir de 20h40 une soirée Théma spéciale « Tous Fichés », produite par NovaProd, à ne rater sous aucun prétexte ! (from http://investigation.blog.lemonde.fr  

Total Contrôle : un documentaire de 52 minutes de Bruno Fay, Xavier Muntz et Etienne Labroue  Depuis les attentats du 11 septembre, la lutte contre le terrorisme s’est imposée comme la priorité du monde occidental. Une dérive sécuritaire qui se traduit par la mise en œuvre de nouvelles technologies de surveillance. La traçabilité sur internet, le contrôle à distance, la biométrie, les puces RFID et la géolocalisation s’installent progressivement dans nos vies quotidiennes. Souvent sans le savoir, nous avons déjà sacrifié une partie de notre vie privée, de nos libertés individuelles. Demain, nous serons tous fichés, tracés, enregistrés, pucés… Mais s’il ne s’agissait finalement que d’une illusion sécuritaire ? Et si ces nouvelles technologies, au contraire de nous protéger, ne nous rendaient pas plus fragiles face au crime organisé et au terrorisme ? Notre volonté absolue de tout savoir, de tout contrôler, ne risque-t-elle pas de nous conduire vers un totalitarisme d’un nouveau genre ? Que se passerait-il si les armes que nous mettons en place se retournaient contre nous ? Grandeurs, doutes et paradoxes d’une fuite en avant technologique.

Résistants.com : un documentaire de 26 minutes de Bruno Fay, Stéphane Horel, Xavier Muntz et David Carr-Brown Des artistes, des collectifs, des fondations, des scientifiques émergent un peu partout sur le globe pour dénoncer les risques d’atteinte aux libertés individuelles. Ils forment un étrange univers composé d’altermondialistes, d’anarchistes rodés à la désobéissance civile, de jeunes hackers de génie fascinés par les défis technologiques, de paranos convaincus de l’existence d’un complot mondial… Unis dans un même front contre les moyens de traçage et de fichage, ils sont les nouveaux résistants. Ils se battent ensemble, contre un ennemi commun. Mais chacun avec ses méthodes, ses armes. L’Empire citoyen contre-attaque !

Big Brother City : un documentaire de 26 minutes de Bruno Fay, Xavier Muntz et David Carr-Brown Avec plus de 4 millions de caméras en activité, soit une pour quatorze habitants, la Grande-Bretagne est aujourd’hui le pays dont les citoyens sont le plus surveillés au monde. Duncan Campbell, journaliste indépendant et auteur d’un rapport sur le système d’écoute Echelon (élaboré par les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande pour intercepter les communications), fait découvrir la dimension orwellienne de la capitale britannique, véritable laboratoire des technologies de contrôle.

Contact, source et dossier de presse, à diffuser absolument : http://investigation.blog.lemonde.fr 

Liberté de la presse : la France 35e ! bis

Au classement mondial de la liberté de la presse 2006, la France est au 35e rang, juste devant l’Italie (40e) et plus si loin des Etats-Unis (53e). Un résultat inquiétant publié par Reporters Sans Frontières*, qui rappelle en cette Journée mondiale de la liberté de la presse que la France a perdu 20 places en seulement 5 ans.

Perquisitions, agressions, mises en examen, condamnations, la presse est sous pression. “Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique” est un des devoirs du journaliste. Et la liberté d’expression et d’opinion, un droit pour chaque individu, mentionné, faut-il le rappeler, dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948.

Dernier événement en date, le retentissant procès de Charlie Hebdo qui a révélé, malgré une issue favorable, les failles et la fragilité de la démocratie et l’absolue nécessité du respect des fondamentaux des droits de l’Homme et des libertés.

Sans oublier le jugement prononcé à l’encontre du dessinateur de presse et de BD Placid, condamné en janvier 2007 pour “injures publiques envers une administration” pour la couverture du guide Vos papiers! (paru en 2001, et soutenu par le syndicat de la magistrature).
Ni la nouvelle mise en examen fin 2006 du journaliste et écrivain Denis Robert (http://www.ladominationdumonde.blogspot.com) dans l’affaire Clearstream. 
A qui le tour?!

* www.rsf.org  

Liberté de la presse : la France 35e !

 Au classement mondial de la liberté de la presse 2006, la France est au 35e rang, juste devant l’Italie (40e) et plus si loin des Etats-Unis (53e). Un résultat inquiétant publié par Reporters Sans Frontières*, qui confirme à cette occasion que la France a perdu 20 places en seulement 5 ans.

Perquisitions, agressions, mises en examen, condamnations, la presse est sous pression. « Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique » est un des devoirs du journaliste. Et la liberté d’expression et d’opinion, un droit pour chaque individu, mentionné, faut-il le rappeler, dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948.

Dernier événement en date, le retentissant procès de Charlie Hebdo (qui devait initialement avoir lieu au 2e trimestre) les 7 et 8 février derniers, dont le jugement est mis en délibéré au 15 mars. Quelle que soit son issue, il révèle les failles et la fragilité de la démocratie et l’absolue nécessité du respect des fondamentaux des droits de l’Homme et des libertés.

Sans oublier le jugement prononcé à l’encontre du dessinateur de presse et de BD Placid, condamné en janvier 2007 pour « injures publiques envers une administration » pour la couverture du guide Vos papiers! (paru en 2001, et soutenu par le syndicat de la magistrature).
Ni la mise en examen fin 2006 du journaliste et écrivain Denis Robert (http://www.ladominationdumonde.blogspot.com) dans l’affaire Clearstream. Denis Robert qui a par ailleurs été condamné le 4 décembre 2006 à verser des dommages et intérêts à Clearstream pour des propos qu’il n’a pas tenus dans le cadre d’une interview parue dans VSD le 24 mai 2006. A qui le tour?! 
*www.rsf.org