Photo : Les temps modernes.2

Extrait de reportages et portraits, commandes et projets indépendants.
Madagascar, Paris, Rome, La Réunion, New York, Bastia.

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> (re)voir Les temps modernes.1

Mada…

Plein d’images jamais montrées, plein d’images chargées de rencontres, de souvenirs et de ce que vous ne verrez pas. Il faudra que je prenne le temps d’en faire quelque chose un jour. Une image prise, c’est comme l’enfance, ça marque à vie. Des photos non prises aussi, parce qu’il y a ce que l’on saisit et ce que l’on vit. Vu de l’extérieur ça ne se comprend pas toujours… Il y a beaucoup à dire, ça viendra. Le photographe ne peut que faire corps avec ce qui l’entoure, et c’est là toute la difficulté : être là sans être là, être immergé et garder une distance. Mettre l’humain au cœur de tout sachant qu’on s’oublie dans tout ça… On s’oublie mais on y met un peu de soi car on n’est pas là par hasard. Happé parce que l’on voit, entend, découvre, partage. Veiller à garder l’équilibre pour que l’affectif ne prenne pas le dessus sur l’information. Facile à dire !

Été 2012, je suis une équipe de chirurgiens bénévoles de Médecins du Monde dans une mission de chirurgie réparatrice à Madagascar. Encore l’océan Indien… Une journée est consacrée aux consultations (photo) avec les familles qui ont parfois traversé l’île pour espérer faire opérer leur enfant, une sœur, un proche. Les couloirs du service ne désengorgeront pas de la journée. Des malformations du visage aux brûlures graves, les médecins réaliseront près de 40 opérations en 5 jours, soutenus par l’équipe malgache.

mission chirurgie reparatrice_MdM_Mada__virginie de galzainChirurgie réparatrice_Médecins du Monde 2012 © Virginie de Galzain

Le petit gardien de zébus

Victor, les yeux fermés le temps d’un rêve…
Extrait du reportage Opération sourire, pour Médecins du Monde, à Madagascar.

victor_madagascar_virginie de galzainReportage Madagascar 2012 © Virginie de Galzain/MdM

Prisons de Madagascar, suite 2

prisons de Madagascar, 2012_virginie de galzain_mdm

Extrait du reportage Prisons de Madagascar © Virginie de Galzain/MdM

Sortie des « dortoirs » pour la distributions du 2e et dernier repas de la journée.
Dans les prisons de Madagascar, la malnutrition est l’une des principales causes de mortalité des détenus. Faute de financements réguliers et suffisants, les directeurs d’établissement ne peuvent pas toujours payer les fournisseurs immédiatement, et se retrouvent parfois avec un niveau insuffisant de nourriture. Le nombre de repas peut alors tomber de 2 à 1 par jour.

Prisons de Madagascar, inside.3

Extrait du reportage Prisons de Madagascar © Virginie de Galzain/MdM

Des espaces surpeuplés datant pour la plupart de la colonisation, des odeurs de toilettes qui vous prennent à la gorge et vous imprègnent à peine la porte franchie, la menace récurrente de la peste en raison d’une forte présence de rats et de puces, un nombre important de décès faute d’alimentation suffisante, des droits humains non respectés… Telle est la situation insupportable des prisons de Madagascar et de nombreux pays du monde. Même si de nombreuses ONG et associations œuvrent pour l’amélioration des conditions sanitaires, juridiques et humaines, la tâche est titanesque.

Avec plus de 20 000 détenus dans l’île, le nombre de prisonniers a explosé depuis la chute de Ravalomanana (2009) dépassant de plus de 50% les « capacités » d’accueil. Notons, s’il est besoin de le rappeler, que l’aide internationale est quasi interrompue depuis cette période ! Le pays traverse une crise totale depuis 5 ans, et le parti pris a été de bloquer plus encore la situation d’habitants isolés dont le monde n’a que faire. Notons aussi qu’à ce jour, Madagascar fait partie des pays mis au banc du sommet États-Unis/Afrique qui se tiendra à Washington en août prochain. Conséquence, les budgets nécessaires pour l’alimentation, la santé, le droit, l’éducation, l’entretien et la rénovation des bâtiments, déjà largement sacrifiés au regard des besoins de la population, le sont plus encore pour les prisons.

Les « chambres » des détenus comprennent un ou plusieurs niveaux de lattes superposées souvent moisies et disjointes. Dans celles-ci, les toilettes sont au fond (un « luxe » façon toilettes « à la turque » loin d’être ainsi présent dans toutes les prisons, mais toilettes sans intimité et papier hygiénique absent). La photo montre le deuxième niveau d’une pièce étroite en comprenant 3. La hauteur ne permet pas de s’asseoir. Et la longueur ne permet pas de s’allonger. Dans ces dortoirs fermés de 17/18 heures jusqu’au lendemain matin, des dizaines à centaines de prisonniers sont entassés les uns contre les autres .

Prisons de Madagascar : détail

Quartier Mineurs : détail. Extrait d’un reportage réalisé avec Médecins du Monde
dont vous pouvez voir d’autres images dans ce diaporama

Prisons Madagascar_Medecins du Monde _©Virginie de Galzain
Prisons de Madagascar
©Virginie de Galzain/Médecins du Monde

Droits humains : prisons de Madagascar

Diaporama extrait d’un des 2 reportages que j’ai réalisés à Madagascar pour Médecins du Monde : la mission Prisons. Quelques photos à voir sur ce lien.


© Virginie de Galzain/Médecins du Monde 2012

mission prison_mdm_madagascar_virginie de galzain

Appréhension


Madagascar/Opération sourire/chirurgie réparatrice ©Virginie de Galzain/MdM

Réparation

Premières images extraites du second reportage réalisé cet été à Madagascar avec Médecins du Monde : une mission de chirurgie réparatrice menée sur des enfants et des grands brûlés.

Madagascar/Opération sourire/chirurgie réparatrice ©Virginie de Galzain/MdM

Prisons de Madagascar

Premières images extraites d’un des deux reportages réalisés cet été à Madagascar avec Médecins du Monde. A suivre d’ici à…


Prisons de Madagascar ©Virginie de Galzain/MdM

Expo ’47, portraits d’insurgés’ à Paris_Raharimanana & Pierrot Men

Les photographies, textes et recueils de témoignages présentés sur ce blog ne sont pas libres de droits. Photos reçues de Pierrot Men et mises en ligne avec son accord.
Art, Histoire et Mémoire. Après avoir été exposé au festival d’Avignon 2009 et à l’université de Nanterre (2011), 47, portraits d’insurgés est à voir absolument jusqu’au 27 mai au Lire la suite « Expo ’47, portraits d’insurgés’ à Paris_Raharimanana & Pierrot Men »

PHOTO 47, portraits d’insurgés : le livre

Photos reçues de Pierrot Men et mises en ligne avec son accord.
En 2008-2009, le photographe Pierrot Men et l’écrivain Raharimanana réalisent un travail de mémoire associant photographies et textes : 47, portraits d’insurgés. Ce dernier présente les portraits et recueils de témoignages des derniers rebelles de (19)47, une insurrection anticoloniale dont la répression, les tortures, massacres et exécutions sommaires ont meurtri des familles entières et causé plusieurs dizaines milliers de morts à Madagascar. Lire la suite « PHOTO 47, portraits d’insurgés : le livre »

EXPO 47, portraits d’insurgés : de Pierrot Men & Raharimanana

Les photographies, textes et recueils de témoignages présentés sur ce blog ne sont pas libres de droits. Photos reçues de Pierrot Men et mises en ligne avec son accord.

Art, Histoire et Mémoire. Après avoir été exposé au festival d’Avignon 2009, 47, portraits d’insurgés est à voir absolument jusqu’au 5 avril à l’université Paris Ouest Nanterre/La Défense. L’exposition sera au centre de nombreux débats, projections, rencontre et lectures. Pour l’occasion, je remets en ligne l’article dédié que j’avais posté en juillet 2009 après plusieurs heures d’entretiens avec les 2 auteurs. J’espère que de très nombreux autres suivront, car ce travail est essentiel et remarquable.

> Quand Raharimanana, écrivain et dramaturge, s’associe au photographe Pierrot Men, cela donne 47, portraits d’insurgés, un duo image/texte d’une force inédite. Une Lire la suite « EXPO 47, portraits d’insurgés : de Pierrot Men & Raharimanana »

PHOTO : Pierrot Men à Paris

Dans le cadre du Mois de la Photo off 2010, le collectif Demain nos enfants expose Madagascar. Michel Augendre, Marthe Lemelle, Corinne Kortchinsky et Didier Le Tennier signent les photographies de reportages sur deux associations locales (Graines de bitume et Feon’ny Fanantenana) qui agissent pour l’égalité des droits et des chances des enfants.

Le grand photographe Pierrot Men en est l’invité d’honneur. À la frontière de l’art et de l’émotion, de l’humanisme poétique et de la peinture sociale, il est la mémoire visuelle du peuple malgache depuis près de 30 ans. Il présente 40 photographies – dont Lire la suite « PHOTO : Pierrot Men à Paris »

PHOTO Pierrot Men : un livret, une expo

Sortie d’un carnet photographique de Pierrot Men, grand photographe franco malgache, dont j’ai le plaisir de signer le texte à sa demande, un vrai cadeau. Un photographe d’exception pour qui j’ai une profonde admiration, tant au niveau artistique que personnel,  et c’est peu de le dire. Ceci explique cela…

Vous pourrez découvrir quelques-unes de ses œuvres (trop peu… en noir et blanc, et inédit, en couleur) dans ce titre ; un aperçu sensible et profond du quotidien dans toutes ses dimensions, dans toute son humanité et sa dignité : l’essence de Madagascar, où il est né et où il vit. Ses photographies sont la mémoire visuelle de l’Ile, un regard Lire la suite « PHOTO Pierrot Men : un livret, une expo »

PHOTO_47, portraits d’insurgés. De Pierrot Men & Raharimanana

Les photographies, textes et recueils de témoignages présentés sur ce blog ne sont pas libres de droits. Photos reçues de Pierrot Men et mises en ligne avec son accord.

Un papier que je publie à nouveau sur une expo à voir absolument si vous passez par Avignon d’ici au 29 juillet. De mémoire, peu de retours presse dessus (hors « remaniement » de dossier de presse ?) ce qui est absolument insensé compte tenu du niveau, de la qualité, de la sensibilité de l’événement ; de la force et de l’intérêt du thème, des photos et Lire la suite « PHOTO_47, portraits d’insurgés. De Pierrot Men & Raharimanana »

One dAy in TAnA.1

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One dAy in TAnA © Virginie de GALZAIN

Le temps d’un très court aller-retour à Madagascar, une image parmi quelques autres, prises trop vite à Tana, trop en surface, comme autant de flashs perturbés par une réelle perte de repères.

Ce qu’on perçoit à Tana – que je n’ai pas réussi à « prendre » cette fois car j’en ai trop vu en trop peu de temps, quelques heures au total – fait l’effet d’une bombe. Une multitude d’impacts violents qui vous surprennent, vous oppressent, et dépassent tout ce que l’on peut imaginer ou anticiper. L’impression dure de ne pas avoir le droit d’être là, d’être une intruse dans une île qui renferme tellement d’injustices et d’insupportable dans un écrin de nature malmené. Rien ne va de soi, tout est à apprendre. Et c’est précisément pour cela que j’étais venue.

Tana envoûte aussi malgré soi, parce qu’elle est différente et riche, entrelacement d’Histoire et d’histoires qui ont façonné des mondes pluriels dans la ville. Elle s’insinue en vous, tant la frontière entre l’humanité et l’inhumanité est ténue, et tant l’envie de la connaître, d’aller à la rencontre de l’Autre est indispensable. J’ai besoin d’y retourner pour avoir un regard plus juste, plus posé ou brut je ne sais pas, dès que possible.