« Trouble », de Turbulences! : dernière

Vite ! Plus que quelques places disponibles pour la dernière représentation de « Trouble » ce soir, la nouvelle création de la compagnie Turbulences ! Un questionnement étincelant et frontal sur les notions d’enfermements et de liberté. «  Être comme nous ou ne pas être  » – Philippe Duban.
Résa sur https://www.weezevent.com/trouble

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David Goldblatt

I think we must never forget that the price of liberty is very high and you have to keep at it all the time. You can’t not keep watching‚ you’ve got to keep watching because otherwise the rot creeps in.
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En hommage à David Goldblatt, disparu hier, mémoire humaine, sociale, documentaire de 60 ans de l’histoire des Sud-Africains et de l’Afrique du Sud. Photo prise à Paris, en février 2018, lors de la rétrospective qui lui était consacrée au centre Pompidou.

david goldblatt, paris fevrier 2018

david goldblatt, paris fevrier 2018©Virginie de Galzain

REVOIR :
– David Goldblatt in conversation http://www.tate.org.uk/context-comment/video/david-goldblatt-conversation
Activisme visuel https://www.arte.tv/fr/videos/053284-000-A/activisme-visuel/

Pour la paix à Gaza

Extrait d’archives, série « Pour la paix à Gaza« . Manifestation de soutien aux Palestiniens face à l’opération israélienne « plomb durci », janvier 2009.

manif_pour la paix gaza_virginie de galzain
Paris, 10 janvier 2009 © Virginie de Galzain

Madagascar : ’47, portraits d’insurgés’, de Pierrot Men & Raharimanana

47. 1947. 29 mars 1947 : le point de départ d’une insurrection anti-coloniale dont la répression, les tortures, massacres et exécutions sommaires ont meurtri des familles entières et causé plusieurs dizaines milliers de morts à Madagascar.
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Art, Histoire et Mémoire. Quand Raharimanana, écrivain et dramaturge, s’associe au photographe Pierrot Men, cela donne 47, portraits d’insurgés, un projet images / textes d’une force inédite, unique mémoire des survivants de l’insurrection de 1947. Sensible et pédagogique, politique et engagée, cette œuvre – présentée à plusieurs reprises sous forme d’exposition depuis 2009 – est pérennisée par l’ouvrage du même nom(1). Aperçu et extraits de longs entretiens très privilégiés.

extrait de 47, portraits d'insurges_Raprosy et l'enfantRaprosy ©Pierrot Men

47. 1947. 29 mars 1947 : le point de départ d’une insurrection anti-coloniale dont la répression, les tortures, massacres et exécutions sommaires ont meurtri des familles entières et causé plusieurs dizaines milliers de morts à Madagascar. Une période méconnue aux frontières de l’horreur et de la civilisation, restée dans l’ombre de l’histoire coloniale française. Pour Raharimanana,  « les gouvernements actuels (français et malgache) ne veulent pas parler de 1947, car ce serait une forme de compromission, reconnaître et endosser toutes les erreurs de leurs devanciers, et reconnaître que leurs pouvoirs se basent aussi sur cette occultation de la mémoire.  »
(NDLR : ces propos ont été recueillis en 2009. En 2016, lors du sommet de la Francophonie qui se tenait à Madagascar, le président François Hollande a reconnu pour la première fois les crimes commis par la France coloniale en 1947 : une reconnaissance, non des excuses).

extrait de 47, portraits d'insurges_Henriette Vita
Henriette Vita, survivante, est décédée trois mois après cette rencontre ©Pierrot Men

À la rencontre du silence
Ce projet est une histoire de rencontres. Celle de deux artistes qui placent l’homme au centre de leur démarche, dans un monde où les enjeux économiques et politiques sont rois. Et celles de deux hommes Lire la suite de « Madagascar : ’47, portraits d’insurgés’, de Pierrot Men & Raharimanana »

‘March for our lives’ : la jeunesse américaine mobilise

 »We have the power to change the worl around us.
We cannot change the past. But we can fight to build a better future
 ».

Mobilisation exceptionnelle et courage de la jeunesse américaine initiatrice et actrice de la March for our lives pour un meilleur contrôle des armes et contre la violence armée de masse. À ses côtés, des familles, des citoyens engagés de la société civile et militaire et de nombreuses personnalités.
Le point de départ de ce mouvement : la tuerie de masse de trop, dans le lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland (Floride) le 14 février dernier. En moyenne, une fusillade a lieu chaque semaine en milieu scolaire aux États-Unis (en lissant), soit près de 300 depuis 2013.

Voir le direct-la rediffusion de la manifestation / Live scenes from the march against gun violence in Washington >

 


À VOIR / ÀSUIVRE :
• Le site du mouvement March for our lives
• Le site du projet « Veterans for gun reform« , du réalisateur et vétéran de l’armée américaine Kyle Hausmann-Stokes
#neveragain #enoughisinough

10 ans de Médiapart : le colloque en ligne

Pour ceux qui n’ont pas pu être là aux 10 ans de Médiapart, quelques images prises en passant lors du samedi après-midi « marathon » : Écologie VS inégalités, Liberté et indépendance de la presse, Photojournalisme et numérique, et en avant-première : les coulisses du projet Zéro impunity et la projection du documentaire Depuis Mediapart.

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À voir : la rediffusion intégrale du colloque du 16 mars (également disponible en séquences individuelles sur ce lien). Les thèmes abordés : Quelle vérité ? ; Les défis du journalisme d’enquête ; Le numérique comme arme. Comment trouver la vérité ? ; Informer en milieu hostile ; Digitalisation et démocratisation : qui est le gardien du savoir ? ; Le mensonge à l’ère numérique et Pourquoi la vérité ?.

• Le site de Mediapart

Mediapart fête ses 10 ans !

Pour fêter ses 10 ans, le site d’information indépendant Médiapart vous donne rendez-vous au 104 (Paris) toute la journée de 11h à 23h. Rencontres avec la Rédaction, débats, conférences, expositions, projections… et une offre d’abonnement exceptionnelle valable jusqu’à dimanche 18 mars.
Programme complet sur > https://festival.mediapart.fr/ 

Lire la suite de « Mediapart fête ses 10 ans ! »

Cinéma : Eriq Ebouaney

L’acteur français Eriq Ebouaney est actuellement à l’affiche d’Une saison en France, du réalisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun*.

eriq ebouaney_virginie de galzain
©Virginie de Galzain

Aux côtés de Sandrine Bonnaire, il y incarne le rôle d’Abbas. Au quotidien, un homme, professeur de français, tente de reconstruire sa vie et celle de ses deux enfants en France après avoir fui la République Centrafricaine. Le visage d’une réalité faite d’errance et d’incertitudes angoissantes suspendues à l’attente du statut de réfugié ; de rencontres porteuses d’espoir et d’amour aussi. Ce destin d’une famille déracinée fait écho à celui de millions d’autres en sursis, qui tentent de continuer à vivre comme tout le monde, avec la mémoire de ce qu’elle a violemment éprouvé.


* Mahamat-Saleh Haroun, notamment réalisateur de Un homme qui crie, Grigris et Hissein Habré, la tragédie tchadienne a accepté d’être ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat depuis février 2017

3 livres coup de cœur

livres engages

Beaux et poignants, ces livres sont pour tous. Si certains doutent encore de certaines réalités, ces ouvrages relaient des témoignages d’une vérité incontestable :
celle des violences (sociales, physiques, psychiques) faites aux hommes y compris chez nous ; celle du courage de celles et ceux qui les vivent et les surmontent dans l’espoir, simplement, d’une vie meilleure.

Spéciale dédicace à Lire la suite de « 3 livres coup de cœur »

Migrants day : l’appel de SOS Méditerranée

Nous avons tous le même rêve : vivre en paix et en sécurité. Partageons-le !
Pour des migrations en sécurité et un accueil digne des personnes qui ont fui leur pays pour (sur)vivre.

©SOS Méditerranée

« Depuis l’année 2000, plus de 46 000 personnes traversant la Méditerranée sont mortes en mer en tentant de rejoindre l’Europe, phénomène qui ne fait que s’aggraver ces dernières années. L’année 2016 a été la plus meurtrière de l’histoire de la Méditerranée, avec 5 079 morts« . Source > www.sosmediterranee.fr < faire un don régulier

Lire la suite de « Migrants day : l’appel de SOS Méditerranée »

Rencontre 27 rue Jacob : (face au) « FN, il y a urgence »

Règle numéro 1 : ne pas baisser la garde face à Marine Le Pen ! Notre devoir et notre responsabilité aujourd’hui sont de l’empêcher de parvenir au pouvoir, même si l’autre option ne convainc pas. On ne s’abstient pas. On ne vote pas blanc ni nul : ce serait d’une inconscience totale. Ce serait prendre le risque du Pire. On vote contre le Front National. Point.

urgence
Rencontre avec François Durpaire et Farid Boudjellal, co-auteur de La présidente
27 Rue Jacob, Paris 6e : mardi 25 avril 2017 de 19h à 20h

À voir : soirée Médiapart ‘Sonnons l’alarme !’

À voir/écouter pour ceux qui n’étaient pas au rendez-vous hier soir, Sonnons l’alarme ! organisée par Médiapart, en direct du théâtre du Rond-Point (Paris). Un appel, je cite,  » au réveil des sociétés, aux initiatives des citoyens. Face aux guerres, aux mises en cause de nos libertés, au durcissement des régimes autoritaires, à la montée des droites extrêmes, en France et dans le monde, il est urgent de sonner l’alarme« . Un appel à réfléchir et à résister.

Entre autres intervenants : Thierry Kuhn (président Emmaüs France) ; Damien Carême, maire de Grande-Synthe ; l’avocat William Bourdon ; Vanessa Codaccioni, historienne, spécialiste des répressions politiques ; Geneviève Jacques, présidente de la Cimade, militante des droits des femmes et des réfugiés ; Ziad Majed, universitaire, spécialiste de la Syrie et des journalistes de Médiapart.

‘Paroles d’enfants syriens’ de Bernie Bonvoisin

Toujours en ligne sur LCP, « Paroles d’enfants syriens «  n’est pas un film documentaire comme les autres. Ce sont…

… Des enfants qui (nous) font face
51 minutes « brutes » à suivre des enfants syriens en exil dans leur quotidien. 51 minutes d’expression de leur vérité : celle de ceux qui savent, qui vivent ce qu’est la guerre, l’exil, la mort violente, la destruction de sa/la vie, les parents qui ne sont pas là, la terreur et la misère. Puis la lente reconstruction ‘à l’étranger’ avec des personnes bienveillantes qui luttent avec eux jour après jour pour leur intégrité et leur dignité ; pour leur éducation, face au risque de haine de l’Autre et d’autodestruction ; pour qu’ils retrouvent un semblant d’enfance et de petits moments d’insouciance. Des enfants qui ont connu le pire, sont passés du jour au lendemain dans un horrible monde d’adultes et font face avec courage dans une hyper conscience du monde :

« Est-ce que je vais vivre toute ma vie dans une tente de réfugié ? Ou bien je vais mourir loin de mon pays ? Ils ont tué nos souvenirs. Ils ont même tué des humains. Ils ont détruit ma maison. Ils ont détruit mon pays. Où est la solution ?  »
(− Chaïma, 12 ans)

lcp_paroles-enfants-syriens_bernie-bonvoisin

D’autres ont leur projet

« Je vois la verdure en face, les fermes et la bananeraie. J’aimerais aller là-bas. J’irai là-bas. Je construirai ma maison et j’aurai ma propre société. » (− Qussai, 11 ans),

sont comme Imane, malheureux, ou rêvent de retourner en Syrie comme Marwan qui travaille jusqu’à 4 mois d’affilé à ramasser des pommes de terre pour 4 dollars par jour pour Lire la suite de « ‘Paroles d’enfants syriens’ de Bernie Bonvoisin »

Pour mémoire

Il s’appelait Étienne. C’était un homme cultivé et engagé pour les autres. Il était aussi demandeur d’asile. Je l’avais rencontré lors d’un reportage réalisé sur et avec France terre d’Asile en avril 2015. J’ai appris son décès hier.
Il tenait à raconter son histoire, pour mémoire, pour que l’on sache. Il voulait qu’on le nomme, et il avait été difficile de lui expliquer que « pour le moment » sa sécurité primait. Car même loin de chez eux, de nombreux demandeurs d’asile demeurent en danger. Comme beaucoup d’autres, il avait connu la dure nécessité de quitter son pays et les siens ; puis la rue. Comme beaucoup d’autres, il était en attente d’un statut de réfugié dont la réponse tardait. Trop. Toujours trop. Pendant ce temps, généreux et digne, il s’engageait pour les autres. Les mots qui suivent (cliquer sur l’image pour lire) sont extraits de l’entretien que nous avions eu ensemble.

temoignage Etienne, avril 2015

*le premier magazine national d’information et de prévention santé pour les personnes migrantes primo arrivantes originaires d’Afrique subsaharienne

Liberté, humanité, solidarité

Rester unis. Paris place de la République, novembre 2015 © Virginie de Galzain

Dernier retour en arrière… Paris, place de la République, novembre 2015. Je viens de terminer des prises de vues de Dominique A. rue Saint Maur avec Aurélie S., qui réalisait l’interview. Toujours chaleureux, Eric M. « fait comme si » mais il est très marqué ; certains de ses proches ont perdu un des leurs au Bataclan. Je rejoins la place de la République par la rue de la Fontaine au Roi où j’ai vécu, où je passe régulièrement, où j’étais la veille des attentats du 13 novembre.

L’ambiance est surréaliste. Des équipes de télévision de Rédactions de différents pays ceinturent la place. Des projecteurs rompent une intimité dont on aurait besoin. J’ai subitement l’impression d’arriver dans une arène ; ce décalage m’est difficilement supportable. Nul doute que l’impossibilité de NOUS rassembler massivement en raison de l’état d’urgence a concentré les chocs et traumatismes ressentis. Chacun encaisse comme il peut pour garder un semblant d’équilibre. Je m’avance près de la statue pour me joindre à ceux, nombreux, venus se recueillir, témoigner de leur soutien ou dire un dernier « au revoir ». Le temps est suspendu. On entend à peine les bruits urbains. Avant de repartir, je sors mon appareil pour prendre quelques photos. Juste quelques images, pour mémoire, pour eux, pour moi. Les seules que j’ai réussi à faire.

Je n’aurais pas pu répondre à la moindre commande sur ces événements. La vie continue

Denis Mukwege, prix de la paix de Séoul 2016

Depuis plus de 15 ans, le Dr Denis Mukwege opère et répare physiquement et psychologiquement des femmes, jeunes filles et bébés victimes de violences et tortures sexuelles, au péril de sa vie, dans son hôpital de Panzi (Sud-Kivu/République démocratique du Congo). Le 6 octobre prochain, il recevra un nouveau prix en reconnaissance de ses actions et de ses engagements pour le respect des droits humains : le prix de la Paix de Séoul 2016. Mais pendant ce temps, certains de ses proches sont arrêtés à Kinshasa. Pendant ce temps, des violences qui dépassent l’entendement se poursuivent en RDC, notamment dans le Kivu, depuis plus de 20 ans. Pendant ce temps, la création d’un Tribunal pénal international (TPI ) au Congo contre le viol comme arme de guerre ne voit pas le jour.

Quid des actes concrets de la part de ceux qui pourraient aider son pays à se stabiliser sur le long terme, à faire reconnaître le viol de guerre comme crime de guerre et respecter les droits et l’intégrité des femmes, au-delà des mots et des beaux discours ?

Le 9 mars dernier, lors du colloque ‘Viols, armes de guerre : pour un tribunal pénal international en République Démocratique du Congo » qui se tenait à la mairie de Paris, Denis Mukwege rappelait ceci :

« Le viol est une arme destruction massive de la femme, de la famille, de la communauté.


Il est pratiqué de façon méthodique, pour donner des souffrances, humilier, traumatiser. Parfois, il l’est en public, en associant les proches, le mari, le frère, les fils ! Les femmes concernées, depuis leur plus jeune âge parfois, ne peuvent plus avoir de vie privée ou ne peuvent plus avoir d’enfants. D’un point de vue sanitaire, elles ont souvent été contaminées lors de ces actes par des infections sexuelles qu’elles peuvent à leur tour, sans le savoir, transmettre à un homme, à un bébé.

Il faut être très conscient que ces conséquences sont issues de la volonté de détruire un peuple et se portent sur plusieurs générations.

Ces femmes deviennent des parias et fuient leur terre. Leurs enfants sont rejetés. Il y a une destruction du tissu social, des repères, de tout ce qui est sacré dans la communauté. Et c’est celui qui désorganise la société qui domine alors cette société. Aujourd’hui, nous sommes des survivants, elles sont des survivantes. »


Pour en savoir plus sur le Dr Mukwege, il est important de voir/lire ces documents, les seuls qui permettent de réaliser de façon très concrète qui il est et les conditions dans lesquelles il vit et se bat au quotidien aux côtés de celles et ceux qu’il défend, soigne et protège :
– le documentaire L’homme qui répare les femmes,
de Thierry Michel et Colette Braeckman ;
– le livre Panzi : de Guy Bernard-Cadière et Denis Mukwege (éd. du Moment).

Prison insider : le site de référence sur les prisons

10,2 millions de personnes incarcérées dans le monde. Des conditions de détention globalement indignes à inhumaines selon les pays. Une situation qui tend à se dégrader par endroit avec des mesures qui permettent d’enfermer et d’exclure plus encore au lieu de trouver/appliquer des solutions complémentaires ou en amont. Et des microcosmes sur lesquels on ne sait à peu près rien faute de pouvoir y entrer. Des vies dont on ne peut appréhender, ressentir la réalité faute de les connaître/de chercher à les connaître.

C’est pourquoi Bernard Bolze (notamment fondateur de l’Observatoire international des prisons) et son équipe  ont décidé de « mettre un pied dans les portes » et d’ouvrir, peu à peu, cet autre monde, invisible et clos. Comment ? En créant Prison insider, le premier site d’information grand public sur les prisons dans le monde, lancé le 20 septembre 2016 à la maison des Métallos, à Paris.

ÉCHANGER, PARTAGER, FAIRE SAVOIR
Actuellement disponible en 3 langues, l’objectif est ambitieux : collecter, compléter, analyser et retranscrire avec beaucoup de persévérance et de rigueur des données très peu accessibles voire falsifiées ou inexistantes. Un travail engagé titanesque, pour mieux informer et sensibiliser le plus grand nombre sur les conditions de détention des personnes enfermées où qu’elles le soient, sur le respect de leurs droits fondamentaux et de leur dignité, sur les bonnes pratiques enfin, quand elles existent.

Fort de 9 permanents et de bénévoles stables aux compétences complémentaires (droit français et international, rédaction, traduction, développement, iconographie, partenariat…), Prison insider dispose déjà de 30 correspondants experts dans les 5 continents, et de nombreux acteurs relais de l’information dans leur pays d’exercice. Indispensable, ce maillage est développé de façon régulière mais très vigilante pour assurer l’information locale la plus juste possible. Une condition sine qua none pour garantir la crédibilité du site sur un sujet particulièrement difficile tant les écueils et enjeux sont nombreux et pour continuer de fédérer à ses côtés ceux qui agissent.

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INFORMER DE L’INTÉRIEUR, RENDRE VISIBLE
« Fiches pays », « Que faire en cas d’arrestation », « Ressources » (enquêtes, reportages, analyses, travaux universitaires…) sont autant de points d’entrée qui permettent à chacun de puiser ce qui l’intéresse ou le concerne, de réfléchir, prévenir voire agir.

Fondamental et rare, le site valorise et donne la parole aux personnes détenues ou anciennement détenues, à leurs proches, à leur famille ; des témoignages intimes sur ce qu’est la prison, la notion d’enfermement, la réalité du quotidien, la violence des relations humaines et de l’environnement, les effets collatéraux. En complément, des portfolios extraits de reportages existants de photographes professionnels (à ce titre, je remercie chaleureusement Judith de m’avoir sollicitée pour un portfolio extrait de Prisons de Madagascar), de créations théâtrales, éditoriales et graphiques participent à compléter sur le long terme ce puzzle mondial. À montrer, concrétiser, rendre visible ceux qui ne le sont pas.

SOUTENIR PRISON INSIDER
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Sur le plan du contenu ensuite : les informations sur les prisons et conditions de vie des prisonniers dans le monde demeurent tellement parcellaires ou cachées que toute participation sérieuse et pertinente pour enrichir le site est non seulement bienvenue mais nécessaire (témoignages, relais professionnels locaux…). Pour savoir comment procéder : contact@prison-insider.com

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L’exposition ‘Le droit d’apprendre’ aux journées du Patrimoine

J’ai le plaisir de vous annoncer que ma prochaine exposition – « Le droit d’apprendre » – sera notamment présentée lors des Journées européennes du Patrimoine 2016 par l’agence Erasmus, à Bordeaux.

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« Le droit d’apprendre »* est un projet photographique destiné à informer, sensibiliser, montrer de l’intérieur l’importance d’un droit fondamental : le droit à la formation pour tous, à tout âge, quelles que soient ses compétences. Un bien commun qui doit être diffusé, connu et accessible. Lire la suite de « L’exposition ‘Le droit d’apprendre’ aux journées du Patrimoine »

Un seul combat : la paix !

 » La paix est le seul combat qui vaille d’être mené. Ce n’est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l’ordre de choisir définitivement entre l’enfer et la raison. » – Albert Camus (Combat)

L’horreur, tous les jours quelque part dans le monde. À quand des manifestations mondiales pour plus de paix et d’égalité ?! Tout ce qui se passe ailleurs a eu, a et aura des répercussions sur tous : on ne peut plus rester autocentrés !

La guerre, les violences sont toujours le résultat de difficultés non résolues voire causées. Autrement dit, elles sont l’incarnation d’échecs humains, sociaux, politiques, stratégiques, diplomatiques.  Tous les moyens doivent être concentrés sur plus de justice sociale et de respect des droits ; sur la redéfinition des priorités, choix et alliances politiques (plan national et international) qui privilégient aujourd’hui trop souvent le pouvoir, la puissance, la supériorité et la force dans tous les sens des termes en lieu et place du service en faveur du bien commun. Cela vaut pour tous les États à différents niveaux, et plus encore pour les États dits démocratiques dont la responsabilité est d’autant plus importante.

(publié le 29 juin, mis à jour le 15 juillet)

A voir : ‘Nulle part, en France’

« Vous a-t-on dit que vous seriez des ombres, qu’il n’y aurait pour vous aucune terre ? Vous a-t-on dit que vous n’auriez plus de nom, nulle part, ici ? Vous a-t-on dit que vous auriez nulle part pour seule patrie ? » – Laurent Gaudé/Nulle part en France.

 À regarder et à écouter, Nulle part en France, le documentaire de Yolande Moreau au cœur des camps de Calais et Grande-Synthe. Un regard sobre et sensible, frontal et révolté, qui humanise des hommes, des femmes et des enfants que l’on rejette et réduit à l’état d’ennemis fantomatiques ; qui donne à voir une fois encore les conditions de vie inacceptables que nous tolérons pour ceux qui fuient leur pays – quel qu’il soit – avec l’espoir de vivre enfin en paix.

Pénétrants, les témoignages des personnes en situation de migration sont complétés des mots de Laurent Gaudé : des mots réalistes et sans complaisance qui résonnent comme des appels à réfléchir et à s’ouvrir, à accueillir l’Autre comme il devrait l’être.

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De Yolande Moreau, Elsa Kleinschmager, Sébastien Guisset, Fred Grimm, Hania Osta et Laurent Gaudé – ARTE GEIE

Depuis plusieurs décennies, l’accueil de personnes en situation de migrations forcées n’a pas été pensé ni anticipé. Les dirigeants, notamment ceux de notre pays (passés et présents) renversent la situation de façon insupportable en disant que ce sont elles qui nous mettent en danger. Non seulement c’est erroné mais en plus il faut oser. Et ils (ces mêmes dirigeants) « remercient chaleureusement » voire paient en passant certains autres gouvernements pour qu’ils maintiennent dans leurs murs ces personnes qui leur font peur au risque de provoquer les pires déstabilisations ailleurs. Déstabilisations qui peuvent d’ailleurs favoriser la montée/poursuite de formes de violence et de terrorisme. C’est ce que l’on appelle se décharger de ses responsabilités, avec un égoïsme, un cynisme et une hypocrisie totale.

Il faudrait aussi que l’on m’explique pourquoi/comment le Liban peut accueillir plus d’1,2 million de réfugiés syriens, la Turquie plus de 2,5 millions et nous + ou – 11 000 ? (voir chiffres Syrie* plus bas)

Créer des frontières bunkers, supprimer le droit d’entrée au plus grand nombre au profit du devoir de sortie n’est pas la solution. Outre le fait que c’est une négation de l’Autre, c’est avant tout un acte d’inhumanité et un aveu d’échec(s) ; une action dans l’urgence et une vue à court terme ; une absence d’analyse et de responsabilité concertée pour mettre en place des actions adaptées. Ajoutons quelques sacs de sable sur la digue en attendant une prochaine vague… en substance ! Et comptons sur la « résilience » (elle a bon dos) de ces hommes, femmes et enfants pour vivre avec ce rejet massif, les violences subies, l’exil.

1 – La situation du monde impose de faire avec et non contre. Situation à laquelle nous sommes tous directement ou indirectement associés.
2 – Cela ne dissuadera personne de quitter son pays pour un autre.
3 – Cela continuera de favoriser les migrations clandestines et donc des parcours terribles, la criminalité (de ceux qui vont profiter de leur vulnérabilité pendant leur parcours) et des morts.
4 -Cela favorise les concentrations indignes type Calais et des injustices : défaut d’accès au Droit et aux droits (santé, logement, formation linguistique, emploi, éducation).
5 – Cela précarise les personnes qui parviennent à rester clandestinement dans le pays d’arrivée à défaut d’accueil.
6 – Cela entretient l’exploitation des êtres humains notamment sous la forme du travail illégal, pas de papiers, pas de contrat, pas de droits, une paie sous le manteau quand il y en a et des menaces de dénonciation ou un renvoi si le travailleur demande un contrat de façon trop pressante.

WELCOME !

À LIRE/À VOIR AUSSI : SUGGESTIONS
Documents
– les ouvrages de Catherine Wihtol de Wenden
Les bateaux ivres de Jean-Paul Mari. Éd. Lattès. 19 €
Bilal, sur le route des clandestins, de Fabrizio Gatti. Éd. Liana Levi/Piccolo. 13 €
Cet autre de Ryszard Kapuscinski. Éditions Plon. 18 €
Pour un autre regard sur les migrations, construire une gouvernance mondiale. Éd. La Découverte .

Films ou documentaires (VOD/DVD)
Des étoiles de Dyana Gaye
Hope de Boris Lojkine
La cour de Babel de Julie Bertuccelli
Harragas de Merzak Allouache
Welcome de Philippe Lioret
Une mer fermée et La première neige d’Andrea Segre
Fuocoammare, par delà de Lampedusa de Gianfranco Rosi

Romans
Eldorado de Laurent Gaudé. Actes Sud poche. 7,70 €
Ulysse from Bagdad d’Éric-Emmanuel Schmitt. Livre de poche. 7,10 €
Partir de Tahar ben Jelloun. Folio. 7,70 €

*QUELQUES CHIFFRES : CAS DE LA SYRIE
– Plus de 7 millions de personnes déplacées au sein du pays.
– Près de 4,8 millions de réfugiés en 5 ans, dont dans les pays suivants :
– 2,5 millions en Turquie (population du pays : 75 millions d’habitants)
– 1,2million ? au Liban (population du pays : 4,4 millions d’habitants)
– plus de 635 000 en Jordanie (population 6,6 millions d’habitants)
– plus de 245 000 en Irak (population 33,5 millions d’habitants)
– 10 000/11 000 en France depuis 2011 selon l’OFPRA (population 66 millions)

Plus de 260 000 morts depuis 2011 (source officielle, 470 000 selon le Syrian Center for Policy Research/SCPR), sans compter les dizaines de milliers de disparus dans les mains du régime en place, les tortures et emprisonnements. Ce, dans l’inaction internationale et l’impunité complète.

Deng Thiak Adut : itinéraire d’un enfant soldat

– Un enfant sur 9 vit aujourd’hui dans une zone de conflit

Unlimited, la campagne intelligente de la Western Sydney University valorise des parcours d’étudiants que l’on qualifie d’exception. Découvrez celui de Deng Thiak Adut, ancien enfant soldat au Soudan, aujourd’hui avocat reconnu dans l’un des cabinets (AC Law group) les plus respectés en Australie mais aussi hors frontières, notamment pour son engagement pour le respect des droits des migrants et contre la criminalité, la corruption, les trafics (humains, drogue…). Un cabinet dont il est cofondateur et associé. (le texte continue sous la 1ère vidéo…)

Ce parcours de réussite – au sens non élitiste du terme – pourrait être, peut être celui de tout enfant arrivé dans des conditions d’urgence dans un autre pays, notamment le nôtre. Pourvu qu’on lui en donne/laisse la possibilité. Un enfant sur 9 vit aujourd’hui dans une zone de conflit*.  Et plus de la moitié des réfugiés sont des enfants**.

Dans ces contextes de déséquilibres géopolitiques et humains croissants, permettre l’accès au sol, à un toit, à des soins, à l’éducation pour les enfants déracinés, ainsi qu’à la formation et à l’emploi pour leurs parents quand ils sont encore en vie est fondamental. Pourquoi ? Pour le présent et l’avenir de chacun. Pour la sécurité individuelle et collective VS rejet, injustices et précarité toujours sources d’instabilités locales et internationales. De cette sécurité et de cette équité qui permettent aux hommes de vivre « en paix » dans tous les sens du terme, dans un univers protégé, stable pour mieux grandir, s’épanouir, vivre en un mot. Autant de conditions d’égalité, non pas des « chances » mais des droits, qui concernent les enfants venus d’ailleurs comme ceux nés sur chaque territoire.

Je vous invite à écouter attentivement l’intervention de Deng Adut lors de l’Australia day address (ci-dessous), qui évoque son enfance, ce qu’il avait perdu, ce qu’il a pu retrouver. Ce que d’autres pourraient retrouver si… Ce que d’autres pourraient éviter de perdre si…

* sources *UNICEF et **UNHCR

Résister !

hope_virginie de galzain« HOPE », série Les temps modernes © Virginie de Galzain

Lutter contre l’ignorance, contre cette peur de l’Autre qui déshumanise et isole, exacerbe les tensions, les injustices et l’instabilité, c’est urgent. Résister au brouillage et au verrouillage des esprits, aux peurs, médiatisations et discours paralysants, à la restriction insidieuse des libertés : c’est fondamental. Cesser d’accepter que certaines décisions  et actions – dont les responsables sont ceux qui les prennent –  soient prises « en notre nom », et penser de nouveaux équilibres : c’est nécessaire. Agir pour la démocratie et la liberté, pour que chacun puisse vivre dignement, pour le respect des différences et pour la paix, ici et dans le monde : c’est possible. Long, difficile, mais possible.

Je refuse que mon pays devienne une terre du Front National ou de toute autre incarnation d’extrêmes ;

et je demande à tous ceux qui partagent cette volonté de le dire, de l’écrire, de (ré)agir. Je demande aux autres de prendre le temps de réfléchir. Le présent et l’avenir en dépendent. L’action de chacun peut avoir des effets sur tous. Nous sommes tous responsables.

Armes légères, paix civile, droits de l’enfant

Selon Small arms survey et Amnesty international, plus de 850 millions d’armes légères et petits calibres (ALPC) sont en circulation dans le monde, dont près de 100 millions de kalachnikovs. Je ne sais pas si on réalise ce que cela représente.
Elles sont majoritairement détenues par des civils. Et 40 à 60 % du commerce des armes légères dans le monde est, à un moment donné, illicite (source Nations Unies) sans toutefois être illégal (marché gris).

La paix et la sécurité du monde en question

Conflits internes, guérillas, attentats voire attaques isolées… sont à l’origine d’atteintes et de destructions finalement massives (physique et mentale, familiale et sociale, économique et environnementale). Ils sont majoritairement menés avec des armes légères.
Résultat, une capacité de violence et de terreur toujours plus simple, forte mais aussi anarchique. De nombreuses zones géographiques vivent, subissent cela de façon récurrente voire permanente. Certaines sont plus médiatiques ou médiatisées que d’autres selon une « hiérarchie », comme on dit dans le métier, assez troublante.
Les répercussions humaines sont insupportables :
– plus de 500 000 tués chaque année, chiffres qui ne sont manifestement toujours pas assez forts pour signifier l’horreur que cela constitue,
et cela peut se passer tous les jours, dans n’importe quel pays ;
– les armes font chaque année 300 000 victimes hors conflits armés ;
– plus de 1 500 personnes meurent chaque jour, dont 250 000 par an de la violence armée ;
– dans les conflits armés, 80% des victimes sont des civils.

Du 24 au 27 août 2015, s’est tenue la 1ère conférence des États parties du Traité sur le commerce des armes (TCA) à Cancun. Aucun média n’a relayé cet événement sous quelque angle que ce soit. Même si « le mal est fait » dans le sens où un nombre considérable d’armes sont dans les mains de ceux qui contribuent à la déstabilisation du monde, et que l’on ne peut présumer de l’efficacité future du TCA, c’est une avancée considérable pour réglementer davantage le commerce et le transfert des armes (croyons-y). Sans parler de la force du lobby des armes, notamment aux États-Unis. L’enjeu humain est inestimable, mondial et son application concrète urgente.


Zoom sur…
Enfants : quel avenir présent possible ?

Les civils, notamment les enfants, sont les premières victimes.
– Comment grandir dans un contexte d’insécurité chronique ?
– Comment se construire et se consolider quand on a perdu l’un de ses parents voire les deux, et que l’on est livré à soi-même ; aux autres par la même occasion ?
Quand on voit la mort en face ? Quand on la vit ?
et je ne me lancerai pas dans une liste noire des horreurs et terreurs auxquelles la violence confronte.
– Comment étudier quand on ne peut plus aller à l’école car elles ont été bombardées ou réquisitionnées ? – quand il y en a.
– Comment survivre quand on ne peut plus être soigné car les centres de soins ont subi le même sort ou que les médicaments sont encore moins disponibles que d’habitude ou en quantité insuffisante au regard des besoins ?
– Comment boire, se nourrir quand tout a été détruit, pillé ?
Que les sources d’eau sont contaminées ?
– Comment avoir un avenir quand on doit fuir, dans la ville ou dans le pays voisin (majorité des cas), vivre sans toit, sans eau ni électricité, en dépendant de l’aide internationale et/ou locale, voire en étant année après année dans des camps ?
– Comment échapper à un enrôlement pour être enfant soldat ? 250 000 soldats enfants, estimation (la prolifération des armes légères et de destruction extrême hyper maniables et pas chères comme la kalachnikov étant un lien évident).
– Comment échapper au destin d’enfant kamikaze ?
– Comment « revenir » d’un parcours d’enfant soldat ?
– Comment se remettre d’une situation, souvent associée, d’esclave sexuel(le) ? De bouclier humain ?
Comment survivre à tout cela ?
Rester intégré dans son propre pays ? S’intégrer dans un autre ?
– Comment résister aux traumatismes et apprendre à vivre avec ?

Comment un enfant peut-il ainsi avoir sa place dans le monde ? Avoir ses droits respectés ? Vivre et grandir, simplement ?

SOURCES des données chiffrées : ONU, Amnesty international, Small arms survey, UNICEF

> Le témoignage d’Emmanuel Jal, chanteur, musicien, ancien enfant soldat (la vidéo ci après a été enregistrée avant l’entrée en vigueur (24 décembre 2014) du Traité sur le commerce des armes.

Conflits dans le monde : l’appel du CICR et de l’ONU

L’instabilité ne cesse de s’étendre. Les souffrances augmentent. Aucun pays n’est à l’abri. (…) Devant l’inhumanité flagrante, le monde a montré une paralysie troublante. ”

Exceptionnellement ci-dessous, reprise intégrale de l’appel publié sur le centre d’actualités de l’ONU

« (Genève, 31 octobre 2015) Le Secrétaire-général des Nations Unies, Ban Ki-moon, et le Président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer, ont lancé un avertissement conjoint sans précédent sur l’impact des conflits actuels sur les civils et demandent que des mesures concrètes et urgentes soient prises face à la souffrance humaine et à l’insécurité.

Les deux hommes ont souligné l’importance de respecter le droit humanitaire international afin de mettre fin au chaos et d’empêcher une aggravation de l’instabilité.

Ils demandent aux États de prendre les mesures urgentes suivantes :
– Redoubler d’efforts afin de trouver des solutions durables aux conflits et mener des actions concrètes dans cet objectif.
– Utiliser, à titre individuel et collectif, tous les moyens à leur disposition pour exercer une influence sur les parties impliquées dans des conflits afin qu’elles respectent le droit, y compris en menant des enquêtes efficaces sur les violations du droit international, en s’assurant que les responsables Lire la suite de « Conflits dans le monde : l’appel du CICR et de l’ONU »

Droits humains : la Tchétchénie persiste et signe

Références et liens en fin d’article

Comme de nombreuses autres organisations de lutte pour le respect des droits humains en Tchétchénie, le Comité russe contre la torture (CAT) s’est vu contraint d’arrêter ses activités pour cause « d’agent de l’étranger contre le ministère de l’Intérieur ». Cette qualification établie par une « loi » de la Douma (2012) concerne notamment les structures dont une partie des fonds auraient une provenance à risque dont étrangère. Objectif : contrôler et empêcher toute forme de Lire la suite de « Droits humains : la Tchétchénie persiste et signe »

Gênes G8 2001 : pour mémoire

20 juillet 2001 : Carlo Giuliani, jeune manifestant altermondialiste meurt touché par le tir d’un carabinier au cours d’une violente manifestation.

Le jour suivant, des policiers entrent de force et de nuit dans l’école Diaz ; ils font preuve d’un déchainement de violences dont certaines ont été assimilables à des actes de torture (toujours absente du code pénal italien à ce jour) sur des militants de tous âges et journalistes qui y sont hébergés. Pendant que certains seront emmenés d’urgence à l’hôpital, d’autres seront transférés à la caserne de Bolzaneto où ils subiront à nouveau coups, blessures graves voire tortures. Diaz, don’t clean up this blood/Diaz, un crime d’État, de Daniele Vicari est un des rares films documentaires sur ce sujet.

Diaz, un crime d’État : DVD d’occasion & film disponible sur iTunes notamment.
À lire : l’article de Salvatore Palidda, professeur de sociologie à l’université de Gênes http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/180712/en-italie-une-justice-ambigue

Notre histoire

 » Moi l’homme de couleur, je ne veux qu’une chose. Que jamais l’instrument ne domine l’homme. Que cesse à jamais l’asservissement de l’homme par l’homme. C’est à dire de moi par un autre. Qu’il me soit permis de découvrir et de vouloir l’homme où il se trouve. Le nègre n’est pas. Pas plus que le Blanc. » — Frantz Fanon

kreyolfactory 04_virginiedegalzainExtrait d’une série réalisée pour Maloya.org, expo Kréyol factory (La Villette, 2009) © Virginie de Galzain

Education, formation : un droit pour tous

 » Penser constamment à la jeunesse est la seule manière de construire toujours en fonction du futur, c’est la seule méthode pour être certain de ne jamais sacrifier l’avenir au présent, ce qui est en définitive le devoir suprême de l’homme d’Etat. (…)
Si notre République ne sait pas capter, canaliser, absorber les ambitions et les espoirs de la jeunesse, elle périclitera, elle perdra de plus en plus son sens et sa justification, elle se dissoudra ; mais si elle sait s’y adapter, si elle est capable de comprendre l’espérance des filles et des garçons de France, d’épouser cette espérance, de la servir dans chacune de ses décisions, alors elle n’aura rien à craindre des aventuriers, des démagogues, des extrémistes, car elle sera toujours plus forte et plus vivante, portée par sa jeunesse, ardemment défendue, et chaque jour renouvelée par elle. « 

— Pierre Mendès France

Depuis fin 2010, je travaille aussi sur les thèmes de la lutte contre l’illettrisme et de l’accès à l’éducation et à la formation pour tous. Ce projet photographique « à tiroirs » a pour objectif de rappeler l’urgence du respect de l’égalité du ‘droit d’apprendre et de savoirs’, de mettre en lumière les parcours et réalités de vie des personnes concernées mais aussi de fédérer et de valoriser les acteurs engagés. Le premier volet (Illettrisme : droit de savoirs) a été initié en collaboration avec la Direction du service national (DSN/SGA/ministère de la Défense) et l’association Savoirs pour réussir Paris, en lien avec l’agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI). Il fait l’objet de plusieurs expositions depuis 2012. Un nouveau volet, réalisé avec le Service militaire adapté depuis la publication de ce post (mise à jour début 2016) est visible sur unenjeudavenirs.wordpress.com.

N’oublions pas que le respect des droits fondamentaux, dont l’éducation fait partie, est une des clés de la stabilité et de la cohésion sociale, de la liberté et de la démocratie, tant sur le plan local qu’international. Que la lutte pour la diminution de la pauvreté et des inégalités croissantes – et par extension des exclusions, dépendances, corruptions, violences et manipulations – est une condition sine qua none urgente de l’accès à ces droits sur le long terme dans tous les pays du monde. N’oublions pas, surtout, le rôle et la place de la jeunesse dans ces deux dimensions qui me sont chères de « futurs des possibles » et « d’utopies concrètes ».

fisheye3_48 49_illettrisme_virginie de galzain fisheye3_50 51_illettrisme_virginie de galzain fisheye3_52 53_illettrisme_virginie de galzain fisheye3_54 55_illettrisme_virginie de galzainExtrait du reportage Illettrisme, droit de savoirs © Virginie de Galzain
Parution Fisheye n°3 (avec mes remerciements)

Le site du reportage : droitdesavoirs.wordpress.com

Rester vigilant…

Rester vigilant… Les récents événements ne doivent pas donner lieu à des décisions trop rapides. Décisions/lois qui seraient/sont acceptées/votées – sans temps de réaction possible – dans un contexte extrême, au risque d’en voir les effets boomerang trop tard sur les libertés individuelles et collectives.

Rester vigilant, c’est notamment garder une distance juste. C’est agir, réagir, réfléchir de façon constante, suivie, lucide. C’est soutenir, consolider mais aussi alerter, résister. C’est une attention permanente à l’Autre, à ce qui nous entoure, à ce qui nous concerne. Ensemble.

« Les droits humains ne sont pas un frein à la sécurité mais contribuent à la solution. » Et tout mettre en œuvre pour tendre vers un accès aux droits humains pour tous, pour l’égalité des droits, est une condition sine qua non de stabilité sociale et de paix civile.

amnesty appel liberte presidence de la republique         Pour signer : http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Liberte-expression
.

L’histoire se répète, souvent, happés que nous sommes par une immédiateté qui peut être aveuglante, l’émotion, l’individualisme, un conditionnement insidieux qui vise à maîtriser un peu plus chaque jour nos vies. Tandis que les victimes des auteurs d’actes de terreur se chiffrent rapidement par milliers en quelques mois dans des zones du monde qui semblent impuissantes, sans moyens/volontés politiques. Sans soutien concret.
Une chose est sûre, tout usage massif de procédés de surveillance et d’investigation individuelle et collective, et par extension de restriction implicite ou explicite des libertés fait glisser de la présomption d’innocence vers le « tous suspects » par défaut.

29012009_virginie de galzain                                                  Paris, 29 janvier 2009 © Virginie de Galzain

Tous avec Charlie.5

 » L’utopie partagée est le ressort de l’Histoire  » − Helder Camara

Tous avec Charlie ! © Virginie de Galzain

Avec Charlie hebdo 2

Paris 7 janvier 2015. La Rédaction de Charlie Hebdo est victime d’une fusillade meurtrière au cours de laquelle plusieurs de ses dessinateurs sont abattus : Charb, Wolinski, Cabu, Tignous et Honoré, ainsi que deux de ses chroniqueurs : Elsa Cayat (psychanalyste) et Bernard Maris (économiste). Cinq autres personnes, dont deux policiers, perdent la vie.

En fin de journée, de nombreux rassemblements spontanés de soutien ont lieu en France, dont place de la République, à Paris. Un rassemblement simplement motivé par l’envie et le besoin « d’être là », unis face au choc, à la violence de la disparition d’hommes et de femmes qui faisaient ce en quoi ils croyaient.

paris, place de la republique, tous avec charlie hebdo, 7 janvier 2015Tous avec Charlie ! © Virginie de Galzain

François Cheval quitte le jury du prix Carmignac

 »  La photographie ne se soumet pas à des règles préétablies. La pertinence de l’objet photographique ne s’acquiert que par sa capacité à s’éloigner de l’attendu et des présupposés de départ. « 

Extrait de la lettre de François Cheval, conservateur du musée Nicéphore Niépce et démissionnaire du jury du prix Carmignac. Publiée ce jour et à lire sans attendre sur L’oeil de la photographie.

En cause, la violation d’indépendance et de démarche photographique soulevée par la photographe iranienne Newsha Tavakolian. La lauréate du prix 2014 avait initialement refusé la dotation de 50 000 euros pour avoir vu son reportage remis en cause et travesti (intervention sur l’éditing et les textes notamment) par le mécène. Elle a finalement obtenu gain de cause, et des aménagements au règlement du Prix ont été faits pour les prochaines éditions. L’éthique, la liberté d’expression et l’indépendance ne s’achètent pas !

Prisons de Madagascar, suite 2

prisons de Madagascar, 2012_virginie de galzain_mdm

Extrait du reportage Prisons de Madagascar © Virginie de Galzain/MdM

Sortie des « dortoirs » pour la distributions du 2e et dernier repas de la journée.
Dans les prisons de Madagascar, la malnutrition est l’une des principales causes de mortalité des détenus. Faute de financements réguliers et suffisants, les directeurs d’établissement ne peuvent pas toujours payer les fournisseurs immédiatement, et se retrouvent parfois avec un niveau insuffisant de nourriture. Le nombre de repas peut alors tomber de 2 à 1 par jour.

Mais votez !

Nous sommes responsables du pays dans lequel nous vivons. 38 % d’abstention c’est risquer de payer le prix de la démocratie ! Autrement dit, en l’occurrence, de voir progresser le Front National. C’est avoir pris le risque de remettre au prochain tour ce qui devait être fait hier et ne pourra, parfois, plus être fait demain !
Sait-on au moins ce que l’on ne veut pas ? À défaut de savoir ce que l’on souhaite ? Le 1er tour des élections présidentielles de 2002 serait-il déjà si loin ? Arrêtons d’avoir peur a posteriori : faisons en sorte que l’histoire ne se répète pas !

 » Ayez constamment présente à l’esprit la relation étroite et quotidienne qui existe, et qui maintenant existera de plus en plus, entre vos préoccupations, vos soucis, vos besoins, et l’action d’un grand Etat, qui, après tant d’épreuves, veut se refaire, veut se redresser. Comprenez le RÔLE QUE VOUS POUVEZ JOUER, la contribution dans la marche en avant que vous pouvez apporter. DÉCIDEZ dès aujourd’hui de PESER de toutes vos forces sur la destinée nationale, PRÉPAREZ de vos propres mains l’AVENIR plus heureux et plus juste auquel vous avez droit. Soyez enfin, au sens le plus riche de ce mot, des citoyens !  « 

− Pierre Mendès France

Prisons de Madagascar, inside.3

Extrait du reportage Prisons de Madagascar © Virginie de Galzain/MdM

Des espaces surpeuplés datant pour la plupart de la colonisation, des odeurs de toilettes qui vous prennent à la gorge et vous imprègnent à peine la porte franchie, la menace récurrente de la peste en raison d’une forte présence de rats et de puces, un nombre important de décès faute d’alimentation suffisante, des droits humains non respectés… Telle est la situation insupportable des prisons de Madagascar et de nombreux pays du monde. Même si de nombreuses ONG et associations œuvrent pour l’amélioration des conditions sanitaires, juridiques et humaines, la tâche est titanesque.

Avec plus de 20 000 détenus dans l’île, le nombre de prisonniers a explosé depuis la chute de Ravalomanana (2009) dépassant de plus de 50% les « capacités » d’accueil. Notons, s’il est besoin de le rappeler, que l’aide internationale est quasi interrompue depuis cette période ! Le pays traverse une crise totale depuis 5 ans, et le parti pris a été de bloquer plus encore la situation d’habitants isolés dont le monde n’a que faire. Notons aussi qu’à ce jour, Madagascar fait partie des pays mis au banc du sommet États-Unis/Afrique qui se tiendra à Washington en août prochain. Conséquence, les budgets nécessaires pour l’alimentation, la santé, le droit, l’éducation, l’entretien et la rénovation des bâtiments, déjà largement sacrifiés au regard des besoins de la population, le sont plus encore pour les prisons.

Les « chambres » des détenus comprennent un ou plusieurs niveaux de lattes superposées souvent moisies et disjointes. Dans celles-ci, les toilettes sont au fond (un « luxe » façon toilettes « à la turque » loin d’être ainsi présent dans toutes les prisons, mais toilettes sans intimité et papier hygiénique absent). La photo montre le deuxième niveau d’une pièce étroite en comprenant 3. La hauteur ne permet pas de s’asseoir. Et la longueur ne permet pas de s’allonger. Dans ces dortoirs fermés de 17/18 heures jusqu’au lendemain matin, des dizaines à centaines de prisonniers sont entassés les uns contre les autres .

A LIRE : Bilal sur la route des clandestins, de Fabrizio Gatti

À la suite d’un énième (!) naufrage de personnes migrantes non loin de Lampedusa, le grand reporter italien Fabrizio Gatti appelle à soutenir dès maintenant une candidature de l’île italienne au prix Nobel de la paix (SIgner pour une candidature de Lampedusa au prix Nobel de la paix http://temi.repubblica.it).

Dans son livre Bilal sur la route des clandestins, il raconte le quotidien de ces hommes et femmes qui fuient les dangers de leur pays, quotidien qu’il a vécu à leurs côtés en se faisant passer pour l’un des leurs. À lire absolument.

Bilal sur la route des clandestins
« Dans le Sahara, certaines nouvelles se propagent comme en l’an mil, portées par la voix des voyageurs. Ainsi faut-il voyager pour savoir ».

Fabrizio Gatti est grand reporter au sein de l’hebdomadaire italien L’Espresso. Depuis près de 20 ans, il s’investit en faveur du respect des droits fondamentaux et contre l’organisation internationale du crime. Engagé dans de nombreuses enquêtes en infiltré, il ne conçoit pas l’information sans l’épreuve des réalités et la rencontre de ceux qui les vivent ou les subissent. – Une conception du métier de plus en plus difficile à honorer tant à l’écrit qu’en photographie si l’on veut en vivre (ndlr). – Son livre Bilal a obtenu le prix Terzani* en 2008. Il a été réédité par les éditions Liana Levi fin 2010 en format poche. À lire absolument.

Bilal sur la route des clandestins raconte des destins hors norme au travers du parcours de Fabrizio Gatti, l’homme, le journaliste qui s’est fait lui-même clandestin, du Sénégal à la Libye jusqu’à Lampedusa pour comprendre, mieux révéler, restituer et dénoncer l’inimaginable et l’inhumain. Les clandestins, ce sont ici des Africains qui fuient la guerre, la faim, la pauvreté, la survie pour ce qu’ils pensent être leur salut : un pays européen. En l’occurrence, l’Italie. Et par extension, une chance de travailler et d’aider leurs familles restées au pays. Entre lucidité cruelle, inconscience et espérance, ils se risquent à tenter de franchir des milliers de kilomètres dans des conditions dangereuses.

Pour y parvenir, ils quittent leurs proches, leur pays (Sénégal, Sierra Leone, Liberia, Nigéria, Togo, Côte d’Ivoire…) pour affronter le désert, la soif, la maladie, la mer, la mort et ceux – manipulés ou criminels – qui détiennent leur vie entre leurs mains : militaires, policiers, administrations, passeurs. Ce n’est pas une fiction, ce n’est pas un scénario mélo. C’est à considérer très concrètement bien au-delà de ce qu’on peut entrevoir de façon parcellaire dans les médias : une réalité pour des centaines de milliers de personnes. Des millions si l’on considère ceux que l’on appelle les déplacés de force.

Racket, mauvais traitements, corruption et tortures sur le trajet et aux postes frontaliers, marchandisation de l’homme, « trafic humanitaire », machination dès les premières heures à parcourir qui se poursuit au gré des frontières… Tel est le quotidien vécu parfois sur des milliers de kilomètres : de Dakar à Kayes, Bamako, Gao et Niamey, en passant par Agadez, Dirkou jusqu’au camp de Gatrun avant Lampedusa, pour ceux qui y parviendront ou voudront y parvenir. Et une fois là-bas ?

En contrepoint, les accords tacites et/ou formels conclus sur plusieurs années entre le gouvernement Berlusconi et le colonel Khadafi, faisant de la Libye un rempart contre l’immigration clandestine, faisant de Lampedusa « l’engrenage central des déportations de masse mises en œuvre par l’Italie avec la complicité de l’Allemagne et de l’Union européenne (…) ».

Un livre essentiel et unique pour savoir. Pour reconsidérer la question des migrations forcées, car toutes ne le sont pas. Pour penser autrement ces migrations et faire en sorte que les migrants clandestins ne soient plus vus comme un danger mais avant tout comme des personnes en situation de danger. Les évolutions et les bouleversements du monde doivent être intégrés pour une cohabitation des situations partout et pour tous ; car ériger des barrières ne pourra qu’exacerber les injustices et les tensions, maintenir les précarités, lesquelles favorisent instabilité et insécurité locales et internationales.

Pour élargir le sujet – ne perdons pas de vue que tout est lié directement ou indirectement et le sera de plus en plus – le chômage, le mal logement, la fragilité sont dans nos murs ; la faim, la maladie, la guerre sont à nos portes. Quant aux révolutions en cours et à venir, si elles ouvrent la voie vers plus de démocratie et d’égalité des droits au prix de nombreuses vies, la chute de dirigeants n’est évidemment pas un remède instantané aux crises traversées depuis des décennies, d’où la poursuite notamment des migrations vers nos terres.

Malgré cela, ou à cause de cela tout reste encore possible, pourvu que l’on intègre l’idée que ce qui arrive aux autres pourraient nous arriver pour mieux le prévenir, l’éviter ou l’améliorer ; pourvu que l’on privilégie l’homme et son avenir en considérant à 360 ° les réalités locales et globales présentes ; pourvu que l’on cesse de renforcer le pouvoir de ceux qui prônent ou véhiculent des principes de peur, de haine ou d’exclusion de l’Autre, du Différent, de l’Étranger ; pourvu que le développement soit envisagé pour tous et avec tous et non pour une élite.

L’heure est définitivement à l’union, à l’humanité et à l’action pour aller vers le moins mal possible, pour tendre vers le mieux si ce n’est vers le meilleur. Au moins essayer.

* prix littéraire international, du nom de Tiziano Terzani, journaliste et écrivain italien.

Bilal sur la route des clandestins. Éd. Liana Levi/Piccolo. 13 €

Post À lire : l’enquête de Fabrizio Gatti publié initialement en mai 2011.

EXPO « Illettrisme : droit de savoirs ».3 sur RFI !

Exposition Illettrisme : droit de savoirs.3, c’est parti ! Présentée cette fois à l’initiative de la direction du service national, l’exposition extraite du reportage indépendant du même nom auquel j’ai consacré plus d’un an est complétée de plusieurs images inédites visibles jusqu’au 28 septembre 2013 au centre départemental Yvelines information jeunesse de Versailles.

Des photographies noir et blanc et des témoignages qui mettent en avant de façon indissociable deux des nombreuses actions mises en œuvre : l’importance de la détection de l’illettrisme chez les jeunes (Journées défense et citoyenneté) et le rôle fondamental de ceux qui prennent en charge et accompagnent celles et ceux qui sont concernés (association Savoirs pour réussir). Un face à face avec des personnes touchées par des difficultés taboues que l’on peut résoudre à tout âge, avec des hommes et des femmes qui s’engagent à leurs côtés.

Pour l’occasion, le journaliste Yvan Amar nous a proposé (lieutenant Baggio et moi-même) un entretien dans son émission La danse des mots, à réécouter en cliquant sur le lecteur ci-dessous > Image 3

affiche exposition Illettrisme : droit de savoirs 2013

EXPOSITION ILLETTRISME : DROIT DE SAVOIRS : DU 6 AU 28 SEPTEMBRE 2013 Centre départemental Yvelines information jeunesse, 2 place Charost à Versailles (RER C Versailles château ou SNCF Versailles rive droite). Mardi, mercredi, vendredi : 10h-18h. Jeudi : 13h-18h. Samedi : 12h30-18h30Le site : droitdesavoirs.wordpress.com • Télécharger la présentation de l’exposition / le plan pour s’y rendre

• La danse des mots : www.rfi.fr/emission/20130905-illettrisme-droit-savoirs

Paolo Pellegrin : 100 photos pour…

Le nouvel album 100 photos pour la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF) est en kiosque. Avec le photographe italien Paolo Pellegrin à l’honneur, impossible, en toute partialité (!), de passer à côté. L’occasion de découvrir 100 images pleines pages, extraites d’un projet indépendant réalisé avec 4 autres photographes de l’agence Magnum : Postcards from America. Une vision composite introspective et décalée des États-Unis d’aujourd’hui.

De la frontière mexicaine à l’état de New York
Au fil des pages, on traverse El Paso, San Antonio, Miami entre autres et surtout Rochester et son périmètre de quartiers défavorisés : The crescent. Insécurité, pauvreté, enfants sans enfance, zones de non droit, chômage, criminalité élevée, détention d’armes incontrôlée, trafics de drogue… sont le fil rouge d’une autre Amérique. Une Amérique en rupture avec ses habitants, y compris dans les endroits les moins « attendus », et dont beaucoup tentent de survivre dans l’urgence, sans repères ou presque.

Frontales, sombres, tranchées, puissantes, les photos présentées sont autant de révélateurs ultra réalistes de vies brutales que l’on croit « connaître », mais dont on ne sait franchement rien tant qu’on ne les a pas approchées ou éprouvées. Des regards aussi, tour à tour pénétrants ou verrouillés, des visages confondus dans leur environnement, remplis de ces existences injustes vécues trop vite, trop mal, trop durement. L’envers de ce que l’on appelle le « rêve américain » ? Plutôt l’endroit de nombreuses sociétés Lire la suite de « Paolo Pellegrin : 100 photos pour… »

Prisons de Madagascar : détail

Quartier Mineurs : détail. Extrait d’un reportage réalisé avec Médecins du Monde
dont vous pouvez voir d’autres images dans ce diaporama

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Prisons de Madagascar
©Virginie de Galzain/Médecins du Monde

Droits humains : prisons de Madagascar

Diaporama extrait d’un des 2 reportages que j’ai réalisés à Madagascar pour Médecins du Monde : la mission Prisons. Quelques photos à voir sur ce lien.


© Virginie de Galzain/Médecins du Monde 2012

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A relire…

Quelques liens vers des archives que je remets en accès direct en attendant la suite !

Eau potable : L’urgence au quotidien
 Migrations forcées : l’enquête du grand reporter Fabrizio Gatti
Armement : la menace durable des mines antipersonnel
Éducation : le photoreportage dédié à la lutte contre l’illettrisme et par extension à l’échec scolaire
Livre : Cet autre, de Kapuscinski OU Cesser de considérer l’Autre comme une menace

Avec, en fil rouge, la notion de frontière(s) à repenser entièrement. Physique ou imaginaire, elle tend elle à devenir une entrave à une vie décente ou à l’accès aux droits, qu’ils soient sociaux, sanitaires, éducatifs, juridiques, professionnels ou simplement privés. Quand elle n’est pas cette forteresse illusoire de protection en lieu et place d’une réflexion sur le rôle et la valeur de chacun dans un monde interdépendant.

Israël/Palestine : l’arbre de la paix

Lueurs en faveur de la paix Israël/Palestine, Paris 10 janvier 2009 © Virginie de Galzain

(Archives) Paris, 10 janvier 2009, place de la Nation : manifestation pour la paix entre Israël et la Palestine. Arrivée du cortège de plusieurs dizaines de milliers de personnes parties de la place de la République. Le 10 janvier 2009 avait été marqué par une mobilisation internationale de plusieurs centaines de milliers de personnes contre l’ « Opération plomb durci « .

Depuis le 8 novembre 2012, les affrontements entre Israël et Gaza sont à nouveau à l’origine de dizaines de personnes tuées et de centaines de blessés.

Arbre de la paix Israël/Palestine, Paris 10 janvier 2009 © Virginie de Galzain

Exposition « Illettrisme : droit de savoirs ».2 !

Pour la 2e diffusion, c’est la la Ville d’Aubervilliers qui accueille l’exposition Illettrisme : droit de savoirs* du 17 novembre au 14 décembre 2012. Elle est extraite du photoreportage du même nom que j’ai réalisé en indépendant sur de très nombreux mois en 2011, le seul de long terme dédié à la lutte contre l’illettrisme et pour l’accès aux connaissances de base pour tous, en France.

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Elle sera successivement accrochée dans le hall  de l’Hôtel de Ville, puis au Centre communal d’action sociale (CCAS) à partir du 23 novembre après-midi pour finir au 31/33, rue de la Commune de Paris à partir du 7 décembre. Très engagée dans la prévention et la lutte contre l’illettrisme, Aubervilliers a mis en place un Plan local en partenariat avec l’ANLCI (Agence nationale de lutte contre l’illettrisme). Elle a rejoint le collectif initié par l’Agence pour la demande de label grande cause nationale 2013 : une cause urgente qui concerne plus de 3 millions de personnes dans notre pays.

Trois millions de personnes qui ont été scolarisées en France mais ont perdu ou mal acquis la maîtrise de la lecture, de l’écriture, de la lecture et du calcul. Auxquelles s’ajoutent près de 40 000 jeunes en situation d’illettrisme détectés chaque année par la Direction du service national (tests réalisés au cours des journées Défense et Citoyenneté). Autant d’hommes et de femmes répartis sur tout le territoire qui se trouvent aujourd’hui dans une situation cachée, taboue, fragilisante inacceptable. Une réalité qui constitue une inégalité des droits en matière d’éducation, de formation, d’emploi, et qui conditionne la vie au quotidien.

> Exposition du 17 novembre au 14 décembre 2012 :
– Mairie d’Aubervilliers, 2 rue de la commune de Paris : du 17 au 23.
– Puis à quelques mètres au CCAS : 6 rue Charron, 1er étage : à partir du 23 novembre. Et 31/33, rue de la Commune de Paris à partir du 7 décembre. Entrée libre.
> Le site du photoreportage : droitdesavoirs
> Soutenir la demande de label Illettrisme, grande cause 2013 : www.illettrisme2013.fr
> Lire les 8 pages consacrées au reportage dans le magazine Déclic photo

* tirages baryté traditionnels Andrés Romero
La 1ere exposition a eu lieu à l’espace 11-13 chapelle, 2 impasse du Curé, 75018