PHOTO Ara Güler : hommage

Hommage à Ara Güler, membre de l’agence Magnum disparu hier. Photographe de 50 ans d’histoire d’Istanbul et de ses habitants, portraitiste extraordinaire, cet amoureux de la vie était un peintre sensible du réel et des hommes. Il laisse un trésor d’images, d’une force et d’une profondeur magique, une mémoire sociale inégalée. Voir le très beau documentaire qui lui a été consacré, disponible sur Viméo.

Également, le livre Istanbul, Ara Güler, photos Ara Güler, texte Orhan Pamuk, éd. du Pacifique

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« Trouble », de Turbulences! : dernière

Vite ! Plus que quelques places disponibles pour la dernière représentation de « Trouble » ce soir, la nouvelle création de la compagnie Turbulences ! Un questionnement étincelant et frontal sur les notions d’enfermements et de liberté. «  Être comme nous ou ne pas être  » – Philippe Duban.
Résa sur https://www.weezevent.com/trouble

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David Goldblatt

I think we must never forget that the price of liberty is very high and you have to keep at it all the time. You can’t not keep watching‚ you’ve got to keep watching because otherwise the rot creeps in.
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En hommage au photographe David Goldblatt qui nous a quittés hier : la mémoire humaine, sociale, documentaire de 60 ans de l’histoire des Sud-Africains et de l’Afrique du Sud. Photo prise à Paris, en février 2018, lors de la présentation de son exposition rétrospective au centre Pompidou.

david goldblatt, paris fevrier 2018

david goldblatt, paris fevrier 2018©Virginie de Galzain

REVOIR :
– David Goldblatt in conversation http://www.tate.org.uk/context-comment/video/david-goldblatt-conversation
Activisme visuel https://www.arte.tv/fr/videos/053284-000-A/activisme-visuel/

Madagascar : ’47, portraits d’insurgés’, de Pierrot Men & Raharimanana

47. 1947. 29 mars 1947 : le point de départ d’une insurrection anti-coloniale dont la répression, les tortures, massacres et exécutions sommaires ont meurtri des familles entières et causé plusieurs dizaines milliers de morts à Madagascar.
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Art, Histoire et Mémoire. Quand Raharimanana, écrivain et dramaturge, s’associe au photographe Pierrot Men, cela donne 47, portraits d’insurgés, un projet images / textes d’une force inédite, unique mémoire des survivants de l’insurrection de 1947. Sensible et pédagogique, politique et engagée, cette œuvre – présentée à plusieurs reprises sous forme d’exposition depuis 2009 – est pérennisée par l’ouvrage du même nom(1). Aperçu et extraits de longs entretiens très privilégiés.

extrait de 47, portraits d'insurges_Raprosy et l'enfantRaprosy ©Pierrot Men

47. 1947. 29 mars 1947 : le point de départ d’une insurrection anti-coloniale dont la répression, les tortures, massacres et exécutions sommaires ont meurtri des familles entières et causé plusieurs dizaines milliers de morts à Madagascar. Une période méconnue aux frontières de l’horreur et de la civilisation, restée dans l’ombre de l’histoire coloniale française. Pour Raharimanana,  « les gouvernements actuels (français et malgache) ne veulent pas parler de 1947, car ce serait une forme de compromission, reconnaître et endosser toutes les erreurs de leurs devanciers, et reconnaître que leurs pouvoirs se basent aussi sur cette occultation de la mémoire.  »
(NDLR : ces propos ont été recueillis en 2009. En 2016, lors du sommet de la Francophonie qui se tenait à Madagascar, le président François Hollande a reconnu pour la première fois les crimes commis par la France coloniale en 1947 : une reconnaissance, non des excuses).

extrait de 47, portraits d'insurges_Henriette Vita
Henriette Vita, survivante, est décédée trois mois après cette rencontre ©Pierrot Men

À la rencontre du silence
Ce projet est une histoire de rencontres. Celle de deux artistes qui placent l’homme au centre de leur démarche, dans un monde où les enjeux économiques et politiques sont rois. Et celles de deux hommes Lire la suite de « Madagascar : ’47, portraits d’insurgés’, de Pierrot Men & Raharimanana »

Mediapart fête ses 10 ans !

Pour fêter ses 10 ans, le site d’information indépendant Médiapart vous donne rendez-vous au 104 (Paris) toute la journée de 11h à 23h. Rencontres avec la Rédaction, débats, conférences, expositions, projections… et une offre d’abonnement exceptionnelle valable jusqu’à dimanche 18 mars.
Programme complet sur > https://festival.mediapart.fr/ 

Lire la suite de « Mediapart fête ses 10 ans ! »

Cinéma : Eriq Ebouaney

L’acteur français Eriq Ebouaney est actuellement à l’affiche d’Une saison en France, du réalisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun*.

eriq ebouaney_virginie de galzain
©Virginie de Galzain

Aux côtés de Sandrine Bonnaire, il y incarne le rôle d’Abbas. Au quotidien, un homme, professeur de français, tente de reconstruire sa vie et celle de ses deux enfants en France après avoir fui la République Centrafricaine. Le visage d’une réalité faite d’errance et d’incertitudes angoissantes suspendues à l’attente du statut de réfugié ; de rencontres porteuses d’espoir et d’amour aussi. Ce destin d’une famille déracinée fait écho à celui de millions d’autres en sursis, qui tentent de continuer à vivre comme tout le monde, avec la mémoire de ce qu’elle a violemment éprouvé.


* Mahamat-Saleh Haroun, notamment réalisateur de Un homme qui crie, Grigris et Hissein Habré, la tragédie tchadienne a accepté d’être ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat depuis février 2017

3 livres coup de cœur

livres engages

Beaux et poignants, ces livres sont pour tous. Si certains doutent encore de certaines réalités, ces ouvrages relaient des témoignages d’une vérité incontestable :
celle des violences (sociales, physiques, psychiques) faites aux hommes y compris chez nous ; celle du courage de celles et ceux qui les vivent et les surmontent dans l’espoir, simplement, d’une vie meilleure.

Spéciale dédicace à Lire la suite de « 3 livres coup de cœur »

Exposition ‘Déflagrations’ : entretien avec Zérane Girardeau

– Maman, c’est vrai ces dessins ? C’est la vérité ?
– Oui mon chéri, c’est la vérité, ce sont des enfants qui racontent leur histoire. ”

Bribes d’un échange saisi au vol parmi tant d’autres, le jour où j’ai vu l’exposition, un jour d’octobre. Cette exposition, c’est Déflagrations, à découvrir absolument jusqu’au 16 décembre à la Médiathèque André Malraux de Strasbourg. Une exposition bouleversante et historique, tant par la force de ce qu’elle raconte, les réflexions urgentes qu’elle suscite et son caractère inédit : des dessins réalisés par des enfants témoins, victimes et parfois acteurs des guerres, conflits et crimes de masse au cours des 100 dernières années.

Pour la première fois, ces paroles graphiques sont rassemblées, valorisées et données à voir et à lire comme source d’Histoire et d’histoires. Témoignages d’une force inouïe, ces dessins sont l’expression très concrète et brutale des souffrances causées par les horreurs vues et vécues. Des traces de mémoire, d’histoire et de Lire la suite de « Exposition ‘Déflagrations’ : entretien avec Zérane Girardeau »

A voir : ‘Je ne suis pas votre nègre’, le nouveau documentaire de Raoul Peck

« Ce n’est pas des chiffres qu’il faut, mais de la passion. L’histoire du monde le prouve. (…) On ne peut pas changer tout ce qu’on affronte, mais rien ne peut changer tant qu’on ne l’affronte pas. L’Histoire n’est pas le passé, c’est le Présent. Nous portons notre histoire avec nous. Nous sommes notre histoire. » – James Baldwin

À voir absolument en salles à partir du 10 mai : Je ne suis pas votre nègre, de Raoul Peck. Inédit dans sa démarche et dans sa forme, ce film documentaire exceptionnel offre un nouvel éclairage sur un combat fondamental et sur des acteurs de ce combat : celui d’hommes et de femmes afro-américains violemment déniés jusque dans leur condition humaine, qui ont lutté pour le droit de vivre à égalité, qui sont morts pour avoir accès aux mêmes droits – civiques et humains, sociaux et politiques – que les Blancs d’Amérique. Racontées via l’écrivain engagé James Baldwin, les luttes de Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King sont vivantes, présentes et doivent nous maintenir en éveil. Les mots d’une totale justesse, les paroles fortes résonnent particulièrement et offrent une mise en perspective avec les heures politiques que « nous » (au sens mondial du terme) vivons.

Rétabli dans son contexte, chaque élément d’information associe richesse, esthétique, exigence et sens : de la sélection des images fixes et animées à l’impact de la voix off et des musiques. Tout participe au devoir de mémoire et à l’importance du témoignage de cette Histoire qui continue de s’écrire. Au-delà de la peur et du rejet de la différence, de la négation de l’Autre, de la création de dangers imaginaires récurrents qui nous détournent des réelles menaces du Vivant et de la Paix, Raoul Peck/James Baldwin posent des questions essentielles : quel sens voulons-nous donner à nos vies et quel avenir souhaitons-nous préparer et construire ?

Il nous appartient aujourd’hui de faire face à l’Histoire : d’agir ensemble contre toute forme d’extrême qui sclérose, oppose, isole, déshumanise, exclut, détruit. De tracer ensemble les voies vers un monde plus juste, plus « habitable ».


Je ne suis pas votre nègre, de Raoul Peck (réalisation), écrits de James Baldwin.
Après l’avant-première sur Arte jusqu’au 2 mai, au cinéma à partir du 10 mai.
Télécharger le dossier de présentation : le pdf

Rencontre 27 rue Jacob : (face au) « FN, il y a urgence »

Règle numéro 1 : ne pas baisser la garde face à Marine Le Pen ! Notre devoir et notre responsabilité aujourd’hui sont de l’empêcher de parvenir au pouvoir, même si l’autre option ne convainc pas. On ne s’abstient pas. On ne vote pas blanc ni nul : ce serait d’une inconscience totale. Ce serait prendre le risque du Pire. On vote contre le Front National. Point.

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Rencontre avec François Durpaire et Farid Boudjellal, co-auteur de La présidente
27 Rue Jacob, Paris 6e : mardi 25 avril 2017 de 19h à 20h

L’Expo ‘Le droit d’apprendre’ à la Maison de l’Europe

Bonne nouvelle : après Bordeaux en 2016, l’exposition « Le droit d’apprendre »* est à la Maison de l’Europe, à Paris, jusqu’au 1er avril 2017. Un projet photographique dont je signe les photos et les textes, destiné à informer, sensibiliser, montrer de l’intérieur l’importance d’un droit fondamental : le droit à la formation pour tous, à tout âge, quelles que soient ses compétences. Un bien commun qui doit être diffusé, connu et accessible.

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Lutte contre le chômage, égalité des droits, responsabilité sociale et éducative… Quels sont les enjeux de la formation tout au long de la vie ? Comment consolider ses compétences, évoluer, sécuriser les parcours ? Comment apprenants et formateurs construisent-ils ensemble un parcours d’autonomie et de réussite ?

“ La notion de formation continue, telle un mouvement, est inhérente à Turbulences !, à l’image de l’intermittence du spectacle. C’est fondamental pour maintenir une dynamique, consolider et explorer. C’est ce qui permet le maintien et l’évolution des niveaux de qualification de la structure et des personnes. ” – Philippe Duban (Turbulences!)

Extraites de plusieurs reportages, les photographies – légendées de nombreux témoignages de formateurs et d’apprenants – mettent en lumière l’engagement d’organismes de formation pour adultes et d’entreprises d’insertion auprès de personnes parfois fragilisées. Elles valorisent les apprenants dans leur démarche d’apprentissage. Elles évoquent la diversité des pratiques des formateurs. Elles humanisent un droit qui participe à l’amélioration des compétences et au bien-être de chacun ainsi qu’à la stabilité et à la qualité de vie de l’entreprise.

Du 3 au 30 mars 2017
Exposition « Le Droit d’apprendre » : Maison de l’Europe. 35-37, rue des Francs-Bourgeois, 75004 Paris. Tous les jours, week-ends inclus, de 14h à 18h : entrée libre. D’autres expositions sont à suivre en 2017 en France.

*Avec le soutien de l’agence Erasmus+France Éducation Formation/EPALE, qui m’a confié ce beau projet collectif dans le cadre de ses actions liées à la l’éducation et à la formation des adultes. En collaboration avec Turbulences!, Langues Plurielles et la Table de Cana, sujets au sens plein du terme de ce travail que je remercie tout autant. Tirages Picto Paris.


Coulisses : la lutte contre l’illettrisme et exclusions associées et l’accès à l’éducation, à la formation et à l’emploi pour tous est un nombreux enjeux sur lequel je travaille depuis plusieurs années. L’exposition « Le droit d’apprendre » résulte de nombreuses semaines de travail collectif, tant pour sa préparation que pour – la réalisation des prises de vues pour valoriser au mieux chaque structure, les liens humains entretenus, les ateliers et actions mis en œuvre, – les recueils de témoignages pour incarner et donner la parole aux personnes impliquées – le choix et la préparation des images – la synthèse des textes – la réalisation des maquettes photos/textes et le suivi de fabrication enfin.

« Handicaps, faire face » : l’expo

Nouveau : j’ai le plaisir de vous annoncer que le projet Handicaps : faire face, réalisé avec le CASVP, a été inauguré. Il commence sa diffusion sous la forme d’une exposition en mars (me contacter pour le lieu). En images et en témoignages, des agents du CASVP s’exposent et livrent leur regard sur le handicap, notamment au travail. Des visages reflet d’une vraie noblesse du cœur. Des mots sensibles et lucides qui nous permettent d’en apprendre plus sur une nécessité d’adaptation permanente, des souffrances contenues et une envie de partager pour avancer ensemble, à égalité. Pour en savoir plus > cliquez ici.

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© Virginie de Galzain

Divines : deux talents bruts

Encore un prix d’interprétation, archi mérité, pour le duo de choc de Divines : Déborah Lukumuena (César de la meilleure actrice dans un second rôle) et Oulaya Amamra (César du meilleur espoir féminin), deux fortes personnalités habitées par leur rôle et d’une présence inouïe. Je n’ajouterai rien de plus car c’est à regarder / écouter pour en saisir la pleine mesure. La bande annonce donne le ton mais ne vous arrêtez surtout pas là. Si vous n’avez pas vu le film en salle, séance de rattrapage impérative en VOD !

Quant à Houda Benyamina, la réalisatrice de Divines, elle a remporté le César de la meilleure première œuvre (pari sur Grand Corps Malade et Mehdi Idir pour Patients en 2018) après avoir déjà reçu le prix du meilleur premier film aux Lumières de la presse étrangère 2017 et la Caméra d’or au festival de Cannes 2016. Un beau et vrai défi pour celle qui a créé en 2006 l’association 1000 visages. Une structure innovante et engagée qui initie et forme les jeunes issus des quartiers populaires aux métiers du cinéma, détecte et accompagne des talents, tend à rendre accessible à tous le 7e Art et plus largement la culture tout en promouvant les valeurs citoyennes.

Exposition ‘Le SMA : un enjeu d’avenirs’ à Périgueux

Le 1er décembre 2016, le Détachement du Service militaire adapté (DSMA) fêtait ses 20 ans au musée d’art Vesunna de Périgueux sous le haut patronage d’Ericka Bareigts, ministre des Outre-Mer.

Pour accompagner cet événement, je suis très heureuse de vous annoncer que l’exposition extraite du photoreportage Le SMA : un enjeu d’avenirs* est présentée à Périgueux pendant 5 semaines !
• Du 29 novembre au 4 décembre 2016 : Musée d’art Vesunna, parc de Vésone, 20 rue du 26e régiment d’Infanterie, Périgueux. • Du 7 décembre 2016 au 3 janvier 2017 : Hôtel de Ville 23 rue du Président Wilson, Périgueux. Entrée libre. (*tirages à l’agrandisseur : Andres Romero)
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L’exposition ‘Le droit d’apprendre’ aux journées du Patrimoine

J’ai le plaisir de vous annoncer que ma prochaine exposition – « Le droit d’apprendre » – sera notamment présentée lors des Journées européennes du Patrimoine 2016 par l’agence Erasmus, à Bordeaux.

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« Le droit d’apprendre »* est un projet photographique destiné à informer, sensibiliser, montrer de l’intérieur l’importance d’un droit fondamental : le droit à la formation pour tous, à tout âge, quelles que soient ses compétences. Un bien commun qui doit être diffusé, connu et accessible. Lire la suite de « L’exposition ‘Le droit d’apprendre’ aux journées du Patrimoine »

Violences sexuelles en RDC : création ‘Rentrez chez vous et racontez’

Depuis plus de 20 ans, l’est du Congo est ravagé par des combats sans fin entre milices et bandes armées. Les femmes et les enfants en sont les premières victimes, détruites de l’intérieur par des violences sexuelles insoutenables. En France, deux comédiens âgés de 27 ans – Claudia Mongumu* et Charles Meunier* – sont leur relais et donnent leurs voix depuis près de 4 ans à celles et ceux qui n’en ont pas. Des voix pudiques et brutes à entendre lors du colloque «Viols, armes de guerre : pour un tribunal pénal international en République démocratique du Congo (RDC) », le 9 mars à Paris. Photos et entretien croisé avec les deux interprètes autour d’une création engagée : Rentrez chez vous et racontez.

Claudia Mongumu/Charles Meunier, 7 mars 2016, repetition Rentrez chez vous et racontez
Claudia Mongumu & Charles Meunier © Virginie de Galzain

• Comment est né Rentrez chez vous et racontez ?
Claudia : Rentrez chez vous et racontez a vu le jour dans le cadre de Créer pour agir, un événement organisé en novembre 2012 par l’association Voix/es Alternatives que j’ai co-fondée la même année. Il est né de la volonté de dénoncer l’utilisation de violences et mutilations sexuelles comme arme de guerre, une arme de « destruction massive de la femme, de la famille, de la communauté » comme le dit le docteur Denis Mukwege*, notamment au Congo. Un Congo déstabilisé à l’Est par les suites du génocide du Rwanda, théâtre de guérillas incessantes et de barbaries tues, quasi impunies sur le plan national et international depuis plus de 20 ans.

Le titre reprend la phrase lancée par certaines milices Lire la suite de « Violences sexuelles en RDC : création ‘Rentrez chez vous et racontez’ »

L’expo ‘Le SMA : un enjeu d’avenirs’ aux Invalides

L’exposition extraite du photoreportage Le SMA : un enjeu d’avenirs, était présentée aux Invalides le 4 février 2016 à l’occasion d’une soirée spéciale du Service militaire adapté, que je remercie sincèrement à nouveau. (tirages à l’agrandisseur Andrès Romero)

Je vous invite à consulter le site présentant des extraits de ce travail qui me tient particulièrement à cœur unenjeudavenirs.wordpress.com, avec ses enjeux, des images inédites, des extraits de témoignages révélateurs des réalités de vie de jeunes qui se portent volontaires pour apprendre un métier au SMA, mais aussi de l’investissement des militaires qui les accompagnent pendant leur formation. Un reportage qui va bien au-delà de l’envie d’informer qui fait partie intégrante de mon métier et qui répond à un engagement personnel de long terme d’alerter sur la nécessité urgente de permettre à tous de bénéficier d’une éducation et d’une formation égalitaire (et non identique).
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                                    Salons du Gouverneur militaire de Paris/Invalides © Virginie de Galzain

Expo en cours de fabrication !

Les tirages de l’exposition extraite du reportage réalisé au régiment du Service militaire adapté de La Réunion sont prêts. Magie du baryté traditionnel, à l’agrandisseur… (par Andrès Romero !). Étape suivante : scan chez I-labo…

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Lire la suite de « Expo en cours de fabrication ! »

La loi du marché : Vincent Lindon primé !

Enfin ! L’IMMENSE acteur/homme Vincent Lindon prix d’interprétation masculine Cannes 2015 pour le film La loi du marché, de Stéphane Brizé. Un film à voir absolument tant pour la force du sujet qu’il porte – le chômage – et la place qu’il redonne à celles et ceux qui luttent au quotidien pour rester dignes, que pour ses interprètes.

Notre histoire

 » Moi l’homme de couleur, je ne veux qu’une chose. Que jamais l’instrument ne domine l’homme. Que cesse à jamais l’asservissement de l’homme par l’homme. C’est à dire de moi par un autre. Qu’il me soit permis de découvrir et de vouloir l’homme où il se trouve. Le nègre n’est pas. Pas plus que le Blanc. » — Frantz Fanon

kreyolfactory 04_virginiedegalzainExtrait d’une série réalisée pour Maloya.org, expo Kréyol factory (La Villette, 2009) © Virginie de Galzain

A voir : l’expo ‘Paris Magnum’

Présentée à l’Hôtel de Ville jusqu’au 28 mars 2015, l’exposition Paris Magnum révèle une sélection inédite de photographies réalisées à Paris, des années 1930 à nos jours.

Raymond Depardon, David Seymour, Bruno Barbey, Marc Riboud, Martine Franck, Henri Cartier-Bresson… sous l’œil de 30 des photographes de l’agence Magnum, se dévoile une chronique de la vie parisienne qui remonte le fil du XXe siècle. Front Populaire, Libération de Paris, crise d’après-guerre et bidonvilles de Nanterre ; vie quotidienne et combats citoyens ; Mai 68 ; résistance intellectuelle et rayonnement culturel ; Picasso ; Malraux ; Gainsbourg ou Starck… Du photojournalisme à l’expression picturale, l’exposition évoque 80 ans d’évolution sociale, économique, politique mais aussi photographique et médiatique au cœur de mutations urbaines fortes.

Le visiteur évolue entre tirages et projections, guidé par des images noir et blanc et couleur associées de façon chronologique. Un voyage dans le temps pour mieux saisir les fragments de notre histoire. Des instants de vie qui composent une mémoire collective unique, née de regards à la fois passionnés et personnels, exigeants et indépendants.

La photographie a ceci de fascinant et d’essentiel qu’elle est universelle et sans frontières. Il suffit d’un regard pour « lire » le monde, de garder les yeux ouverts pour le comprendre. Plus que jamais, laissons ses droits à l’image pour Lire la suite de « A voir : l’expo ‘Paris Magnum’ »

L’expo ‘Vivre avec le VIH’ ce soir à Perpignan

Dans le cadre de la semaine de lutte contre le sida, la Casa musicale de Perpignan propose ce soir, 5 décembre, « Un max de bruit contre le sida ! « . Un événement festif et solidaire organisé par Lire la suite de « L’expo ‘Vivre avec le VIH’ ce soir à Perpignan »

PHOTO : ‘Family love’, de Darcy Padilla

Récompensé notamment par le prix Eugene Smith en 2010 et deux World Press (2011 et 2012), Family love (ex Julie project) de Darcy Padilla vient d’être publié aux éditions de La Martinière, en coédition avec la revue 6 mois. Réalisé sur une période de 18 ans, ce « portrait photographique » unique raconte la vie de Julie jusqu’à sa disparition. Une vie faite de combats incessants et de violences multiples, avec, en fil rouge, un besoin Lire la suite de « PHOTO : ‘Family love’, de Darcy Padilla »

PHOTO : The Manhattan darkroom

The Manhattan darkroom est une rétrospective inédite et unique du photographe et photojournaliste français Henri Dauman. L’exposition vient de commencer, elle est visible pour un mois seulement au Palais d’Iéna, à Paris. Voici quelques indices…

En 1950, après avoir échappé à la rafle du Vel’d’hiv’ et perdu père et mère, Henri Dauman part définitivement vivre à New York où il devient rapidement photographe pour les plus grands médias internationaux. Soixante ans plus tard, c’est une sélection (drastique) de près de 200 photos d’archives qui nous est présentée.
Profonds noir et blanc et couleurs justes, planches et publications évoquent ou décryptent plusieurs décennies de l’histoire politique, sociale, économique et artistique des États-Unis. Dans le désordre et sans exhaustivité aucune : Kennedy et  Khrouchtchev. Des portraits inattendus de Fellini, Delon, Bardot, Giacometti. Le Viêt Nam. Les yeux de Liz Taylor et une sublime photo de rue de Saint-Laurent. Les grands mouvements de contestation (féministes,  anti-ségrégation, etc). Les figures du jazz et la contre-culture. La société de consommation, l’essor de la petite bourgeoisie et celui des laissés-pour-compte. John Lindsay. Warhol… Sans oublier quelques séquences comme on en voit très rarement.

Reportage, portrait, photo de rue, … Henri Dauman maîtrise les genres et traverse son temps avec une très grande liberté de représentation : directe, informative, icônique ou cinématographique, critique voire incisive ou décalée, mais toujours personnelle. Pour ne pas oublier que la photo est avant tout un regard porté sur… Qu’elle est aussi un laboratoire où il faut oser expérimenter, se faire plaisir, du plus conventionnel au plus inédit. Je ne connaissais pas Henri Dauman. Que dire… : courez-y !


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INFOS
The Manhattan darkroom. Jusqu’au jeudi 4 décembre 2014. Palais d’Iéna (Conseil économique, social et environnemental) : 9 place d’Iéna, 16e. Du lundi au samedi de 10h à 18h (jusqu’à 21h le jeudi). Dimanche de 12h à 18h. Entrée libre.

– Le site d’Henri Dauman : http://daumanpictures.com
– Le site de l’exposition : www.manhattan-darkroom.com

DOCUMENTAIRE À voir : Se battre !

 

 » Les gens ne peuvent pas savoir ce que c’est que de partir le matin au boulot et de se dire : Putain, mais qu’est-ce qu’ils vont manger mes gosses ce soir ? Faut y passer pour comprendre… « .

Sorti au cinéma en mars 2014, le documentaire Se battre, de Jean-Pierre Duret et Andréa Santana est disponible en VOD et en DVD. Tourné à Givors (Rhône), il suit le quotidien d’hommes et de femmes qui résistent chaque jour pour avoir ou garder un travail et un logement, pour nourrir leur famille ; qui se battent pour continuer à guider leur vie, et celle de leurs enfants, avec espoir et sens. Un film dont les acteurs pourraient être vous et moi, dans leur propre rôle, habités de dignité et de courage, de solidarité, de rage de vivre comme tout le monde.

Ce quotidien n’est pas une exception : il concerne des millions de Français qui vivent à quelques euros près par mois, dans notre pays. Vivre à quelques euros près, c’est devoir surmonter l’insécurité, l’inquiétude, la pauvreté ; se serrer la ceinture en permanence pour subvenir à ses besoins vitaux et payer ses factures ; connaître la faim parfois et l’aide alimentaire du Secours Populaire ; ne plus pouvoir lire parce qu’on ne peut pas faire renouveler ses lunettes ou avoir froid car se chauffer devient un luxe.

Le regard de la société, quant il se fait dur et blessant, exclut. Mais l’absence de tout regard tue. C’est pourquoi il est essentiel de continuer à valoriser ceux que l’on ne voit pas avec une démarche profondément humaine face à l’indifférence, aux idées reçues, au mépris, à la banalisation de situations inacceptables. Vous trouverez plus bas un extrait de la note d’intention des deux auteurs de ce témoignage de vie(s), car personne, surtout pas moi, ne dira mieux qu’eux et que ses acteurs ce que ce film représente. Comme le dit Laurence dans les premières minutes du documentaire : « Faut y passer pour comprendre ». Car il faut réaliser ce que signifie l’obsession de s’en sortir, le plaisir de travailler et l’envie d’exister au-delà de la survie, face à des suspicions indécentes chroniques « d’assistanat », dans son acception la plus humiliante.

La dépendance des personnes en difficulté est de plus en plus forte. La priorité est d’adapter le marché aux nécessités humaines et environnementales pour dépasser, précisément, le stade de la survie. Mesdames et messieurs les Ministres, dirigeants, décideurs présents et à venir, étudiants amenés à exercer ces fonctions : à défaut « d’y passer », vous aussi regardez. Pour mieux décider et tendre vers le mieux vivre possible pour tous, particulièrement ceux qui en ont le plus besoin.

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Extrait de la note d’intention :

 » Ce n’est pas un film sur la précarité ou la pauvreté. C’est un film fait avec des êtres  qui traversent cette précarité dans la banalité du quotidien, du chômage, de la survie ou du travail mal payé. Ils sont le paysage à découvrir avec leur vitalité, leur détermination à vivre, leur culture de résistance. En effet, ce n’est pas parce qu’on est pauvre, qu’on est dénué de parole, de rêves, de sentiments, ou qu’on n’est pas dépositaire de mémoire et d’envie de transmettre à ses enfants l’idée d’un monde meilleur.  » — Jean-Pierre Duret et Andréa Santana

LE SITE DU FILM : www.sebattre.com
LE DVD : éd.Blaqout http://boutique.blaqout.com
OÙ VOIR LE FILM ? www.sebattre.com/projections

Reportage de guerre : Michaël Zumstein

Être vigilant, donner un point de vue, réaliser des images qui ont du sens et résister à la demande/consommation de photos sensationnelles qui n’informent pas et banalisent. Garder à l’esprit le risque de manipulation. Rester en vie aussi…

Lire l’interview du photographe Michaël Zumstein : Le sang n’est pas la preuve que la photo est bonne. (Nouvel Observateur, 30 août) : « Pour sa 26e édition, le festival Visa pour l’image de Perpignan expose ses photos sur le conflit centrafricain dans une série intitulée « De terreur et de larmes. » Un reportage au long cours de plusieurs mois, commencé début septembre 2013, à l’aube de la lutte armée qui allait opposer la Séléka, mouvement rebelle à majorité musulmane, et les anti-balaka, milices chrétiennes d’autodéfense. De la formation des milices aux multiples exactions commises par les deux camps, le photographe a suivi toutes les évolutions du conflit dont…

Le site de Michaël Zumstein : michael-zumstein.com

L’expo Illettrisme : droit de savoirs au forum Défense/Illettrisme

Post un peu tardif faute de temps (!)… Pour sa 4e diffusion, l’exposition extraite du reportage Illettrisme : droit de savoirs est présentée le 20 juin au forum Défense/Illettrisme qui se tient aux Invalides, salle Turenne. Sous le haut patronage de M. Jean-Paul Bodin, secrétaire général pour l’administration (SGA), il est organisé par la direction du service national (DSN) – que je remercie – en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale/DEPP.

Télécharger le pdf de l’exposition

Street art : Les mains de JonOne

JonOne_les mains_virginie de galzain

Installation de l’œuvre Stay awake à l’hôpital Bichat, janvier 2014

JonOne naît et grandit à Harlem où il réalise ses premières œuvres. Peintre graffiti autodidacte, il évolue dans l’univers libre de la rue où il se forge une identité. Ses toiles monumentales sont des flash abstraits de couleurs, la traduction d’un mouvement urbain, de son énergie. Exposé dans le monde depuis les années 90, l’art est pour lui une expression de ses émotions et de sa vie, qu’il associe régulièrement à une dimension sociale. En 2011, il a réalisé une fresque hommage à l’Abbé Pierre dans le square des Deux-Nèthes à Paris, visage calligraphié autour de l’appel de l’hiver 1954. En janvier dernier, il faisait don de son œuvre Stay awake à l’hôpital Bichat : une toile de 10 mètres de long pour inviter au voyage, faire évoluer les codes d’exposition, être un lien insolite entre différents lieux et situations de vie.

PHOTO : Saul Leiter, hommage

« Voir des choses auxquelles vous n’aviez jamais prêté attention auparavant. Considérer le monde autrement. Continuer à photographier pour le plaisir. Trouver la beauté où elle est, parfaite ou imparfaite… » (Saul Leiter)

Le photographe américain Saul Leiter est décédé à la veille de ses 90 ans. Douceur, élégance, délicatesse, onirisme sont les premiers mots qui me viennent à l’esprit pour caractériser ce regard et ses photographies uniques, que l’on ne peut comparer à aucun(es) autre(s). Humilité, discrétion, humour et générosité seraient pour l’homme.

Né en 1923, le photographe américain fut l’un des premiers à jouer le jeu de la couleur à la fin des Années 40, à une époque où le noir et blanc domine – la couleur étant réservée à la publicité et non à l’art ou au documentaire. Étrangement méconnu, il avait été exposé pour la première fois en France à la Fondation Henri Cartier Bresson, au printemps 2008, puis à la galerie Camera Obscura, et au musée Nicéphore Niépce en 2009.

saul leiter

Photographe de mode, Saul Leiter était aussi un photographe « de rues ». Celles de New York, prises à hauteur d’homme, humanisant de façon inédite une ville labyrinthique aux proportions déjà gigantesques. Cet univers pictural et ce sens inné et fascinant de la couleur (Saul Leiter était aussi peintre) et du noir et blanc mettaient en valeur des images personnelles, parfois intimes. Des images de tous les jours, des touches de paysages urbains, des tableaux de vie qui évoquent des quotidiens, des personnes, de façon discrète et apaisante.

Une atmosphère, vivante, presque palpable, sensorielle ou sensuelle dont on semble avoir étouffé les bruits pour se concentrer sur chaque sujet. L’écriture photographique est imprégnée d’une chaleur et d’une douceur inédite, dévoilant un autre visage de la ville et de la vie.

saul leiter_

Une œuvre à regarder inlassablement dans les rares mais beaux ouvrages édités chez Steidl. Un photographe découvrir dans le documentaire sorti en septembre 2013 : In no great hurry, 75 minutes d’entretien avec un homme enjoué, concentré sur sa passion comme art de vivre au sens plein du terme, la recherche d’extraits d’une certaine beauté du monde. Il était loin des agitations médiatiques, courses à la visibilité et illusions de succès, loin des nouvelles technologies, de la vitesse, du sensationnel. Ce qui comptait, c’était la photo, le temps, les autres.

LE SITE + LIEN ACHAT DVD :
In no great hurry, 13 lessons in life de Tomas Leach, 18 € environ
LES LIVRES :
Early color, 168 p., éd.Steidl, 38 €
Early black and white, éd.Steidl, 75 €
Saul Leiter by Saul Leiter, 152 p., éd.Steidl, à chercher en occasion.

Trailer de In no great hurry

EXPO « Illettrisme : droit de savoirs ».3 sur RFI !

Exposition Illettrisme : droit de savoirs.3, c’est parti ! Présentée cette fois à l’initiative de la direction du service national, l’exposition extraite du reportage indépendant du même nom auquel j’ai consacré plus d’un an est complétée de plusieurs images inédites visibles jusqu’au 28 septembre 2013 au centre départemental Yvelines information jeunesse de Versailles.

Des photographies noir et blanc et des témoignages qui mettent en avant de façon indissociable deux des nombreuses actions mises en œuvre : l’importance de la détection de l’illettrisme chez les jeunes (Journées défense et citoyenneté) et le rôle fondamental de ceux qui prennent en charge et accompagnent celles et ceux qui sont concernés (association Savoirs pour réussir). Un face à face avec des personnes touchées par des difficultés taboues que l’on peut résoudre à tout âge, avec des hommes et des femmes qui s’engagent à leurs côtés.

Pour l’occasion, le journaliste Yvan Amar nous a proposé (lieutenant Baggio et moi-même) un entretien dans son émission La danse des mots, à réécouter en cliquant sur le lecteur ci-dessous > Image 3

affiche exposition Illettrisme : droit de savoirs 2013

EXPOSITION ILLETTRISME : DROIT DE SAVOIRS : DU 6 AU 28 SEPTEMBRE 2013 Centre départemental Yvelines information jeunesse, 2 place Charost à Versailles (RER C Versailles château ou SNCF Versailles rive droite). Mardi, mercredi, vendredi : 10h-18h. Jeudi : 13h-18h. Samedi : 12h30-18h30Le site : droitdesavoirs.wordpress.com • Télécharger la présentation de l’exposition / le plan pour s’y rendre

• La danse des mots : www.rfi.fr/emission/20130905-illettrisme-droit-savoirs

Illettrisme : en attendant la 3e expo…

 » J’ai encore beaucoup à faire pour savoir bien lire et écrire. J’aime apprendre, j’ai envie d’être quelqu’un de cultivé, mais c’est dur. (…) Ce qui compte le plus pour moi, c’est la liberté, de pouvoir faire des choix. » (M., 20 ans, 2011)

En attendant la 3e exposition en cours de préparation pour septembre avec la direction du service national, une archive extraite du reportage Illettrisme, droit de savoirs illustre un article consacré à l’association Savoirs pour réussir Paris association au sein de laquelle j’ai réalisé une partie du projet en 2011. L’article est paru dans le magazine trimestriel A Paris de l’été 2013, rubrique Solidarité.

lutte contre illettrisme_a paris_ete 2013_savoir pour reussir_virginie de galzain copieAtelier d’écriture, SPR Paris, 2011 ©Virginie de Galzain

Exposition « Illettrisme : droit de savoirs ».2 !

Pour la 2e diffusion, c’est la la Ville d’Aubervilliers qui accueille l’exposition Illettrisme : droit de savoirs* du 17 novembre au 14 décembre 2012. Elle est extraite du photoreportage du même nom que j’ai réalisé en indépendant sur de très nombreux mois en 2011, le seul de long terme dédié à la lutte contre l’illettrisme et pour l’accès aux connaissances de base pour tous, en France.

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Elle sera successivement accrochée dans le hall  de l’Hôtel de Ville, puis au Centre communal d’action sociale (CCAS) à partir du 23 novembre après-midi pour finir au 31/33, rue de la Commune de Paris à partir du 7 décembre. Très engagée dans la prévention et la lutte contre l’illettrisme, Aubervilliers a mis en place un Plan local en partenariat avec l’ANLCI (Agence nationale de lutte contre l’illettrisme). Elle a rejoint le collectif initié par l’Agence pour la demande de label grande cause nationale 2013 : une cause urgente qui concerne plus de 3 millions de personnes dans notre pays.

Trois millions de personnes qui ont été scolarisées en France mais ont perdu ou mal acquis la maîtrise de la lecture, de l’écriture, de la lecture et du calcul. Auxquelles s’ajoutent près de 40 000 jeunes en situation d’illettrisme détectés chaque année par la Direction du service national (tests réalisés au cours des journées Défense et Citoyenneté). Autant d’hommes et de femmes répartis sur tout le territoire qui se trouvent aujourd’hui dans une situation cachée, taboue, fragilisante inacceptable. Une réalité qui constitue une inégalité des droits en matière d’éducation, de formation, d’emploi, et qui conditionne la vie au quotidien.

> Exposition du 17 novembre au 14 décembre 2012 :
– Mairie d’Aubervilliers, 2 rue de la commune de Paris : du 17 au 23.
– Puis à quelques mètres au CCAS : 6 rue Charron, 1er étage : à partir du 23 novembre. Et 31/33, rue de la Commune de Paris à partir du 7 décembre. Entrée libre.
> Le site du photoreportage : droitdesavoirs
> Soutenir la demande de label Illettrisme, grande cause 2013 : www.illettrisme2013.fr
> Lire les 8 pages consacrées au reportage dans le magazine Déclic photo

* tirages baryté traditionnels Andrés Romero
La 1ere exposition a eu lieu à l’espace 11-13 chapelle, 2 impasse du Curé, 75018

Exposition ‘Illettrisme : droit de savoirs’ 1

J’ai le plaisir de vous annoncer que l’exposition Illettrisme : droit de savoirs*, issue du photoreportage que je réalise en indépendant depuis 2011 (un complément est en prévision en 2013), voit le jour. Deuxième volet d’un travail photographique sur les différences invisibles, c’est le seul reportage en photographies et recueil de témoignages dédié à la lutte contre l’illettrisme et pour l’accès aux connaissances de base pour tous, en France.

Mêlant photographies et recueils de témoignages, elle met en lumière de façon indissociable la détection de l’illettrisme chez les jeunes (direction du service national), et la prise en charge indispensable des 16-25 ans pour les accompagner vers l’avenir (suivi de l’association Savoirs pour réussir Paris).

Présentée par l’espace linguistique 11-13 Chapelle avec le soutien de la mairie du 18e arrondissement, l’exposition a lieu jusqu’au 15 novembre 2012. J’espère vous y (re)voir à cette occasion. Elle sera ensuite disponible à la location.
* Tirages baryté traditionnels de l’excellent Andrés Romero / L ’œil complice

Jusqu’au 15 novembre 2012 (samedi 6, 13 et 20 octobre 2012 de 10h à 18h en présence de la photographe).
Espace 11-13 Chapelle. 2, impasse du Curé. 75018 Paris (M° Marx Dormoy, l.12)

VOIR LE SITE DU REPORTAGE : https://droitdesavoirs.wordpress.com.

flyer exposition illettrisme_vdegalzain

À qui s’adresse ce sujet ?
– À tous, sans distinction, parce qu’il s’agit d’un sujet qui touche tous les domaines de la vie sociale quotidienne.
– Aux acteurs de l’Emploi, afin de faire de la lutte pour l’égalité des droits et contre les exclusions une priorité nationale et sans frontières.
– Aux acteurs de l’Éducation, afin de favoriser une action transversale concrète des problématiques liées à l’illettrisme.
– Aux acteurs de la lutte contre l’illettrisme, en reconnaissance de leurs actions et pour faire reconnaître l’importance et le succès de leurs actions. Pour les inscrire comme partenaires majeurs et référents dans un combat pour les droits fondamentaux que sont la liberté et l’égalité, l’éducation et l’emploi. Pour leur apporter une base de retours de la part des personnes concernées par l’illettrisme.
– Aux acteurs de l’Intérieur, car une scolarité réussie est un facteur essentiel d’intégration de tous, de lutte contre la délinquance, contre la ghettoïsation, contre la stigmatisation des jeunes.
– Aux personnes touchées par l’illettrisme ou en cours d’acquisition des savoirs fondamentaux, d’une formation professionnelle complémentaire pour les valoriser, afin qu’elles réalisent que l’on peut les aider, qu’elles peuvent s’en sortir et être fières.

Pourquoi une exposition ?
– La photographie a un rôle fondamental car elle permet de prendre le temps : celui de s’arrêter, de regarder, de réfléchir, de s’identifier. Elle est un face à face immédiat avec l’Autre, un relais, un dialogue, une communication au sens noble du terme. Elle confère aussi des dimensions de présent et d’avenirs possibles, donc de durabilité.
– Elle met en avant les différents enjeux du sujet, en photographies et en recueil de témoignages.
– Elle valorise tous ceux qui ont participé au projet et fédèrent de fait toutes les personnes touchées directement ou indirectement par l’illettrisme, tous ceux qui oeuvrent pour l’amélioration des conditions de vie desdites personnes et pour leur intégration au sein de la société.

Cette première exposition est réalisée à l’initiative du Cefil, de Langues plurielles et 11-13 Chapelle, avec le soutien de la Mairie du 18e arrondissement. Elle sera ensuite disponible à la location. Participer à la diffusion de ce projet, c’est informer autrement et concrètement sur une question de société humaine, éducative, professionnelle, citoyenne prioritaire.

Expo ’47, portraits d’insurgés’ à Paris_Raharimanana & Pierrot Men

Les photographies, textes et recueils de témoignages présentés sur ce blog ne sont pas libres de droits. Photos reçues de Pierrot Men et mises en ligne avec son accord.
Art, Histoire et Mémoire. Après avoir été exposé au festival d’Avignon 2009 et à l’université de Nanterre (2011), 47, portraits d’insurgés est à voir absolument jusqu’au 27 mai au Lire la suite de « Expo ’47, portraits d’insurgés’ à Paris_Raharimanana & Pierrot Men »

Pierrot Men : le livre, le site, une expo !

Le photographe Pierrot Men (voir posts ici, ici, ici, ) a enfin sa première monographie : Chroniques malgaches. Sur 128 pages, plus de 80 photographies, dont certaines inédites, sont à découvrir en noir et blanc et en couleur. Après un lancement remarqué à Paris photo 2011, quelques-unes de ses images sont exposées sur les murs de Lire la suite de « Pierrot Men : le livre, le site, une expo ! »

L’expo Vivre avec le VIH à Ivry-sur-Seine

L’expo photo Vivre avec le VIH/Sida est tout le week-end à « Ivry en fête ». Elle sera ensuite exposée au Point Information Jeunesse de la Mairie, en parallèle de Solidays. Elle est extraite du reportage indépendant que j’ai effectué pendant plusieurs mois. C’est la 7e exposition de ce travail en France. Télécharger la présentation du projet .
Voir le diaporama

Sandra, 19 ans/Vivre avec le VIH/Sida ©Virginie de Galzain

Les 18 et 19 juin: Ivry en fête, Espace Jeunesse de 14h à 19h et jusqu’au 27 juin 2011 au Point information jeunesse : 3-5 rue Raspail, 94200 Ivry-sur-Seine.

PHOTO 47, portraits d’insurgés : le livre

Photos reçues de Pierrot Men et mises en ligne avec son accord.
En 2008-2009, le photographe Pierrot Men et l’écrivain Raharimanana réalisent un travail de mémoire associant photographies et textes : 47, portraits d’insurgés. Ce dernier présente les portraits et recueils de témoignages des derniers rebelles de (19)47, une insurrection anticoloniale dont la répression, les tortures, massacres et exécutions sommaires ont meurtri des familles entières et causé plusieurs dizaines milliers de morts à Madagascar. Lire la suite de « PHOTO 47, portraits d’insurgés : le livre »

EXPO Vivre avec le VIH, à Chalon/Saône

L’exposition extraite du reportage que j’ai effectué sur la vie avec le VIH-Sida pendant plusieurs mois poursuit son chemin. Après plusieurs diffusions en 2010 (voir onglet Expos), elle est à la mairie de Chalon-sur-Saône du 1er au 22 29 avril. Elle est par ailleurs intégrée à la programmation de la semaine de lutte contre les discriminations de la Ville, qui se tiendra du 11 au 16 avril.

Je remercie à nouveau les nombreux patients et les membres de l’équipe médicale du service Immunologie de l’HEGP/AP-HP pour leur confiance et leur aide, et tous ceux qui me soutiennent via la diffusion de ce projet.

Je suis sur un autre sujet depuis plusieurs mois, retour au film noir et blanc cette fois. A suivre.

Extrait du reportage Vivre avec le vih-sida ©Virginie de Galzain

Mairie de Chalon/Saône : 03 85 90 50 50. Tirages d’exposition : PICTO Bastille/Paris. Parrainage : association internationale de photographie sociale Sophot/Pour que l’esprit vive. Contact vdegalzain.gmail.com

EXPO 47, portraits d’insurgés : de Pierrot Men & Raharimanana

Les photographies, textes et recueils de témoignages présentés sur ce blog ne sont pas libres de droits. Photos reçues de Pierrot Men et mises en ligne avec son accord.

Art, Histoire et Mémoire. Après avoir été exposé au festival d’Avignon 2009, 47, portraits d’insurgés est à voir absolument jusqu’au 5 avril à l’université Paris Ouest Nanterre/La Défense. L’exposition sera au centre de nombreux débats, projections, rencontre et lectures. Pour l’occasion, je remets en ligne l’article dédié que j’avais posté en juillet 2009 après plusieurs heures d’entretiens avec les 2 auteurs. J’espère que de très nombreux autres suivront, car ce travail est essentiel et remarquable.

> Quand Raharimanana, écrivain et dramaturge, s’associe au photographe Pierrot Men, cela donne 47, portraits d’insurgés, un duo image/texte d’une force inédite. Une Lire la suite de « EXPO 47, portraits d’insurgés : de Pierrot Men & Raharimanana »

Photo : festival Circulation(s)

Circulation(s), c’est « le » nouveau festival porté par l’association Fetart, qui fait partie des nouvelles références françaises sur la scène de la photographie contemporaine. Son ambition : faire découvrir des talents de la jeune photographie européenne pour Lire la suite de « Photo : festival Circulation(s) »

PHOTO. Paolo Pellegrin : expos prolongées

Deux expositions dédiées au photojournaliste Paolo Pellegrin sont prolongées en février. Depuis plus de 15 ans, Paolo Pellegrin s’attache à témoigner des injustices et des souffrances qui bouleversent et détruisent le quotidien des hommes. Ses photos sont comme des cicatrices éternelles du monde et de l’Histoire, invitations pressantes à regarder et à réfléchir, à savoir.

Qu’il couvre des conflits au plus près de la barbarie ou qu’il réalise des photos de mode ou des portraits des célébrités de notre temps, Paolo Pellegrin garde toujours l’essentiel : la vérité de l’instant et sa relation à l’être humain. Rendez-vous Lire la suite de « PHOTO. Paolo Pellegrin : expos prolongées »

PHOTO : expos ‘Vivre avec le VIH-Sida’ suite

À la suite du photoreportage réalisé pendant plusieurs mois au sein du service Immunologie de l’HEGP avec l’autorisation exceptionnelle de l’AP-HP, plusieurs expositions ont été commandées depuis juin 2010 (voir onglet Expositions). J’ai le plaisir de vous annoncer la poursuite de la diffusion du projet Vivre avec le vih (télécharger le pdf de présentation).


Extrait du reportage Vivre avec le vih-sida
©Virginie de Galzain

POURQUOI CE SUJET : initié en 2008, ce projet a vu le jour en 2009. C’est le premier volet d’un projet photographique de long terme sur les différences invisibles, multiples, parfois taboues, qui conditionnent la vie au quotidien. C’est aussi le seul travail photographique de cette nature sur ce sujet en France. ▪ Les questions liées à cette maladie d’ampleur mondiale sont universelles, avec comme enjeu : la vie et l’acceptation de tous dans la société. Près de trente ans après la découverte du VIH, la discrimination persistante à l’égard Lire la suite de « PHOTO : expos ‘Vivre avec le VIH-Sida’ suite »

Tendance Floue : zoom sur Thierry Ardouin

Co-fondateur du collectif Tendance Floue, représenté par la Galerie Baudoin Lebon,  Thierry Ardouin est de ces photographes qui prennent le temps : celui du monde qui les entoure, de la lumière, des atmosphères. Celui du regard libre, de l’exigence, des mots choisis. Le paysage est son territoire d’exploration, empreint de correspondances personnelles.

Sa nouvelle exposition, La bonne mauvaise graine vient de commencer au cœur de Paris. Totalement inédite sur la forme artistique, elle pose aussi une question de fond : celle de Lire la suite de « Tendance Floue : zoom sur Thierry Ardouin »

Mœbius à la Fondation Cartier


Exposition Mœbius Transe-Forme/Fondation Cartier ©Virginie de Galzain

Réalisé dans le cadre d’un entretien avec Mœbius (à paraître), en lien avec l’exposition MŒBIUS TRANSE-FORME qui a lieu à la Fondation Cartier. Un homme fascinant, un auteur de bande dessinée multiple et génial au sens plein du terme, qui livre une œuvre aux métamorphoses élégantes, aux frontières de l’étrange, du rêve et du fantastique. La scénographie permet une immersion dans les profondeurs, les ambiances, les sens d’un univers mythique à (ré)explorer sans attendre. Plus de photos ici
Sincères remerciements : Jean Giraud, Linda Chenit et Matthieu Simonnet.

Exposition MŒBIUS TRANSE FORME. Jusqu’au 13 mars 2011. Fondation Cartier pour l’art contemporain : 261, bd Raspail, Paris 14e. Tél. : 01 42 18 56 50. http://fondation.cartier.com

Mode & liberté de la presse : tous les chemins mènent…

En 2009, il avait fait défiler un modèle incarnant l’espoir et le changement, portant une robe  impressions… Barack Obama. En 2010, le directeur artistique Guillermo Mariotto, de la célèbre maison de couture italienne Gattinoni, frappe à nouveau. Hier soir, en pleine semaine de la mode  AltaRoma AltaModa, c’est une mariée baillonnée d’un Lire la suite de « Mode & liberté de la presse : tous les chemins mènent… »

DIAPORAMA La Russie : l’autre visage

Si vous n’avez pu vous rendre à l’exposition La Russie : l’autre visage, qui se tenait du 9 au 11 juillet à Paris, retour en photo set en textes sur l’événement et les participants. Organisée par Reporters sans frontières et le Collectif du « off » France-Russie 2010, elle rassemblait pour la première fois en France 10 organismes russes (ONG, mouvements de société) acteurs de l’amélioration des conditions de vie et du respect des droits humains en Russie. Une page dédiée est à consulter  via ce lien

Photo, textes, montage ©Virginie de GALZAIN

EXPO « La Russie : l’autre visage »

À voir ! Jusqu’au 11 juillet, a lieu La Russie, l’autre visage sur le parvis de l’Hôtel de Ville à Paris. Organisée par le collectif du « off » de France-Russie 2010 avec Reporters sans frontières (RSF), l’exposition est la première à rassembler en France des ONGs ou mouvements de société russes, acteurs de l’amélioration des conditions de vie et du respect des Lire la suite de « EXPO « La Russie : l’autre visage » »

PHOTO : reportage expo 1

D’après le reportage que j’ai réalisé au sein du service Immunologie de l’HEGP/AP-HP. Un travail photographique en immersion au cœur du lieu intime de la prise en charge des patients initié fin 2008, et réalisé en 2009.
Pendant plusieurs mois. De août à décembre 2009, j’ai pu suivre les patients Lire la suite de « PHOTO : reportage expo 1 »

PHOTO Pierrot Men : chroniques malgaches

Les propos recueillis ci-dessous ne sont pas libres de reproduction et d’utilisation, comme l’ensemble des éléments figurant sur ce blog à caractère professionnel. Photos reçues et mises en ligne avec l’accord de Pierrot Men.

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Christian Poveda : Alain Mingam raconte

Christian Poveda, photoreporter et documentariste, nous a quittés le 2 septembre dernier à 54 ans, assassiné au Salvador où il vivait. À l’occasion de la sortie en DVD de La vida loca, documentaire sur le quotidien des gangs salvadoriens, Alain Mingam (que je remercie encore), grand reporter, et ambassadeur du film, revient sur le tournage, les gangs maras, le Salvador, la violence dans les médias.

Près de 90 000 entrées en salle plus tard en France, le film est désormais disponible à la vente. Un regard sans concession, engagé et humain. À voir d’urgence.

interview réalisée  pour http://www.lmde.tv / images-montage Yannick Hanafi

Le DVD : 19,99 € (prix indicatif, sur fnac.com, amazon.fr…)
Le site Internet : www.lavidaloca-lefilm.fr

PHOTO : Zoom sur… JR

 

En attendant d’avoir le temps d’écrire un post digne de ce nom, un clin d’oeil à un photographe de 25 ans à la démarche unique : JR. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, il incarne la photographie contemporaine, audacieuse, sans frontières dans tous les sens du terme, de l’engagement artistique pour les droits et la dignité de l’Homme à la démocratisation d’un art qui rassemble.

Loin de l’élitisme, il se nourrit de l’art urbain et créé le concept de l Lire la suite de « PHOTO : Zoom sur… JR »