Reportage ‘Vivre avec le VIH-sida en France’

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Exposition disponible à la location (précisions sur ce lien)
22 tirages argentique couleur 60×90 contrecollés dibond, 8 textes tirages alu 21×40

Ce reportage de plusieurs mois continus a été réalisé au sein du service immunologie de l’Hôpital européen Georges-Pompidou/AP-HP. C’est le premier volet d’un projet photographique indépendant de long terme sur les différences invisibles. C’est aussi le seul travail photographique de cette nature, sur ce sujet, en France.

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Extrait du reportage “Vivre avec le VIH Sida”  © Virginie de GALZAIN

Le VIH-Sida, ce sont des hommes, des femmes, des enfants qui vivent aujourd’hui avec une maladie qui bouleverse la vie dans toutes ses dimensions : psychologique et physique, sociale, professionnelle, sanitaire et familiale. Près de trente ans après la découverte du VIH, si les avancées médicales sont considérables, la discrimination persistante à l’égard des personnes séropositives, les idées reçues, les tabous sont une réalité. Une situation qui peut occasionner un isolement et une dissimulation inacceptables. En France, 52 % n’ont pas révélé leur séropositivité à un membre de leur famille. Pourquoi en est-on encore là ?

Parce que le VIH-Sida ne se voit pas, ne se dit pas, mais est vécu souvent seul, de l’intérieur, l’exposition est un face à face intime avec les personnes séropositives. Elle donne à entrevoir, en photographies et en extraits de témoignages, la vie avec le virus, ici, en France.
Commencer un sujet lié au VIH-Sida en rencontrant des personnes séropositives dans un milieu hospitalier me paraissait indispensable. Depuis presque trente ans, c’est le lieu intime de la prise en charge des patients. Ils y ont des attaches fortes, de confiance et souvent affectives avec le personnel médical. C’est aussi un des rares endroits, parfois le seul, où ils parlent de leur situation sans barrière. Ce reportage est une immersion forte dans un univers où l’être humain est au centre de tout : de la relation humaine, de la relation médicale, de la prise en charge, de la mort, de la vie avec une égalité de traitement pour tous, dans la mesure des moyens disponibles.

Pendant plusieurs mois, j’ai pu suivre les consultations, les hospitalisations « court séjour », les bilans. Laisser la parole aux personnes séropositives sur leur quotidien. Suivre dans le même temps l’engagement du corps médical dans son combat pour la vie. J’ai ainsi croisé le chemin de plus d’une centaine de patients, et j’ai pu m’entretenir avec environ cinquante d’entre eux, de quelques minutes à plus d’une heure et demi. Des hommes, des femmes de 17 à 81 ans, français ou d’origine étrangère, homosexuels ou hétérosexuels, parents ou en projet de l’être, avec ou sans emploi, favorisés ou en situation de détresse, certains sans logement.

Dans le cadre de ce sujet, seuls les membres du personnel médical ont accepté d’être photographiés à visage découvert en vue d’une possible diffusion grand public. Concernant les patients, à l’exception d’un seul, le respect de leur anonymat a été une condition de ma présence. Et tous les témoignages ont été pris en notes. Le simple fait que ma présence soit acceptée était déjà pour moi un signe positif. J’ai décidé de me laisser guider par celles et ceux qui m’ont confié une part d’eux-mêmes et de rester fidèle à cette réalité : celle d’une maladie qui n’est pas écrite sur un visage, mais qui est supportée sans avoir pleinement le choix d’en montrer un.

Ma volonté : humaniser le sujet, l’établir dans sa réalité. Montrer que tout le monde peut être concerné. Ouvrir les yeux sur la nécessaire acceptation de toutes les différences pour permettre à chacun de vivre comme les autres au sein de la société. Voir ou ne pas voir les visages n’est pas une fin en soi. Les gestes, les positions du corps, des mains sont un autre miroir de l’âme. Ils traduisent, transmettent, livrent des états intérieurs, des sentiments. Ils communiquent intimement, sans artifice, sans frontière avec l’Autre.

Famille, vie privée, santé, emploi, niveau de vie… En évoquant des situations du quotidien, chaque histoire individuelle participe un peu plus à l’universalité du sujet. Ce qui compte, c’est le message, l’identité des parcours, la dignité que chacun offre.

Remerciements : Direction de la Communication de l’AP-HP, Service Immunologie de l’HEGP/AP-HP, personnel médical qui m’a accordé son savoir-faire et sa disponibilité et les patients, qui m’ont accordé leur temps et surtout leur confiance absolue, et pour qui j’espère faire et voir aboutir les projets prévus.

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7 thoughts on “Reportage ‘Vivre avec le VIH-sida en France’

  1. très très fort! saisissant, de l’excellent travail pour une cause et des malades qui le méritent, et grosse pensée pour ceux qui n’ont pas accès aux soins.

  2. excellent, inédit dans le genre et très fort je suis bien d’accord.. j’espère que tes projets vont aboutir car ce serait bien mérité. Et important vu le sujet, sinon, on pourra se poser beaucoup de questions.. Il y a toujours des bonnes surprises ici en tout cas

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